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 À la jamaïcaine

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Mike001
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MessageSujet: À la jamaïcaine   Mar 15 Juil - 20:06

Citation :
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À la jamaïcaine

Déjà vingt ans que le « Chien Jaune » avait été dérobé sous sa garde. Vingt années, mais le souvenir restait précis : lui, jeune brigadier de police était à terre, à demi sonné ; elle, svelte et musclée, à la peau havane, le toisait avec un sourire espiègle la statuette en or sous le bras. Elle s'en allait avec souplesse, le pas feutré. Furtivement. Il tendait le bras pour retenir sa silhouette, puis son ombre ; en vain.

C'était cet échec personnel qui l'avait motivé à rejoindre les rangs de la police judiciaire et sa carrière s'était poursuivie sans anicroche. La sculpture dorée, quant à elle, avait été retrouvée quelques semaines plus tard chez un refourgueur connu des services de police. Bien entendu, elle avait été restituée à ses propriétaires. Mais comme disait Paul Morand : « L'histoire, comme une idiote, mécaniquement se répète ». Aussi, le capitaine Durand ne fut pas le moins du monde surpris que l'objet qui hantait ses nuits soit volé à nouveau. Il y voyait là une chance d'affronter et de vaincre la seule chose qu'il avait échouée dans sa vie.
Vingt ans avaient passé et la technologie s'était considérablement améliorée et développée, de sorte que les enquêteurs de la PJ purent rapidement établirent une liste de suspects. Clément Durand sentit son cœur rater un battement quand il reconnut l'agile voleuse d'antan. Il la tenait.

Ses collègues et lui la suivirent pendant plusieurs jours ; qu'elle aille à la bibliothèque, faire ses courses ou du shopping, ils ne la perdaient pas de vue. Elle portait le nom de « Nesta Powell » et était la patronne d'un bar-restaurant appelé « La Petite Jamaïque », à Concarneau, situé en face de l'église. Puisqu'elle n'avait fait aucun faux pas depuis sa mise sous surveillance, Durand décida de provoquer la rencontre et d'aller à elle. Un soir, il poussa la porte de l'établissement et lui parvinrent immédiatement de délicats fumets composés de poissons et d'épices, de volailles et de riz. Il s'arrêta brièvement sur le palier, inspira profondément et les odeurs alléchantes ; voilà qu'il commençait à avoir faim. Le restaurant qui accueillait le client par ses décorations marines faites de bois et de cordages, était assez calme. Un jazz nonchalant remplissait le fond sonore. En semaine il remplissait rarement toutes ses tables. Dans la salle, deux serveuses prenaient les commandes et apportaient les plats que le chef préparaient en cuisine. L'une d'entre elles n'était autre que Nesta.

Clément s'installa à une table et attendit que l'on s'occupât de lui. Il en profitait pour observer les lieux et les personnes en plein repas tout en faisant mine de consulter le menu. La jeune serveuse s'approcha et lui demanda sa commande, pris de court il choisit le premier plat qu'il vit :  un hot-dog sauce Pickapeppa. Par convenance, il y adjoignit un demi de bière belge et un gâteau antillais comme dessert. Son repas terminé, il se leva et se rendit à la caisse que tenait Nesta, il n'avait pas été aussi proche d'elle depuis vingt ans. L'excitation et l'adrénaline montaient rapidement.

— Bonsoir, dit Nesta.
Elle ne semblait pas l'avoir reconnu.
— Bonsoir. J'ai pris un chien jaune.
— Un chien jaune ? répéta-t-elle en fronçant les sourcils. On ne sert pas de chien ici, c'est interdit.
— Vraiment ? Même pour les vieilles connaissances, disons celles qui datent de deux décennies ?

Nesta ne répondit pas et observa plus attentivement l'homme charpenté qui se tenait devant elle. Bien qu'elle possédât un contrôle parfait de son corps, elle ne put s'empêcher d'écarquiller légèrement les yeux quand elle reconnut un brin de son passé.

— Oui, c'est moi, annonça Durand avec un grand sourire carnassier qui dévoilait ses incisives. Ça va depuis le soir où tu m'as cogné et laissé sur le bitume ?
— Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, monsieur.
— Nesta, Nesta, ma chère, je n'oublierai jamais ton visage. Il est gravé là, dit-il en se tapotant la tempe. Comment veux-tu que j'oublie ces lèvres pleines, cette peau cuivrée, ces cheveux virevoltants ?
— Je vais vous demander de partir, insista-t-elle. Vous me faites peur.
Elle commença à reculer tranquillement en direction de la cuisine.
— Mes hommes couvrent la sortie de derrière, Nesta. Ainsi que ta voiture et d'autres sont à ton appartement. Tu n'as nul part où aller. Si tu me donnes le « Chien Jaune » maintenant sans faire d'histoire je pourrais dire au procureur que tu as coopéré et il sera plus accommodant.
Elle s'arrêta.
— Je ne comprends pas.
— Ne fais pas l'idiote, s'il te plaît.
— Qui êtes-vous ?
Clément soupira mais sorti malgré tout sa carte de fonctionnaire de police.
— Capitaine Durand, police judiciaire. Tu sais que j'ai rêvé de ce moment des milliers de fois, Nesta. Le jour où je te coincerai pour le vol du « Chien Jaune ». Mais bon, c'était un rêve, jamais je ne me serai douté que tu volerai deux fois la statuette. Il faut croire qu'elle t'obsède. Personnellement, c'est toi qui m'obsède ; pas sexuellement bien sûr, professionnellement parlant. Et puisque la boucle doit être bouclée, j'imagine que le « Chien Jaune » me désire. Alala, sacrée histoire. Je suis content que tout cela finisse enfin, surtout après un délicieux repas, mes compliments au cuistot. C'est peut-être indélicat de le dire... Tant pis, je me lance : ce sera réellement dommage que le restaurant doive mettre la clef sous la porte une fois que tu seras enfermée.
— Je n'ai rien volé, capitaine, récusa Nesta en secouant la tête. Je suis innocente. Pourquoi vous dites toutes ces choses ? Je ne suis qu'une simple restauratrice.
— À d'autres !
— Mais c'est vrai ! Et puis quelles preuves vous avez contre moi ?
— Officiellement, tu n'es que suspectée et on mène l'enquête. Ceci étant, moi je sais toute la vérité. Il y a vingt ans tu files avec la statuette sous mes yeux. Aujourd'hui on se retrouve dans la même ville tous les deux et le « Chien Jaune » manque encore. Drôle de coïncidence. Le destin nous a réuni une seconde fois. Il m'offre une chance de gagner. Je ne laisserai pas cette opportunité filer entre mes doigts.
— Vous êtes complètement fou !
— Fou ?! Non, je sais juste comment ça va se finir.

Clément se sentait plein d'énergie, sûr de lui et capable de tout. Ses certitudes le mèneraient à la résolution de l'affaire. Il pourrait finalement tirer un trait sur ce rappel incessant de son échec passé. Le capitaine fit le tour du comptoir et s'avança vers Nesta.

— Où est la statue ?
— Je n'ai pas de statue ! Je me tue à vous le dire !
Le ton de la discussion commençait à monter et certains clients regardèrent en leur direction, intrigués.
— Arrête de me prendre pour un con ! Tu l'as forcément !

Durand se fit plus menaçant et attrapa le bras athlétique de Nesta, elle essaya de se débattre mais la poigne du capitaine se durcit. Il se dirigea vers la cuisine et entraîna ipso facto la restauratrice à sa suite. Le cuisinier, surprit par l'entrée brutale, balbutia quelques onomatopées vite interrompues par le canon 9mm du capitaine.
— Police, dégage !
L'homme ne se fit pas prier et se précipita hors de la pièce. De l'autre côté de la porte, la clientèle s'indignait du traitement subi par l'aimable patronne de « La Petite Jamaïque ».
Durand devenait de plus en plus agité, il fouillait les placards, l'intérieur du four, soulevait le couvercle de la marmite dans laquelle cuisait un poulet à la jamaïcaine et son accompagnement de riz et de légumes.

— Quand je l'aurai, toi et moi on pourrait vendre notre histoire pour en faire un film ou un polar. Tu ne crois pas ?
— Ce que je crois, c'est que dans une minute tu vas devenir tout fébrile et t'écrouler par terre, murmura Nesta. Encore.
— Hein ?
— Tu transpires tellement, tout va bien ?
Clément passa le revers de la main sur son front et effectivement, il était dégoulinant de sueur. Ces cheveux grisonnants étaient trempés. Sa respiration devint haletante.
— Que m'arrive-t-il ?
— Oh, c'est sûrement la drogue que j'ai placée dans ta nourriture tout à l'heure. Le bad trip est plutôt soudain mais tu t'en sortiras. Il faudra que tu boives beaucoup d'eau à ton réveil, d'accord ?

Les genoux de Durand ne le supportèrent plus et il tomba au sol, recroquevillé et en nage. Nesta se tenait au-dessus de lui, rieuse. Victorieuse. Alors dans un dernier mouvement désespéré il souleva péniblement son arme de poing et visa sa Némésis. Mais avant qu'il ne pût presser la détente, Nesta donna un coup de pied dans le pistolet qui partit glisser sur le carrelage. Durand s'affala sur le dos, affaiblit.

— C'était amusant de te voir perdre tes moyens, capitaine Durand, reconnut la voleuse. Très amusant. Ça m'embête quand même un peu que tu te retrouves dans le pétrin à cause de moi, t'as l'air d'être un bon gars.
Nesta s'approcha de la marmite et avec une louche, fouilla son intérieur. Elle souleva l'ustensile de cuisine et en ressortit une statuette en or massif d'une quarantaine de centimètres qui représentait un chien.

— Le « Chien Jaune », grogna Clément.
— À la prochaine, mon chou.

Nesta s'accroupit et déposa un baiser sur la joue du policier. Puis elle attrape le pistolet et tira à deux reprises dans le mur. La panique s'installa dans le restaurant et elle s'éclipsa en criant.
Quelle actrice, pensa Clément.
Il perdait connaissance et déjà, la belle femme à la peau havane se trouvait dans ses rêves. Frustrante et rassurante à la fois.



Citation :
À mon avis la fin est trop brutale et aurait dû être poursuivie.

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Dernière édition par Mike001 le Mar 29 Juil - 19:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: À la jamaïcaine   Mar 29 Juil - 18:40

Citation :
— Mes hommes couvrent la sortie de derrière, Nesta. Ainsi que ta voiture et d'autres sont à ton appartement. Tu n'as nul part où aller. Si tu me donnes le « Chien Jaune » maintenant sans faire d'histoire je pourrais dire au procureur que tu as coopéré et il sera plus accommodant.
— Elle s'arrêta. [petit problème ici]
— Je ne comprends pas.

La nouvelle est bien écrite, et tu m'auras appris un nouveau mot : espiègle. Ce qui est vraiment dérangeant dans ce texte, c'est que tu nous amène à la fin sans aucun détail. Je suis pour le fait qu'il faut éviter de trop insister sur des petites choses, mais là on a vraiment rien. La fin est d'une brutalité sans nom, je n'ai même pas eu le temps de m'installer dans la nouvelle que c'était déjà terminé.

Il faudrait détailler un peu plus la relation entre le flic et la jeune voleuse, car la est toutes l'intrigue. Je pense que tu aurais même pu tourner le polar de façon un peu humoristique, ou le flic arrive presque à attraper la voleuse, mais que celle-ci réussie toujours à lui échapper. Enfin ce n'est qu'une supposition, mais je trouve que ce texte à un potentiel à exploiter. Tu devrais tenter une réécriture.

Merci d'avoir partagé  Coeur 

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MessageSujet: Re: À la jamaïcaine   Mar 29 Juil - 20:06

Bon, je viens enfin de prendre le temps de le lire (désolé du retard : j'avais pas le temps et après j'y pensais plus).


A mon avis il y a quelques erreurs "mécaniques" qui ont jouées en ta défaveur pour être retenu à l'AT.


La citation de Paul Morand est pas très opportune, elle fait un peu artifice (perso j'ai buggué, j'ai cru que c'était un personnage de l'histoire, mais c'ets parce que je suis un gros ignare ça ! merci Wiki d'avoir pourvu à mon inculture !)

Le personnage principal est présenté par à-coups (du moins son nom) ce qui n'est pas très efficace : on découvre d'abord son titre de capitaine, plus son prénom, et le rappel plus tardif de ses noms et prénoms m'ont assez dérangé. J'ai eu du mal à le cerner. Dans un format aussi court, je pense qu'il vaut mieux imposer clairement le héro bien fermement assez tôt (de plus le nom est vraiment trop neutre, trop passe-partout pour le style "polar").

