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 Age : 26 Inscrit le : 13 Fév 2008 Messages : 233 Localisation : Galvorn... sur les docks
| Sujet: Background de Home ( le Projet H) Dim 11 Mai - 3:50 | |
| Le projet H
Si j’écris ce journal, c’est qu’à cette heure, mon sang aura trop coulé. Je serais alors dans une situation inextricable.
Pourtant je me devais de le faire, de prouver que ma théorie était vraie. Mon esprit d’homme de science devait démontrer que les fondements même de notre société humaine n’étaient que pure chimère. Pour comprendre mon histoire et la sienne il faut connaître son commencement…
Prisons Hégémoniennes Journal du Docteur H.J.Monroe vendredi 17 mars 4698
En arriver là, alors que je me suis engrangé des années d’études. Terminer dans un bureau de cette antre pour dégénérés. J’ai voulu suivre les pas de mon mentor et me voilà ici à moisir en attendant un cas intéressant.
Mais des spécimens il en arrive toutes les heures ; tellement, qu’on les élimine quand ils n’ont pas une once de capacités…
Le ghetto fourmille de non humains, elfes, orques, nains, félidés et autres rebuts génétiques inférieurs à la suprématie humaine.
Voilà le ciment de notre empire, et cela depuis tant d’années. On a commencé à les parquer, pour se protéger, à bannir leur religion païenne, puis comme certains présentaient des dons réels et que notre gouvernement rentrait en guerre, l’idée a germé d’exploiter ce vivier génétique. Très vite notre nation a supplanté les autres d’un point de vue militaire et spirituel, la science en fer de lance. Pas de dieu, seul l’homme et sa science. Le Trium Vira contrôle, voit tout, pense tout.
Mon mentor a été le premier à décérébrer un elfe, pour utiliser ses pouvoirs dans des pratiques militaires.
L’univers à nos pieds…
Mais moi, voulant apporter ma pierre à l’édifice, je me retrouve coincé dans cette usine de mort. En trois ans, pas un cas intéressant. Si j’en trouve un, je n’arrive pas à exploiter ses aptitudes et le sujet meurt d’épuisement suite aux expérimentations.
Enfin ce matin mon attaché frappe à ma porte, j’ai dû encore dormir toute la nuit dans mon bureau, à essayer de travailler sur une fusion cinétique des ions afin de déboucher sur un projet viable pour me sortir de ce goulag.
Je le vois me regarder avec ses yeux bleus, son petit costume bien repassé, si il savait que son utilité n’est que dérisoire et qu’il sert seulement à faire tampon entre moi et les gardes qui ont la main un peu trop légère.
En même temps, pouvons-nous réellement leur en vouloir ? Cette masse grouillante s’étale sur plus de la moitié de notre cité qui fait 800 km de diamètre
- Docteur, je vous apporte un rapport de garde frontières
Il est beau lui. Que vais-je faire d’un rapport de gardes frontières. Voilà un travail plus inexistant que le mien, surveiller les passages des quelques milliers de non humains autoriser à travailler dans les usines.
Mais avec son aplomb habituel et son attitude parfaite de servitude :
- Le dossier relate un cas de lycanthropie ou du moins ce qui pourrait s’y apparenter
- Parlez-moi en langage scientifique et non en termes païens.
- Pardon Docteur. Il semblerait donc que le numéro 8.15.13.5 ait subit une différenciation moléculaire, mutant ainsi et tuant 6 gardes frontières avant de s’enfuir dans le secteur G265.
Le dossier en main, je suis dubitatif. Je le regarderais plus tard…
* * *
3 mois s’étaient écoulés, le même café dégueulasse, la même routine. Les cellules, les expérimentations foireuses, les cris, les pleurs, les gémissements, je devenais de plus en plus renfermé sur moi-même, aigri et frustré. Si j’avais su que j’avais laissé ce dossier pourrir, étouffé sous une pile de papier, si j’avais compris l’intérêt de cet évènement, aurais-je pu… éviter ce que ce battement d’aile allait engendrer.
Prison Hégémoniennes Journal du Docteur H.J.Monroe lundi 21 juin 4698
Il m’a encore levé tôt, cet imbécile d’assistant avec sa pseudo perfection, monsieur propre sur soi (lui?). Plus le temps passe, plus je suis sûr que c’est un délateur, envoyé par le Trium Vira pour avoir un œil sur moi. Il est très courant de dénoncer celui qui aurait des idées impropre au régime, foutu climat de suspicion permanent, c’est pour cela que je n’ai plus d’ami, ça ou mon travail.
Quoi qu’il en soit, il m’a réveillé. Combien de jours que je n’ai pas quitté mon bureau étriqué, combien de temps que je n’ai pas vu la lumière du jour? Il n’y a pas de fenêtre ici.
Il me reparle de son dossier, le fugitif 8.15.13.5, ils l’ont attrapé.
- Apparemment il s’était enfui sur une planète éloignée.
