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 D'enfer

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Nicolas



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Pseudo: Murène de Virtù
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MessageSujet: D'enfer   Ven 12 Sep - 15:30

D'enfer




        Plus un individu a d'opinions, plus il m'est hostile. Si ces opinions se drapent de sens commun, je sens mes narines crépiter d'un mépris haineux. Pourquoi ne se contente-t-on pas d'être docilement inintéressant ? Pourquoi ne me ménage-t-on pas ? Sait-on seulement combien me coûte en tension nerveuse chaque minute où je retiens mes yeux de se lever vers le ciel ? J'écoute ce type m'expliquer à quel point les mentalités sont différentes et ouvertes outre-Manche et outre-Atlantique, que la France est un pays aigri et sclérosé (léger spasme incontrôlé) et que la solution est évidente mais que personne ne semble la voir : baisser ! les ! impôts ! Je hoche la tête (« ah oui, ah oui ») et j'essaye de respirer par toutes petites bouffées, mais aucun effet bénéfique ne semble en ressortir.

        « Tu vois, me dit-il, car il semble m'avoir pris en affection, moi je ne peux pas rester trop longtemps dans une même ville. Il y a tellement de choses à voir, à faire ! Je suis ici depuis cinq ans : ça fait déjà trop ! » Cet aventurier de vingt-cinq ans, qui me parle avec le ton paternaliste qu'ont les mecs qui font du sport, est donc à Caen depuis ses vingt ans. Mettons qu'il a quitté le domicile familial à dix-sept ans ; ça ferait ainsi 62,5% du temps passé dans une même ville (ce calcul me prend deux délicieuses secondes pendant lesquelles ses mots échouent à m'enculer le cortex). Sacré baroudeur...

        Plus il déploie d'enthousiasme à m'expliquer combien est chaleureuse et conviviale l'ambiance à la salle de sport qu'il fréquente (« tu devrais passer, crois-moi, tu seras vite accro »), plus le lieu décrit devient l'évocation d'un enfer terrestre. Je suis à moitié nu dans le vestiaire, ruisselant d'une sueur arborée en trophée, devisant avec Pascal des nuits pas possibles que lui font ses jumeaux puis nous discutons un peu des travaux routiers avant une poignée de main virile qui scelle l'engagement contractuel que nous avons fait devant les autorités d'être des adultes responsables, ciment d'une société saine et économiquement stable. Je déplace ma fourchette le long des carreaux du dessous de table selon une suite de Fibonacci. Deux. Trois. Cinq. Huit. Retour au début de la ligne pour treize.

        À côté de ce type qui ignore délibérément tous les signes de désintérêt pourtant limpides que je lui envoie (ça semble le galvaniser), il y a cette fille hypnotisante. Elle est en intense surpoids  et laisse pendre avec générosité ses appas par un décolleté qu'elle a tartiné d'une sacrée dose de fond de teint ou je-ne-sais-quoi. Elle cherche probablement à cacher une imperfection mais l'effet obtenu, qui m'emplit de fascination morbide, évoque des loukoums géants doucement grillés par la chaleur des éclairages de la brasserie. Et elle a cette particularité banale mais incroyable : elle rit après presque chaque phrase qu'elle dit, que cette phrase inclue ou non un potentiel contenu humoristique. Mais on va devoir reprendre du pain, ha ha ha ! Alors, elle entre en primaire, ta grande ? Ha ha ha ! Moi j'ai pris à point, ha ha ha ! Clairement un dysfonctionnement neuronal. J'ai déjà eu affaire à une personne comme elle, une fois. Je lui ai raconté la blague (pourtant excellente) du trisomique dans la baignoire d'acide (« Matthias, on va partir en voyage scolaire. » « Gnoui, ma'mann ! ») en me disant qu'elle serait un super public et n'ai obtenu qu'un drôle de silence en retour ; des gens pas fiables. Je la déteste. Mais elle est hypnotisante.

