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Chapitre II : Rapport au Général

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MessageSujet: Chapitre II : Rapport au Général   Dim 15 Juin - 23:11


Son registre sous la main, le sous-officier avance d'un pas assuré vers l’entrée de la caserne. Il se retourne et regarde, impartial, les seize silhouettes qui se découpent nettement dans la lumière du couchant.

Le plus proche de lui, Léon Ulrod tape machinalement dans quelques cailloux, les mains enfoncées dans ses poches.
Bierzine le guérisseur, qui ne s’est toujours pas remis de l’humiliation du gobelin, arbore une expression contrite et fronce les sourcils. Il marmonne silencieusement tout en faisant les cent pas.
Derrière lui, Hugues et Béclain parlent boulot, flèches, famille et font peu à peu connaissance.

Frôr et Dorette se sont assis près d’un arbre, et échangent quelques mots, alors que Trevis, qui ne peut se résoudre à détourner son regard de la jeune femme, marche près d’eux sans trop savoir où il va.
C'est Adoni qui, d'une tape sur l'épaule le ramène à la réalité, à laquelle le concerné répond par un regard aussi obscur que les cavernes d'Echoriath.

Un peu plus loin, Ophélie écoute le sourire aux lèvres le discours enflammé d'Arvath à propos d'une des batailles épiques à laquelle il aurait participé, récit que remet franchement en doute Antoine, sceptique.
Encore un peu plus loin, les soldats restants, gênés par cette situation, restent seuls.
Ainsi, Raal, les yeux rivés vers le ciel sombre du soir, attend patiemment qu’il se passe quelque chose.
Grutki'ko quant à lui ne peut s'empêcher de fredonner un air mystérieux en souriant et se promène joyeusement entre ses nouveaux compatriotes.
Jyrhen, Vaan, Laoun et Dakkis sont chacun de leur coté, à regarder en silence leurs camarades, chacun une expression d’excitation mêlée de curiosité figée sur leurs visages.

A cet instant, le sergent se racla la gorge, et toutes les conversations à peine débutées cessèrent, rendant la phrase qu’il s’apprêtait à dire inutile.

-Silence tout le monde !

Un silence complet, presque lourd, tomba sur une Echoriath déjà endormie. Le sergent recruteur détacha de sa ceinture un trousseau de clefs et ouvrit la lourde porte de bois derrière lui, dévoilant un couloir large et mal éclairé.

-J’ai à vous parler, vous vous en doutez. Entrez tous là-dedans. Ce seront vos nouveaux quartiers.

Obéissants, les compagnons passent un à un la porte de la caserne, sans un bruit. L’ambiance malgré tout reste détendue.
Une fois tous ses hommes passés, le sergent ferme la porte et leur indique une sale au bout du couloir.


-Avancez, avancez. Au bout, c’est le réfectoire. Installez-vous, le repas ne devrait pas tarder.

Une nouvelle fois, les soldats s’exécutent. Ils pénètrent dans une grand salle haute de plafond, où s’alignent longues tables et chaises en bois. Quelques hommes en armure sombre, portant le tabard rouge et noir d’Echoriath, sortent en emportant leurs plateaux.

Tous s’installent sans trop réfléchir, ne se connaissant encore que très peu, et pensant que ce repas sera une bonne occasion de créer des liens.
Une fois qu’ils sont tous assis, le sergent se tourne vers eux et annonce d’une voix calme :


-Soldats, sachez que notre mission débutera demain dans la matinée. Tôt. Alors tâchez de rester calmes cette nuit, pas d’enfantillage, ou vous aurez affaire à moi, et je vous garantis que ça ne vous plaira pas. Vous aurez besoin de forces demain, et la journée sera longue, alors restaurez-vous correctement. Je crois que tout est dit.

Sans attendre de réponse, il s’assied à une table un peu plus éloignée, avec d’autres soldats d’Echoriath, alors que les serveuses aux mines renfrognées apportent de grands plats garnis de nourriture.
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MessageSujet: Re: Chapitre II : Rapport au Général   Jeu 19 Juin - 0:21

Le nain, comme à son habitude, engagea la conversation avec deux des engagés en commençant par l'essentiel.

