AccueilBlogFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Ecrits épars

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Aes Sendais

avatar

Masculin Nombre de messages : 37
Age : 23
Localisation : Blois
Date d'inscription : 23/06/2014

MessageSujet: Ecrits épars   Ven 27 Juin - 18:28

Voila un modeste poème que j’avais écrit il y a quelques mois pour un concours de poésie sur Terres divines.

(le "silence" n'est pas censé se lire)

Pleurs, ... Douleur
Souffle haché qui respire la Souffrance
Mais ...[silence] ...Vie

Car pour sentir que, ce que l'on aime meurt
Il faut que, au fond de soi balance
Ce rythme fidèle puissant et doux, qui jaillit
Du centre où, l'on aime à le croire les émotions naissent et dansent
Amour, Joie, Colère et Peur

Affin que jamais l'on n'oublie
Quoi que l'on fasse quoi de l'on pense
Que c'est au cœur que se trouve de Bonheur


Dernière édition par Aes Sendais le Ven 27 Juin - 19:22, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://www.terres-divines.com/
dale cooper

avatar

Masculin Nombre de messages : 7652
Age : 39
Date d'inscription : 08/09/2008

Personnages RP
Pseudo:
Pseudo : ▲
Pseudo :

MessageSujet: Re: Ecrits épars   Ven 27 Juin - 18:49

édition : je me suis permis de déplacer ta poésie pour en faire un nouveau sujet rien que pour toi Heureux

Il est d'usage sur Ter Aelis d'ouvrir ses propres sujets pour présenter ses créations, pour bien les distinguer de celles des autres (en l'occurrence tu avais posté dans le recueil de Rei où ton poème n'aurait pas bénéficié de la même visibilité).

Tu peux bien sûr intervenir pour commenter les oeuvres, textes et travaux en cours de tous les membres comme bon te semble (et nous t'y invitons tous vivement  Content ).

Tu peux également écrire un petit mot ou un petit poème à la suite d'une création dans le topic d'un auteur "en réponse" à ce que tu viens de lire ou pour exprimer ton ressenti. C'est parfois tout aussi agréable de voir ce genre d'attention en lieu et place de commentaires techniques (mais les deux vont bien de paire et sont toujours bien accueillis !).

Je t'invite à profiter de cet espace pour t'exprimer, en faire ce que tu veux ; tu peux ouvrir un sujet pour chaque poème ou texte que tu souhaites présenter individuellement, ou bien les mettre tous dans le même sujets, ou encore créer des recueils pour réunir les textes qui te semblent répondre à la même logique ou au même esprit ^^

Si tu souhaites travailler un texte avant de le diffuser à nos yeux dans les bibliothèques, tu peux également ouvrir un espace de "WIP" (work in progress - travail en cours) dans les ateliers.
Revenir en haut Aller en bas
http://dvb96.over-blog.com/
Aes Sendais

avatar

Masculin Nombre de messages : 37
Age : 23
Localisation : Blois
Date d'inscription : 23/06/2014

MessageSujet: Re: Ecrits épars   Ven 27 Juin - 19:21

Ok désolé
J'avais vu brouillon et plein de post donc je me suis ditque c'était un topic générique.
Ma faute. Gêné 
Merci d'avoir corrigé cela.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.terres-divines.com/
Melow
Coordonnateur Rôliste
avatar

Féminin Nombre de messages : 699
Age : 23
Date d'inscription : 17/07/2011

Personnages RP
Pseudo: Vasariah
Pseudo : Lirsha
Pseudo :

MessageSujet: Re: Ecrits épars   Ven 27 Juin - 20:53

Tout d'abord puisque je ne t'ai pas encore salué, je te souhaite la bienvenue, et j'espère que tu te plairas ici =)


J'ai bien aimé ton poème mais une chose me dérange particulièrement c'est le rythme haché que tu lui donnes : phrase trop courtes, virgules mal placées (à mon sens).
Je ne vois pas pourquoi tu coupes tel phrase à tel ou tel moment... Je suis ouverte à toute explication ^^
Parce que du coup tu perds toute la musicalité de ton poème et c'est dommage...