        Sur ma gauche, j'entends la litanie autosatisfaite de quelqu'un qui aime s'entendre parler. Une fille qui parle de sauts en parachute, de sauts à l’élastique, de via ferrata (« ah bon, tu n'en as jamais entendu parler ? Je pensais que c'était trèèès connu... ») et de pleins de sports extrêmes qu'elle pratique avec « son chéri ». Avec « son chéri », ils ont fait un peu le tour du monde, entre Majorque et Melun. Avec « son chéri », ils se font pleins de cadeaux assez chers pour se dire combien ils s'aiment. Avec « son chéri », ils ont pris un terrier tibétain (avec « son chéri », tu comprends, ils ont craqué). Avec « son chéri », assis à côté d'elle, à vrai dire, ils ressemblent un peu à la dernière chance de l'espèce, une apogée du consensus et de la résignation. Elle, a une de ces mâchoires à broyer du plâtre, qui se perd dans un triple-menton qui se perd lui-même dans un goitre. Lui, soumis, discret mais au niveau, ressemble à une version ballonnée et grisâtre de Steve Buscemi. Ils sourient de toutes leurs dents, manquantes incluses.

        Il faut garder à l'esprit que pendant ce temps, le type du début continue de déverser des avis définitifs sur les choses pour son interlocuteur préféré, moi, et c'est un authentique petit tour du monde des spécialités : jamais il n'achètera autre chose qu'une allemande, car ce sont de loin les meilleures voitures et il prospecte activement pour se dégoter une Lituanienne, car ce sont de loin les plus belles femmes. Je tapote le sol du pied régulièrement, en Morse : T.A. G.U.E.U.L.E. P.A.R.I.A. Mais le message doit être assez peu compréhensible : il est difficile de différencier un long d'un court en tapotant du pied. Le temps est bien long. Je suppose que les plats ne viendront que lorsque tout le monde aura fini son entrée. Mais l'autre-là, elle jacasse et sa tartinette de tapenade reste intacte. Je la fixe intensément, puis son assiette puis elle à nouveau. « Heu... tu la veux ? » Ah oui, tiens ! Je prends la tartinette, la renifle poliment et la range dans la poche ventrale de mon sweat-shirt.

        Machine et « son chéri » en remettent une couche tonitruante sur leur bien-être conjugal. J'entends maintenant parler de tatouages complémentaires qui lorsqu'ils seraient flanc contre flanc (flan contre flan, en fait), formeraient une colombe. Putride. Et elle déblatère comme si elle était la petite reine de la soirée. Que tout ça doit être fragile, cette mignonne façade de confiance en soi, prête à s’effondrer comme un décor de western au moindre choc psychique ! Un mot-clé et elle redeviendrait cette adolescente craintive et si peu originalement suicidaire. J'essaye au petit bonheur la chance. « Tête de merde ! » Ah ! Elle s'est subitement arrêtée de parler. Ai-je touché juste ? En fait, ils se sont tous arrêtés de parler quand j'ai crié. Je noie habilement le poisson en enchaînant comme si de rien n'était la conversation jusque-ici à sens unique d'avec le type d'en face : « comment ça, tête de merde ?! rétorqué-je à l'automobiliste furibard. » Il ne joue pas super bien le jeu car il ouvre des grands yeux surpris, mais les conversations reprennent déjà. Le concert des voix a toutefois perdu l'une de ses instrumentistes : je pense que l'on n'entendra plus parler de sports extrêmes ou de « son chéri » ce soir.

        Ça devient vraiment long. Qu'est-ce que je fous là en fait ? Pourquoi cette brasserie à la décoration dénuée de toute cohérence (il y a des arrosoirs peints à côté d'un fauteuil en peau de chevreuil (?) trop bizarrement placé pour que quiconque y pose un cul) ? C'est même pas vraiment bon ; ce foie gras en entrée avait un déplaisant arrière-goût qui m'a rappelé la saveur du tissu de la banquette d'une voiture dans laquelle j'avais fait un covoiturage il y a un an. « Ah le foie gras, je peux plus, moi, depuis que je sais comment c'est fait. Ça me dégoûte ! » Marrant, moi c'est l'inverse. Si l'existence était un die and retry, je me fracasserais la tête sur ce coin de mur pour tout revivre à l'identique jusqu'au moment où l'on me demande si je veux venir « au restaurant avec des amis, ça sera sympa », d'enfer ! je réponds. Je suis trop sympa, je me laisse bouffer. Je cherche Antoine des yeux. Je veux partir ! Antoine ! Il ignore mes suppliques : il est tout entier plongé dans la conquête facile d'un bustier et de son habitante. Salaud sans frère, trou de veau !

