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L'académie française réformiste et la société réactionnaire.

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MessageSujet: Re: L'académie française réformiste et la société réactionnaire.   Mer 16 Avr - 9:46

Citation:
Certaines des réformes que tu proposes par
ironie, dans l'absolu ne sont pas idiotes, c'est juste qu'il est hors
de question de tout brusquer d'un coup.

je doute d'avoir à aller plus loin dans ce débat; si ce genre de réforme te convient, libre à toi, moi j'appelle ça du meurtre - ayant une relation charnelle avec les mots et les livres, le terme n'est pas hyperbolique - et une ineptie.

Au final, on perd avec ce genre de choses, des possibilités de jeu sur la langue, et on arrivera, tôt ou tard, désolé de te le dire, à quelque chose se rapprochant du sms; Peut-être pas de suite, mais au fur et à mesure on y arrivera.

Et désolé, mais pour moi ce sera oignon, forêt et château. et jamais ognon, foret ou chato. (bah oui, pourquoi le eau, quand le o existe ?)

C'est sur que chato ça a plus de gueule que château... ou pas.


Non désolé, mais si tu considères ce que j'ai sorti comme potentiellement acceptable, mais qu'on ne va pas le faire tout de suite pour ne pas heurter les consciences, je n'ai plus rien à dire et je te laisse jouer avec ta langue qui ne sera jamais la mienne. Tu veux faire mumuse ? soit. Mais personnellement, je ne lis que rarement ceux qui écrivent avec des fautes, quand bien même ils osent dire que "c'est mieux ainsi" cheers
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Tr0n
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MessageSujet: Re: L'académie française réformiste et la société réactionnaire.   Mer 16 Avr - 10:06

En même temps il me semble que la phonétique de chato et château est d'une capitale différence non ? Les lettres, les accents, les diphtongues et autres amusements sont surtout là pour exprimer grâce à des codes "culturels" une certaine phonétique.

N'y a-t-il pas une subtilité phonétique entre ognon, oignon, onion ?

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MessageSujet: Re: L'académie française réformiste et la société réactionnaire.   Mer 16 Avr - 10:33

tout à fait, d'ailleurs, plus on simplifie une langue, plus, à mon sens, on gagne en utilité, mais on perd en poésie. L'allemand possède bien plus de mots que le français, mais le français possède bien plus de passerelle phonétique, graphique entre les mots, c'est ce qui en fait une langue extrêmement riche.
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Irrumo





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MessageSujet: Re: L'académie française réformiste et la société réactionnaire.   Mer 16 Avr - 12:53

Tr0n a écrit:
En même temps il me semble que la phonétique de chato et château est d'une capitale différence non ? Les lettres, les accents, les diphtongues et autres amusements sont surtout là pour exprimer grâce à des codes "culturels" une certaine phonétique.

N'y a-t-il pas une subtilité phonétique entre ognon, oignon, onion ?




oignon et ognon sont deux graphies possibles pour une même chose.
Onion est différent.
Dans oignon, le point d'articulation se situe vers l'arrière (dos de la langue contre arrière du palais), dans onion, on prononce l'alveo-dentale (ou pas loin) nasale "n", suivie du yod.
Ecrire onion n'est pas une pure faute d'orthographe comme par exemple écrire "châtau" au lieu de "château" : c'est ici lié à une perception imprécise des phonèmes.


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Irrumo





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MessageSujet: Re: L'académie française réformiste et la société réactionnaire.   Mer 16 Avr - 12:57

[quote="Elenmira"]
Citation:

Mais personnellement, je ne lis que rarement ceux qui écrivent avec des fautes, quand bien même ils osent dire que "c'est mieux ainsi" cheers


Personnellement je tâche d'écrire sans faute, et je n'aime pas non plus les fautes d'orthographe. Mais cela ne m'empêche pas d'avoir un léger recul sur la manière dont j'ai été formé, et de considérer que les conventions, auxquelles j'obéis parce que ce sont les conventions actuelles, mériteraient d'être simplifiées ou rendues plus cohérentes. Après évidemment si tes seuls arguments sont les grands mots creux comme culture ou richesse de la langue, on ne peut effectivement pas aller très loin.


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MessageSujet: Re: L'académie française réformiste et la société réactionnaire.   Mer 16 Avr - 12:59

Et si tes seuls arguments sont ceux que tu donnes ici, on ira très loin dans les inepties. Sur ce, je sors définitivement de ce sujet pour politiquement correct Very Happy
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Tr0n
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MessageSujet: Re: L'académie française réformiste et la société réactionnaire.   Mer 16 Avr - 14:31

Tiens à propos des modifications selon un rapport des rectifications orthographiques.