Pourquoi est-il revenu ? Comment l’ont-il attrapé ? A la première de mes questions M. propre ne peut répondre. A la seconde, il m’explique la trahison d’une proche. Ces non humains vendraient leur âme pour quelques morceaux de pain. Cela sert finalement de restreindre les apports en nourriture du ghetto…
Qu’a-t’il ressenti quand il a compris que c’était une amie qui l’avait donné ?
Je deviens fou, ses moitiés d’hommes n’ont pas de réflexions suffisantes…
Cependant, relisant le dossier de l’infraction, mon excitation monte. Je sens un à un mes poils se dresser, je tiens dans mes mains ma porte de sortie de cet enfer.
Si le rapport est vrai, cette bête résiste aux balles, si j’arrive à comprendre pourquoi ? Peut-être pourrais-je trouver des applications militaires ou même médicales…
Je me revois jeune étudiant plein d’espoirs et de rêves, d’idées farfelues. Je re-vis.
- Amenez moi à lui…
Le sas s’ouvre, laissant apparaître la salle. Pas de décoration, les sigles du Trium Vira "l'homme est grand, l'homme domine, le Trium supervise..." un mur en béton gris, taché de sang séché provoquant un dégradé abstrait digne des tableaux convoités par la haute bourgeoisie. En fait, nous sommes des artistes. Cette pensée me fait sourire. Mais elle est coupée, les soldats amènent le sujet.
Enchaîné, comme une bête féroce, ce petit félidé d’à peine 1m20 paraît ridicule. Le pelage orangé, sali par ses plaies. Tuer six gardes frontières, ça se paye cher ici.
Je regarde le dossier pour voir son nom…
- Home, n’est ce pas ?
La petite peluche ne me répond pas, silencieuse, la tête basse. Son état relève de la catatonie.
- tu as des capacités en as tu conscience ?
Aucun mouvement, aucun son ne sort de cette petite chose orangée. Un signe à un soldat qui se fait un plaisir d’exécuter mon ordre. La matraque tombe sur le crâne faisant giclé le sang sur ma joue.
- Doucement, j’en ai besoin. Ramenez le. Je dois encore travailler sur son dossier.
Malgré mes stimulations verbales le sujet n’a pas réagi. Je passe ma nuit à étudier les caractéristiques de cette race qui paraît encore plus inférieure que les autres. Aucune aptitude ne devrait émaner de lui, et pourtant je relis le dossier. Les faits sont accablants. Demain je commencerai les expériences.
J’espère que cette chose ne me décevra pas. _________________
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 Age : 26 Inscrit le : 13 Fév 2008 Messages : 233 Localisation : Galvorn... sur les docks
| Sujet: Re: Background de Home ( le Projet H) Mar 20 Mai - 1:57 | |
| Prison Hégémoniennes Journal du Docteur H.J.Monroe lundi 11 juillet 4698
Voilà 2 semaines aux moins que je teste ce cobaye. Je n’ai eu aucune réaction, torture, médication, rien… il n’a même pas réagit a lors de l’induction de la crise éléctro-convulsivante…
Je sombre, j’ai pas dû dormir depuis trois nuits. Je ne pense qu’a ça, cela m’obsède au point de ne plus manger.
Je regarde mon bureau, épuisé, je n’ai plus la force de continuer. Cette bestiole n’est qu’une chimère, un vain espoir. Il ne possède aucun pouvoir, le rapport aura été… le rapport initial…
Je l’avais oublié, mais perdu sous ma pile de dossier je le retrouve.
Je le reprend, pourquoi n’ai-je pas réfléchis a cela auparavant.
Une dernière expérience rien qu’une…
On la fait entrer dans la salle. Je crois que je déteste de plus en plus ces locaux vétustes et sombres. une jeune félidés blanche le pelage sale, le regard baissé, s’avance, le pas entravé pas ses chaînes. Lui attaché, il connaît bien chaque recoins de cet endroit, voilà deux semaines que je le teste sans résultat. Mais a la vue de son amie enfin une réaction. Je souris, ces cafards sont si prévisible.
- Yashaina …
- Home…
De la vitre j’observe, impatient, les deux soldats dans l’arène crasseuse sont en retrait… laissons les mijoter.
- Home je suis désolée… j’étais obligée de te vendre…
- Ce n’est rien…
- Pardonne-moi…
Elle pleure, c’est pitoyable, ce sentimentalisme me fait vomir… il n’y a pas d’amour le Trium Vira le sait, seul l’espèce compte.
- on meurt de faim Home… la nourriture n’arrive plus au ghetto… j’aurais pas dû…
- c’est pas grave, je ne t’en veux pas … c’était prévisible, je suis revenu pour mourir.
Non tu es revenu pour moi, je serais sacrée savant de l’année je pourrai entrer dans les niveau supérieur de la société. Enfin quitter ce trou plein de crasse.