C'est surtout pour ce passage que ca m'a choquée :

Citation :
Car pour sentir que, ce que l'on aime meurt
Il faut que, au fond de soi balance
Ce rythme fidèle puissant et doux, qui jaillit
Du centre où, l'on aime à le croire les émotions naissent et dansent
Amour, Joie, Colère et Peur

Autre chose, à la fin de la lecture on reste sur sa faim ^^ Ton poème mérite d'être étoffé !

_________________
Larmoyant Larmoyant En attente de la bannière qu'Aillas m'a promis il y a 5 ans 1/2 Larmoyant Larmoyant
Revenir en haut Aller en bas
Aes Sendais

avatar

Masculin Nombre de messages : 37
Age : 23
Localisation : Blois
Date d'inscription : 23/06/2014

MessageSujet: Re: Ecrits épars   Ven 27 Juin - 22:17

Effectivement je suis d'accord avec toi les virgules nuisent à la fluidité du poème.

Sinon quand à écrire une suite ... je ne sais pas trop.En même temps j'aime bien les poèmes courts qui ouvrent la possibilité à chacun de se faire sa fin ou de rester sur la sienne ...^^

Mais pourquoi pas l'exercice ne peut pas être inintéréssant...
J'y réfléchirai durant mes vacances loin de toute connexion internet Clin d\'Oeil
Vous connaitrez le résultat de mon remue méninge à mon retour.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.terres-divines.com/
Chikoun
Coordonnateur Littéraire


Masculin Nombre de messages : 4729
Age : 26
Localisation : Dansant sur un fil, une framboise à la bouche.
Date d'inscription : 03/01/2008

MessageSujet: Re: Ecrits épars   Ven 27 Juin - 23:10

Bon courage dans ce cas ^^ Je rejoins votre analyse sur ces virgules ! (:

_________________
Revenir en haut Aller en bas
dale cooper

avatar

Masculin Nombre de messages : 7652
Age : 39
Date d'inscription : 08/09/2008

Personnages RP
Pseudo:
Pseudo : ▲
Pseudo :

MessageSujet: Re: Ecrits épars   Sam 28 Juin - 1:59

Bon là j'ai un peu de temps pour lire et commenter :



(le "silence" n'est pas censé se lire) => alors autant éviter de l'écrire >< Les points de suspension sont là pour créer une... suspension ! Autrement dit ils se suffisent à eux mêmes et ce n'est donc pas nécessaire de les doubler ou d'incorporer une didascalie (ton [silence] forme qui sied plus à de la prose. La poésie reste avant tout une forme dédiée à l'oralité, la ponctuation a donc une importance capitale (encore plus qu'en prose).

Pleurs, ... Douleur
Souffle haché qui respire la Souffrance
Mais ...[silence] ...Vie


=> toujours à propos de la ponctuation : virgule + points de suspension = ça n'existe pas ! Chaque ponctuation a sa propre fonction (on pourra t'en parler plus longuement par ailleurs si tu le souhaites, à moins qu'il n'existe déjà un sujet technique à se propos... Mike001 pourra nous le préciser dès qu'il sera disponible). Du coup, je pense que dans la logique de ton texte, il te faille opter pour l'un ou pour l'autre. Je pencherai plus pour la virgule.

Dans la même logique : les majuscules doivent se trouver uniquement en début de nom propre ou en début de phrase (ou de strophe en poésie). La question de mettre une majuscule après des points de suspension est un peu plus délicate, tout dépend si tu considères s'ils suspendent momentanément la phrase ou s'ils la terminent.