Citation:
3.3. L’accent circonflexe

L’accent circonflexe représente une importante difficulté de l’orthographe du français, et mêmel’usage des personnes instruites est loin d’être satisfaisant à cet égard. L’emploi incohérent et arbitraire de cet accent empêche tout enseignement systématique ou historique. Les justifications étymologiques ou historiques ne s’appliquent pas toujours : par exemple, la disparition d’un s n’empêche pas que l’on écrive votre, notre, mouche, molte, chaque, coteau, moutarde, coutume, mépris, etc., et à l’inverse, dans extrême par exemple, on ne peut luitrouver aucune justification. Il n’est pas constant à l’intérieur d’une même famille : jeûner, déjeuner ; côte, coteau ; grâce, gracieux ; mêler, mélange ; icône, iconoclaste, ni même dans la conjugaison de certains verbes (être, êtes, était, étant). De sorte que des mots dont l’histoire est tout à fait parallèle sont traités différemment : , mais su, tu, vu, etc.; plaît, mais tait.

L’usage du circonflexe pour noter une prononciation est loin d’être cohérent : bateau, château ; noirâtre, pédiatre ; zone, clone, aumône ; atome, monôme. Sur la voyelle e, le circonflexe n’indique pas, dans une élocution normale, une valeur différente de celle de l’accent grave (ou aigu dans quelques cas) : comparer il mêle, il harcèle ; même, thème ; chrême, crème ; trêve, grève ; prêt, secret ; vêtir, vétille. Si certains locuteurs ont le sentiment d’une différence phonétique entre a et â, o et ô, è ou é et ê, ces oppositions n’ont pas de réalité sur les voyelles i et u (comparer cime, abîme ; haine, chaîne ; voûte, route, croûte ; huche, bûche ; bout, moût, etc.) L’accent circonflexe, enfin, ne marque le timbre ou la durée des voyelles que dans une minorité des mots où il apparaît, et seulement en syllabe accentuée (tonique) ; les distinctions concernées sont elles-mêmes en voie de disparition rapide.

Certes, le circonflexe paraît à certains inséparable de l’image visuelle de quelques mots et suscite même des investissements affectifs (mais aucun adulte, rappelons-le, ne sera tenu de renoncer à l’utiliser).

Dès lors, si le maintien du circonflexe peut se justifier dans certains cas, il ne convient pas d’en rester à la situation actuelle : l’amélioration de la graphie à ce sujet passe donc par une réduction du nombre de cas où le circonflexe est utilisé. (Voir Règle 4 ; Recommandation 4.)


Et voici les "nouvelles" règles parues en 1990.

Citation:

Si l’accent circonflexe placé sur les lettres a, o et e peut indiquer utilement des distinctions de timbre (mâtin et matin ; côte et cote ; vôtre et votre ; etc.), placé sur i et u il est d’une utilité nettement plus restreinte (voûte et doute par exemple ne se distinguent dans la prononciation que par la première consonne). Dans quelques terminaisons verbales (passé simple, etc.), il indique des distinctions morphologiques nécessaires. Sur les autres mots, il ne donne généralement aucune indication, excepté pour de rare distinctions de formes homographes.

En conséquence, on conserve l’accent circonflexe sur a, e, et o, mais sur i et sur u il n’est plus obligatoire, excepté dans les cas suivants :

a) Dans la conjugaison, où il marque une terminaison :

Au passé simple (première et deuxième personnes du pluriel) :
nous suivîmes, nous voulûmes, comme nous
aimâmes ;
vous suivîtes, vous voulûtes, comme vous
aimâtes.

À l’imparfait du subjonctif (troisième personne du singulier) :

qu’il suivît, qu’il voulût, comme qu’il aimât.

Au plus-que-parfait du subjonctif, aussi nommé parfois improprement conditionnel passé deuxième forme (troisième personne du singulier) :

qu’il eût suivi, il eût voulu, comme qu’il
eût aimé.

Exemples :

Nous voulûmes qu’il prît la parole ;
Il eût préféré qu’on le prévînt.
b) Dans les mots où il apporte une distinction de sens utile : dû, jeûne, les adjectifs mûr et sûr, et le verbe croître (étant donné que sa conjugaison est en partie homographe de celle du verbe croire). L’exception ne concerne pas les dérivés et les composés de ces mots (exemple : sûr, mais sureté ; croître, mais accroitre). Comme c’était déjà le cas pour , les adjectifs mûr et sûr ne prennent un accent circonflexe qu’au masculin singulier.



Les personnes qui ont déjà la maîtrise de l’orthographe ancienne pourront, naturellement, ne pas suivre cette nouvelle norme. (Voir Analyse 3.3 ; Recommandation 4.)