-Alors... Deux pièces d'argent... Seize de cuivre... Avec la dépense du voyage... Plus la prime de risque... Ah ? Y'en a pas ? Sinon, en contant la quantitée de bière ingurgitée... Et avec le pourcentage... Hum... Voyons... Vous en êtes où vous ?

Une vrai discussion de nain quoi...
Enfin bref, Frôr continua sur sa lancée.


-Mais je manque à l'essentiel ! Je me présente, Frôr le Brave, mercenaire de son état. Enchanté de travailler avec vous les gars !!

Frôr attirait l'attention sur sa personne en parlant fort et avec des manières un peu théatrales, les compagnons purent ainsi à loisir étudier le nain. Une longue barbe sombre peignée avec soin et des cheveux encore plus sombres et gras. Des yeux d'un noir intense qui captivaient le regard. Une dentition quasi-parfaite (pour un nain) et une haleine quasi-supportable (toujours pour un nain). Il portait un pantalon de cuir, presque trop grand pour lui, une simple tunique avec une cape sombre par-dessus.Il portait également une longue hâche dans son dos, gravée de quelques runes, comme une signature, et une dague sur le côté. En tout cas, il était prêt au combat semblait-il.
Néanmoins, Frôr souriait à ses compagnons et avait apparemment le rire facile.

-Et vous, qu'elles sont vos qualifications ?

Raal se retourna vers le nain qui venait d'entamer la discussion, il le regarda un peu et se présenta au nain à son tour.

- Enchanté de vous connaître maître nain. Je me nomme Raal Weldrin, je ne suis rien de moins qu'un vagabond. J'ai servis dans l'armée régulière et j'ai aussi été moine avant l'armée.
Je suis heureux de vous avoir à nos côtés Frôr. Un nain est toujours agréable pour bavarder le soir et pour le combat. Je suis parcontre curieux que signifie les runes gravées sur votre hache?


-Hmmmm ? Oh ça... Ah, mais oui...

Il retira doucement sa hâche de son dos, faisant attention de ne pas décapiter un de ses camarades et présenta l'arme sur la table. C'était une arme basique, mais nettoyée avec amour. La lumière se reflétait sur la lame en un bel éclat argenté et les quelques runes gravées montraient l'attention portée à ce instrument par son maître.

-Mhhh... Par ma barbe...

Il resta là quelques secondes, à regarder pensivement les dites runes. Il leva finalement les yeux vers son interlocuteur.

-Mhhh... Rien qu'une pécadille... Ah, ça oui ! Juste le nombre de têtes d'orcs qui ont volé grâce à elle ! Par ma hâche. Hohoho ! C'en est même devenu tout une technique ! Un art !
Mais... Brum... Je cause, je cause... Et vous mon cher Raal, vous me dites que vous étiez moine. Mais de quelle croyance exactement ? Je ne suis pas très porté à ce niveau, ah ça non.


Il perdit vite son air pensif, néanmoins, tous ceux qui connaissaient un tant soit peu les runes naines pouvaient remarquer que celles-çi ne désignaient en aucun cas un nombre...

En voyant Frôr sortir avec précaution sa hache pour la présenter à Raal, Laouen ne put s’empêcher de s’approcher. Les lames étaient toute sa passion et celle-ci semblait être de belle facture. Elle n’en reconnaissait pourtant pas l’auteur. Elle se permit donc d’intervenir dans leur conversation :

- Oh ! Frôr le Brave, vos devez sans doute avoir mérité ce nom lors de combats téméraires, j’espère, toutefois qu’ils ne vous opposaient pas à mes semblables ! En Echoriath, les nains ont su saluer le mérite des eldars. Votre arme semble être l’œuvre d’un compagnon habile, qui en est l’auteur ?

Ramalok vit que sa question était indiscrète car dans les ouvrages qu'il avait lut sur les nains. Leur façon de compter était tout autre que les signes gravées dans le métal. Ignorant la question de l'elfe et empêchant le nain de lui répondre, Raal expliqua rapidement:

- Je vénère tous les dieux du conseil en général mais mes préférences vont au couple Praëdon et Traelis, régents du Conseil et à Moriganne déesse de la paix et de la guerre. Tous les dieux du Conseil font face aux dieux Amers et à leurs sbires ténébreux.Voila en gros pour résumer.