Car pour sentir que, ce que l'on aime meurt
Il faut que, au fond de soi balance
Ce rythme fidèle puissant et doux, qui jaillit
Du centre où, l'on aime à le croire les émotions naissent et dansent
Amour, Joie, Colère et Peur


Citation :
Car pour sentir que, ce que l'on aime meurt
"que, ce que" => à éviter si possible : il y a beaucoup de pronoms relatifs dans ton texte, beaucoup trop en regard de sa taille. De manière générale il faut en limiter l'usage le plus possible pour ne pas alourdir les phrases (souvent c'est un signe que ta phrase ou ta déclamation contient trop d'idée qui peuvent être séparées et mieux agencées). Sans compter que... c'ets moche quoi :p

Affin que jamais l'on n'oublie
Quoi que l'on fasse quoi de l'on pense
Que c'est au cœur que se trouve de Bonheur


"Affin" => un seul "f"
Ici je dirais qu'il y a trop de "on" (les remarques sur les relatifs valent à peu près aussi pour les pronoms indéfinis, surtout pour ce fameux "on")

Contrairement à mes camarades, je trouve que le choix des virgules pour marquer le rythme est assez intéressant, justement parce qu'il coupe l'oralité, il hache la parole et crée donc un effet rythme/silence très appuyé et très pertinent. En fait ça donne du caractère à l'ensemble. On sent ces virgules-interruptions et on a envie de les prolonger, de bien les tenir dans la diction pour offrir à l'ensemble ce rythme saccadé.



Hésite pas écrire pendant tes vacances et à lire tes poèmes. Le rythme et la musicalité sont toujours question d'oreille Très Heureux

Revenir en haut Aller en bas
http://dvb96.over-blog.com/
rei
Journaliste


Masculin Nombre de messages : 403
Age : 33
Date d'inscription : 09/02/2008

MessageSujet: Re: Ecrits épars   Sam 28 Juin - 3:06

Aes Sendais a écrit:
Ok désolé
J'avais vu brouillon et plein de post donc je me suis dit que c'était un topic générique.
C'est tellement ça ! ^^'


Je pense la plupart de ce que dit le commentaire de qvp, je vais donc me concentrer sur les différences.

(le "silence" n'est pas censé se lire)

Moi j'aime assez l'effet apporté par lady Dascalies, même dans un poême. Là où je rejoins dvb, c'est qu'il faut que tu choisisses entre ça et les points de suspension.


Pleurs, ... Douleur
Souffle haché qui respire la Souffrance
Mais ...[silence] ...Vie


Car pour sentir que, ce que l'on aime meurt
Il faut que, au fond de soi balance
Ce rythme fidèle puissant et doux, qui jaillit
Du centre où, l'on aime à le croire les émotions naissent et dansent
Amour, Joie, Colère et Peur

Affin que jamais l'on n'oublie
Quoi que l'on fasse quoi QUe l'on pense
Que c'est au cœur que se trouve Le Bonheur


La construction des rimes symétrique ABCABcBACBA est intéressante et appuie le fond, qui s'intéresse au "centre". Cela dit, l'une des rimes est un peu trop longue par rapport aux autres, et brise l'effet.

Le fond quant à lui, reste pour le moins obscur. Sans doute à cause des multiples pronoms. Mais si je dénude le texte, j'obtiens quelque chose comme : "Pour sentir que ce (ceux ?) que l'on aime meurt, il faut que ce rythme qui jaillit du centre où naissent les émotions balance au fond de soi, afin que l'on n'oublie jamais que c'est au coeur que se trouve le bonheur."

Mais de quel rythme parles-tu ? Quel est ce "centre" ?
Si tu veux que l'on n'oublie jamais que le bonheur se trouve au coeur, il faut nous dire au coeur de quoi. Sauf à faire naître la frustration.

Voilà, il y a des effets intéressants, une réflexion sur la construction, mais elle semble se faire au détriment du fond.
Revenir en haut Aller en bas
Chikoun
Coordonnateur Littéraire


Masculin Nombre de messages : 4729
Age : 26
Localisation : Dansant sur un fil, une framboise à la bouche.
Date d'inscription : 03/01/2008

MessageSujet: Re: Ecrits épars   Sam 28 Juin - 14:55

Pour la ponctuation, deux choses pour entrer dans le débat avec dvb.


Tout d'abord, je suis tout à fait d'accord avec les deux analyses sur les points de suspension. La didascalie apporte beaucoup, elle rend la chose très intéressante. Mais pas cette incise de [silence]. Avoir une phrase qui en prélude annonce "le silence n'est pas censé se lire", ca laisse tout un tas de lectures possibles, ouvertes, où on va lire et relire pour se demander de quel silence tu parles, si c'est une question de ponctuation ou de philosophie, en quelque sorte. Bref, je trouve cela intéressant, mais à limite avec les seuls points de suspension.