Remarques :

- cette mesure entraîne la rectification de certaines anomalies étymologiques, en établissant des régularités. On écrit désormais mu (comme déjà su, tu, vu, lu), plait (comme déjà tait, fait), piqure, surpiqure (comme déjà morsure) traine, traitre, et leurs dérivés (comme déjà gaine, haine, faine), et ambigument, assidument, congrument, continument, crument, dument, goulument, incongrument, indument, nument (comme déjà absolument, éperdument, ingénument, résolument) ;

- sur ce point comme sur les autres, aucune modification n’est apportée aux noms propres. On garde le circonflexe aussi dans les adjectifs issus de ces noms (exemples : Nîmes, nîmois.)


Donc ce n'est pas une "simple" suppression ou simplification. C'est la mise en place d'une nouvelle graphie et ça ne me dérange pas du tout. Disons qu'ils mettent l'accent sur un point qui ne me semble pas résolu par leurs nouvelles règles, sans circonflexe, qui m'enjoint à garder la vieille méthode. Il manque de l'argumentation sur les impacts, sur le pourquoi de la difficulté d'apprendre (ce qui de mon point de vue est faux).


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MessageSujet: Re: L'académie française réformiste et la société réactionnaire.   Mer 16 Avr - 19:16

Elenmira a écrit:
Et si tes seuls arguments sont ceux que tu donnes ici, on ira très loin dans les inepties. Sur ce, je sors définitivement de ce sujet pour politiquement correct Very Happy

Se retirer précipitamment des débats, la tête haute mais la queue entre les jambes, c'est un peu un mode de vie chez toi ?
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MessageSujet: Re: L'académie française réformiste et la société réactionnaire.   Mer 16 Avr - 19:24

Goldmund a écrit:
Elenmira a écrit:
Et si tes seuls arguments sont ceux que tu donnes ici, on ira très loin dans les inepties. Sur ce, je sors définitivement de ce sujet pour politiquement correct Very Happy

Se retirer précipitamment des débats, la tête haute mais la queue entre les jambes, c'est un peu un mode de vie chez toi ?


Bon Goldmund... Au lieu de faire ton chieur, dis-moi: Es-tu capable de faire un seul débat sans les casser à tout le monde ?
Alors, merci de ne pas attaquer les autres comme cela.
Merci.
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MessageSujet: Re: L'académie française réformiste et la société réactionnaire.   Mer 16 Avr - 19:40

Tr0n a écrit:
Donc ce n'est pas une "simple" suppression ou simplification. C'est la mise en place d'une nouvelle graphie et ça ne me dérange pas du tout. Disons qu'ils mettent l'accent sur un point qui ne me semble pas résolu par leurs nouvelles règles, sans circonflexe, qui m'enjoint à garder la vieille méthode. Il manque de l'argumentation sur les impacts, sur le pourquoi de la difficulté d'apprendre (ce qui de mon point de vue est faux).




Ce n'est pas une supression totale de l'accent circonflexe évidemment (l'académie française est avant tout conservatrice), mais une supression dans certains cas, afin de rendre le tout plus cohérent pour une personne qui apprend à écrire.
Le pourquoi de la difficulté d'apprendre est pour moi très facile à comprendre : les accents sur les i et les u, en dehors des cas grammaticaux n'ont aucune raison d'être. Il n'y a donc pas de moyen de se rappeler pourquoi on met un accent sur brûler ou bûcher (je prends des mots qui ne sont pas d'origine latine : il est très difficile de trouver trace du "s" dans les mots de la même famille, à part bûche et bosquet). A moins d'avoir une bonne mémoire photographique, ou une bonne connaissance étymologique, il est difficile d'assimiler ces accents qui apparaissent comme arbitraires. Et même par peur de se tromper, il arrive qu'un élève rajoute des accents circonflexes où il n'en faut pas. (Exemple classique: ils disparaîssent). Et je ne parle pas de l'horrible série des adverbes en -ument, -uement, -ûment (?), que même l'étymologie ne permet pas de trancher.


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Goldmund
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MessageSujet: Re: L'académie française réformiste et la société réactionnaire.   Mer 16 Avr - 19:43

Citation:
Es-tu capable de faire un seul débat sans les casser à tout le monde ?
Alors, merci de ne pas attaquer les autres comme cela.

Je vois bien le connecteur, je ne saisis pas la logique: tu tiens du coq plus que du pingouin. Ceci dit, mon intention n'était pas de susciter un nouveau débat, veuillez ignorer cette remarque.
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MessageSujet: Re: L'académie française réformiste et la société réactionnaire.   Mer 16 Avr - 23:46

Ce que j'adore avec toi goldmund c'est la facilité avec laquelle tu sors les pires inepties avec un applomb fabuleux. Ce qui est burlesque chez les autres devient mignon chez toi, c'est toujours un plaisir de te lire... après ce qui est gênant c'est que tu crois que ça me touche cheers
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MessageSujet: Re: L'académie française réformiste et la société réactionnaire.   Jeu 17 Avr - 0:08

Mais cassez de la bûche sur le dos de Goldmund au lieu de lui faire des courbettes. C'est un insondable persifleur qui mérite la bandaison. Et on lui pÊlera le jonc comme au bailli du Limousin qu'onnnnn a penduuuuuuu avec ses trippp peuuux. Sans dec'.

scratch

Citation:
l n'y a donc pas de moyen de se rappeler pourquoi on met un accent sur brûler ou bûcher (je prends des mots qui ne sont pas d'origine latine : il est très difficile de trouver trace du "s" dans les mots de la même famille, à part bûche et bosquet).


Tu viens de donner, selon mon opinion certe, une justification importante pour ne pas supprimer ces circonflexes. L'origine de la langue n'est pas "que" le latin. A partir de là dans une langue qui est la somme de plusieurs entités communiquantes, peut-elle être "naturellement" être harmonisée ? Le mot brûler n'a-t-il pas une racine totalement différente de bûche (et bosquet) ? Je pense que l'écrasante majorité de ces anomalies sont plutôt des greffons qui enrichissent la langue plus qu'elle ne la complexifie. Non ?


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MessageSujet: Re: L'académie française réformiste et la société réactionnaire.   Jeu 17 Avr - 0:15

casser de la bûche sur le dos de goldmund, c'est comme tirer sur les ambulances: non sauf les jours de déprimes.
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MessageSujet: Re: L'académie française réformiste et la société réactionnaire.   Jeu 17 Avr - 13:32


Citation:
Tu viens de donner, selon mon opinion certe, une justification importante pour ne pas supprimer ces circonflexes. L'origine de la langue n'est pas "que" le latin. A partir de là dans une langue qui est la somme de plusieurs entités communiquantes, peut-elle être "naturellement" être harmonisée ? Le mot brûler n'a-t-il pas une racine totalement différente de bûche (et bosquet) ? Je pense que l'écrasante majorité de ces anomalies sont plutôt des greffons qui enrichissent la langue plus qu'elle ne la complexifie. Non ?


Complexifier, enrichir, il s'agit de deux termes recouvrant la même réalité, suivant qu'on est pour ou contre.

Il me semble que tu confonds deux choses qu'il faut distinguer : l'orthographe et la langue. L'orthographe ne concerne que le code de transcription : on pourrait tout aussi bien écrire brûler avec un hieroglyphe, cela n'alterarait nullement le mot lui même.

L'écriture est un code par dessus un autre code, celui de la langue. Elle ne s'apprend pas dès le berceau, son acquisition est plus tardive. Les réactions violentes s'expliquent par le fait que les gens s'imaginent que quand on touche à une graphie, on touche à la langue même, cela est pourtant faux. Et je donnerais à titre d'exemple l'écriture au 16° siècle, pleine de libertés (et aussi quelque peu chaotique).

Sinon pour ta question des mots qui ne sont pas d'origine latine, certains posent de vrais problèmes dans les emprunts récents, mais ce n'est certainement pas le cas des nombreux mots empruntés aux envahisseurs gothiques à date ancienne. Ils se sont parfaitement intégrés à la phonétique du français et à sa morphologie (tout en ayant sur cette dernière quelques incidences).


Quand en 1740 officiellement, on passe de brusler à brûler, ou de hostel à hôtel, on traite tous les mots de la même manière quelle que soit leur origine (non ceci n'est pas du politiquement correct, même si ça en a l'air).


Ensuite dans cette histoire d'accent circonflexe, tout dépend finalement de ce qu'on veut : une graphie qui garde la trace de l'histoire, ou une graphie qui repose sur un ensemble de règles assimilables.

Ce que j'ai du mal à comprendre, c'est qu'il y ait obligation de montrer cette trace de l'histoire. A la limite, dans les anciennes graphies, on marquait le rapport avec le latin si on le voulait : la part de fantaisie justifiait ces apports, plus esthétiques qu'utiles.

Mais pourquoi donc serait il obligatoire de montrer qu'il y avait un s dans l'ancien temps pour bûche, tandis qu'il serait il en même temps rigoureusement interdit de montrer qu'il y avait un c en latin avant le t d'objet?

On a rendu strict et rigide quelques fantaisies des siècles précédents : comment s'étonner que l'ensemble laisse perplexe?

Si on veut une "richesse" qu'on donne la liberté qui va avec, et si on veut un système appliqué rigoureusement par tous si on veut un système bien raide, qu'il repose sur des règles cohérentes et sans exception.



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L'académie française réformiste et la société réactionnaire.

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