Dounette Âme damnée


 Age : 26 Inscrit le : 22 Nov 2007 Messages : 1806 Localisation : Belthil, mon ange.
| Sujet: Concours pour le background de Sûl-Nar Jeu 3 Jan - 5:12 | |
| Voici l'image générale de la Cité du Désert, Sûl-Nar....
*** TEXTE 1 ***
A l’orée du désert, à la frontière Est du continent, s’élève une cité du nom de Sul-Nâr. Puissante place forte frontalière, cette ville est le rempart vers l’inconnu, le désert des sables et de roches dont bien peu s’en sont sorti vivant. Sous une chaleur exceptionnelle toute l’année, un peuple libre décida de bâtir une ville, un foyer pour accueillir tout les êtres et les âmes il y a de cela de nombreux siècles. Construite près d’un oasis, permettant ainsi la survie, l’agriculture vivrière mais aussi la culture d’épices rares, la cité bâtie au départ difficilement et dans la peine, s’est accrue admirablement bien par les richesses qu’elle cultive (des épices qui se vendent à prix d’or, de papyrus pour l’écriture, vendue aussi à prix d’or). Ceci explique la prospérité du village devenu ville, sa richesse en or dû au commerce des épices, permit d’acheter tout le nécessaire de forage et d’hydraulique ainsi que de matières premières. Cette ville frontalière mène depuis ses débuts une vie rude, même si aujourd’hui la vie semble plus aisée dans la vie quotidienne. Si les jours ne sont que chaleur et sècheresse, les nuits sont fraiches, voire glacées.
Les habitations sont construites avec des pierres, du calcaire ou en briques de terre cuite, recouverts de craie pour blanchir au mieux les murs. Le bois en denrée rare, mais elle peux servir dans l’édification de toitures ou de base de soutènement. Les toits sont solides et bien œuvres, pour ne pas laisser la chaleur s’installer dans les lieux. L’intérieur des maisons est à l’ombre, à la fraicheur, ce sont des havres de repos, un foyer intérieur est régulièrement entretenu. Certains bâtiments nécessitent d’énormes blocs de pierre tirés de carrières pour leur édification, tel est le cas pour le palais ou encore la tour centrale, ressemblant à un phare où brule à son sommet, une flamme éternelle. Bien que loin de la mer, ce « phare » est un espoir pour l’égaré du désert ou pour celui qui désire atteindre les lieux dans la nuit tombé, il est le symbole du cœur des habitants, toujours accueillant et chaleureux. L’organisation des rues de Sûl-Nar est en damier, voir en échiquier permet aux habitants de ne pas se perdre dans un dédale de ruelles et de cul de sac. On note toutefois, hormis les habitations, les bâtiments de stockages, de productions manufacturiers ou vivriers, d’autres bâtiments qui font la fierté de la cité du foyer. La bibliothèque des lieux conserve tous les ouvrages « courts » stockés dans des rouleaux de parchemin ou de papyrus. Un musée accumulant les arts les plus divers et variés a été construit au vu des qualités exceptionnelle de conservation des œuvres. Divers ateliers existent pour aider aux talents de chacun. Les habitants de ces lieux sont des êtres fiers et endurants, mais aussi sensibles à toute forme d’art, ils sont par ailleurs conservateurs et protecteurs d’arts. Leur méticulosité et leur souci de conserver font de chacun des habitants, des archivistes nés. Aucun habitant ne rejette l’art, ni ne jettent les choses après usage. Mais le mystère semble être la marque des habitants de ces lieux, ils parlent assez peu de leur passé ou des choses environnantes, limitant ainsi toute tentative d’études ethnologique, est ce par souci de discrétion ou de parfaite conscience qu’on les étudie ? En tout cas, les habitant sont assez réticent au fait de parler d’eux même. Le folklore des lieux suscite pourtant un intérêt pour tous les aventuriers en manque de gains et de sensations ainsi que pour l’érudit en quête de réponses qu’il n’aura sans doute jamais. Au delà de la cité s’élève un désert de sable et de rocs si vaste qu’il en est insondable autant que les dangers nombreux qui y rode. De nombreuses légendes racontent l’existence de vers de sables si grands qu’ils pourraient détruire un village, d’esprits du désert dévorant les imprudents, de morts vivants embaumés dans les plus profonds tombeaux. Mais le plus grand mystère reste surtout l’existence d’êtres dans ce désert, sans doute humains, sans doute pas, dénommés par les anciens sous l’appellation des oubliés ou encore des hostiles. La faune locale, bien que rare, s’est parfaitement adaptée à la vie rude du désert. Ici vivent principalement des chameaux, chevaux, chiens, chats (et autres félins de plus grande taille), rats kangourous, serpents, reptiles, des insectes et des scorpions en comptant bien entendus les vers géants, quelques reptiles géants et d’autres encore innommables et inconcevables. La cité du désert reste toutefois mystérieuse, ses secrets sont comme le feu, pas encore maitrisée par le commun des mortels.