Il n'existe pas de sujet ici sur la ponctuation. J'en ferai un à l'occasion, du coup. Sur le blog, bien entendu. [PUB SPOTTED]


Pour les virgules, maintenant. Je répète comme dvb que la poésie est une question d'oralité. La poésie, c'est ce qu'on dit, ce qu'on chante, ce qu'on déclame. Avec des lèvres une langue des cordes vocales et des poumons. Autrement dit, qu'est ce qu'elles apportent ici ? Pas grand chose, selon moi. Qu'est ce qu'elles viennent appuyer ? Des "que", des "où". Mouais. Ca ne sert ni les mots mis en valeur, ni le fond du texte Le rythme puissant et doux, qui balance. Le balancier le plus classique, ca reste le vers fixe classique avec césure et rime. Là, il s'agit plus de montagnes russes que de balancier. Et en fait, on se rend vite compte que ces virgules sont là où le vers devrait s'arrêter, et qu'en réalité il ne s'y arrête pas pour coller à la rime. Cependant, il y a un effet de balancier, c'est certain. Ce en quoi je rejoins finalement dvb pour dire qu'elles apportent quelque chose. MAIS qu'elles ne sont pas placées aux bons endroits, qu'il en manque ou que certaines sont superflues. Pourquoi n'y a-t-il pas de virgule après balance, par exemple ?

Proposition de découpage :

Car pour sentir que ce que l'on aime meurt,
Il faut qu'au fond de soi balance,
Ce rythme fidèle puissant et doux, qui jaillit
Du centre où, l'on aime à le croire les émotions naissent, et dansent.
Amour Joie Colère et Peur


Pourquoi j'ai supprimé les dernières virgules ? Parce que juste avant, on a des virgules qui sont là pour le rythme, pour couper le souffle. Et là, ce sont de simples virgules grammaticales : une énumération = des virgules. Oui mais non, oublions les, pour rendre plus efficaces encore celles d'avant.

Pourquoi n'y a-t-il pas de ponctuation dans la dernière strophe ?


PS : sur les majuscules, en poésie on a plusieurs choix. Début de strophe, début de phrase, nom propre, mais aussi début de vers. Si en poésie classique on mettra une majuscule à chaque vers, en poésie libre on peut l'occulter.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Aes Sendais

avatar

Masculin Nombre de messages : 37
Age : 23
Localisation : Blois
Date d'inscription : 23/06/2014

MessageSujet: Re: Ecrits épars   Dim 6 Juil - 22:13

Bon alors au final a l'issue de ces deux semaines de vacances je n'ai pas retravaillé ce premier poème =/

Mais =)
J'ai quasiment finit un deuxième poème de 7 strophes avec tout un travail sur les rimes, le nombre de pied des vers etc...
On verra ce que ça donnera Clin d\'Oeil

Je vous livre le thème dès à présent:
Cela parle de l'orage, de la terre et de l'honneur du laboureur.

Je devrai le poster sans doute lundi.

P.S: une petite question:
Le "e" en fin de vers ils sont muets ou pas ? Ou c'est au choix du poète ?^^
Revenir en haut Aller en bas
http://www.terres-divines.com/
Cassiopée
Héliaste
avatar

Féminin Nombre de messages : 9868
Age : 59
Localisation : Les pieds sous l'eau, la tête au delà des étoiles.
Date d'inscription : 05/01/2008

Personnages RP
Pseudo: Cassiopée
Pseudo : Maelun
Pseudo : Lucia

MessageSujet: Re: Ecrits épars   Dim 6 Juil - 22:27

Citation :
Le "e" en fin de vers ils sont muets ou pas ? Ou c'est au choix du poète ?^^

A cela, grâce à Chikoun, je peux te répondre. Cet article te sera d'une grande aide :
http://ter-aelis.newgoo.net/t9712-vu-sur-le-blog-astuces-litteraires-du-mois

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Chikoun
Coordonnateur Littéraire