Citation :
les enquêteurs de la PJ purent rapidement établirent
=> dommage

Citation :
inspira profondément et les odeurs alléchantes
=> il manque un morceau dans ta phrase

Citation :
Le restaurant qui accueillait le client par ses décorations marines
=> je suis pas fan de ce genre de métaphore verbale. Ca sonne encore un peu comme une fioriture dispensable.

Citation :
à Concarneau, situé en face de l'église
=> celle-là, elle a dû être rédhibitoire à mon avis :

Spoiler:
 

Citation :
Dans la salle, deux serveuses prenaient les commandes et apportaient les plats que le chef préparaient en cuisine. L'une d'entre elles n'était autre que Nesta.
=> La logique de référence prône que la proposition ou le sujet référencé, soit la dernière de la phrase précédente. Ex. Le père va au marché. Celui-ci est en ville ==> "celui-ci" (ou "ce dernier", ou "l'une d'entre elles") se réfère au dernier nom de la phrase précédente. Du coup ton montage sonne bizarre.

Citation :
Clément s'installa à une table et attendit que l'on s'occupât de lui.
=> c'est très correct comme utilisation de l'imparfait du subjonctif. C'est même trop correct. Je m'explique : tu oscilles souvent entre des tons et des emplois de vocabulaire ou de forme trop contrastés. Certes c'est une chose à laquelle tu tiens beaucoup, mais l'unité de style, de ton crée des repères pour le lecteur. Chambouler sa lecture par des variations trop intenses m'a toujours paru un peu dangereux (ipso facto et compagnie). Dans le reste du texte tu n'es pas toujours en phase avec une concordance des temps parfaites : pas mal d'imparfait devrait être des passés simples par exemple. L'emploi ici de ce temps très "old school" et très littéraire dénote donc d'autant plus.

Citation :
La jeune serveuse s'approcha et lui demanda sa commande, pris de court il choisit le premier plat qu'il vit : un hot-dog sauce Pickapeppa. Par convenance, il y adjoignit un demi de bière belge et un gâteau antillais comme dessert. Son repas terminé, il se leva et se rendit à la caisse que tenait Nesta, il n'avait pas été aussi proche d'elle depuis vingt ans. L'excitation et l'adrénaline montaient rapidement.
=> plusieurs éléments ne vont pas dans ce paragraphe :

Citation :
, pris de court il choisit le premier plat qu'il vit :
l'emploi de la virgule ici serait à éviter. Le point-virgule ou le point serait plus raccord. Il n'y a pas de continuité de l'action : au contraire, il y a rupture.

Citation :
Par convenance,
quelle convenance ? Pourquoi une convenance induit qu'il choisisse boisson et dessert ? On devine bien l'idée de passer inaperçu, de paraître normal, mais l'expression "par convenance" est insuffisante ou inconvenante pour exprimer l'idée.

Citation :
il y adjoignit
l'emploi est correct ici aussi. Sauf que c'est une forme tellement inhabituelle, qu'elle n'est pas en harmonie avec le fond de l'histoire à ce moment là : la forme est trop étonnante pour que l'impression de normalité induite par le fond soit respectée.

Citation :
Son repas terminé, il se leva
Oh là ! Elle arrive prendre la commande, il lit la carte et sans aucune transition physique dans le texte, il a fini de manger et il se barre. C'est très abrupt. Si tu ne décris pas le repas, retourne au moins à la ligne pour marquer l'écoulement du temps durant cette période.

Citation :
, il n'avait pas été aussi proche d'elle depuis vingt ans
Là aussi la virgule serait à éviter. Il s'agit d'une idée tout à fait différente du reste de la phrase qui est, elle, purement factuelle.

Le dialogue entre les deux personnages quant à lui ne sonne pas toujours très naturel (le héros trop sûr de lui par rapport à la mise en place du récit), de plus il stagne un peu avec les phases successives de dénégations de la femme.

Le deus ex du poison est un peu grossier : la femme qui pose la très fameuse question "qu'est-ce qu'il y a ? ça ne va pas, Capitaine ?" c'ets assez cliché, tout comme le face off (volte face) de son changement soudain de comportement.

Ce sont à mon avis, autant d'éléments sur lesquels tu dois te forcer à travailler pour te départir de certains aspects de ton style auxquels tu tiens peut-être un peu trop Heureux

Plus de fluidité et d'homogénéité en somme Heureux
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