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Politiquement correct et barbarisme néologique

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MessageSujet: Politiquement correct et barbarisme néologique   Ven 21 Mar - 0:03

Ceci sera, je tiens à le préciser, le coup de gueule du soir. Une fois de plus, je me suis fait pratiquement insulté pour avoir osé, comble de l'indécence, me présenter comme philosophe et écrivain. Avec l'amabilité du porte de grange et la douceur d'une viande saoule, je me suis fait pratiquement insulté par une meute de personnes, qui m'affublait de qualificatif variés allant de "dégénéré" à "relativiste de bas étage".

Quel chose ridicule. Rappelez-vous même, ce qu'avait dit Nef-tys d'elle-même: qu'elle était écriveuse. En français, étonnamment, cela a un autre nom: écrivain. De même pour les poèmeurs, chantonneurs, peintureurs, sculptariste et consorts.
Sincèrement, quel intérêt de s'affubler de néologisme – qui n'en sont pas d'ailleurs – tout ça pour contenter une élite dégénérée qui applaudit les morts, les élève aux nues et crache sur tout ce qui est encore souriant sous le soleil, sous prétexte que la lumière ne se fait que sur les tombes. Mais quel rapport avec la lumière ? Quel rapport avec la gloire ?

Ais-je demandé que l'on me compare à Nietzsche en me disant philosophe ? Je signalais simplement par là que j'étais une personne me posant des questions sur la vie. Ais-je dit qu'elles étaient de haut vol ? Ais-je dit que j'étais capable d'apporter un temps soit peu à la philosophie ? Non. Pas un seul instant, j'ai dit que je me posais des questions que même ces personnes qualifiaient de "philosophiques", ce qui induisait que je "philosophais" donc que j'étais "philosophe".
De même, ais-je demandé à ce qu'on lise mes écrits comme on lirait Aragon ? Pas un seul instant. J'écris des poèmes. Ainsi, je peux me dire poète. Où est le mal ? Ais-je dit que cela allait vous apporter quelque chose ? Non.

Devoir se dire poèmeur tout ça parce qu'on n'est pas appuyé par une renommée ou un style fabuleux n'est-il pas la marque d'une bienséance surannée ? et quand bien même ce que l'on fait est-il mauvais, où est le mal à se donner ce titre ?


Alors, oui, comme je le dis souvent, comme je le dis partout, je suis poète, je suis écrivain, et je suis philosophe. Et tant pis si mes écrits ne valent rien. Tant pis si mes poèmes ont autant de valeur poétique qu'un prospectus de pharmacie. Tant pis si ma philosophie est de bas étage.

Il y en a au-dessus. Je pense qu'il y en a en-dessous.
Et je m'en fiche !



[Aparté]Afin de donner une plus grande dimension à ce débat, je propose de l'orienter sur toutes les formes de politiquement correct, tant au niveau littéraire, comme évoqué ci-dessus, que dans les autres secteurs de la vie, qui force des inventions de mots, ou des changements, depuis l'idée politique du refus du nom de "pâtisserie tête de nègre" à l'appelation "homme de couleur" en passant par ceux que j'ai déjà nommé.


Dernière édition par Elenmira le Ven 21 Mar - 22:00, édité 1 fois (Raison : Changement du sujet)
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Ëlio Healvir




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MessageSujet: Re: Politiquement correct et barbarisme néologique   Ven 21 Mar - 18:03

Quelle plaidoirie, chapeau bas, j'aime beaucoup.
Mais qu'elle est donc cette histoire d'insulte ?
Si évènement peu engageant il y a eu, je n'en ai pas la connaissance, un éclairage serait le bienvenu Smile

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Le pigiste vaincra! <3


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Politiquement correct et barbarisme néologique   Ven 21 Mar - 18:11

rien qui puisse avoir de lien avec Ter Aelis. Mais c'est choses relativement courante de se voir maltraité verbalement parce qu'on refuse leur barbarisme.
Un exemple peut être trouvé sur le sujet "esprit poètes nous revoilà" sur le forum d'Ogame d'ailleurs, c'était l'une des premières fois où j'y ai été confronté. L'agacement me chauffe encore les naseaux comme un dragon à qui on vole sa belle...
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Dounette
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MessageSujet: Re: Politiquement correct et barbarisme néologique   Ven 21 Mar - 19:33

J'aime beaucoup ta plaidoirie ! Vraiment intéressante.