Masculin Nombre de messages : 4729
Age : 26
Localisation : Dansant sur un fil, une framboise à la bouche.
Date d'inscription : 03/01/2008

MessageSujet: Re: Ecrits épars   Lun 7 Juil - 1:14

Ils sont muets en effet (: J'ai hâte de pouvoir voir ce que tu as fait sur un poème si long ! c'est bien de s'essayer à des poèmes longs, car la poésie n'est pas toujours courte, et ne doit pas s'y limiter, même si c'est la mode. Après tout, l'Odysée était un très long poème, par exemple.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
dale cooper

avatar

Masculin Nombre de messages : 7652
Age : 39
Date d'inscription : 08/09/2008

Personnages RP
Pseudo:
Pseudo : ▲
Pseudo :

MessageSujet: Re: Ecrits épars   Lun 7 Juil - 10:52

Après on fera une saga nordique en 750.000 vers
et après un chant épique hindouiste en quarante-deux volumes ><
Revenir en haut Aller en bas
http://dvb96.over-blog.com/
Aes Sendais

avatar

Masculin Nombre de messages : 37
Age : 23
Localisation : Blois
Date d'inscription : 23/06/2014

MessageSujet: Re: Ecrits épars   Mar 22 Juil - 9:48

Voila le résultat d'une semaine de réflexion.
J'espère que vous apprécierez =)
Il y a pas mal de choses à dire dessus
Personnellement j'ai pas mal travaillé sur le nombre de pied des vers et les rimes( par exemple chaque premier vers de chaque strophe fait un pied de plus que celui de la strophe précédente).
trois saut de ligne signifient une fin de strophe
et un saut de ligne signifie une séparation au sein même de la strophe


Mais je en suis pas encore pleinement satisfait de la dernière strophe.
Enfin bref...
Voila l'bébé ^^


Citation :

Poussière se perd
Dans son ballet avec le vent
Comme pour entretenir l'espoir
En sa danse éperdue
Qu'elle peut encore être, Air



Terre nourricière
Sol vert, de vie luxuriant
Rochers aux tranchant de rasoir
Socle du monde connu
Terreau au gout amer
Unité de la terre par delà les frontières



Caresse des faux sur le champs
Épis tombés sous la lame de fer
Sueur aigre du paysan
Qui peine
A récolter, les fruits de sa mère
La Terre



Grondement sourd du tonnerre
Bruit sec de la foudre qui claque
Crépitement des gouttes tombant dans les flaques
Odeur de cuivre de sec et de silex
Craquement de ma foudre dans le ciel d'ombre
Flamboient de lumière dans l'immense et sombre
Mer



Terre fertile du sang versé
Plaine riche des guerriers tombés
Bout de monde défendu jusqu’à la tombe
Terre ancestrale
Protégé jusqu'au dernier râle

Argile, anoblie des vies sacrifiées
Sol, nourrit du tribut des blessés
Terre, grandie des épis moissonnés



Honorable est l'homme qui vit pour sa terre

On a trop souvent qualifié
Cette argile de vile
Et ceux qui la travaillent de racailles

Car la seule décoration
Que le paysan reçoit, pour son labeur
C'est  un dos courbé par les labours
Une peau brulée par les moissons

En vérité Noble est celui
Qui
Travaille le Monde
Pour que
En son sein
La Vie abonde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.terres-divines.com/
Chikoun
Coordonnateur Littéraire


Masculin Nombre de messages : 4729
Age : 26
Localisation : Dansant sur un fil, une framboise à la bouche.
Date d'inscription : 03/01/2008

MessageSujet: Re: Ecrits épars   Jeu 24 Juil - 23:29

Bon, on va commencer par du vocabulaire : on ne dit pas "pied" en français mais "syllabe". Le français est une langue syllabique. Oui, pour ceux qui se demanderaient, je le répéterai à plus soif. ^^

Avant même de lire, je t'invite à te poser (et à me répondre en fait) la question "pourquoi". Autrement dit, pourquoi tu augmentes le nombre de syllabes, le nombre de vers par strophe, pourquoi tu fais un schéma ABCDA ABCDAA etc. Quelle est la raison qui t'y a poussé, et qu'est ce que ca apporte à ton texte ?