Le soldat voit mon signe, il s’approche lentement du couple sort son arme, la plaque sur la tête de cette petite sotte. Appuie lentement sur la gâchette, fait exploser son crâne en un feu d’artifice de cervelet et de sang s’étalant sur les vitres… voilà le moment de vérité…
Combien de temps avons-nous attendu… ce hurlement de rage… m'a tiré de ma torpeur d’où je m'étais plongé après le coup de feu. Le voilà, finalement c’était vrai.
Devant moi je vois le sujet se contorsionner, crier… sa peau est prise de spasmes, comme si elle était vivante. Je note fébrilement chacun des évènements dans ma tête.
Il se transforme, il grandit son poil noircit, les deux gardes dans la salle se regardent les pleutres ils viennent de comprendre que je les ai sacrifié. Mr propre se colle à la vitre, ainsi que les autres spectateurs, ils ont compris que l’on va assister a ma gloire.
Merveilleux, même dans mes rêves le plus fou je ne l’avais pas imaginé comme cela. Grand, fort, les yeux rouges, il brise ses chaînes attrape le premier soldat et d’un geste lui arrache le bras… le pauvre crie, il ressent chaque sensation, ses nerfs envoient à son cerveau une multitude d’informations qu’il n’aura pas le temps d’analyser puisque la bête le décapite d’un coup de griffe.
Les ordinateurs s’emballent, les données sont stupéfiantes… le deuxième soldat tire frénétiquement sur son arme. Mais a quoi bon, il lui fond dessus, l’éventrant. Il n’a plus qu’à regarder ses boyaux se déverser sur ses jambes. Mais il ne le tue pas… le monstre se retourne vers la vitre, il comprend, il me défie ?? je ne sais pas… son hurlement de rage fissure la glace, Mr propre fait un pas de recul… moi je suis pétrifié, je serais bientôt adulé, je suis comme un enfant à son premier anniversaire.
- lâcher le gaz anesthésiant, dose maximum…
il résiste, mais après quelques temps se calme…
* * *
a ce moment là, j’aurais du le tuer… mon monde serait resté le même, immuable, bercé de vérités qui étaient les miennes.
Mais je suis un savant, je veux, je dois savoir alors j’ai tenté ma chance…
* * *
Prison Hégémoniennes Journal du Docteur H.J.Monroe lundi 26 juillet 4698
Grâce à un processus j’ai pu isoler les composantes psychologiques qui entraînent les crises chez le sujet. Avec un certain nombre de puces implantées dans le cerveau, nous lançons un épisode de stresse traumatique, qui déclenche la mutation.
Après quelques jours, le sujet présente des transformations physiques qui restent lors des instants de non mutation : j’appelle cet état « Etat témoin »
Comme si les multiplications de crises provoquaient chez lui des changements physiques et psychologiques. On peut parler de séquelles. Il a grandit, son poil se fonce, son caractère à l’Etat témoin est plus agressif.
Je conclue donc qu'à force de multiplier ces crises nous devrions arriver a éteindre définitivement l’être initial et ainsi garder cette bête.
Le contrôle de « l’Etat Optimum » est encore aléatoire. Certains soldats ne veulent plus participer aux expériences à cause des décès. Ils ne savent donc pas que nous œuvrons pour la gloire de notre race et du Trium Vira, les ignorants.
Le comportement de Mr propre a changer… frénétiquement à chaque journée d’expérience il prend des notes. Il essaye de lire les miennes, mes doutes sur son possible travail au sein des milices de délateurs se précisent… il faut que je fasse attention, je vais être plus prudent. C’est mon œuvre, personnes n’en profitera. Mon génie sera reconnu. _________________
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 Age : 26 Inscrit le : 13 Fév 2008 Messages : 233 Localisation : Galvorn... sur les docks
| Sujet: Re: Background de Home ( le Projet H) Ven 23 Mai - 21:14 | |
| Prison Hégémoniennes Journal du Docteur H.J.Monroe samedi 06 août 4698
Ils rient… je leur expose ma théorie et ses abrutis se foutent de ma gueule. Voilà deux heures que j’essaye de leur faire comprendre mon projet pour contrôler l’Etat optimum. Mais ils n’entendent rien… je suis exaspéré et livide. Voilà deux semaines que je travaille dans l’obscurité latente de mon bureau sur ce casque. La lumière qui passe à travers la salle de conférence doit me rendre encore plus blanc, cela doit jouer sur ma crédibilité. Bureaucrates zélés et arriérés, pourquoi ce ne sont pas des scientifique qui valident les projets, pourquoi dois-je rendre des comptes…
Devant leur scepticisme il ne me reste qu’une solution, leur montrer.
C’est avec un sourire que je leur propose de descendre les 300 étages de la prison pour arriver au quartier d’isolement expérimentale. Tout le long du voyage je dois supporter leur humour, mais petit a petit que l’on s’enfonce dans les entrailles de la tour carcérale, leur visage se crispe. Ici la lumière du jour ne passe pas, ici, tout est dégradé de gris, ici le son que l’on entend ce sont les cris, les pleurs ou le bruit caractéristique du four pour brûler les corps.