        « Et toi, sinon, dans la vie tu fais quoi ? » Je survis ! Les premières larmes m'échappent. Le téléviseur situé en hauteur par rapport à notre tablée et qui diffuse silencieusement des clips se met subitement à cracher sur nos âmes. « Hé mais c'est Magic System, la Danse des magiciens, ha ha ha ! J'adore trop ! » Et la fille aux loukoums braisés se trémousse comme si l'orbite terrestre avait cessé. « Mais tu es blanche ! je lui dis, et éduquée ! » Je ne veux plus être là, je veux rentrer ! J'ai tellement froncé les sourcils que mon visage est figé dans une grimace douloureuse. Calculer le nombre d'éléments géométriques du carrelage ne suffira plus. Je saisis le couteau à viande que le serveur vient de m'amener : quelqu'un m'a compris !

        Je considère la gorge de cette fille qui n'a presque rien dit depuis le début, avec son putain de serre-tête étrange. Je me lève, coup d'estoc. Oooooh ! En plein dedans ! Elle a ses yeux tout rouges qui me regardent, tremblotants, et implorent : « pourquoi moi ? J'ai rien dit ! Je me faisais aussi chier que toi ! J'ai même pas profité des vacances, en plus !! » Ça crie, ça crie beaucoup. Ça donne même un charme inattendu à Magic System. Par contre, on sous-estime l'effort que ça demande de ressortir son arme d'une charogne et ils se sont tous barrés en faisant de grands moulinets de bras avant que j'aie pu suriner un autre de ces clodos braillards. « Tu devrais passer à la salle de sport. » La salle de sport de la prison... « Viens soulever de la fonte avec nous ! T'es maigrelet. » Ne plus voir le monde extérieur serait une bénédiction, mais la promiscuité ? Fuir la vanité de cette soirée pour supporter pendant 9 ans (remise de peine pour conduite apathique) que multiplient 365 jours plus deux jours pour 2016 et 2020 égalent 3287 jours (et nuits) à quatre dans 12 m², est-ce un bon calcul ? Plus inquiétant : est-ce qu'on a internet en prison ? Je considère à nouveau cette fille, cette gorge et ce couteau. Mon voisin me demande si je veux du rosé.

        Je suis coincé. Mon destin est de mourir d'ennui ici ou de servir de gibier charnel pour des braqueurs de KFC perdant en homophobie ce qu'ils gagneraient en pragmatisme. Antoine est un traître bon à équarrir. Et maintenant un clip de Coldplay ?! C'en est trop !

        Dos au mur, je suis frappé par un éclair de génie. D'un geste expert, je plante le couteau dans ma main gauche et dans la table sous ma main.

        Ha ha ha ! Échec et mat.

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Dernière édition par Nicolas le Ven 12 Sep - 18:29, édité 8 fois
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D.A.

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MessageSujet: Re: D'enfer   Ven 12 Sep - 15:52

One-shot, c'est un terme approprié pour les textes que tu nous sers. C'est vraiment très bon. C'est lourd, c'est cynique et drôle, mauvais et relevé, tordu et mousseux. On a d'un côté de l’assiette le regard affûté et observateur du chirurgien, de l'autre une dose d'humour blasé : ça fait un excellent mélange. J'ai hâte de revenir.


"il n'achètera autre chose d'une allemande" par. 6

"à la décoration dénuée de toute cohérence dans sa décoration" par. 8


Je n'ai remarqué que ces deux fautes d'inattention.

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Airet Syl
Chromatique
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MessageSujet: Re: D'enfer   Ven 12 Sep - 17:02

J'ai explosé de rire quand le premier "tête de merde" a fusé, et heureusement qu'un divertissement foireux a légitimé ce rire parmi les collègues. Mais déjà quand le bonhomme cale la tartinette dans sa poche de sweat, c'est bizarre qu'il n'y ait pas de réactions chez les convives.

Juste cette partie : "jamais il n'achètera autre chose qu'une allemande, car ce sont de loin les meilleures voitures et il prospecte activement pour se dégoter une Lituanienne, car se sont de loin les plus belles femmes"

Sinon les parties s'enchaînent bien, on se demande pourquoi le narrateur est ici, avec suffisamment de détachement sur la scène pour haïr ses contemporains. Salopard d'Antoine, qui lui est ici pour un "one shot" aussi. Pirate

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Nicolas



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MessageSujet: Re: D'enfer   Ven 12 Sep - 18:22

Merci, anastasis et Airet.