Le schéma de rime pourrait fonctionner, si les rimes étaient d'une meilleure qualité. La plupart sont pauvres, à la limite suffisantes parfois. On s'en souvient à peine une fois passé à la strophe suivante. Cependant, le schéma de rime n'est pas mauvais. C'est une idée sympa, en tous cas.


Citation :

Poussière se perd  
Dans son ballet avec le vent
Comme pour entretenir l'espoir
En sa danse éperdue
Qu'elle peut encore être, Air



Le principal problème de cette strophe : la longueur des vers couplé aux sons utilisées. en s an s er ue. beaucoup de sons qui pour moi descendent, ralentissent. En tous cas, couplés ensembles. Sauf que le vers est plus court que les autres. Donc boom, on descend d'un coup. Alors qu'on sort d'un vers plus montant. Espoir est un mot qui monte très haut, dans le sens et dans les sons. è s p oi pour finir par rouler tranquillement sur un r qui s'enroule après le "oi". Je ne comprends pas la virgule de fin, ou alors pas sans ponctuation avant. (et je trouve ce dernier vers assez moyen, avec ce "air". alors que le même vers sans "air" passe beaucoup mieux) Bref. Passons.

Citation :

Terre nourricière
Sol vert, de vie luxuriant
Rochers aux tranchant de rasoir
Socle du monde connu
Terreau au gout amer
Unité de la terre par delà les frontières

Ici... Dans une nouvelle, quand tu parles. Tu utilises des déterminants. Des verbes. Etc. Ben en poésie, la majorité du temps, c'est pareil : en tous cas, l'absence de déterminant ne doit pas s'expliquer par un besoin de syllabes.

Citation :

Caresse des faux sur le champs
Épis tombés sous la lame de fer
Sueur aigre du paysan
Qui peine
A récolter, les fruits de sa mère
La Terre

Retour de la virgule vengeresse, des déterminants absents, et des coupures de rythme.

Citation :

Grondement sourd du tonnerre
Bruit sec de la foudre qui claque
Crépitement des gouttes tombant dans les flaques
Odeur de cuivre de sec et de silex
Craquement de ma foudre dans le ciel d'ombre
Flamboient de lumière dans l'immense et sombre
Mer

Bon, je le répéterai pas en fait, je sais que ca continuera ainsi : des déterminants, par pitié.
Ici la strophe est plus agréable cependant. Je suis plutôt fan de "claque" et "flaques". non seulement j'aime cette rime en "laque", mais les deux sens s'allient plutot bien aussi. L'avant dernier vers (flamboient) est obscur (ahah) et assez bateau (pardon, j'arrête les blagues). Sinon, pourquoi la mer... en plein milieu de strophes sur la terre ?

Citation :

Terre fertile du sang versé
Plaine riche des guerriers tombés
Bout de monde défendu jusqu’à la tombe
Terre ancestrale
Protégé jusqu'au dernier râle

Argile, anoblie des vies sacrifiées
Sol, nourrit du tribut des blessés
Terre, grandie des épis moissonnés

Je ne saisis pas l'intérêt de ce saut de ligne en fait. Tu peux m'expliquer ? Pour moi, les deux parties parlent de la même chose...  


Citation :

Honorable est l'homme qui vit pour sa terre

On a trop souvent qualifié
Cette argile de vile
Et ceux qui la travaillent de racailles

Car la seule décoration
Que le paysan reçoit, pour son labeur
C'est  un dos courbé par les labours
Une peau brulée par les moissons

En vérité Noble est celui
Qui
Travaille le Monde
Pour que
En son sein
La Vie abonde

Racaille, c'est une faute de niveau de langage selon moi. Tu as un texte très axé sur les éléments, la terre, la mer, le travail, etc. Et tu sors un seul mot "moderne". Ca fait très étrange.



Pour conclure, le plus gros problème que j'ai eu, c'est sur le contenu (pas le sens) de tes vers. Tout cela est beaucoup trop dicté par l'impératif de la forme que tu choisis. La forme doit aider le fond, pas l'imposer. Si tu choisis d'écrire en alexandrin, ce que tu dis doit couler tout seul sous cette forme là. Idem pour tes rimes, tes syllabes, etc.
Et dommage qu'il y ait des répétitions (argile, terre, etc), alors que le but serait justement... De dire les choses autrement.