-Héhé ! Très bon résumé ! En effet.

Frôr tourna ensuite son regard perçant vers la jeune femme, Laouen.

-Ah, ça pour sur ! Le Brave est un nom que m'ont donné ceux de mon peuple. Ils disent tous que c'est grâce à ma grande force d'esprit, à mon courage immense, à ma détermination au combat !!!!

Le nain prit un air pompeux assez exagéré, voire comique car il bombait le torse de façon ostentatoire et dardait des regards fiers en souriant.

-C'est par la suite que je suis devenu un fier mercenaire. Mon père lui-même fut un grand guerrier et voyageur, croyez-le bien. Par la suite, j'ai voulu devenir comme lui. Je parcours ainsi depuis quelques années les différents royaumes de ce monde. J'ai vu tant de choses et vécu tant d'aventures que... que...

Soudain, sans crier gare le nain tourna la tête vers un bout de la pièce, où les serveurs s'affairaient.

-Hé, alors ! Elle arrive la bière ?!

*Qu’est-ce que ce nain qui refusait de parler de son arme et cet homme qui aurait pu prêcher le culte de Hochtë pour apporter un peu de sagesse en ce lieu ?*

Alors que Frôr hêlait les serveurs, Laouen se tourna vers Raâl, saluant l’homme touchant du bout de ses doigts son épaule gauche, côté du cœur, puis appuyant le plat de sa paume sur son front en guise de déférence:

- Bonjour Raâl Weldrin, je suis Laouen Lost-ar-Bleiz forgeronne en Echoriath, j’ai bien entendu que vous étiez moine ? Vous avez choisi de vous enrôler dans l’armée suite à un dépit, par appétit d’aventures ou par soif de sang ?

Pour adoucir son propos, qu’elle jugea tout à coup un peu irrévérencieux, elle lui prodigua un grand sourire et attrapa la chope de bière qu’un serveur venait de leur jeter sur la table. Elle leva son verre en direction de ses deux interlocuteurs et avala en longue lampée.

Dakkis était resté jusqu'à maintenant en retrait. Il se décida donc d'avancer, jonglant avec un sous qui trainait dans sa poche. Attrapant au passage une chope, il s'assit à la table des engagés et dit.

- Bonsoir... Je suis Dakkis. Artiste à mes heures perdues

il déclara ensuite

- Quel est le menu, ce soir? sourire aux lèvres

Quémandant une choppe de sa voix toute discrète en cet instant, il écouta sagement les dires de ses compagnons de route et d'aventures. Car il fallait bien qu'il s'y fasse, et le mieux serait qu'il s'accomode le plus vite possible. Non pas qu'il était associal, mais de nature réservé, discret, il avait du mal à s'incorporer dans un groupe. C'était comme ça. Surtout au début en fait, après, au fil du temps, il y arrivait, mais aurait-il assez de temps pour cela ?

Il remit la question à plus tard lorsque sa choppe d'hydromel arriva. humant le parfum du nectar sucré, il en prit quelques gorgées.

Le nain paraissait sympatique, locace et bon acteur, il aurait briller dans le théâtre si cela avait attiré ses passions. Loin de là, il préférait bien évidemment jouer de la hache, et ce, dans le vif du sujet, la chair donc.

Le moine quant à lui, semblait bien mystérieux tandis que la jeune femme semblait adorée les lames. De la façon dont miroitait ses yeux en regardant attentivement la hache du nain, il était aisé de deviné sa passion dans ce milieu.

Un autre personnage vint se présenter, Dakkis, un artiste à ses heures. Oui mais sinon quoi ?

Vaan reprit une gorgée, toujours attentif, ne disant rien, observant et apprenant de ses pairs.


Ramalok se demandait pourquoi Laouen posait cette question sur son passé. Des ennuis en perspective? Après avoir réfléchit que non, il répondtit tout en vidant une chope:

-Ni l'un ni l'autre, elfe. Les moines de mon Ordre m'ont formé à l'art de la guerre puis ils m'ont envoyé dans l'armée pour parfaire les connaissances des armes et des techniques de combat. Tout cela dans le but de combattre les forces des Dieux Amers. On pourrait me qualifier paladin mais je préfère "zigouilleur des méchant" dit-il avec un grand sourire, au moins mes ennemis sont sur de ce que je pense d'eux.

