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Chikoun



 Age : 17 Inscrit le : 03 Jan 2008 Messages : 390 Localisation : Dans le coeur d'une rose, sur les lèvres d'un ange.
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Irrumo



Inscrit le : 06 Jan 2008 Messages : 126
| Sujet: Re: Condamné à vivre. Dim 4 Mai - 21:28 | |
| | Chikoun a écrit: | Condamné à vivre.
Un sourire se perd, dans un lieu délétère. Comme l'homme s'étouffe en un rêve d'éther Quelques bribes de mots lui deviennent ineffables. Alors que ses joies lui reviennent et l'accablent, Son désespoir le fuit, et il revient sur terre, Retrouvant la douleur de ses lambeaux de chaire. Las, sur l'égoïste froidure de la table, L'homme condamné hait tous ces regards affables. |
Sur le plan métrique, c'est assez bon mais : Quelques bribes de mots lui deviennEnt-ineffables. 13 syllabes Alors que ses joies lui reviennent et l'accablent, pas decésure Las, sur l'égoïste froidure de la table, mauvaise césure Attention, chair, pas chaire. Ce poème manque d'assise, ce dont il parle n'apparait pas bien clairement. On voit qu'il s'agit d'un douloureux retour à la vie (resurection ou réincarnation, on ne sait), l'idée paradoxale du poème étant la souffrance inhérente à cette venue à la vie. Le sujet était moins neuneu que ce qu'on voit habituellement, et pouvait donner lieu à d'intéressants développements. Le vers sur les bribes de mot qui deviennent ineffables est curieusement tourné: on sent qu'il y avait une idée plus nette au départ, que celle qu'on lit ainsi formulée. Mais le début un peu éthéré n'est pas très clair. On ne voit pas trop qui perd le sourire, ni de quel lieu délétère il s'agit. |
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Chikoun



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Irrumo



Inscrit le : 06 Jan 2008 Messages : 126
| Sujet: Re: Condamné à vivre. Mer 7 Mai - 12:36 | |
| | Chikoun a écrit: | | Citation: | Alors que ses joies lui reviennent et l'accablent, pas decésure |
13 syllabes aussi 
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Non 12 syllabes, à moins que tu comptes le "e" de joies, ce qui peut se faire dans une métrique préclassique. Sinon dans la métrique classique, il est tout simplement interdit d'employer un mot se finissant par un e muet devant consonne, vu qu'on ne peut ni prononcer ce e sans être ridicule, ni le supprimer de la prononciation sans enfreindre les règles strictes. Actuellement, dans une métrique conservatrice, mais qui se permet quelques licences avec certaines règles devenues caduques à cause de l'évolution de la langue, le "e" de "joies" ne compte absolument pas. |
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Chikoun



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Irrumo



Inscrit le : 06 Jan 2008 Messages : 126
| Sujet: Re: Condamné à vivre. Mer 7 Mai - 19:41 | |
| | Le "e" en fin de vers ne compte pas : seule compte la ternière syllabe tonique. |
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Chikoun



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Irrumo



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| Sujet: Re: Condamné à vivre. Mer 7 Mai - 20:46 | |
| | en l'occurrence |
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Chikoun



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Chikoun



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| Sujet: Re: Condamné à vivre. Sam 10 Mai - 8:26 | |
| Voici l'explication du poeme 
Pour ce qui est du général : c'est une petite critique de ceux qui veulent sauver à tous prix, tant médecins que famille etc.. C'est assez "caché" si on peut dire, je l'admet.
Le lieu délétère (malaise) est en quelque sorte la cause d'un suicide symbolisé par le "rêve" et le "désespoir", mais ils représentent aussi l'anesthesie de la mort (assoupissement des sens, arret du combat contre la vie). "perd" et "s'étouffe" montrent (ou plutot tentent de montrer) que l'homme est entrain de mourir, le "sourire", quant à lui, peut être pris a double sens. Soit il est symbole de joie, ou tout du moins de soulagement a quitter cette vie, soit il devient la représentation d'une vie qui aurait pu etre heureuse. Et alors qu'il commence a etre déconnecté du monde, ses joies, autrement dit, sa vie, lui reviennent, et lui redonnent la souffrance qui l'a forcé à choisir la mort. La froidure de la table, est ce que j'ai trouvé de mieux (ou de moins bien lol) pour symboliser l'hopital. Egoiste se suffit a lui même, accolé au symbole de l'hopital. Et le dernier vers parle de lui même : l'homme qui voulait mourir a été condamné à vivre, et déteste les personnes qui ont voulu, par bonté, en partant d'un bon sentiment, le sauver.
Bien sur ce n'est que ma vision de la chose, quelqu'un d'autre que moi peut le voir autrement, j'en suis conscient. Et j'avoue encore une fois que le sens peu en rester assez caché.
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 Aspharoth  |
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