Je t'avoue que j'ai eu peur en lisant, eu début, car j'ai réellement cru que c'était en Ter Aelis que tu avais été attaqué sur tes qualificatifs, et cela ne m'aurait pas du tout - mais vraiment pas du tout ! - plu ... Smile

Cependant, je te propose une chose. Je fourmille déjà d'idées et d'objections, avis et autres sur ce sujet. Pourquoi ne pas déplacer ton topic en section débats ?

Es tu d'accord ? Dans ce cas, proposons un thème, quelque chose de plus général : en Ter Aelis, la culture doit elle être portée tel un étendard? Doit on ou pas encourager les joutes et échanges de verbes et de très beaux mots, au risque de voir certains d'entre nous largués en route? Est ce bénéfique pour tous? Ou est ce au contraire décourageant et irritant?

Qu'en penses tu?
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MessageSujet: Re: Politiquement correct et barbarisme néologique   Ven 21 Mar - 20:05

L'idée de déplacer en débat est bonne, cependant, il serait plus juste, pour ce débat-ci, de parler des problèmes du politiquement correct, dans sa généralisation, tant au niveau d'une pseudo-élite intellectuelle que des néophytes arrogants ayant découvert les premiers mots étranges de la langue française.


Par rapport aux titres que tu proposais, je pense qu'un débat serait aussi utile scratch
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Dounette
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MessageSujet: Re: Politiquement correct et barbarisme néologique   Ven 21 Mar - 21:54

Alors .... Enonce un titre clair, en gras, en gros, et je deplace le sujet. ok ?
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MessageSujet: Re: Politiquement correct et barbarisme néologique   Ven 21 Mar - 22:00

Sitôt dit sitôt fait, et voici le sujet qui change mais demeure.
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Ramrod
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MessageSujet: Re: Politiquement correct et barbarisme néologique   Ven 21 Mar - 22:36

Sujet déplacé en Zone Débats :

Je répète donc le sujet :
Politiquement correct et barbarisme néologique ...
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Undead Flake
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MessageSujet: Re: Politiquement correct et barbarisme néologique   Sam 22 Mar - 23:15

Si indépendamment, tes idées et arguments se tiennent, je trouve que la formule synthétique que tu tentes de nous pondre est légèrement indigeste et finalement pas loin d'être complètement à côté de la plaque : les Elitistes Adorateurs des Anciens qui Usent de Néologismes par Fausse Humilité en Bons Adeptes du Politiquement Correct contre les Honnêtes Gens qui Font Valoir leurs Droit Constitutionnel de s'Appeler par le Terme en Adéquation avec la Définition Académique.

Il y a pleins questions distinctes : nécessite-t-on une quelconque légitimité autre que factuelle pour se réclamer d'un titre tel qu'écrivain, poète, philosophe, et par extension, artiste ? Ca, c'est à voir. Personnellement, je fais partie de ceux non pas qui t'auraient jeter des pierres, mais qui se seraient contentés d'un hochement de désapprobation, question d'humilité. Ces termes ont dépassé leur acception première et englobent toute une mythologie personnelle à chacun, et il ne me semble pas que refuser poliment de se voir allouer une telle étiquette ne relève que de la posture, politiquement correct, tant qu'on y est dans le grand mélange des genres. A-t-on besoin d'être mort pour acquérir cette légitimité ? Ca m'emmerde car le contrexemple parfait qu'est Gracq est mort y'a trois mois, ce qui n'empêche qu'il a eu le droit à une publication en Pléiade ou d'être mis au programme de l'agré de lettres de son vivant. Et il est loin d'être le seul à avoir bénéficié de ce genre de privilèges : les mythes sur pattes, ça existe encore. Le néologisme est-il la dernière arme à la mode entre les mains des adeptes du politiquement correct ? A part lors d'une dérive grave d'un style journalistique de masse qui tend à devenir congénital, le politiquement correct l'est tellement qu'il répugne à employer des mots qui n'existent pas. Et puis en fait, quel rapport avec le politiquement correct ? Est-ce que tu ne confonds pas avec la notion de pensée dominante ?
Ceux qui se font renverser, subissent des attouchements, ceux qu'on a perdus, ou qui ont simplement perdu l'usage de leur membres inférieurs, c'est bien du politiquement correct sémantique, mais pas de néologisme là-dedans...