*-mieux vos ne pas trop en dire sur un de mes devoirs de zigouilleur...*

Laouen réagit instinctivement en entendant Raâl parler de sa volonté de connaître les armes. Elle leva sa chope vers lui :

- Ah ! vous me voyez ravie de constater que je ne serai pas seule dans la quête de nouvelles armes !

Ses yeux brillaient d'impatience à l'idée des découvertes qu'ils seraient susceptibles de faire.

- J'ai travaillé avec le nain Partifuss pendant 10 ans à Ecchoriath... Il est le créateur de Palangrôl une épée justement destinée aux combats contre les dieux amers. Mais Partifuss est parti son oeuvre achevée, nous ne l'avons jamais revu, de même Palangrôl... C'était un drôle de nain...

Laouen resta un moment silencieuse, plongée dans ses pensées, puis reprit :

- Je crois que je vais dévorer ce soir ! J'espère qu'ils ont prévu de quoi manger, parce que j'ai faim!!

Et elle appela un serveur déjà fort occupé à subvenir aux besoins de chacun.

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MessageSujet: Re: Chapitre II : Rapport au Général   Mar 1 Juil - 2:07

Et oui, c'est dans ces eaux là que navigue une discussion cantinière, entre les flageollets et le bacon, la bière et le citron. Jamais trop tendre, souvent trop épicé. Mais cela est typique des premières rencontre, les gens se cherchent et se tournent autour, tel une bande de chien en chaleur. Pauvre monde.

Toujours est-il que tous nos compères purent se reposer en paix cette soirée là. Fatigués d'avoir passé une journée à attendre debout pour certains, les dernières discussions s'achevèrent peu de temps après l'arrivée des étoiles et le sommeil fut plus fulgurant que la faux du moissoneur. La caserne était grande et sans escès de confort, mais ce furent tout de même des lits qui accueillirent nos nouveaux embrigadés. Peut-être pour les cajoler avant le périple? Qui sait?


XXX



Martin Herdoss se leva avant le soleil se matin là, beaucoup de choses dans la tête et de resopnsabilités sur les épaules. Il avait toujours le sommeil léger et court à ces moment là. Il préferait se plonger dans un travail organisé et prenant que de rester dans les affres dangereux du réveil.

Il descendit aux cuisines et se servit un petit déjeuner frugal constitué d'une tranche de pain et d'une pomme. Il croisa les cuistots qui venaient pour entamer leur journée et ils se saluèrent silencieusement; le personnel matinal avait l'habitude de croiser le sergent avant tout le monde.
Une fois restauré, il se dirigea vers les dortoirs des nouveaux engagés pour sonner le réveil général. Ils venaient de bénéficier d'une bonne nuit de sommeil et en auraient besoin pour affronter la longue marche jusqu'au campement de Progénass.


XXX



Tout le monde était sur la route, les préparatifs étant prêts pour la majorité des membres de l'expédition, ce ne fut pas très long. Ils marchaient tous en colonne sur la route d'Adalerin, le sergent Herdoss avançait de paire avec Sollie, une mûle chargée de six tentes et de sacs de provisions. Les gens sur les abords de la route les regardaient passer avec un mélange de morosité et de gaieté. l'envoi de troupe ne pouvant pas être une bonne chose mais l'excitation de participer à quelque chose d'important et qui les dépassait effaçait leurs craintes.

Une fois la troupe sortie d'Adalerin, le sergent se retourna vers sa franche compagnie et déclara à voix haute.


-Bon. je ne vous ai pas parlé en détail de ce qui constituait votre mission jusqu'à maintenant, aussi je vais retracer les points les plus saillants ici même, puisque nous avons davantage d'espace et de silence pour que je puisse parler sans me casser la voix. Il sourit faiblement, puis se racla la gorge.

Voici Sollie. Il désigna la mûle. Elle est l'âme de notre groupe, vous devrez la chérir et lui porter honneur jusqu'à ce que vos chemins se séparent. Il y eut des rires chez les engagés ce qui sembla mettre de mauvaise humeur le sergent. Vous êtes jeunes pour la plupart, ou simplement trop sûrs de vous, mais vous passez souvent à côté des choses les plus fondamentales. Il pointa un doigt vers les tentes. Le couchage. Puis vers les sacs de provisions. La nourriture. D'après ce que j'ai vu de vos inventaires, vous êtes capables de tenir une petite semaine chacun en mangeant des sous-rations. Avec Sollie, vous mangerez plusieurs semaine à satieté et vous dormirez au chaud, même dans le vent ou la neige.