En tous cas, c'est un gros travail que tu as fourni là, félicitation, c'est pas trop mal réussi. Ca ne m'a juste pas vraiment fait vibrer. Mais ca n'est que moi. A la prochaine !

_________________
Revenir en haut Aller en bas
dale cooper

avatar

Masculin Nombre de messages : 7652
Age : 39
Date d'inscription : 08/09/2008

Personnages RP
Pseudo:
Pseudo : ▲
Pseudo :

MessageSujet: Re: Ecrits épars   Ven 25 Juil - 0:51

Poussière se perd
Dans son ballet avec le vent
Comme pour entretenir l'espoir
En sa danse éperdue
Qu'elle peut encore être, Air


Chikoun l'a relevé et déjà pas mal insisté sur ce point : l'absence d'articles déterminants. Je nuance un peu son point de vue : pour ma part je trouve qu'il s'agit là d'un parti pris comme un autre. Ca ne m'emballe pas, mais ça ne me dérange pas outre mesure. Toutefois au strict point de vue de la "narration", car au final même s'il s'agit d'une oeuvre poétique, ton texte n'en raconte pas moins quelque chose, ça pèche un peu et cette absence n'est pas réellement justifiée.

Je suis d'accord ceci dit sur un point essentiel que mon camarade a relevé : en terme de poésie (comme pour la prose d'ailleurs mais dans une moindre mesure), le fond ne doit pas s'aliéner à la forme.

Sur cette première strophe, le dernier vers est à mon sens bancal : être / Air, malgré la virgule, ça reste assez caillouteux en bouche Heureux

Le sens est assez joli, mais les sons manquent un peu de cet élément aérien à mon avis.



Terre nourricière
Sol vert, de vie luxuriant
Rochers aux tranchants de rasoir
Socle du monde connu
Terreau au goût amer
Unité de la terre par delà les frontières


Terre nourricière / terre... frontière
=> l'effet stylistique est sympa (l'épanadiplose et la reprise sont des valeurs sûres ! Toujours !) mais ici aussi, les sons assez bruts accrochent la diction.

Terreau au ( o / o ) (non c'ets pas des boobs que j'ai voulu représenter ><) est assez ingrat comme allitération directe.




Caresse des faux sur le champs
Épis tombés sous la lame de fer
Sueur aigre du paysan
Qui peine
A récolter, les fruits de sa mère
La Terre

la lame => même principe que terreau au, tu peux facilement esquiver l'effet de répétition immédiate (« une » à la place de « la » et ça passe EZ)
sa mère la Terre => l'idée est pas foncièrement mauvaise, mais à ce moment précis, les trop nombreuses itérations de « terre » commencent à présenter leur effet néfaste : on en a trop vu, on commence à décrocher



Grondement sourd du tonnerre
Bruit sec de la foudre qui claque
Crépitement des gouttes tombant dans les flaques
Odeur de cuivre de sec et de silex
Craquement de ma foudre dans le ciel d'ombre
Flamboient de lumière dans l'immense et sombre
Mer

de cuivre de sec => j'ai dû passer à côté, j'ai pas compris
la foudre / ma foudre => un effet éculé MAIS intéressant, sauf qu'ici ce possessif n'est pas du tout à sa place à mon avis, car c'est la seule fois où la première personne apparaît, et on ne comprend pas du tout pourquoi.

Le « Mer » final me semble assez maladroit puisque toute la strophe se réfère au ciel.



Terre fertile du sang versé
Plaine riche des guerriers tombés
Bout de monde défendu jusqu’à la tombe
Terre ancestrale
Protégé jusqu'au dernier râle

=> cette strophe m'apparaît comme la plus aboutie et la mieux maîtrisée. C'est un peu cliché, bien entendu, mais les métaphores « tombe » et « dernier râle » sont efficaces.