*** TEXTE 2 ***
Pendant des siècles, le désert resta la frontière orientale de Ter Aelis, tant son climat rude empêchait toute colonisation. Mais alors que la technologie sortie de la Cité Administrative laissait rêveurs les quelques illuminés qui partaient à la conquête du ciel, quelques savants plus terre à terre appliquèrent leurs découvertes à la fondation d’une cité dans le désert. Pari fou et stupide direz-vous, que pouvait-on bien faire d’une cité dans le désert ? Qu’apporterait-elle ? Toutefois un groupe de têtes brûlées, c’est bien là le terme, partit à la conquête de ce monde de sable prêt à vous ensevelir.
Revêtus de combinaisons spéciales, ils choisirent le site avec soin, repérant une nappe phréatique importante à quelques centaines de mètre sous terre. Ainsi approvisionnés en eau ils construisirent les premières habitations, en terre cuite. Ce sont des maisons basses possédant une cours centrale où se trouve le puits de la maison, souvent entouré d’un ou deux arbres qui offrent ainsi un peu de fraicheur. Ces habitations ne comportent que très peu d’ouverture afin de limiter l’entrée du sable et de préserver de la chaleur de la journée et du froid glacial de la nuit. Si les maisons étaient confortables, il restait quasiment impossible de sortir la journée sans combinaison et il fallait aussi trouver des ressources pour le développement de la ville.
Creusant plus profondément, les premiers colons créèrent une petite oasis artificielle qui leur permit de faire quelques champs qui subvinrent aux besoins de la petite population dans un premier temps. Etudiant leur environnement grâce aux combinaisons ils découvrirent une ressource inattendue : des arbres fruitiers poussaient dans cet endroit aride, et à leur pied poussaient des plantes qui fournissent des épices rares. Exploitant cette nouvelle richesse, la ville gagna rapidement en importance aussi bien commerciale que terrienne et se développa à toute vitesse. Du statut de ville paria où personne ne voulait aller elle passa à celui de ville en vogue, où les nouveaux riches s’installaient. Pour répondre à la demande des nouveaux colons, les combinaisons furent améliorées : plus légères, plus confortables, elles développèrent leur propre mode. De nos jours on trouve des centaines de modèles différents, que l’on peut aussi personnaliser soit même.
La reconnaissance officielle de la ville vint avec l’aménagement de la bibliothèque réservée aux œuvres de petit format. A l’apogée de l’âge d’or de la ville, le joyau vert fut créé : un immense parc sous dôme, oasis de verdure dans cet océan de sable. C’est devenu l’attraction principale et le Parc draine des milliers de visiteurs par an, assurant un revenu stable à la cité.
Toutefois tout n’est pas rose dans le désert et le danger guette dès que l’on sort de la ville. La terrible Deserticus praedatoria rôde, dévorant les voyageurs imprudents. Cette créature aussi imposante que dangereuse est à l’origine d’une coutume ancienne, remontant au temps des premiers colons qui devaient se battre contre elle. En effet, une fois par an, la veille de la 3eme Pleine Lune, est organisée la Grande Chasse. Les jeunes habitants de Sûl-Nar et dans leur dernière année de second cycle partent seuls dans le désert, avec pour seul équipement un sac de provisions et d'eau potable, ainsi qu'une lance d'énergie.