C'était le premier point, ensuite, il y a la mission. Il eu un sourire satisfait de placer la mission après Sollie. Celle-ci consiste à s'enquérir de l'état général de la Région frontalière. D'après les donnée que nous avons, Bûche-ciel et Arnys sont de notre camp. Bien sur, le campement de Progénass et le gué qui lui est alloué l'est aussi. Les autres compagnies seront dirigées vers le Rez-Béziaire et Chélëon, deux restent avec Progénass et deux devraient aller davantage au Nord jusqu'au Camp avancé, nous les devancerons. En tant que derniers arrivants et premiers partant, du moins vers le Nord, je pense qu'il serait mieux de passer au peigne fin le secteur Est avant même de parvenir à Progénass.

Il fit une petite pause et déplia une carte de la Région frontalière et traça deux itinéraires avec son doigt.
Soit nous passons sous Bûche-ciel à travers la forêt en direction de Kalhak, pour redescendre vers le campement de Progénass ensuite. Soit nous longeons la berge de l'Arée et ferons le point à Gué-fer avant de continuer pour tomber directement sur le campement du général. Au choix. Dans les deux cas nous pourrons statuer sur un des points clé du secteur.

Il replia la carte.

Votre avis, nous ferons à la majorité sachant que c'est moi qui tranche. Petit sourire.

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Ramalok




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MessageSujet: Re: Chapitre II : Rapport au Général   Mer 2 Juil - 11:34

Tout le monde était autour du sergent regardant la carte puis après qu'il l'eut replier Raal dit:
-Je pencherais pour qu'on longe la berge de l'Arée car dans la forêt nous pouvons tomber sur des brigands, bien qu'ils ne me fassent pas peur je préfère ne pas être blesser avant les vrais batailles. En longeant la berge nous pourrons voir de loin nos ennemis si nous sommes attaqué. De plus on peut toujours demander à un paysans du fleuve de nous prêter des bateaux. On pourrait descendre plus vite l'Arrée, non?
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Cassiopée




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MessageSujet: Re: Chapitre II : Rapport au Général   Mer 2 Juil - 14:23

Penchée au dessus de la carte, Laouen étudiait les possibilités qui leur étaient offertes. Ce n’est qu’après un petit temps de réflexion, qu’elle se permit d’émettre son avis :

Il est vrai qu’en longeant la rive, nous pourrons être en mesure de voir nos assaillants. Pourtant, vu comment nous sommes armés, nous ne sommes pas en mesure de nous défendre en cas d’attaque d’archers. Je suis le seul possesseur d’un arc dans la compagnie. En étant à bord d’un bateau nous ne serons pas protégés. La forêt nous permet de circuler à couvert.

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Teysa le sombre



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MessageSujet: Re: Chapitre II : Rapport au Général   Jeu 3 Juil - 18:02

Le gobelin redressa la tête vers le sergent, avant de dir, de sa voie haut perchée:

- J'suis, et j'ai du mal a 'mginer se que j'vais dirrr, tttt a fait d'ccord av'c l'elfe. En'ffet dans la forêt, sous le c'vert des arbres, nous z'ront une meilleur prot'ction.
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Quand le rêveur devient l'élève du fou, qui est le plus fou des deux, le fou ou celui qui le suit ?
Les deux, il faut croire!!

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Astriel
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MessageSujet: Re: Chapitre II : Rapport au Général   Jeu 3 Juil - 18:31

Vaan écoutait ce que ses compagnons proposaient, la petite logique consistant à éviter tout danger inutile faisait son chemin. Cependant, il était certain, vu l'état actuel des choses et le contexte qu'ils n'étaient pas là pour incessement esquiver le danger, soit les ennemis auxquels ils s'attendaient. Toute aventure n'était pas exempt de danger de toute manière, et tout choix portait ses avantages et inconvénients. Il prix la suite du gobelin. Parlant posément.

- Je rejoins les dires de Dame Laouen. Passer par la forêt nous éviterait une volée mortel de flèches, quant bien même notre champ de vision serait plus large et plus lointain. Cependant, cheminer en forêt s'avère plus propice à une embuscade, de jour, mais surtout de nuit. Et mise à part notre unique archère, je ne vois, personne ne vois aussi bien la nuit que le jour. Peut être Frôr, je ne sais plus si les nains ont ce même don. Mais il sera plus facile de trouver des points de hauteurs, collines ou cîmes des arbres, en forêt que sur la rive, pour un repérage plus aisé. Au choix donc, mais la forêt me semble plus propice.

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Spoiler:
 

o°*~ Chatange Flemmard Bosseur ~*°o

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MessageSujet: Re: Chapitre II : Rapport au Général   Jeu 3 Juil - 19:33

Le nain était fier que cet homme -Vaan qu'il s'appelait apparemment- évoque son cas. Il décida donc de pendre la parole et de donner son avis.
-Passer le long de la rivière est préférable pour se déplacer facilement. Pas trop de distance, pas trop de temps... Humph... Mais il ne faut en effet pas repousser le risque qu'on se fasse flécher par quelques elfes retords -on ne sait pas ce qui se passe là où nous allons- ou autres bestioles un peu intelligentes de la forêt.
Frôr répugnait à passer par les bois mais pensait apparemment que c'était la meilleure solution. Même si se déplacer dans une forêt où il y avait probablement des elfes, où la distance serait ralongée et où il y aurait des branches et des racines prêtes à le faire tomber ne l'encourageait guère.
-Sous les arbres, on peut être en sécurité, être discrets, embusquer, chercher de la nourriture...
Il fit une pause durant quelques secondes comme pour prendre une goulée d'air avant de donner sa brillante conclusion. Mais les autres doutaient un peu de son raisonnement quand il évoqua la discrétion. Vu la façon de parler et de se déplacer du nain, le groupe risquait d'être tout sauf discret.
-Donc, on passe tous par les bois !, annonça-t-il triomphalement.
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MessageSujet: Re: Chapitre II : Rapport au Général   Ven 4 Juil - 19:28

Raal ne voyant aucun soutient pour sa proposition dit à contre coeur:
-Bon et bien va pour la fôrêt alors mais si un elfe se met en travers de mon chemin je le coupe en deux. Raal sorti son épée et la fit brillée au soleil pour appuyer ses dires.
Bon alors qu'attendons nous? Si nous devons nous faire transperçer par des flèches, assomer par des branches et reçevoir des croches pattes par des arbres vicieux allons-y.

-Sous les arbres, on peut être en sécurité, être discrets, embusquer, chercher de la nourriture...

-Quelqu'un n'aurait-il pas un sortilège de silence? dit Raal avec un grand sourir bien bête.
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MessageSujet: Re: Chapitre II : Rapport au Général   Sam 5 Juil - 14:39

Quand Raâl brandit son épée en s’exclamant :

- Bon et bien va pour la forêt alors mais si un elfe se met en travers de mon chemin je le coupe en deux.

Laouen se dressa brutalement, dardant vers l’homme un regard noir. Sa haute stature, cachant les rayons du soleil, plaça le groupe dans l’ombre. Elle jetta à la figure de l’homme :

- Garde donc ton énergie pour les vrais combats ! Avant de couper un elfe en deux, il faudra déjà que tu ne sois pas transpercé d’une flèche ! Il me semble en effet qu’un sortilège de silence serait bien utile pour ne pas entendre ces inepties !

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MessageSujet: Re: Chapitre II : Rapport au Général   Sam 5 Juil - 14:47

- Bon et bien va pour la forêt alors mais si un elfe se met en travers de mon chemin je le coupe en deux.
Laouen se dressa brutalement, dardant vers l’homme un regard noir. Sa haute stature, cachant les rayons du soleil, plaça le groupe dans l’ombre. Elle jetta à la figure de l’homme :
- Garde donc ton énergie pour les vrais combats ! Avant de couper un elfe en deux, il faudra déjà que tu ne sois pas transpercé d’une flèche ! Il me semble en effet qu’un sortilège de silence serait bien utile pour ne pas entendre ces inepties !
Frôr le nain intervint:
-Ne vous énervez pas femme elfe ! Vous êtes trop prompte à la colère !
Notre ami a raison sur un point: nous en devons nous fier à personne là où nous allons car on ne sait ce qui nous attend. N'allons pas faire confiance à quiconque nous rencontrons car n'importe qui pourrait être notre ennemi ou un espion ! Même des elfes, car vous n'êtes tous des saintes nitouches ! Il faut être prudent !

Alors, capitaine, on fait quoi ?
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MessageSujet: Re: Chapitre II : Rapport au Général   Dim 6 Juil - 12:16

Les aventuriers semblaient ne pas s'apercevoir qu'ils étaient accompagnés d'au moins trois archers, et Béclain s'exclama envers la dame elfique, le ton sec et la voix haute:
-Ce n'est parce que vous êtes la seule elfe archère par-ici que vous êtes la seule archère! Nous ne sommes pas nuls au point de ne servir à rien!
Il était prêt à saisir la femme par le col, furieux et malhabile dans la maîtrise de sa colère, mais le Hugues-le-rond l'en avait dissuadé à temps.
-Voyons. Nous sommes une équipe, ne nous querellons pas si vite.

La voix du sergent transperça les autres, mais pour faire de l'humour. Son humour, avec le plus grand sérieux:
-Attends au moins demain, archer Endhos Béclain, pour maltraiter tes camarades. Allons, que pensez-vous de la forêt comme route de santé?

Le jeune Antoine Pervelle décidait de résumer pour ses compagnons d'arcs et lança en l'air, en même temps que son bras gracieux:
-Des branches ne feront pas vaciller notre habileté à manier nos armes, sergent.

-Ne vous énervez pas femme elfe ! Vous êtes trop prompte à la colère !
Notre ami a raison sur un point: nous en devons nous fier à personne là où nous allons car on ne sait ce qui nous attend. N'allons pas faire confiance à quiconque nous rencontrons car n'importe qui pourrait être notre ennemi ou un espion ! Même des elfes, car vous n'êtes tous des saintes nitouches ! Il faut être prudent !
Alors, capitaine, on fait quoi ?


Oti l'horrible elfe-nain, sensé être le premier guérisseur de la bande, avec Vaan, s'incrustait dans la mêlée comme si il avait été de hauteur égale aux solides messieurs. Charismatique, il pose une main gracile sur le bras de Laouen, offre à tous un sourire confiant et parfaitement aise:
-Nous avons des archers, ne vous inquiétez pas. Mon avis penche pour la forêt, à vrai dire, parce que je préfère la fraîcheur de son climat. Mais je connais aussi ses chemins ainsi que les créatures qui habitent ce lieu je peux vous aider à traverser en évitant quelques obstacles majeurs. Mais tu le sais bien, sergent. (smile)
Le sergent ne daignait pas le regarder mais gronda:
-Il vaut mieux pour nous tous qu'aucun habitant des bois ne t'aperçoive, toi.
Le demi-elfe sourit en coin avec des yeux tombants et narquois. Hugues Bogard s'esclaffa en pensant que c'était drôle.

Les guerriers ne semblaient pas vraiment se décider. Adoni regardait le guérisseur avec des yeux de gaucher, hypnotisé par son apparence incommodante. A part ça il n'avait rien suivi à la situation.

Ophélie rigolait de la blague de Ramalok, qu'elle trouvait plutôt beau. En même temps elle ramassait machinalement ses longs cheveux noirs sur son épaule, l'œil vague, plantée près Vaan.
Léon ne le trouvait pas drôle du tout, ne saisissant pas l'humour, il croisa les bras pour sermonner:
-Tu n'as pas de raison de t'en prendre à ceux qui se trouvent sur ton chemin avant même de savoir si ces derniers te veulent du mal, tu devrais f... (Et on s'en fichait pleinement)

Dorette alla se poster à la droite du sergent, droite et superbe, elle avait déjà collé sur sa face son sourire hébétant. Elle observa l'officier, impassible tout comme lui, bien que d'une façon plus agréable, et joint les mains derrières ses reins.
Le sergent l'observa en retour, passant sur sa barbe fraîchement rasée sa main rugueuse et raide. Les pensées semblaient s'échanger entre eux sans besoin de parole, comme si leur inexpression commune relevait d'un lien télépathique.

Oti susurrait encore, à Dorette cette fois et très très près de sa hanche:
-La forêt, la forêt.
Le sergent ferme:
-Ta gueule.
-Il m'aime.

-Je me vois donc dans le pouvoir et dans l'obligation de trancher, et nous irons par les bois.
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Cassiopée




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MessageSujet: Re: Chapitre II : Rapport au Général   Lun 7 Juil - 23:55

Laouen avait rapidement baissé la tête devant la réaction de Béclain. Elle se sentait ridicule. Comment n’avait-elle pas vu ces archers ?
Etait-ce cette façon particulière de tenir leur arc ?

Elle avait senti la violente colère qui animait l’homme. La sienne était tombée aussi brutalement qu’elle était montée. Le rose devait teinter son teint pâle… Elle recula d’un pas se rapprochant de Hugues. Heureusement qu’il avait appelé au calme le dénommé Béclain qu’elle sentait encore bouillir intérieurement de n’avoir pu régler plus physiquement l’affront.

Le petit nain elfe avait aussi pris sa défense. Sa main s’était bien un peu trop attardée sur son bras mais il n’en demeurait pas moins un allié.

En tout cas, il lui semblait que le choix de passer à travers la forêt était moins téméraire que celui de longer le fleuve. Elle n’aimait pas se sentir exposer, ainsi qu’elle l’était à présent au sein de leur communauté, aux regards adversaires.

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MessageSujet: Re: Chapitre II : Rapport au Général   Lun 14 Juil - 12:23

L'aventure commençait à partir dans des tons assez sombres, du rouge, du noir, du bleu et bientôt un pourpre écarlate qui sait ? Sans doute. Enfin, peut être pas sous l'autorité du Général. Mais tout de même, malgré cette erreur, cette faute d'observation...la réaction à cet oubli, certes fâcheux venait de faire plus de vague qu'elle n'auraient du en provoquer. Tout comme l'elfe, il n'avait pas prêter attention à ces archers. Un honte qui se dissipait peu à peu, mais il n'en fit paraître aucune trace. Mais même si être oublié était très frustrant, la réaction de ce Béclain ne portait qu'une colère brute indigne d'une raison, finalement si dérisoire. Mais relativiser ne semblait pas maître mot chez l'esprit de ce jeune guerrier plein d'orgueil.

Il lança un regard désolé à l'elfe et haussa les épaules en tournant son regard vers le colérique.

S'en était dommage d'avoir fait germer si tôt les graines de la colère et de la haine, les prochains heurts et tensions seront peut être apaisés, ou pas. Et c'était pire que tout dans un groupe. Mais nécessaire parfois, ou plutôt inéluctable.

Le général choisit donc la forêt, alors c'est dans sa directement que tout le monde alla.

Cela promettais d'être mouvementé.

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Spoiler:
 

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°~o~°
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MessageSujet: Re: Chapitre II : Rapport au Général   Mer 23 Juil - 23:34

Béclain rageait derrière ses camarades archers, sans plus regarder Laouen. Il ne vit pas non plus les autres l'observer. Il conservait un air vexé et les bras croisés, le front rougi. En plus il n'avait pas voulu frapper la femme elfe.
Cette constatation intérieure l'égare un peu, l'effrayant sur la force de sa colère, cet ennemi qui lui jouait souvent des tours...

Antoine, le visage frais et la mèche claire, se tourne vers Laouen et les autres afin de montrer un beau sourire. Etant le plus jeune de l'équipe d'archers, il semble en prendre la tête. Il l'a jolie, d'ailleurs. Des traits fins plutôt bien agencés. La querelle est finie, selon ce qu'il affiche. N'en parlons plus.

Le sergent et Dorette prennent la route des bois les premiers, et le reste de l'équipe suit lourdement, mitigée par ce début de bagarre incongru qui surprit tout le monde. Le chemin de terre sèche et de cailloux se mit à résonner de la raclure de leurs bottes et des sabots de la mule.

Oti ayant laché le bras de l'elfe pantoise, laissa traîner ses jambes vers Vaan, son éventuel collègue aux soins et entama la conversation, un sourire en coin collé aux lèvres.
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Chapitre II : Rapport au Général

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