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Dia



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MessageSujet: Re: Politiquement correct et barbarisme néologique   Sam 22 Mar - 23:43

Dur dur de lire des phrases si compliquées écrites en petituscule Very Happy
essayez de me pardonner si mon intrusion dans ce débat est comme son nom l'affirme intrusive, déplacée, maladroite ou malencontreuse mais je veux apporter ma pierre ;

Si, ayant bien compris les maitres mots du sujet et des réponses, je ne peux que plussoyer Undead Flake sur le fait que personne ne pourra jamais se mettre d'accord sur un titre ou honneur tout et simplement car chaque terme ( pour reprendre les mots exacts d'UF ) est propre a chacun.

D'ici la a critiquer tel ou tel personne car elle se prévaut d'un titre quelconque, absolument pas. Toute personne sachant écrire, a mes yeux, peut se déclarer écrivain / écriveuse et tout ce qu'elle veux du moment qu'on comprenne ce qu'il se cache sous ces termes.

L'idée de "pensée dominante" a été superbement amenée par UF ( j'adore ton style <3 ) et je trouve qu'elle résume bien l'ensemble. Si dans 200 ans un mot change de sens, il faudra alors l'usiter avec son emploi actuel, une utilisation classique fusse-t-elle juste grammaticalement et déontologiquement ( j'aurais jamais cru écrire ça sur un fofo ). Il faudrait donc penser les mêmes mots que tout le monde, en même temps et au même endroit : sinon ça va pas.
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Cassiopée




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MessageSujet: Re: Politiquement correct et barbarisme néologique   Dim 23 Mar - 0:55

Etant donné qu’il y a seulement une heure je ne connaissais absolument pas Gracq, je me dis que j’ai encore du manquer une marche pour atteindre les sommets de la culture…
Pour moi Gracq n’était pas un écrivain puisque je ne le connaissais pas.
Et pourtant il avait son public puisqu’il est publié par la Pléiade.
Est-ce que pour un fin lettré, Guy Des Car mérite le nom d’écrivain ? Je ne suis pas sûre que tous le reconnaîtraient comme tel. Pourtant il a lui aussi son public.
Aussi, ne croyez-vous pas qu’un écrivain se définit en tout premier lieu par son public.
Pas de lecteur : pas d’écrivain.
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Aillas
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MessageSujet: Re: Politiquement correct et barbarisme néologique   Dim 23 Mar - 4:12

Comme tout ce qui existe d'artificiel sur cette Terre, n'a de valeur que ce à quoi on en donne. Ce qui est créé n'existe que par le fait qu'on l'ai fait et qu'on y attache une importance. Ceci s'applique sur les concepts et sur les denrées et objets.

Une habitation devient une habitation parceque des gens y habitent. Le nazisme est un suivi d'idées qui provient de la croyance des gens en ces idées. Les écrivains sont écrivains parce que l'on a remarqué qu'ils écrivaient (Dans le sens imaginatif du terme).

Aussi, toutes les personnes qui ont fait un effort d'imagination pour écrire quelque chose et pour pondre un texte sur ce forum sont des écrivains. Et non des écriveurs. Les écrivains ne deviennent pas écrivains en se publiant, loin de là, ni lorsque les académies en reconnaissent les valeurs, mais seulement lorsque l'on accorde la valeur d'écrit inventif à leurs textes. Tout n'est qu'attention.

Les lois sont pareilles, elle n'existent que pour ceux qui en reconnaissent la valeur. C'est ainsi que Freud définit le "surmoi". Cette notion de valeur donnée qui borne et jalonne nos pensées.