Ils ont un temps de cinq levers de lunes pour trouver, traquer et tuer une Deserticus Praedatoria, et ramener une de leurs lames au bercail. Ceux qui y réussissent entrent alors officiellement dans le tiers cycle de leur vie, cycle qui durera jusqu'à leur mort.
Le jeune ayant ramène la lame la plus impressionnante se voit décerner le titre de Maître Chasseur, et sera charge, durant l'année suivante, de former les nouveaux a l'art de la chasse et les préparer a la 'Grande Epreuve'.
Bien sûr le plus grand danger reste le désert lui-même, chauffé à blanc par un soleil implacable et recelant des pièges comme des sables mouvants et de tempêtes de sable aussi soudaines que mortelles. N’attendez aucun secours des habitants originels du désert car ils détestent les colons, les accusant de détruire le désert avec leurs machines infernales.
*** TEXTE 3 ***
Suite à l’expansion démographique engendrée par l’arrivée de nouveaux colons à Ter Aelis, les hommes durent chercher de nouveaux lieux pour se baser. C’est ainsi que les limites du territoire habité furent encore une fois repoussées. Menés par les besoins de la nécessité, les colons abattirent la frontière qui les séparaient du désert et s’installèrent dans cette contrée jusqu’à maintenant évitée. Mystérieuses et dangereuses, les dunes sablonneuses qui entourent la Cité du Désert se vêtent sans cesse d’un manteau différent et la beauté de l’oasis prodigue un charme incontestable à cette ville étrange.
Fondée sur les bords luxuriants d’un grand oasis, la cité doit sa survie à cette eau. La plus précieuse de ressources pour un corps asséché, les habitants du désert vénèrent ce don divin et respectent avec une méticulosité phénoménale cette réserve fragile. L’oasis est le cœur de la ville, tel un soleil qui épanouirait ses rayons autour de lui, les rues et ruelles se multiplient en sa périphérie. Chaque quartier de la ville ayant sa propre spécificité, sur son flanc Est on peut trouver le quartier des tanneurs appuyés par celui des teinturiers. Deux lieux que les gens évitent à cause de l’odeur produite par les produits utilisés et le bruit incessant provenant des ateliers. En allant un peu plus au Sud, on traverse le quartier des bijoutiers et celui des droguistes. Une fois tout à fait au Sud, c’est la garnison que l’on peut voir, les bâtiments rouges en terre peinte résonnent fièrement des musiques guerrières de contingents en réserve ici. En allant vers l’Ouest, on trouve le coin des marchand, une immense place forme un anneau jumeau à l’oasis, où toutes les merveilles du désert son exposées et où tout le peuple vient s’extasier devant les beautés que ramènent les aventuriers ou les caravaniers intrépides, on y vend des perles d’eau si pures qu’elles sont presque liquides, des tuniques brodées si finement que les rois et les déesses pâliraient rien qu’en les voyant. Ca c’est la folie du désert, une magnificence contagieuse qui gagne la population lentement et la transforme en œuvres et artistes. En quittant le marché et en finissant le tour de montre au Nord, on arrive aux habitations proprement dîtes, toutes en terre blanchie, elles sont éblouissantes et belles. Agrémentées par quelques parterres de fleurs ou de plantes vertes, le contraste est saisissant et d’un charme indubitable. C’est au Nord de Sûl-Nar que l’on trouve les champs d’épices, cultures immenses à l’instar de l’importance que leurs accordent des habitants, après l’Or bleu qu’est l’eau, voici l’Or Rouge.
Mais la splendeur de cette ville ne provient pas seulement de ses cultures, mais surtout et essentiellement de sa culture. Son économie étant le fruit de sa spiritualité plutôt que l’inverse. Les hommes du désert sont chétifs en comparaison de leurs homologues des régions tempérées, ne parlons même pas des montagnards. Cependant cette particularité semble être compensée par une capacité de réflexion poussée à son paroxysme. C’est ainsi que, aussi vrai que les régions tempérées apportent richesse, prospérité et gloire, les régions arides amènent une philosophie qui échappe à ceux qui n’y vivent pas, perspective qui permet au peuple désertique de prospérer et de toujours améliorer leurs technologies. S’activant autour d’énormes télescopes, les astronomes de la cité apprennent des étoiles et des astres autant que les mathématiciens qui pratiquent dans le même établissement la mise en place de nouvelles théories.
Cette tribu de penseur et de chercheurs a trouvé refuge sur l’île au centre de l’Oasis. Ainsi à l’écart de la foule et des présences indésirables, les savants qui se réunissent sur cette île sont vénérés par le reste de la population. Ici, il n’est nul besoin de rendement pour être et rester un chercheur, il suffit d’avoir convaincu les autres de sa capacité à résonner ou à déraisonner. Grâce à cette sécurité relative, cette communauté peut donc mener ses travaux sans avoir peur de perdre son pain quotidien. Une telle condensation de savoir et de savants à amené un développement des artistes dans la cité, les mécènes sont multiples et les génies nombreux, aussi il sembla bon de transférer ces artistes et la bibliothèque sur cette île. Un long ponton de bois amène jusqu’à ce paradis de la pensée, les gens du commun sont autorisés à y accéder tout au long de la journée mais lorsque sonnent les coups de six heure alors les gardes en interdissent tout accès à ceux qui ne possèdent pas un laisser signé par les Gardiens en personnes. Car ceux-ci ont très bien compris qu’il était très important d’entretenir une telle communauté et de lui permettre de s’agrandir.
C’est ainsi que le désert offre une telle attraction vis-à-vis des hommes. Par sa culture qu’il propage et par les richesses qu’il renferme. La splendeur d’une ville où les maîtres marchands pavanent tels de grands seigneurs sur de beaux et nobles destriers en distribuant pièces et pains aux manants, où la joie et la festivité s’expriment de pair avec la connaissance et la culture. De loin une ville extraordinaire, on vient de loin pour la contempler et finalement on en reste bouche-bée et incapable de se retirer…
De l’Historien, Defeus Cliten, membre de l’ordre Pourpre.
- - - FIN DES PROPOSITIONS - - - _________________

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KinderWalker



 Age : 19 Inscrit le : 27 Déc 2007 Messages : 331 Localisation : Caen / Rouen
| Sujet: Re: Concours pour le background de Sûl-Nar Jeu 3 Jan - 19:57 | |
| A voté pour le texte 2. Plus court, mais plus vraisemblable que les autres, et mieux écrits globalement. La genèse est d'ailleurs excellente.
Le texte 1 présente des répétitions et des fautes, ce que je trouve dommage. Quant au texte 3, on relève plusieurs incohérence comme la rareté de l'eau et la présence de tannerie qui en consomme énormément, présence de forces militaire sur un versant quasi dénué de population ect (alors même que Ter aelis n'en possède pas même.)
Bref texte 2 |
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Le Vagabond

 Age : 17 Inscrit le : 23 Déc 2007 Messages : 169 Localisation : Au pays où les fleurs sont piétinées, où les lapins sont écrasés, où les Alices sont égorgées...
| Sujet: Re: Concours pour le background de Sûl-Nar Sam 5 Jan - 1:58 | |
| Premier texte : Description intéressante, que j'ai suivi avec un grand plaisir, agréable, et j'avoue comme Morgoun avoir été attiré par le côté mystérieux des quelques ébauches de légendes évoquées. Second texte : Plus terre-à-terre, mais aussi plus court. Je ressens moins le texte que dans le premier. Ici j'ai tout lu, mais sans vraiment parvenir à plonger dedans. J'avoue ne guère trop m'expliquer pourquoi... Dernier texte : Notre historien de l'Ordre Pourpre ne m'a pas autant passionné que dans d'autres de ses écrits ^^'. Ici c'est un peu plat, on ne parvient pas à capter avec attention tout ce qui est évoqué (bon ça vient sans nul doute de moi, mais bon  ), et il manque un côté un peu extraordinaire, mystérieux, pour qu'on accroche franchement au BG. Dommage car bien détaillé.... |
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