Après quelques détours dans des couloirs insalubres ils sont tout ouïe. Muet comme de vulgaires enfants dans leur chambres le soir dans le noir.
Nous arrivons dans la salle, mon équipe a déjà préparé le sujet, et s’affaire autour de lui. De multiples fils sortent de son corps, injections diverses d’hormones chimiques et récepteurs pour la surveillance. Sur son visage et relié a des ordinateurs « ma couronne d’oublie » comme je l’ai baptisée. Je leur ré-expose ma théorie, grâce à ce casque, j’envoie des images fictives mais réelles au sujet, je déclenche ainsi une crise grâce aussi en partie aux drogues injectées. Nous modifions les images perçues par l’extérieur et…
Nous faisons entrer le sujet dans une arène, en face de lui deux drones militaires…
Le spectacle semble leur plaire…
Nous avons toujours du mal a stopper la frénésie. Je pense régler ce problème bientôt ce n’est qu’une question de temps.
Plus personne pour m’écouter je les voie partir et là je suis pris d’effroi. Mr propre me regarde en souriant…
Et si on me volait mon projet… est ce que je n’est pas trop dévoilé mon travail…
L’angoisse m’étreint avec la même aisance que ma volonté passée de montrer mon génie…
Prison Hégémoniennes Journal du Docteur H.J.Monroe jeudi 20 août 4698
Mes soupçons étaient fondés, mais mes angoisses étaient loin d’être à la hauteur de ce qui ce passe. Helena Volsirokva la dernière fois que j’ai eu à faire à elle, c’était à la remise des diplômes. Elle me rappelait alors que nous, s’était agréable d’un point de vue cinétiques physiques mais que toute chose doit évoluer. Elle n’a pas changé, belle a tomber par terre, froide comme un glaçon et calculatrice.
Si ils me l’ont envoyée, c’est qu’ils ont du lire mes dossiers d’écoles, le choix est malin. Je la regarde prendre mes dossiers, elle me jette un bref coup d’œil derrière ses lunettes.
- Docteur Monroe est-ce donc tous vos rapport sur le cobaye ?
Elle pourrait me dire bonjour, après tout on a passé la dernière année d’étude dans mon lit…
- oui… que comptez-vous faire?
- Cela n’est plus de votre ressort. Le Trium Vira a décidé dans son éminente sagesse de me confier le projet H.
Le projet H ?? que raconte-t’elle… c’est mon travail… Elle a du voir ma mine désabusée. Je dois même être pire que cela, car mes espoirs s’effondrent.
- bien évidemment vous pourrez assister aux suites des travaux.
C’est quoi ça… de la pitié ?
-en tant qu’observateur, un invité privilégié.
Bravo Helena dans le genre prostitué de luxe pour bureaucrate tu fais des merveilles. C’est sûr cela te réussit, tu vis dans les niveaux supérieurs. Et moi je pourris ici…
* * *
chaque action engendre une conséquence, rien ne meurt, tout se transforme... Helena semblait l'avoir oublié et moi, à cet instant, j'étais trop occupé à penser à moi. _________________
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 Age : 26 Inscrit le : 13 Fév 2008 Messages : 233 Localisation : Galvorn... sur les docks
| Sujet: Re: Background de Home ( le Projet H) Ven 30 Mai - 3:05 | |
| Le Cri

Ce cri, il entre en moi, me transperce, je le ressens dans ma colonne… Dès l’inoculation de la nano-machine, son corps a réagi, les appareils de contrôle se sont emballés. C’est normal, son organisme réagit a l’intrusion du corps étranger alors que celui-ci se multiplie en lui… Il hurle, les parois n’arrivent pas à retenir le son de sa voix. Les tubes qui partent de son corps lui injectent des inhibiteurs pour faciliter l’expérience. La nano-machine d’appartenance organique doit nous permette de le contrôler, du moins c’est ce qu’ils espèrent. Il y a un homme du Trium Vira, je le connais pas, en même temps je ne suis presque jamais sorti de cet endroit. Helena lui a longuement parlé, il est vieux le bougre, je me demande s’ils ont… Il ne crie, plus, les alarmes cessent et je quitte mes considérations physiques pour revenir a la réalité… ils ont réussi.
- Entamons la première phase, faîtes-lui faire un mouvement.
Elle me regarde comme si elle me demandait mon assentiment, mais je ne lui donnerai pas. Ils ont pris le risque de tuer mon bijou et voler mes semaines de dur labeur.
Ils tapent l’ordre sur la console de commande, tout le monde s’amasse derrière la vitre pour voir s’il bouge. Il a tellement changé depuis, sa taille doit avoisiner le mètre 90, sa musculature s’est développée, son pelage est d’un noir sombre et inquiétant… Son regard même n’est plus celui des premiers jours. C’est peut-être pour cela qu’il a survécu à l’implantation… avant, la peluche orange serait morte.
- Commande du bras gauche, action lever…
Il répond, tout le monde sourit, sauf moi. Son bras s’est levé. Helena en affiche une mine réjouie. Son autre bras se lève aussi…
- Pourquoi lui avez-vous fait lever le deuxième bras ?
- Je n’ai rien fait madame.
Tous les regards convergent alors sur lui, il bouge seul ; il regarde ses mains, ses bras, comme s’il essayait de constater quelque chose…
- Stoppez l’expérience…
Il lui injecte les sédatifs… mais cela n’a pas l’effet escompté. Il se retourne vers la vitre avec un sourire montrant ses canines. Sa main droite attrape les tuyaux entrant dans son bras et les arrache d’un geste… Les alarmes éclatent toutes en chœur…
error system / error sytem / error system / error sytem / error system / error sytem / error system / error sytem ...
chaque écran rougit de cette phrase tandis que tout le monde commence à s’agiter dans la salle. Il s’arrache les derniers capteurs et autres perfusions… Il scrute à travers la vitre, je capte l’espace d’un instant son regard qui me glace d’effroi…
Et dans l’instant qui suit son poing s’écrase contre la paroi de verre dans un fracas assourdissant. Elle se fissure mais ne se brise pas, cela ne saurait tarder. Elle est faite dans le polymère le plus résistant de l’Univers et il la fissure d’un seul coup de poing…
On fait évacuer l’énarque du Trium Vira. Helena crie des ordres… Trop tard, le deuxième coup arrive aussi vite et précis que le premier, comme s’il se testait lui-même. La vitre s’éclate aux quatre coins de la salle, blessant et projetant Helena contre moi sur le mur arrière.
Trônant devant nous dans l’embrasure de la glace détruite, il observe, les griffes sorties. M. propre est comme tétanisé à quelques mètres de lui, je n’ai pas le temps de lui dire un seul mot que sa tête vient déjà rejoindre le sol. Et c’est dans une frénésie sanglante que commence le massacre. Je tire jusque dans le couloir une Helena encore groggy ou trop effrayée par ce revirement. On croise une troupe de fantassin qui s’engouffre dans la salle de contrôle. Je m’échappe en tirant la belle brune par la main, laissant les cris et les coups de feu derrière nous. Je me retourne l’espace d’un instant, essoufflé, pour voir des corps de soldats éjectés par la porte de la salle, et distinguer sa main, poisseuse du sang de ses victimes se poser sur le mur… Il avance , on croise les hommes qui courageusement vont au massacre, et lui imperturbable, avance et tue…
- Unité 6, Merde!! il ne craint pas les balles…
- Tirez encore, BORDEL !!
- Unité 6 !! Non… Aaargh !
J’entends des bribes de combat dans les récepteurs des militaires qui nous croisent. Est-ce qu’ils ont peur ?
Mon bureau, enfin. Je ferme la porte derrière nous, Helena n’a rien dit depuis notre fuite. Elle pleure, que puis-je faire… Déjà qu’avant j’étais pas doué pour les relations sociales… Je n’ai pas le temps de m’appesantir que soudain la porte explose violemment dans un grand bruit ; la bouche pleine de sang, les griffes râpant le mur, il est là, juste devant nous…
Je n’ai pas le temps de réagir et Helena se voit projeter contre le mur, le craquement sourd lors du choc est assez significatif. Son corps retombe inanimé sur le sol, un léger filet de sang carmin sur le bord des lèvres.
Je me sens alors happé, je ne peux plus rien faire, sa force est impressionnante… Je suis comme dans un étau et il ne me tient encore que d’une main. Il me soulève par l’épaule, qui s’empourpre déjà de mon sang, je laisse alors échapper un insupportable cri de douleur… Par pitié qu’il fasse vite…
Son visage se colle au mien, son museau à quelques centimètres, je sens sa respiration.
J’ai peur, j’ai rien fait de ma vie, je veux pas mourir…
Sa voix d’outre-tombe me fait revenir à la réalité… Ma douleur et le fait qu’il ne m’achève pas, enfin pas encore.
- Je suis éternel. Vous, humains fils de Lilith, votre royaume va s’effondrer. Je te laisse observer la décadence de ta race, ce sera là ta malédiction.
Je ne parviens à prononcer une seule syllabe et il me laisse tomber sur le sol, mon épaule me lance. Il est déjà reparti… Les bruits de fusillade et de combat s’estompent au loin… Je suis seul… Qu’est-ce qu’on a fait… _________________
Dernière édition par HOME+ le Jeu 3 Juil - 14:10, édité 1 fois |
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 Age : 26 Inscrit le : 13 Fév 2008 Messages : 233 Localisation : Galvorn... sur les docks
| Sujet: Re: Background de Home ( le Projet H) Sam 7 Juin - 5:46 | |
| Hôtel N° 12 Secteur A52, milieu du mois de septembre
J’ai quitté l’hôpital il y a quelques jours, et pourtant mon épaule me fait encore souffrir. Pendant ma convalescence je n’ai cessé de repenser a tous ce qui s’était passé. Il s’est finalement volatilisé, tuant bon nombre de soldats, et bien sûr l’affaire fut soigneusement étouffée… Mais pas pour moi, pas dans mon esprit qui semble vivre une véritable torture… Quel est le rôle du Trium Vira, Helena, cette nano-puce qu’ils lui ont injecté…
Je suis éternel. Vous, humains fils de Lilith, votre royaume va s’effondrer. Je te laisse observer la décadence de ta race, ce sera là ta malédiction.
