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| | Les Reflets du Passé. [Space Opéra] / Troisième ébauche. | |
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Le Fondateur

 Age : 17 Inscrit le : 23 Déc 2007 Messages : 312 Localisation : Se gèle aux Pôles avec Paulette.
| Sujet: Les Reflets du Passé. [Space Opéra] / Troisième ébauche. Jeu 27 Déc - 12:42 | |
| Les Reflets du Passé.
Prologue
Puis je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clef de l'abîme et une grande chaîne dans sa main. Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans. Il le jeta dans l'abîme, ferma et scella l'entrée au-dessus de lui, afin qu'il ne séduisît plus les nations, jusqu'à ce que les mille ans fussent accomplis...
Apocalypse de Saint Jean. Chapitre 20.
Il courait... Il courait... Il courait encore et toujours, dans les rues sombres et froides, silencieuses, passant sans s' arrêter devant des vitrines aux couleurs vives et aux slogans enjoliveurs, vantant le mérite de tel ou tel produit. Et alors ? Quelle importance ? Il courait, comme si cela pouvait changer quelque chose, comme s' il voulait trouver un moyen pour revenir en arrière, comme s' il pouvait y échapper... Il ne peut pas y échapper... Ils... Elles. IL est partout... autour de lui... sur lui... en lui... non, non, pas en lui... pas comme... comme... Ils sont morts. Il tourna à droite au carrefour suivant, passant devant une épicerie, un fleuriste... Elle aimait tant les fleurs... Les rouges surtout... Non, pas le rouge... Tout, tout aujourd' hui était rouge... La route, les trottoirs, les murs, les fenêtres et les portes, les gens... tout était rouge... Ils sont morts. Mais c' était vrai. Inéductable. Seul Dieu aurait pu y changer quoi que se soit. Seul un miracle aurait pu... Je n' ai jamais cru en Dieu ou en quelque dieu que se soit... Est-ce que si j' y avait cru ils seraient... Mais maintenant, parmi les ruines, il était seul.
A ce moment, il trébucha et s' étala de tout son long. Lentement, avec difficulté, il se retourna et vit ce qui l' avait fait tomber. Ce n' était plus qu' un tas informe de vêtements, d' éclats de métal, d' os et de chair... L' homme vit alors un globe blanc et bleu qui le fixait à travers tout cet annoncellement d' horreurs pourtant grouillant de vie il y a encore une ou deux heures. Et pour la première fois il se le permit. Il vomit. Il vomit et vida son estomac, jusqu' à ce que sa bile coule le long de son menton... et ses larmes. Ils sont morts. La Crise avait débutée il y a quelques jours à peine... Le massacre avait été entier... De véritables génocides ont été pratiqués pour éviter la propagation du Mal... Parce que c' était "nécessaire"... Mais rien n' y avait fait. Les chefs de notre cher gouvernement avaient décidé d' éradiquer le Mal par le mal... au lieu de s' enfuir... Au moins Véronica avait eu raison... Quels imbéciles ! On leur mettrait un fusil droit sur la tempe qu' ils croiraient encore avoir une porte de sortie, qu' elle disait... A travers ses larmes, sa bile et le sang, il se mit à rire... Véronica...
Il entendit soudain un bruit dans la rue pavée, pourtant si silencieuse... Un frôlement, un effleurement... C' était comme si... comme si quelqu' un tentait de se cacher et continuait à se déplacer... Soit ce quelqu' un essayait de fuir ou bien... Il leva les yeux sur le passage derrière lui, puis vers le ciel. On voyait encore au loin le champignon de fumée, bien que se trouvant à des centaines de kilomètres, s' élever, immense, mortel. Ils y étaient aller, à Actallis, passer tous les trois leurs dernières vacances... Tout avait été détruit sous une énorme explosion nucléaire ou thermonucléaire... Le Mal par le mal... Il secoua vivement la tête, se ressaisit et courut dans l' ombre réconfortante d' une petite ruelle voir qui passait ainsi... Il était mort de fatigue... Il voulait dormir, oui dor.... Non, il faut se bouger... Il rouvrit les yeux, regarda derrière son pan de mur... Personne... Et merde. Soudain des coups de feu, répétés, inlassables, des cris... au loin... Il s' en foutait complètement... Ils sont morts... Il s' autorisa à fermer les yeux. Ils sont... morts. Une explosion, dans le lointain, puis les ténèbres...
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|  | | Le Fondateur

 Age : 17 Inscrit le : 23 Déc 2007 Messages : 312 Localisation : Se gèle aux Pôles avec Paulette.
| Sujet: Re: Les Reflets du Passé. [Space Opéra] / Troisième ébauche. Mer 23 Jan - 22:11 | |
| Le Feu... La Mort...
Suis-je le mieux placé pour raconter cette histoire ? Suis-je capable de décrire des événements que même l' esprit humain ne peut imaginer ? Je ne sais pas. Mais c' est à moi de le faire de toute façon. J' ai vu et vécu tant de choses dans cette histoire que je ne peux me permettre de me taire. Tant de personnes qui ont joué un rôle dans cette tragédie sont mortes. Je me dois de le faire. Pour eux. Pour moi. Le passé est parfois trop lourd... trop... trop terrifiant qu' on veuille l' oublier. Mais cette histoire ne doit pas être cachée dans les limbes. Elle n' est que le reflet de nos erreurs, parfois trop répétées à force d' oublier. Eh bien... Par où commencer ? Une de mes connaissances m' a dit un jour que le plus dur n' est pas de savoir où l' on va, mais d' où on part. Voyons... Autant commencer ce récit par le début.
Le Feu... la Mort...
Voilà se qui m' entoure tandis que je vole à vive allure entre les vaisseaux, alliés ou ennemis, débris ou... morceaux de cadavres. Un carnage... C' est le mot. Je vois au-dessus de moi un vaisseau entier, un croiseur, exploser, traversé par un faisceau lumineux qui le scie pratiquement en deux. L' explosion qui s' ensuit est un amas de couleurs rouges-orangées suivies de boules lumineuses violettes... Une fresque colorée, mortelle certe, mais de toute beauté. Le ciel, bien qu' il n' y en ai pas vraiment, en empli de couleurs vives. Je vire à gauche, évite avec adresse le feu du chasseur qui me fonçait dessus et lui envoie une salve de laser dans le moteur droit. Celui-ci explose de la même façon que le vaisseau et j' effectue un looping pour éviter les débris projetés en tout sens. Je me retiens à grande peine de vomir tout mon repas. Je déteste tuer. Je ne suis pas habitué. Et là, c' est un véritable carnage...
Pourtant, voler a toujours été ma passion. Et elle l' est encore aujourd' hui tandis que je slalome avec grâce entre les obstacles et tirs ennemis. "Ce jeune Greg (abréviation de Grégory A.D Stevens, Greg pour les intimes), il finira soit pilote soit écrivain. Il est toujours la tête dans les étoiles !!!", disait souvent mon grand-père à ma famille. Et il avait raison. On ne peut pas avoir plus la tête dans les étoiles. Je me rappelle un tas de choses... Oui, je me rapelle...
- Par les dieux !!! Greg bouges-toi le cul de là !!!! Tes cinglé ou quoi !!!!! Tiré de ma rêverie je vire sec, évitant de justesse la collision avec un chasseur ennemi qui fini sa course sous les tirs de mes amis pilotes. Un grésillement dans la radio -Dis Greg, la prochaine fois, t' essaiera de penser à ta bonne femme après le combat !!! Ok ? -Ok, Allan.
Une heure plus tard, toutes les radios diffusaient le même message: la flotte de l' Empire de Tïo s' est rendue, le navire mère a été détruit avec, à l' intérieur, le général Amagashi, descendant de Tïo et dirigeant de l' empire. Nous avons gagné. Je sors de mon cockpit, descend de mon chasseur et sens instantanément une bourrade dans le dos. Je me retourne vivement et vois, dans la foule qui se rassemble et chante et les voix des supérieurs qui demandent vainement plus de calme, mon meilleur ami, Allan. -Alors, encore en train de rêvasser mon vieux ? Entre nous, ça te dérange de vouloir sauver ta peau ? Mais son sourire me réconforte et je lui redonne une tape dans le dos le plus fort que je le puis.
Dernière édition par Le Fondateur le Mer 28 Mai - 12:07, édité 2 fois |
|  | | Le Fondateur

 Age : 17 Inscrit le : 23 Déc 2007 Messages : 312 Localisation : Se gèle aux Pôles avec Paulette.
| Sujet: Re: Les Reflets du Passé. [Space Opéra] / Troisième ébauche. Jeu 24 Jan - 18:09 | |
| Il attendait son heure. Sur la petite planète verte, qui n' en était pas vraiment une, sur un continent, qui n' en était pas vraiment un, dans une forêt, qui n' en était pas vraiment une, il attendait son heure... Le soleil rougeoyait sur ce monde fictif... Un soleil lui aussi fictif... Il n' y avait que lui, la planète et... le néant. Dans Sa Grande Bonté, Il lui avait offert ce monde végétal et ce soleil... Mais pas d' étoiles. Il n' y avait que le néant et eux. Mais il possédera bientôt un monde à lui seul... Le modelant selon son désir et le peuplant de ses serviteurs, "créés à son image". Il se pensait Dieu, avait le pouvoir d' un dieu... Non, il était Dieu... Dans toute sa mégalomanie et sa folie toutefois.
La forêt, luxuriante et vaste, se remplissait de cris tandis que le matin apparaissait. Tandis que les fauves sortaient de leurs tanières pour une nouvelle partie de chasse, jouant entre survie et mort, que les singes se réveillaient paresseusement sur leurs branches, que les insectes s' élevaient haut dans le ciel, annonçant l' Unique Lumière là-haut dans le ciel et que le poisson sortait sa tête de l' eau pour se dorer à la douce chaleur... Tandis que tout pétillait de vie et que la Création se montrait au grand jour, il pensait mort, massacres, sang, destruction, néant... Bientôt, cet autre monde insignifiant s' écroulera sur ses fondations. Ses serviteurs ont déjà lancé le Carnage, l' épidémie était lancée... Et bientôt ils y pénétreront et ensuite, lui ouvriront la Porte de son nouveau royaume... Il se délectait déjà de cela. Il avait détruit bien des mondes et les avait peuplés sur chaque planète de ces monstres, ces pourritures et marécages qu' il aimait tant. Et aujourd' hui, c' était Son monde à ce Grand Épouvantail, comme il l' appelait, cet imbécile creux qui l' avait enfermé ici. S' était son univers qu' il allait détruire.
Perdue dans ces sombres pensées, la créature retira les yeux de ce ciel qui n' en était pas vraiment un, et se repencha sur le singe qu' elle avait capturé et tué ce matin et y planta ses crocs. Patience... Bientôt elle dévorera mondes, planètes, créatures ... Et son Règne commencera dans les ténèbres et la peur... |
|  | | Grendelor

 Age : 28 Inscrit le : 25 Déc 2007 Messages : 529 Localisation : Dans les bras de Nichiren, où qu'il soit
| Sujet: Re: Les Reflets du Passé. [Space Opéra] / Troisième ébauche. Lun 26 Mai - 11:39 | |
| Ha, une véritable histoire. Pas encore achevée je pense et c'est dommage car elle est prenante.
Tout commence par la fin et moi j'aime ça. Cependant la "fin" et le début de l'histoire sont tous les deux des massacres et du coup on a un peu de mal à être sûr que le second chapitre est bien ce qui s'est passé avant. On en est persuadé seulement quand Allan lui parle.
Ceci dit sinon c'est parfait. Bien écrit, le fil conducteur apparait doucement pour garder une part de mystère... Très bien! Je n'ai pas relevé de fautes, ça se lit comme on mange un petit pain, rapidement mais avec délices^^ _________________
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|  | | Le Fondateur

 Age : 17 Inscrit le : 23 Déc 2007 Messages : 312 Localisation : Se gèle aux Pôles avec Paulette.
| Sujet: Re: Les Reflets du Passé. [Space Opéra] / Troisième ébauche. Lun 26 Mai - 16:42 | |
| Chapitre 1.
L'homme n'est que mensonge.
Bible, Psaumes, CXVI, 11
Le journaliste s'époumonait dans son micro, commentant la victoire de l'Alliance Spatiale sur l'Empire de Tïo. Sa voix résonnait et grésillait dans le cokpit, peu de temps après que les bangs supersoniques se soient estompés. L'une des deux personnes augmenta le son, d'un geste vif, en tournant un des boutons du poste.
-...C' est fantastique mesdames et messieurs !! Il y a à peu-près une heure, l' Empire de Tïo, notre éternel et vil ennemi, assassin de la démocratie, vient de capituler après une action héroïque de notre armée sur sa planète mère. Le despote est mort ! Nos soldats, glorieux patriotes qui ont permis cette victoire, chantent et dansent dans les vaisseaux. La joie est à son comble ! Les officiers organisent des fêtes générales dans chaque poste militaire et navire spatial. Des images qui me parviennent, je vois la foule, dans les rues, scandant le nom de notre Président bien aimé, S. Clint, en portant des drapeaux et pancartes à l' effigie de notre sauveur. Le gouvernement, ce groupe de puissants stratèges qui ont permis de mener notre flotte à la victoire, est en train de donner une conférence sur la grande place de la Capitale. Le combat a été un véritable massacre pour l' armée adverse. Ces monstres gorgés de haine mais faibles sont tombés sous les coups de nos armes sans pouvoir un seul instant riposter. Nous n' avons subi que des pertes minimes. Moi qui vous parle depuis le poste de commandement d' un de nos fiers vaisseaux, je peux vous dire que le spectacle de ces débris de vaisseaux ennemis et des navires investissant les derniers batîments ennemis est magnifique, et...