J'ai corrigé les fautes que vous avez relevées (j'ai dû me relire quinze fois mais mon cerveau les court-circuitait - se/ce, wouaw, tellement indigne) ; néanmoins, je pense que l'allemande substantivée se rapportant à une voiture et pas à une personne (contrairement à la Lituanienne, mignonne et de belle constitution) ne mérite pas de majuscule.


Airet Syl a écrit:
J'ai explosé de rire quand le premier "tête de merde" a fusé, et heureusement qu'un divertissement foireux a légitimé ce rire parmi les collègues. Mais déjà quand le bonhomme cale la tartinette dans sa poche de sweat, c'est bizarre qu'il n'y ait pas de réactions chez les convives.

Peut-être qu'il n'y a pas d'autre réaction qu'une profonde gêne mêlée de peur face à un acte si incongru. Plus probablement il y a une/des réaction(s) mais le narrateur s'en fiche éperdument, alors pourquoi en parlerait-il. Encore plus probablement il y a une/des réaction(s) mais l'esprit du narrateur est déjà focalisé ailleurs et il ne s'en rend même pas compte.

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gaba

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MessageSujet: Re: D'enfer   Ven 12 Sep - 18:34

Citation :
« Mais tu es blanche ! je lui dis, et éduquée ! »
Bon, ton narrateur je ne l'aime pas. (j'imagine que c'est voulu)
Il ne conçoit visiblement pas que toutes les couleurs de peau ont le droit d'écouter de la m...
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Nicolas



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MessageSujet: Re: D'enfer   Ven 12 Sep - 18:41

Oh je pense qu'il ne t'aimerait pas non plus.

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dale cooper

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MessageSujet: Re: D'enfer   Mer 17 Sep - 18:27

Voilà.


Merde.


C'est ça. C'est exactement pour ça.


Mon tonic a perdu de son pétillant, mais le goût du gin suffit à

Moi j'ai éclaté de rire avec la tartelette et je crois que je me suis rappelé avoir déjà croisé Pascal, le baroudeur, la rieuse hypnotisante et "mon chéri" et sa pouffiasse. La muette invisible, sans doute, mais je me souviens pas d'elle. Présente mais pas très marquante.

Belle brochette ! ("farce").

Moi j'ai connu une fille qui allait à la salle de sport et qui ne voulait sortir qu'avec des blacks. Si possible des qui jouaient au basket en Nationale ou qui étaient prof de zumba ou qui savaient cuisiner la rougaille (à condition qu'ils dansent le zouk love et qu'ils aient pas un cousin qui deale du shit... quoi que).

Une fois je me suis tapé une grosse dépressive aussi. Assez mignonne dans son genre.

N'empêche que le morse ou la fourchette Fibonacci c'est presque une marque de fabrique.

Je me demande si des gens se sentiraient offusqués s'ils se reconnaissaient dans cette liste de personnage. Mais non, chuis con ! On ne se reconnait jamais là-dedans, même quand ça parle de nous.

Sinon, ça me rappelle un texte avec toi dans le bus qui te faisait traiter de pédale à cause de tes cheveux longs. Je sais pas pourquoi ce souvenir refait surface, sans doute à cause du trop plein de gin dans mon verre et de l'envie de te rappeler un putain de sale souvenir qui va te faire souffrir genre seize minutes (allez 4, soyons honnêtes) juste parce que je suis jaloux de ce texte et que j'aurai voulu en faire un aussi bien.

Dis, t'as déjà croisé un mec qui ^ète un câble dans un Mac Do ?

Ouais, je sais c'est cheap...


GGWP


"ah oui, ah oui." C'est marrant mais c'est encore plus drôle quand on a le souvenir de ta tête en train de prononcer ces mots sur le ton de "ah oui, ah oui".
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Aligby
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MessageSujet: Re: D'enfer   Sam 4 Oct - 16:55

Bon, j'avoue que je ne l'avais pas encore lue, cette nouvelle D'enfer. Et je ne me pose qu'une seule question : pourquoi est-ce que j'ai attendu un putain de mois entier avant de m'y mettre ? C'est juste excellent. Un protagoniste antipathique à souhait comme tu sais bien les décrire avec ce qu'il faut d'atrocité mais juste assez de retenu, le tout servi avec une écriture moderne riche, un rythme soutenu qui convient à ce genre de très court.

Je suis blasé quand même. Tu peux pas imaginer. Je suis blasé de me dire que tu vas mettre trois lustres avant de te remettre à écrire. Ça devrait te valoir de la prison.

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