Cette phrase, ce ton… On m’a caché quelque chose, sur l’origine même de ses crises… J’ai d’abord pensé à une double personnalité mais mes connaissances en psychiatrie étant trop limitées, j’ai « emprunté » quelques livres afin de me documenter plus sérieusement. Cependant rien ne semblait correspondre à ce que j’avais vu… Je faisais fausse route.
Je suis sorti pour la première fois depuis longtemps de mon lieu de travail. Les rues sont ternes, les gens silencieux et ternes eux aussi, se rendent à leur travail habillé de noir ou de gris, la couleur étant prohibée. Les seules affiches placardées sont celles d’un homme moustachu, le Patriarche du Trium Vira. Il nous regarde, nous observe, nous intime de travailler.
Finalement, il y a plus de vie dans cette prison qu’à l’extérieur… Le sang offrant un dégradé de couleur totalement absent au-dehors… Je me rappelle être resté un instant devant cette affiche…
N’aimez pas, ne détestez pas. Travail, abnégation sont votre salut. Ayez foi en le Trium Vira.
Finalement, ils ont supprimé les religions pour mieux renforcer le culte de la personnalité. Ceci, j’ai encore le droit de le penser. Avant, je n’y aurais même pas songé. Quoi qu’il advienne je dois le retrouver ; depuis notre rencontre tant de questions sont venues a moi.
J’ai trouvé cette auberge en bordure des murs de contention du ghetto, selon le rapport, c’est ici qu’il serait apparu pour la seconde fois… Je me suis assis à une table et j’ai attendu… longtemps, je ne sais plus. J’ai failli perdre espoir quand finalement j’ai surpris la discussion d’un contrebandier assis à un coin de la salle. A peine dissimulé par la pénombre, l’individu en question parlait d’un homme-chat qui était venu le trouver et il semblait stupéfait par les changements qui avaient opérés en lui… J’avais enfin un nom : Aëringor, une planète perdue en bordure d’un système éloigné, lieu de refuge de parias en tout genre, exactement comme mon cobaye. Si j’avais eu cette information aussi facilement, l’organisation de délateurs ne tarderait pas non plus à s’en emparer. Le lendemain l’homme se faisait arrêter, on entendra sûrement plus parler de lui… Je dois aller là bas. Par chance, je connais un vieil ami qui travaille au service des passeports. En souvenir de nos bêtises d’adolescents, peut-être consentira-t-il à me tamponner une feuille de déplacement.
* * *
C’est étrange, il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour obtenir un congé. Une fois arrivé à l’office des transports, j’ai dû attendre un bon moment avant d’être enfin conduit devant Hernst. Il n’a pas tellement changé ; lunettes, cheveux rasés, plutôt maigrelet et chétif, l’archétype même du parfait bureaucrate. Il m’a alors avoué que les bons de voyage étaient surveillés en ce moment, tous les transports et convois ramenant des prisonniers. Apparemment une autre prison aurait été construite dans le Nord du pays. Je reste sceptique, n’en n’ayant jamais entendu parler auparavant. Hernst étant d’une nature assez bavarde, Il m’a également confié que l’on aurait finalement trouvé une solution aux sous-races… Ne voulant pas perdre de temps, j’élude en lui demandant s’il est possible qu’il tamponne ma fiche. Il s’exécute avec un léger sourire qui m’angoisse. Ce climat de suspicion perpétuel me met sur les nerfs, on ne sait plus a qui se fier… Mais ce passeport j’en ai besoin, j’invente alors un mensonge à propos d’une étude scientifique et de prélèvements en milieu naturel qui semble passer… Mon passeport en main, je vais finalement pouvoir suivre ma piste…
Peu de temps avant le décollage, j’ai la désagréable sensation d’être suivi… ces deux hommes en impers noirs que j’ai vus à plusieurs reprises… Cet imbécile d’Hersnt a dû parler, il faut que je parte au plus vite…
Fin septembre, Aëringor
C’est donc cela… leur havre de paix. Dès que j’ai posé le pied sur ce sol maudit, l’envie de vomir s’est faite sentir. L’odeur âcre, ce ciel rouge sang, cette faune sombre et carbonisée, tout semble mort… J’ai fait plus de deux semaines de voyage dans ce transporteur vétuste et crasseux pour arriver… là. Que s’est-il donc passé ici ? Je perds peu à peu l’espoir de le retrouver un jour ici. Tout paraît si éteint… le silence alentour pèse et écrase chacun de mes pas. Pourtant l’envie de savoir étant la plus forte, j’avance. Au loin, les vestiges d’une ancienne cité… En fait, ce sont de véritables ruines. Par endroits, des geysers laissent s’échapper du sol de noires fumées âcres. Je passe sous le porche qui jadis devait être l’entrée principale de la ville. Il est gigantesque, les passages devaient être aussi fréquents qu’innombrables… Aujourd’hui, seules pénètrent quelques brindilles d’arbres que le vent balaye allègrement, avant d’être entièrement desséchées par la chaleur accablante. Je marche dans cette ville fantôme, mes pas résonnent, j’avoue avoir peur par instants. Je me sens à nouveau observé, par instants j’entends des bruits dans mon dos…
J’ai pu lire sur quelques feuilles volantes qu’on la nommait la Cité Blanche… C’est une blague ? Elle a bien changé en tous cas…
J’arrive au centre et là le spectacle cauchemardesque qui s’offre à moi me laisse paralysé… Je suis au beau milieu de ce qui semble avoir été un parc. De l’herbe, il ne reste qu’une terre infertile, obscure et puante où des vers et autres bestioles grouillent pour s’enfoncer en son sein.
Et planté là, un arbre. A le décrire on pourrait penser qu’il a été foudroyé. Plus rien ne poussera dessus. Je m’approche doucement de lui. Pareil à un cadavre de bête, il gît comme dans un musée, squelette, archive d’un passé oublié.
- C’est l’arbre qui vous intéresse ?
La voix vient de derrière, irréelle dans cet endroit. C’est une voix cristalline, comme celle d’une petite fille. Je me retourne et me retrouve devant une enfant menue, au regard espiègle. Elle m’observe souriante, heureuse de son effet de surprise. Je remarque ses oreilles effilées sa peau blanche et tigrée…
- Qui es-tu ?
- C’est plutôt moi qui devrait te demander cela, tu es chez moi !
- Tu vis ici ?
- Je suis née ici… Jadis, c’était la cité blanche d’Aëringor…
- Que s’est-il passé ?
- La folie des hommes, d’un homme en particulier…
Je m’approche de l’arbre pour le toucher quand elle m’arrête d’un cri strident…
- Pas touche !! Cet arbre est sacré…
- Que racontes-tu, ce n’est plus qu’un tronc sans vie…
- Peu importe, il est important à tout l’Univers. Un jour peut-être, il renaîtra… Peut-être pas ici, peut-être pas maintenant, mais un jour il renaîtra…
- Je ne comprends rien à ton charabia… Si tu es née ici tu as dû connaître un petit félidés…
- Tu veux parler de Home…
Mon visage a dû s’illuminer, car je la vois qui esquisse un sourire…
- Je m’ennuie toute seule… Accepte de manger avec moi et je te raconterai tout ce que tu veux savoir sur l’homme-chat, sur cet arbre et cette cité déchue…
Je réfléchis un instant. C’est une sous-race, mais elle semble savoir des choses. Et ma curiosité est de toute façon bien trop grande… _________________
Dernière édition par HOME+ le Jeu 3 Juil - 14:13, édité 1 fois |
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 Age : 26 Inscrit le : 13 Fév 2008 Messages : 233 Localisation : Galvorn... sur les docks
| Sujet: Re: Background de Home ( le Projet H) Ven 27 Juin - 18:59 | |
| Je viens de pénétrer dans une petite bâtisse, aux murs étroits et sales. L’obscurité ambiante est heureusement très vite chassée par une bougie que ma guide allume et dépose sur une table ronde en bois. Le halo de lumière laisse apparaître un lit vétuste, sûrement le sien, une minuscule malle, et quelques livres qui attirent mon regard. Elle sait lire ?
Elle me propose de m’asseoir et s’en va dans une autre pièce juxtaposant cette chambre-salon… elle en revient avec deux godets qu’elle dispose devant moi. Elle me sert boire, avec ce sourire taquin au coin des lèvres.
Passée la surprise de la rencontre, je m’aperçois que je ne connais pas vraiment ce type de race. Les caractéristiques physiques pourraient me faire pencher pour une elfe, mais sa peau ressemble à un pelage léger et ses rayures… mon hôte m’intrigue et elle le remarque, me faisant sortir de mes pensée en m’apostrophant.
- Je t’intrigue ?
- Vous êtes un spécimen intéressant…
- Un spécimen ?
Elle semble vexée…
- Parlez-moi de Home.
- C’est un félidé, il est venu par deux fois ici, mais physiquement la deuxième fois il avait changé… mais cela tu le sais déjà.
- Hum…. Oui, vous savez pourquoi il se transforme ?
Son visage s’illumine…
- Il ne se transforme pas… Il cède…
- Il cède ??
- Oui il lui laisse prendre le dessus…
- Qui ?