Hannah coupa vivement la radio. Le silence qui suivit, seulement entrecoupé par le son des moteurs rugissants et des grincements de l'appareil, ne dura que quelques secondes. -Non mais n'importe quoi ! Je parie que ce petit con se trouve bien au chaud dans une salle de studio et ne vois même pas ce qui se passe ! Et "des pertes minimes" !!! Y se fout vraiment de nos gu.... -Ok ! Ok !, coupa Jim. Faut pas t'énerver comme ça ! On n'est pas là non plus pour le voir... Et c'est mieux comme ça... -Eh bien, dit-elle sur un ton qui se faisait geignard, môssieur Jimmy a les choquotes ? -Oh, ça va ! Jim, jeune garçon de 20 ans, au poste de commandement du petit transporteur Alpha, était assez grand pour un homme de stature moyenne. Ses cheveux coupés très courts à la mode "militaire", étaient heureusement rattrapés par leur couleur chatain clair et par ses yeux verts, pétillants de malice. Il sourit puis prit le même air geignard que sa coéquipiaire. Hannah, elle, était petite et assez fine. Sa peau blanche et douce tranchait avec ses cheveux noirs de jais, et ses yeux également sombres. Ses formes, qui ne manquait pas de gêner le jeune garçon chaque fois qu' il baissait trop les yeux, n' étaient pas celles d' une beauté fatale mais lui permettaient quand même d'attirer les regards de certains "mâles" qui croisaient sa route. Cela la faisait plutôt rire. -D'accord, reprit-elle en rougisseant légérement, je ne le ferais plus... -C'est pas grave..., dit son compagnon en rajoutant mentalement: Pauvre con!
Hannah et lui étaient pilotes depuis deux ans pour l'armée de l'Alliance spatiale, à bord du transporteur Alpha. Enfin, pour sa part, cela faisait un mois et demi de plus. Fils d'un simple commerçant sur New Capital -qui était comme son nom l' indique la planète centrale de l'Alliance- son destin était tout tracé. Il allait devenir commerçant, er vendre des produits de luxe, comme son père. La société était ainsi faîte. Mais avant, comme ce dernier lui disait, rien ne vaut l' expérience des métiers de bases qui composent la grande Famille du commerce. Jim avait donc postuler pour un poste de pilote de transporteur, peu de temps avant le début de la Nouvelle Guerre. Il avait directement reçu le commandement de l' Alpha, car l'armée avait besoin de personnes adaptées pour le transport d' armes ou de soldats. Ses résultats avaient été exemplaires. Un mois et demi plus tard arrivait Hannah, militaire de carrière. La jeune femme et le pilote s'étaient tout deux liés d'amitié lorsqu' elle a été assignée comme copilote. D'un esprit franc, au contraire de Jim, elle l'avait aider à mieux s'extérioriser face à d' autres soldats ou pilotes. Elle l'avait affectueusement surnommé Jimmy. Hannnah était vive, et ses blagues et répliques qu'elle ne sortait qu'à Jimmy ne manquaient jamais de le faire éclater de rire. Elle était belle aussi, s'était dit le jeune pilote, mais bon... Pourtant, un lien s' était lié entre eux et ils étaient devenus complices. Ils étaient "les meilleurs amis du monde". Jamais l' un sans l' autre... Seul depuis des années, confiné à sa classe, Jimmy avait enfin trouvé quelqu'un à qui parler, avec qui débattre, confier ses angoisses et inquiétudes... Mais jamais il n'avait osé aller plus loin. Je ne fais que mentir... que me mentir... depuis presque deux ans...
-Tu sais, toutes ces idioties... Cette propagande... -Je sais, avoua le jeune homme. Mais que veux-tu y faire ? L'Alpha débutait sa phase de descente, ses fusiopropulseurs positionnés vers le sol. Ils allaient atterir sur la base militaire de Red City, ville puissante de New-Capital, pour livrer leur stock d' armes. On leur donnait leurs ordres sur le réseau militaire. Jim récita le code du vaisseau et reçu la permission d'atterir. Manipulant une série de boutons et de leviers, observant les différents voyants et cadrans, les deux pilotes firent atterrir le transporteur. -Où doit-on aller ensuite ?, dit le jeune homme pour changer de sujet et pour lui montrer qu' il se fichait complètement de sa taquinerie. Hannah le regarda en souriant puis lut le nouveau plan de vol sur l'écran principal. -Tiens, tu vas rire... On doit aller approvisionner une planète-frontière... Près de l'endroit où a eu lieu la bataille. Teria...
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