Il est donc important dans cette analyse de définir la valeur que chacun assimile à ces titres comme "écrivain" ou "philosophe". Mais il ne faut cependant pas renier l'impact d'une civilisation qui a eut le bon sens de définir les règles et les prérogatives à appliquer quant à ces analyses.

Ensuite, libre à chacun d'interprêter. Je signale juste que ceux qui interprêtent de trop ou font plus qu'interprêter ne sont pas les bienvenus. Aucune menace contre quiconque ici, je fais référence aux gens qui te sont tombés dessus.

_________________

Franz; pour le parrainage... Aie du courage.
~~~~
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Goldmund
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MessageSujet: Re: Politiquement correct et barbarisme néologique   Dim 23 Mar - 12:36

Il existe toujours un décalage entre une oeuvre et l'idée que le lecteur s'en fait; on parle de pacte scripturaire. Il y a tension du pacte scripturaire lorsque l'oeuvre en question ne correspond pas ou peu aux attentes du lectorat, au contraire, on parle de tension nulle ou molle si la correspondance est forte: un roman feuilleton témoigne d'une tension molle, un texte d'avant garde, d'une tension forte. Bien entendu, cette tension dépend étroitement de l'époque, du niveau socio-culturel du lecteur, des différents phénomènes de mode. Un poème romantique à la Hugo choquera le lecteur moyen du XVIIIe siècle, au contraire, un lecteur contemporain ne verra en Hugo qu'un classique, et en cela, la tension scripturaire très forte à une époque donnée pourra devenir nulle à une autre, et inversement.

Si l'on s'interroge maintenant sur la valeur d'une oeuvre, je dirais que cette dernière est fonction de la définition qui est faite de la littérature, car cette définition aiguille la production vers un lectorat précis. Les XVIIIe et XIXe siècles sont assez révélateurs à ce niveau il me semble. Il ne serait jamais venu à l'idée d'un Voltaire et encore moins d'un Saint Simon d'écrire pour le petit peuple: les Lumières, que l'on ne se méprenne pas, ne concernent qu'une élite européenne, tandis que le gros de la population française est irriguée par ce que les historiens de la littérature nomment les Basses Lumières. Le XIXe siècle en revanche connait un développement massif de la presse et de l'imprimerie: la littérature devient plus accessible au petit peuple, le lectorat s'élargit, le public change, et par là-même, la conception que l'on se fait de la création littéraire. La littérature se popularise: Dumas, Balzac, Zola sont des écrivains populaires qui se font connaître par le biais des revues.

Cependant, il importe de nuancer cette analyse: celui qui fait le plus gros chiffre de vente n'est pas nécessairement celui que l'on retient a fortiori comme le meilleur écrivain, et inversement: il faut également tenir compte de l'opposition académique / avant garde, classique / moderne; et l'on retombe dès lors sur le pacte scripturaire. Il est amusant de constater que les écrivains en vogue au XIXe siècle sont aujourd'hui, pour l'écrasante majorité d'entre eux, parfaitement inconnus. De même, l'exemple surréaliste est éloquent. Ils se placent en rupture complète avec la création littéraire du passé, ils se détournent des canons de la littérature et portent leur attention sur des manifestations culturelles plus populaires et moins cotées: le music-hall, les spectacles de cabaret, le théâtre de rue. Du reste, on ne peut pas non plus dire que les écrivains possédant le style le plus éblouissant sont ceux qui réussissent le mieux: ce n'est pas la Henriade que nous retenons de Voltaire, mais des écrits qu'il considérait lui-même comme mineurs: ses lettres, ses contes philosophiques.

Alors, au final, qui juge de la valeur d'une oeuvre ? L'élite ou le peuple ? Les contemporains ou les générations futures ? Que faut-il retenir ? La créativité ou la virtuosité ? L'adéquation à une idéologie, à un mouvement, ou au contraire, sa non adéquation ? Rien n'est changeant comme le jugement que nous portons sur la création littéraire.

_________________
simplification
... ication
... tion
absence de simplification



Je suis Autrefois
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde


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Le Fondateur



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MessageSujet: Re: Politiquement correct et barbarisme néologique   Dim 23 Mar - 12:39

Pour moi, tous ces prétendus politiquements corrects sont le résultat d'une jalousie pure et de l'application bête et stupide de ce que l'on appelle l'égalité.
Jalousie car la masse populaire, bien que dépendante de ses érudits et lettrés, ne suporte pas ces "pavaneurs" dont l'intelligence et les connaissances ne sont qu'une cause de leur désir de supériorité. Parfois, l'impression me vient qu'elle croit voir dans cette "supériorité intellectuelle" une chance injuste, car il n'est pas entièrement vrai de dire que les plus grands naissent souvent des plus petites situations. Et alors, un de ces hommes qui a su se sortir de sa "déplorable" vie (car il est bien connu que seule la vie des autres vaut la peine d'être vécue) sera addulé, tandis que l'écrivain qui a vécu dans une famille d'écrivains, le musicien qui a vécu dans la musique et les partitions, l'érudit qui a vécu dans la philosophie et les livres sera rejeté du banc de la société car il n'est pas correct de profiter de ce que l'a vie vous a apporté pour progresser.

Liberté, Egalité, Fraternité... Oui. Mais pas à outrance. Car aujourd'hui, celui qui ose sortir du rang et briser cette loi "universelle" est jeté à bas de la société par la populace. Encore faudrait-il connaître un tant soit peu la définition d'égalité et les sens politiques te socials qui s'y cachent. De nous jours, c'est la tecnhique préférée des politiques: sortez de grand mots au peuple et, lui, si ignorant et propice aux préjugés, gobera toutes vos paroles car, même s'il croit el contraire, il n'y comprend rien. Et ainsi, cette égalité devient non plus un droit mais une obligation. Et les quelques personnes qui sortent du lot doivent se former leur propre société interne ou alors modifier leur art et leur opinion dans l'optique de leurs camarades.
Tout ce que je vous dit ne vous semble pas parlant ? Prenez ces exemples:
-La mode;
-Les goûts musicaux, artistiques (qui changent d'une "génération scolaire" à une autre, car je remarque à mon bahut ou à mon ancien collège que de plus en plus, tous ont les même tenues et écoutent la même chose);
-La réussite;
-La scolarité (pour parvenir à une égalité pure et "juste", ont descend le niveau scolaire français pour que tout le monde y arrive. Résultat: les jeunes français sont de plus en plus tirés vers le bas et de plus en plus con. Alors qu'un fort pourcentage de jeune arrivent au colège sans savoir ni lire ni écrire, on veut encore baisse le niveau du primaire. Ah, elle est belle la connerie française);
-etc.

Prenez des exemples dans votre vie, la jalousie et l'égalité (la première étant souvent cause de l'exagération de la seconde) fait que la
Citation:
pensée dominante
restreint toute forme d'art et néglige les artistes.
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MessageSujet: Re: Politiquement correct et barbarisme néologique   Dim 23 Mar - 12:58

Cassiopée a écrit:

Aussi, ne croyez-vous pas qu’un écrivain se définit en tout premier lieu par son public.
Pas de lecteur : pas d’écrivain.


Pour ne répondre qu'à ce passage, puisque je passe en coup de vent pour repartir vers mes limbes, je voudrais signaler que je ne pense pas que l'écrivain se définisse par son public.
Déjà d'un point de vue quantitatif, je suis persuadé que c'est inepte, tout simplement parce que la raison du plus grand nombre n'est pas forcément la meilleure, l'histoire l'a prouvée à maintes reprise.
D'un point de vue qualitatif, c'est aussi extrêmement difficile, car impossible de juger de la qualité d'un électorat sans tomber dans un jugement extrêmement subjectif (mais pas pervers pour une fois hein geule dorée ? (pj))

De plus, le but d'un écrivain n'est, à mon sens, pas de plaire... Et je suivrais musset sur l'idée que ceux qui veulent plaire ne mérite pas le titre d'écrivain...
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Politiquement correct et barbarisme néologique

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