- Tu n’as donc toujours rien compris, ton félidé partage son corps avec une autre entité, c’est celle là que vous les humains vouliez contrôler…
Comment sait-elle cela, je ne lui ai jamais rien dit. Ma stupéfaction doit se lire sur mon visage car elle sourit de plus belle.
- de quelle entité tu parles ?
- de Daath…
Son visage passa du sourire à la plus profonde inquiétude…
- Qui est Daath ?
- Daath est l’abyme, celui qui sépare les Sepirath originelles des sept autres.
- Je ne comprends rien à ton charabia d’hérétique et de charlatan…
- Demain tu comprendras !! Il est temps de dormir…
Me tendant une couverture, elle semble excéder. Je ne comprends pas se revirement mais ne peux que m’en satisfaire…
- Tu dors sur le sol…
Elle saute alors dans son lit, après avoir soufflé sur la flamme moribone me laissant seul avec mes doutes et mes questions.
* * *
J’ai le corps en compote, chacun de mes os se fait ressentir et j’avoue que c’est un sentiment que j’aurais préféré ne jamais connaître. Je n’ai que peu dormi, il n’y avait pas que l’inconfort de ma situation mais je n’ai cessé de réfléchir, d’émettre des hypothèses… bien sûr, je ne crois pas aux facéties de ces moins que rien, mais j’avoue que depuis le début de cette histoire, j’ai été témoin de faits qui ont profondément mis à mal mes principes.
Nous sommes sortis tôt, le froid à l’extérieur était impressionnant, hier le climat ressemblait à une terre apocalyptique au sol aride et brûlé, alors qu’aujourd’hui il neige. Chaque parcelle de la cité est recouverte d’un manteau blanc qui gène considérablement notre avancé aux seins de ces ruines. Mes inspirations me brûlent le thorax
- Où allons-nous ? et pourquoi fait il aussi froid ?
- Tu vas comprendre, nous nous rendons dans la vieille bibliothèque…
- Une bibliothèque ? Mais les habitants de cette cité ne sont pas partis avec leurs ouvrages ?
- Pas tous, dans la précipitation ils n’ont pu tout sauver. De plus l’homme qui a provoqué la mort d’Aeringor a réussi dans sa folie à leur cacher.
- Qui est cet homme ? Vit-il encore ici ?
- Etait… il est mort. Cet homme était un samouraï du moins il se faisait appeler ainsi. il était épris d’une certaine forme de culture et de sagesse. Mais ce qu’il a découvert lui a fait tourner la tête…
- Qu’a-t-il découvert ?
- Ce que tu vas découvrir…
Mon hôte est de plus en plus énigmatique cependant, les longues heures passées en sa compagnie pendant notre périple,sont appréciables.
Finalement nous voici entrés dans une série de bâtiments ; après le froid, l’obscurité et l’humidité… Même si le froid reste toujours latent, et ne disparaît jamais vraiment.
Nous escaladons des ruines, des restes de couloirs et de coursives, nous enfonçant inlassablement dans les profondeurs de ce cimetière.
- Tout est lié…
Me dit-elle alors que nous venons de passer l’encablure d’une porte écroulée. J’époussette mes vêtements.
- Pardon ?
- L’arbre, le samouraï, et ton félidé… Daath, les Sepiroth
- Qu’entends-tu par là ?
- Quand tu vas passer ce mur, tu auras accès au plus grand savoir que ton peuple n’ait jamais connu…
Elle me montre un trou dans un mur, de taille acceptable, du moins pour que je puisse y passer sans trop me sentir confiné.
- Derrière se trouve la bibliothèque, mais avant je dois te dire ce que tu dois chercher.
Elle prend un instant de silence, avant de continuer…
- L’arbre que tu as vu se nomme l’arbre de vie, il est à la base de toute chose sur l’univers. C’est cela qui déclenchait les crises chez Home quand il était en Aeringor. Il pensait fuir ses transformations, mais plus il s’en approchait plus Daath surgissait et prenait le contrôle. Il l’a finalement compris. C’est pour cela qu’il est revenu une deuxième fois, pour comprendre… Cependant, entre temps, une autre personne avait percé le secret de l’arbre de vie.
- Le samouraï ?
Elle opine de la tête en signe d’affirmation et continue…
- Pas seulement mais il a voulu dénaturer le pouvoir de l’arbre de vie, le faire sien… il a provoqué sa mort, la séparation des Sepiroth et la chute de la cité…
- je ne comprends pas…
Elle esquisse un sourire et part en riant…
- suis moi !!
Elle traverse le trou, je la suis bêtement….je ne peux plus faire machine arrière j’en sais trop ou pas suffisamment…
* * *
J’ai passé trois semaines à étudier ses livres, trois semaines à la côtoyer, trois semaines … qui changerons à jamais ma conception de l'univers entier. Trois semaines qui engendrerons la fin de mon monde et peut être si j'en ai la force la venu d'un autre... _________________
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