Argile, anoblie des vies sacrifiées
Sol, nourrit du tribut des blessés
Terre, grandie des épis moissonnés

=> ce passage est assez dans la lignée de la précédente strophe et il lui fait écho... mais intrinsèquement il n'apporte rien de plus que son esthétisme. En plus il offre des répétitions par rapport à des images ou des termes déjà utilisées auparavant puis par la suite.

Honorable est l'homme qui vit pour sa terre

=> pourquoi cette césure ?

On a trop souvent qualifié
Cette argile de vile
Et ceux qui la travaillent de racailles

=> je suis assez mitigé. Je comprends l'idée : dévaloriser le sujet (les hommes de terre) pour mieux contraster avec la conclusion qui suit. C'est assez intéressant et efficace dans l'intention, mais ce « on » (qui se rapporte au lecteur pratiquement... à défaut de savoir à qui il se rapporte précisément) ne me semble pas naturel, puisque jusqu'ici « on » (le lecteur toujours) a déjà pris part à la cause du sujet, ces hommes et leur terre ; le lien est déjà fort. Autrement dit, l'effet est à mon sens superflu.

Car la seule décoration
Que le paysan reçoit, pour son labeur
C'est  un dos courbé par les labours
Une peau brûlée par les moissons

=> conclusion nickel ! Images simples  et connues, mais qui servent ton propos (un tout petit peu cliché encore mais bien tourné)

En vérité Noble est celui
Qui
Travaille le Monde
Pour que
En son sein
La Vie abonde

=> cette toute dernière partie me plaît un peu moins. Sa forme ne correspond pas du tout au reste du texte et demeure assez hermétique à mes yeux. De plus « En vérité Noble est celui Qui... » me fait penser à une formulation biblique qui n'est pas très à sa place dans un contexte purement pastoral (c'est pas incompatible, mais là je vois pas le rapport avec tout ce qui précède)


Bon en gros : le fonds est pas trop mal, la forme beaucoup plus nébuleuse parfois. J4ai essayé de décrypter ton agencement, mais malgré tes quelques explications préliminaires, j'ai pas réussi à capter ton intention quant à la construction.

Si je puis me permettre ce petit conseil : n'essaie pas à tout prix de rechercher la complexité de la figure. Pas dans un premier temps en tout cas. Je pense qu'il vaut mieux appréhender la poésie par petits pas, en explorant les formes simples dans un premiers temps avant de se lancer dans des défis plus sophistiqués. D'autant plus que « faire simple » en poésie, s'avère souvent plus difficile qu'il n'y paraît Heureux

Fort heureusement, Ter Aelis regorge de textes, d'articles et surtout de poètes très efficaces qui sauront te conseiller et t'aider dans ta démarche.

En tout cas ravi d'avoir pu te lire pour ces premiers essais. Continue:)
Revenir en haut Aller en bas
http://dvb96.over-blog.com/
Chikoun
Coordonnateur Littéraire


Masculin Nombre de messages : 4729
Age : 26
Localisation : Dansant sur un fil, une framboise à la bouche.
Date d'inscription : 03/01/2008

MessageSujet: Re: Ecrits épars   Ven 25 Juil - 1:02

J'approuve dvb, sur la difficulté de la simplicité.

Ecrire sur des formats préfabriqués (sonnet, quatrains, par exemple) permet de mieux appréhender l'écriture en vers pour ensuite s'en détacher et innover. Au final la forme est très simple, et on finit par l'oublier pour s'améliorer sur d'autres choses encore. Puis on peut y revenir ensuite, la remettre en question, l'adapter.

(et je suis du même avis pour les déterminants, dvb : juste que ici je n'y vois pas d'intérêt réel. Pour preuve, je ne suis pas le dernier à enlever des éléments grammaticaux)


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Ecrits épars   

Revenir en haut Aller en bas
 
Ecrits épars
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» urgent j'ai besoin de votre aide je pars dans 2 jours!!
» Je pars en Suisse
» je pars en week end !!!
» Cet été je pars en RDC : besoin d'infos
» Fiction - Pars sans te retourner... Tu n'en sortiras pas vivante...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ter Aelis - Le Forum :: Wilwarin, Métropole Littéraire :: Poésies-
Sauter vers: