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 Epique Epique & Colégram

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Méli
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MessageSujet: Epique Epique & Colégram   Mar 13 Jan - 12:30

Je sais pas si tu souhaites des commentaires à la suite, mais je n'ai pas vu un autre sujet pour le faire (aucun soucis pour déplacer ce message si tu veux^^).

D'abord merci pour ces histoires. Il est assez rare que je prenne le temps de lire autant sur le forum, mais le fait que ce soit de petites histoires totalement différentes et drôles m'ont donné envie de revenir lire la suite.

De plus ton style se lit facilement et agréablement, c'est un bon moment de détente. Et j'ai envie de vous rencontrer tous les trois et vous voir dans vos délires!

Ma préférée est sans contexte la rasta ball. Pour plein de raisons mais aussi essentiellement du fait que c'est le ridicule d'une situation qui nous arrive à tous ou presque.


Edichik : redirigé à la section commentaire (:

Edit méli: oups pardon, il aurait été utile de lire le sujet "faire un commentaire"... merci^^
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Lepzulnag

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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Mar 13 Jan - 15:51

Merci beaucoup pour ton commentaire Méli Content

Je m'apprêtais justement à poster un message encourageant les commentaires, car je n'avais pas la moindre idée de comment une personne qui ne connaîtrait ni moi, ni mes colocataires, réagirait !
J'ai confiance en moi pour la forme de l'histoire et le style (pourvu que je me relise assez souvent ^^), mais je doute parfois sur le fond de ce que j'écris... Je me demande si je prends les bonnes décisions, et si ce que je dis intéressera les gens.

C'était le cas pour la Rasta Ball, et du coup je suis bien content de savoir que c'est ton histoire préférée Heureux
C'est assez amusant, car les parmi les trois "vrais" sketches que j'ai postés (les deux premiers servaient juste à introduire les personnages), c'est le seul qui ne soit pas tiré d'un rêve Content Comme quoi... la réalité a ses charmes !


J'ai encore quelques rêves et anecdotes bien amusantes dans ma besace ; je pense (à priori) que je posterai un nouveau sketch toutes les 1-2 semaines.
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Haalysse
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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Mer 14 Jan - 18:04

Lepzulnag Salut ,

Je viens de lire tes petites histoires Succès total

Déjà, petit point technique, tu devrais mettre un lien vers les commentaires dans ton sommaire pour encourager le.la lecteur.trice à commenter Complice

Ensuite... ba j'adore, tout simplement Dansant  Dansant  Dansant

Je trouve que tu rédiges de manière fluide et avec beaucoup d'humour. Je ne vous connais pas, mais ça donne envie de vous rencontrer ! Et tu arrives très bien à mettre en scène les différents caractères que vous avez. Je ne sais pas si tu les as bien cerné, mais si oui, ils ont de la chance de te connaître, on sent que tu les apprécies beaucoup Succès total

Et maintenant, des petits commentaires au fil de l'eau :


Lepzulnag a écrit:
Équipe Épique & Colégram

> c'est malin, maintenant cette comptine idiote que ton titre singe résonne dans ma tête ! ^^

Un Matin Comme les Autres

J'ai tiqué sur l'écriture J-E, et à ces deux endroits :

Lepzulnag a écrit:
[...] en poussant un cri de femme

>Personnellement, j'aurais mis "en poussant un cri étonnamment très aiguë pour lui" ou quelque chose du genre, car je trouve que ça veut rien dire "cri de femme". Mais ne tient pas trop compte de cette remarque, je crois que j'ai parfois une vision faussée et que certains éléments qui paraissent normaux et clairs à la plupart, et qui me semblent à moi étrange ^^


Lepzulnag a écrit:
Avec adresse et un peu de réussite, il [...]

>Je ne sais pas trop ce qui me parait bizarre, mais j'ai du relire cette phrase deux fois. Je crois que c'est parce que pour moi on ne peut pas "avoir un peu de réussite". Je la tournerais plutôt ainsi :"avec adresse, il réussi à relativement bien tenir debout"...

Ensuite, ce passage m'a vraiment fait rire Succès total j'aime la vision que tu as de toi-même Complice

Lepzulnag a écrit:
- Oui... répondit Matthieu.
Et ce simple « Oui » était empreint d'une telle gravité, qu'il semblait alourdi d'une centaine de significations différentes. On ne pouvait douter que derrière ces yeux bruns (qui eux-même se dévoilaient à travers une paire de lunettes fort charmantes), s'agitaient les pensées les plus sublimes et les plus poétiques. Même son caleçon ridicule – qu'il avait ramassé dans la rue quelques jours plus tôt – renforçait l'idée qu'on avait affaire à une personnalité extraordinaire.
- … mais je vais me recoucher.


Fiches Techniques

Je n'ai pas grand chose à dire, si ce n'est que vous m'avez l'air sympa et que tu as l'air de les apprécier.

Choix Cornélien

Faire équipe avec Emma Watson et Yvonne Strahovski ?? Il en a de la chance avec son imagination ton colocataire Alex ! Complice
Plus sérieusement,

Lepzulnag a écrit:
- Allons mes poulettes, il y a du concombre à éplucher...

> What the... ? Coeur

Rastaball

Je suis d'accord avec Méli, Rastaball est vraiment une histoire super, car on a tous vécu une situation similaire à un moment ou un autre. Je m'identifie particulièrement à toi dans ce passage là ^^

Kaméhaméha

Ce que je trouve bien dans Kaméhaméha, c'est qu'au début on ne sache pas si c'est un rêve ou non, que petit à petit le rêve s'emballe jusqu'à devenir n'importe quoi. La vision de ton colocataire entrain de hurler Kaméhaméha sur une plage, que j'imagine bretonne, m'a bien fait rire !  Succès total

Au plaisir de te lire Satisfait ,

Haalysse  Salut

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Lepzulnag

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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Jeu 15 Jan - 18:38

Merci beaucoup d'avoir lu et commenté, Haalysse ; je suis bien content de voir que j'ai réussi à faire rire Peintre


Haalysse a écrit:
Déjà, petit point technique, tu devrais mettre un lien vers les commentaires dans ton sommaire pour encourager le.la lecteur.trice à commenter
Bonne idée, je vais rajouter ça.


Haalysse a écrit:
Ensuite... ba j'adore, tout simplement
Merci Heureux


À présent passons à tes remarques sur l'écriture !

Citation :
[...] en poussant un cri de femme.
Tu as très bien fait de relever ce bout de phrase. Un "cri de femme" ça peut en effet vouloir dire tout et n'importe quoi... J'espère ne plus refaire ce genre d'erreur !
Je me rappelle qu'un jour, un témoin auditif de ce cri si particulier, l'avait évoqué de la sorte : "Qu'est-ce que c'étaient ces hurlements stridents, hier ? On avait l'impression que vous égorgiez une hyène !".
Je pense qu'il y a là de quoi s'inspirer pour une description plus précise Blagueur


Haalysse a écrit:
Lepzulnag a écrit:
Avec adresse et un peu de réussite, il [...]

>Je ne sais pas trop ce qui me parait bizarre, mais j'ai du relire cette phrase deux fois. Je crois que c'est parce que pour moi on ne peut pas "avoir un peu de réussite". Je la tournerais plutôt ainsi :"avec adresse, il réussi à relativement bien tenir debout"...
Et qu'est-ce que tu penses de : "Avec un peu d'adresse et beaucoup de réussite, il parvint à y tenir debout" ?
Si ça te gêne encore, je vais adopter la tournure de phrase que tu me proposes Complice



Et enfin :
Citation :
j'aime la vision que tu as de toi-même
Tu m'en vois flatté Gêné
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Haalysse
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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Ven 16 Jan - 13:54

Lepzulnag a écrit:
Merci beaucoup d'avoir lu et commenté, Haalysse ; je suis bien content de voir que j'ai réussi à faire rire Peintre


De rien Satisfait (qu'est-ce qu'on est poli...  Complice )


Lepzulnag a écrit:
Je me rappelle qu'un jour, un témoin auditif de ce cri si particulier, l'avait évoqué de la sorte : "Qu'est-ce que c'étaient ces hurlements stridents, hier ? On avait l'impression que vous égorgiez une hyène !".
Je pense qu'il y a là de quoi s'inspirer pour une description plus précise


Oh voui, oh voui, là il y a matière à...  Succès total


Lepzulnag a écrit:
Haalysse a écrit:
Lepzulnag a écrit:
Avec adresse et un peu de réussite, il [...]
>Je ne sais pas trop ce qui me parait bizarre, mais j'ai du relire cette phrase deux fois. Je crois que c'est parce que pour moi on ne peut pas "avoir un peu de réussite". Je la tournerais plutôt ainsi :"avec adresse, il réussi à relativement bien tenir debout"...
Et qu'est-ce que tu penses de : "Avec un peu d'adresse et beaucoup de réussite, il parvint à y tenir debout" ?
Si ça te gêne encore, je vais adopter la tournure de phrase que tu me proposes Complice


Euh, je trouve cela mieux en effet. Mais après, je pense qu'il faudrait que tu attende également des avis autres. Ce n'est peut être pas du tout choquant. (tu remarqueras que je n'ai pas confiance du tout en mes commentaires...)

Lyss Salut

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Aligby
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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Dim 18 Jan - 21:24

Je suis en train de lire, et je dois dire que j'aime beaucoup ce que tu fais de ces sketches, de leur arrangements. C'est subtile. Et, je dois dire, c'est très SWAG, les mecs, comme coloc'.

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Lepzulnag

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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Lun 19 Jan - 1:35

Haalysse a écrit:

Lepzulnag a écrit:
Merci beaucoup d'avoir lu et commenté, Haalysse ; je suis bien content de voir que j'ai réussi à faire rire  Peintre  

De rien Satisfait (qu'est-ce qu'on est poli...  Complice )

Mais je vous en prie, très chère... Tout l'honneur est pour moi ! Angélique


Ambroise Alifère a écrit:
Et, je dois dire, c'est très SWAG, les mecs, comme coloc'.

Ta petite remarque les a bien fait rire Content
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Lepzulnag

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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Mar 20 Jan - 14:37

Oy ! Juste avant que ne débute le légendaire Phrasé Visuel 2015, je vous poste le sketch hebdomadaire d’Équipe Épique & Colégram !

Cette fois-ci, une mission extrêmement difficile attend Alex et J-E : réveiller Matthieu... Seront-ils à la hauteur ? La réponse ICI !

Comme je n'ai aucune prétention sur cette œuvre (à part celle de m'amuser et de vous amuser), je me suis permis quelques expériences d'écriture... Aussi je serais curieux de savoir ce que vous en pensez !
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Méli
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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Mar 20 Jan - 16:15

Bon c'était long, du coup pour commenter, j'ai relu. C'était long mais bien drôle et appréciable! J'attendais les nouvelles idées avec impatience après chaque réveil.

Tour d'abord, j'aime beaucoup la gravité, la dramatisation pour lancer l'histoire: on croirait qu'il en va de l'avenir du monde. De même que la mise en perspective de détails "insignifiants" ou comment mettre de la solennité autour d'un cheesecake.
Bref ces traits d'humour, cette gravité ironique, rythme beaucoup le texte et lui permet de ne pas être ennuyeux.

Vient ensuite l'opération réveil en elle-même avec une petite montée de stress: vont-ils échouer? qu'ont-ils encore inventé? Sont-ils totalement fous?!

Je vais pas tout reprendre mais disons que je trouve que tu sais utiliser les petites choses pour faire rire et rendre intéressant et drôle ton récit afin qu'il ne soit pas lourdingue.

Le parfait exemple est pour moi le réveil dit du dindon, qui aurait pu être lourd, mais du fait du vocabulaire, du rythme, de la description, bref de ton style, est juste à mourir de rire.

Par contre je n'ai pas tout bien compris pour le coup du réveil de J-E par Matthieu. Un peu long, lourd et mal organisé à mon goût.


Tu sais aussi mettre une fin à une anecdote et j'apprécie. Toujours autant envie de voir ces drôles d'énergumènes en action même si j'ai la sensation que c'est bien plus drôle à lire qu'à voir.

AH! Et il faudra m'expliquer pourquoi vous avez ces couches!!!
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Lepzulnag

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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Mar 20 Jan - 16:51

Hé bien, quelle rapidité de lecture ! Heureux

Méli a écrit:
Le parfait exemple est pour moi le réveil dit du dindon, qui aurait pu être lourd, mais du fait du vocabulaire, du rythme, de la description, bref de ton style, est juste à mourir de rire.
Oui, j'avoue que moi aussi, c'est un de mes préférés Heureux


Méli a écrit:
Par contre je n'ai pas tout bien compris pour le coup du réveil de J-E par Matthieu. Un peu long, lourd et mal organisé à mon goût.
Arh, c'est ce que je craignais... Laisse-moi t'expliquer ce que j'ai essayé de faire, et ensuite tu me diras ce qui n'allait pas.

En fait, j'ai voulu faire plein de choses en même temps... Premièrement, je voulais séparer l'auteur (moi) du personnage de Matthieu (moi aussi) ; en utilisant le "nous" en tant qu'auteur, et le "il" en tant que personnage.
(je sais pas si je suis très clair...)

Je me demandais comment le lecteur allait réagir suite à cette utilisation du "nous" qui ne dure que le temps d'un réveil. Au fond de moi, je me disais : cela va le perturber ! Mais en même temps, je trouvais que cela donnait une dimension originale à ce bout d'histoire.

De plus, je voulais faire l'éloge du sommeil de façon poétique, pour contraster avec la brutalité des réveils.

Enfin, j'ai dévoilé le tout "anti-chronologiquement" pour essayer de donner plus de rythme.

Bref, je crois que j'ai trop compliqué ce bout de texte Blagueur


Méli a écrit:
[...] même si j'ai la sensation que c'est bien plus drôle à lire qu'à voir.
Tu n'as pas tout à fait tort Complice Il est facile d'utiliser certains mots pour augmenter le comique de la chose.


Méli a écrit:
AH! Et il faudra m'expliquer pourquoi vous avez ces couches!!!
C'était pour accueillir un ami qui avait fait un long voyage pour nous rendre visite... On s'était déguisé en bébés pour l'accueillir (avec le biberon et tout), et on avait essayé de lui faire croire qu'on vivait dans la cave. Mais il n'a pas été dupe !
On a souvent réutilisé ces couches par la suite... mais malheureusement, elles n'ont pas survécus au déménagement Larmoyant
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Méli
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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Mar 20 Jan - 17:04

Citation :
En fait, j'ai voulu faire plein de choses en même temps...

Je pense qu'en effet c'est un peu trop, et tout cas pour mon esprit fatigué.

Après relecture, je pense que ce qui me perd c'est que j'ai l'impression d'un personnage qui observe le réveil, d'être un quelqu'un physiquement là qui observe et pas simplement une vidéo qui montre un réveil, même de manière poétique.
J'ai du mal à m'exprimer mais en gros, j'ai l'impression d'être un pervers et non pas un spectateur.

Du coup ca me perd parce qu'en réalité y'a personne, ni J-E, ni Matthieu, ce n'est pas ce pervers qui fait l'action.
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Lepzulnag

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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Mar 20 Jan - 19:27

Un pervers... mmmh... Je vais peut-être changer ça alors (ce soir).

Je laisserai tout de même l'ancienne version, pour les curieux.
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Méli
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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Mar 20 Jan - 20:12

non mais quand je dis pervers, c'est exagéré pour faire comprendre la différence avec le spectateur dont je parlais
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Mike001
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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Mar 20 Jan - 20:28

Lepzulnag a écrit:

1. Un Matin Comme les Autres



- J'ai fait un rêve cette nuit, marmonna Alex.

Sa voix était pâteuse, ses gestes lents, ses yeux dans le vague. Il était sept heures, et comme tous les matins il mangeait sa traditionnelle brioche – qu'il tartinait parfois de beurre ou de confiture quand il en avait la force. Toujours du même couteau, il s'en coupait une large part, puis avec une adresse incroyable, il la plongeait dans son bol de lait chocolaté. Jamais une goutte ne tombait à côté. Jamais une miette ne venait s'aventurer hors du précieux écrin qu'était le paquet de brioche.

- Moi aussi... (il manque une virgule ici) répondit mollement J-E.

Pas plus réveillé que son colocataire, il se tenait debout, totalement immobile. Son regard d'huître était fixé sur le bol d'Alex. Il le regarda manger sans bouger pendant cinq minutes, comme éteint, avant de se secouer et de se rappeler pourquoi il était venu dans cette cuisine.

- Il a cours Matthieu aujourd'hui ? demanda-t-il, les sourcils froncés.
- Mmmh... Je crois que oui, normalement.
- Tu penses qu'il va se lever ?
- J'en sais rien. Hier il a dit qu'il était motivé pour retourner en cours (j'aurais mis « pour y retourner » afin d'éviter la répétition).

J-E se dit que ce n'était pas la première fois que son ami faisait de telles promesses, et qu'il avait souvent pour habitude de se faire parjure. Puis il retomba dans la contemplation de la brioche. L'idée de faire une petite farce le titilla alors, et (tu utilises trop cette construction : «, et » que tu pourrais remplacer ici par : « L'idée de faire un petite farce le titilla, alors il parcourut la pièce du regard [...] » il parcourut la pièce du regard à la recherche d'un objet qu'il pourrait utiliser. Ses yeux se posèrent sur une fourchette perdue au beau milieu d'un plan de travail. Il se faufila discrètement jusqu'au couvert solitaire, et le saisit silencieusement.

Quand il vit son colocataire s'approcher de lui, Alex était bien loin de se douter de ses noires intentions. Mais alors qu'il plongeait de nouveau sa brioche dans son lait – presque amoureusement – J-E frappa. Il planta la fourchette au cœur de la brioche, la faisant tomber des mains de son ami ; puis il appuya, noyant impitoyablement sa victime au fond du bol. Du lait avait éclaboussé. Des miettes s'étaient éparpillées.

- Putain, tu fais chier ! s'exclama Alex ; mais en même temps un sourire amusé venait poindre sur son visage.

J-E avait relâché son arme et s'était un peu éloigné. Ses yeux réjouis guettaient avec avidité la réaction de son coloc : Alors, qu'est-ce que tu vas faire ? Hein ? Qu'est-ce que tu vas faire ? semblaient-ils dire, provocateurs.

Un instant, il sembla qu'Alex n'allait pas riposter. En vérité, son esprit fonctionnait à toute allure : comment contre-attaquer ? Il répertoriait la moindre de ses possibilités. Plus vif qu'un serpent, il saisit alors une bouteille presque vide, et la lança à toute vitesse sur son ami. Celui-ci se protégea en poussant un étrange et puissant jappement, entre l'humain et le chiot. À peine le projectile l'atteignit-il qu'Alex avait déjà saisi deux autres bouteilles – une bouteille de lait dans la main droite, une bouteille d'eau dans la gauche – et le frappait partout, le forçant à reculer, l'acculant jusqu'à l'évier.

Autant étourdi par cet assaut effréné que par son propre rire, J-E ne pouvait malgré tout se laisser faire. Se sentant inférieur en combat loyal, il décida de ruser. Il ouvrit le robinet qui se trouvait à côté de lui, se saisit d'un verre dans l'évier, et aspergea son adversaire.

- Non ! s'écria Alex en fuyant.

Il se réfugia derrière une chaise. Profitant de ce court répit, J-E s'empara d'une casserole et d'une poêle.

- Je suis mieux armé que toi à présent... Tu n'as aucune chance de me vaincre !
- Ah ouais ? C'est ce qu'on va voir ! rétorqua-t-il, et il chargea, poussant la chaise comme une brouette.

J-E n'eut d'autre choix, pour éviter l'attaque dévastatrice, que de sauter pieds joints sur le siège. Avec un peu d'adresse et beaucoup de réussite il parvint à y tenir debout ; mais Alex le tira vers lui, et ils tombèrent tous les deux. À peine touchaient-ils le sol que ce dernier lui saisit le bras droit, et l'immobilisa en une prise surprenante.

- Relâche-moi ! Relâche-moi ! grogna J-E, sur le ventre.
- Jamais ! Avoue-toi vaincu !

Mais J-E, tenace, gigota dans tous les sens ; tant et si bien qu'il parvint à se retourner. Aussitôt sa poêle vola jusqu'au cou de son adversaire.

- Si je tombe, je ne tomberais (tomberai) pas seul... (il manque une virgule) menaça-t-il dans un murmure rauque.

Les deux hommes se lancèrent un tel regard, que si un insecte avait osé passé (passer) à travers les rayons de défi que lançaient leurs yeux, il aurait disparu.

C'est alors qu'ils avisèrent, à l'embrasure de la porte, une silhouette qu'ils n'avaient pas remarqué, et qui les observait depuis quelques temps. Un grand sourire parcourait tout son visage.

- Tiens, tu as réussi à te lever ? s'étonna J-E, pas du tout gêné par son étrange position.
- Oui... (il manque une virgule) répondit Matthieu.

Et ce simple « Oui » était empreint d'une telle gravité, qu'il semblait alourdi d'une centaine de significations différentes. On ne pouvait douter que derrière ces yeux bruns (qui eux-même (eux-mêmes) se dévoilaient à travers une paire de lunettes fort charmantes), s'agitaient les pensées les plus sublimes et les plus poétiques. Même son caleçon ridicule – qu'il avait ramassé dans la rue quelques jours plus tôt – renforçait l'idée qu'on avait affaire à une personnalité extraordinaire.

- … mais je vais me recoucher.

Matthieu bâilla, et repartit aussi fantomatiquement qu'il était apparu.

- Bon, bah c'est pas aujourd'hui qu'il ira en cours ! railla J-E.

Alex relâcha sa prise, et les deux amis tâchèrent de ranger le petit bordel qu'ils avaient créé.

- Au fait, c'était quoi ton rêve ?
- Mmmh... (manque une virgule) réfléchit Alex. Laisse-moi me rappeler. Il y avait un empire du mal... Je devais le combattre. Toi et Matthieu étiez dans mon rêve aussi, mais vous êtes arrivés plus tard. Au début, je me rappelle, je faisais équipe avec Emma Watson et Yvonne Strahovski, la blonde dans Chuck. Elles pensaient que j'étais le meilleur guerrier de la terre (Terre)...
- Oh ! Le salaud ! s'écria J-E, scandalisé. Avec Emma Watson ! Le salaud !



Lepzulnag a écrit:

2. Fiches Techniques



Alex, Matthieu et Jean-Etienne se connaissent depuis l'âge de dix ans. À présent, ils vivent en colocation. Quand trois tels amis se retrouvent – si proches que les uns sont présents dans les rêves des autres –, qui sait quelles aventures extraordinaires peuvent arriver ?


Alex
Âge. 23 ans.
Description physique. 1m79. 70 kilos. Stature fine, élancée. Muscles peu visibles, cependant étonnamment puissants et agiles. Cheveux courts, d'un brun peu prononcé. Yeux verts (porte des lentilles). Quelques tâches de rousseur sur le visage et les bras. Tête large : peu de chapeaux lui vont. Pilosité normale.
Profession. Travaille depuis un an. Actuellement intérimaire dans un bureau d'études.
Personnalité. Stable. Généreux. Calme. Loyal. Soigné. Aime inventer de nouvelles expressions.
Motivations. Reste simple dans ses ambitions. Il connaît ses limites, et attend de voir ce que le futur lui réserve.
Centres d'intérêts. Le sport (cependant sa jambe est blessée, ce qui l'empêche de courir de façon trop intensive). La cuisine. Les jeux vidéos. La lecture.
Particularités. Extraordinairement photogénique. Même le photographe le plus talentueux sera dans l'impossibilité de saisir un cliché où Alex serait ridicule. Comme par magie, il adoptera toujours une pose qui le mettra en valeur (de façon parfois presque abusive).
Phrase favorite. « Faut pas pousser mémé dans les orties ! »


Jean-Etienne (J-E)
Âge. 23 ans.
Description physique. 1m78. 74 kilos. Corpulence plus solide que ses deux colocataires. Cheveux bouclés, châtains clair (châtain clair ; l'adjectif de couleur composé reste invariable), courts. Yeux verts, légèrement myopes (porte des lunettes depuis peu). Belles jambes bien formées. Grossit du ventre et des joues s'il mange trop. Pilosité normale.
Profession. Étudiant en double cursus de mécanique/bio-mécanique.
Personnalité. Farceur. Intellectuel (cependant complexé par sa propre intelligence). Compétiteur. Romantique. Soigné. Imaginatif.
Motivations. Réussir une thèse en mécanique. Trouver une copine. Devenir enseignant-chercheur à la fac (il déteste le travail en entreprise).
Centres d'intérêts. Les études. Embêter les gens. Les robots.
Particularités. Adore enchaîner les acrobaties, une fois qu'il a suffisamment bu. Co-inventeur, avec Matthieu, d'une pirouette particulièrement délicate qui se fait à deux, et qu'il a lui-même nommé « Fusion MB ».
Phrase favorite. « Hé, on fait une fusion MB ? »


Matthieu
Âge. 22 ans.
Description physique. 1m80. 67 kilos. Mince. Cheveux châtains, mi-longs, qui frisent parfois aux extrémités. Yeux noisettes (noisette ; « noisette » est un nom employé comme adjectif de couleur qui reste invariable) . Myope (porte des lunettes depuis l'enfance). Beau visage, étonnamment féminin. Hanches larges. Torse glabre.
Profession. Étudiant en mathématiques. Donne quelques cours de trompette pour alléger les fins de mois.
Personnalité. Pantouflard. Original, parfois même excentrique. Poète. Compréhensif. Fêtard.
Motivations. Bien qu'il étudie les mathématiques depuis des années, il reste persuadé de devenir un jour la star d'un show de télé-réalité.
Centres d'intérêts. La poésie. L'alcool. La programmation. La musique.
Particularités. Ramasse tous les objets qu'il trouve dans la rue (particulièrement les plus inutiles). Tente régulièrement des expériences loufoques. Ne sait pas trop quoi faire de sa vie.
Phrase favorite. « C'est pas cool ! »


Lepzulnag a écrit:

3. Choix Cornélien



Ils étaient trois, à se faufiler furtivement à travers les bois : un homme et deux femmes. Il faisait nuit. On entendait parfois au loin d'étranges coups de feu. Dans le ciel, de puissants projecteurs lançaient leurs rayons lumineux. Toute menace potentielle était aussitôt éradiquée ; bien des oiseaux avaient cruellement explosés, percutés par un missile plus gros qu'eux. Les volatiles avaient appris à éviter ce terrifiant no bird's land.

- Ô Alex, merveilleux Alex, nous sommes arrivés...

C'était Emma qui, le visage à la fois ému et concentré, vint lui prendre la main. Elle était si belle dans sa tenue de combat moulante. Dans ses yeux de biche brillait une adoration sans borne. Yvonne, comme jalouse de sa compagne, attrapa son autre main. Son visage vint se placer à quelques centimètres du sien, et son doux souffle caressa les lèvres du jeune homme.

- Le camp ennemi est juste devant nous. Tu es le plus puissant guerrier de la terre (Terre)... Toi seul peut vaincre le mal qui réside en ces lieux. Si tu élimines leur commandant suprême, alors le bien triomphera !

Alex ne répondit pas tout de suite. Il ne comprenait toujours pas pourquoi Emma et Yvonne étaient persuadées qu'il possédait d'incroyable (incroyables) pouvoirs. En vérité il n'était rien de plus qu'un homme comme les autres, tout à fait ordinaire. Mais quand, trois jours plus tôt, ces deux merveilleuses femmes avaient surgies (surgi) du ciel, brisant les fenêtres de son appartement et s'écriant : « Notre héros ! Nous t'avons enfin trouvé ! » ; comment aurait-il pu ne pas sauter sur ses pieds, et ne pas leur répondre au tac-au-tac : « Vous en avez mis du temps ! » ? Comment aurait-il pu s'empêcher de bondir dans leur hélicoptère sans perdre une seconde ?

Et voilà où il se trouvait à présent : en face d'un terrifiant camp fortifié, protégé par une enceinte en béton armé de plus de dix mètres de haut, où plus d'une centaine de dangereuses mitrailleuses pointaient leurs museaux belliqueux. Il ne perdit pas contenance cependant – après tout, c'était un héros – et il adopta une posture si extraordinaire qu'Yvonne et Emma en gémirent de plaisir.

- Allons (virgule) mes poulettes, il y a du concombre à éplucher... (manque une virgule) dit-il d'une voix irrésistiblement magnétique.

D'un pas assuré, il s'avança vers la gigantesque porte de la forteresse ennemie.
C'est alors qu'une terrifiante alarme retentit. Il s'était approché trop près, trop maladroitement, et le système de sécurité l'avait repéré. Les mitrailleuses crachèrent leur métal furieux dans sa direction.

- Alex... (virgule) s'horrifia Emma, qu'as-tu fait ?

Ils rejoignirent tous trois le couvert des arbres. Alex, jetant un coup d’œil discret, aperçut la grande porte s'ouvrir, puis vomir un long flot de soldats cybernétiquement modifiés. Le jeune homme vit là une occasion de se rattraper.

- C'était le moyen le plus simple pour ouvrir leur porte ! expliqua-t-il. À présent occupez-vous de ces misérables sbires, ils ne méritent pas mon attention.
- Oh, Alex, tu es un génie... (virgule) soupira Emma.

Le regard transi de la jeune femme exprimait toute la force de l'attrait qu'il exerçait sur elle. Elle l'adorait, c'était évident, mais en même temps il l'intimidait, et cela créait comme une barrière entre eux ; barrière qu'Alex comptait bien briser une fois cette petite histoire terminée. Yvonne était bien moins complexée : elle pétrit sa fesse d'une main, et (« avant de l'embrasser sur la joue. ») l'embrassa sur la joue.

- On s'en occupe, mon petit chou, susurra-t-elle. Garde tes forces pour le commandant suprême.

Les deux jeunes femmes s'élancèrent à l'assaut. Alex en profita pour se cacher derrière un buisson. Seule sa tête curieuse dépassait.

Esquiver les balles des deux cents mitrailleuses était un jeu d'enfant pour Emma et Yvonne. Quand elles atteignirent les rangs des soldats cybernétiques, elles dégainèrent de longs katanas, qui brillèrent sous le feu des projecteurs, et devinrent des engins de mort pour les hommes-machines. Leurs lames étaient si bien aiguisées que rien ne résistait à leur tranchant. Les deux femmes dansaient sur le champ de bataille ; elles étaient des déesses de grâce et d'efficacité. Chaque coup faisait mouche, et tuait sur-le-champ.

Bientôt il ne resta plus un seul soldat ennemi. Les mitrailleuses automatiques continuaient à cracher leur feu, mais ce n'était qu'une nuisance ennuyante pour les deux guerrières de la liberté. Elles pénétrèrent le fort par les portes à présent grandes ouvertes, et désactivèrent le système de défense des remparts.

Une fois que tout danger fut écarté, Alex sortit de son buisson. Sa démarche était majestueuse. Quand il passa souverainement le grand portail, l'alarme ne se fit plus terrifiante, mais terrifiée. Ses deux acolytes l'accueillirent le regard plein d'amour, éblouies par son style.

- Le commandant suprême se terre au fond de son bunker, dans les étages inférieurs, enchaîna Yvonne. Il y a un passage par là, il suffit de désactiver la protection électronique. Suivez-moi.

Ils rentrèrent dans le complexe, et filèrent à travers les couloirs métalliques. Ils arrivèrent finalement devant une porte haute sécurité.

- Tu veux t'en occuper ? demanda Yvonne. Ça doit être un jeu d'enfant pour toi.
- Non non, allez-y, je vous en prie... (virgule) fit Alex. Je ne voudrais pas me mettre sans cesse en avant.
- Héroïque, et galant... (virgule) apprécia Emma en sortant ses outils.

La petite porte devait être vraiment bien protégée, car au bout de cinq minutes les filles n'étaient toujours pas parvenues à la déverrouiller.

- Allons, dépêchez-vous ! les pressa Alex. Si nous attendons trop, ils vont nous retrouver... La forteresse entière doit être sur le branle-bas de combat !
- Pardon... (virgule) s'excusa Yvonne, penaude. Nous y sommes presque.

Emma poussa alors un cri de victoire, et la porte se leva. Devant eux se dessina un long couloir entièrement blanc, qui descendait rapidement à travers les profondeurs de la terre.

- Je connais les plans, leur souffla-t-elle. Ce tunnel fait près de deux kilomètres. Il ne nous reste plus qu'à le parcourir et éviter les dangers qu'il contient, puis nous arriverons devant le commandant suprême.

Les trois compères se regardèrent avec complicité.

- Prêtes à détruire le mal ? sourit Alex.

Emma et Yvonne acquiescèrent avec énergie, le regard brillant. Ils s'élancèrent.
Le tunnel était incroyablement long, mais ils avançaient rapidement. Alex courait au même rythme que les deux femmes, sans se fatiguer, et pour une fois sa blessure à la jambe ne le faisait pas souffrir. Les virages, les couloirs, s'enchaînaient les uns après les autres. Le blanc parfaitement lisse des murs était hypnotique ; Alex se demanda quand cela finirait enfin.

Un petit détail attira alors son attention, détail qu'Yvonne et Emma n'avaient pas remarqué. Il les laissa devant et fit quelques pas en arrière. Dans ce décor entièrement blanc il n'était pas sûr d'avoir bien vu... mais il y avait bien un embranchement ! Et à cet embranchement se trouvaient deux hommes, entièrement recouverts de mousse à raser, occupés à avancer furtivement contre les murs. Alex reconnut aussitôt, quoiqu'avec surprise, ses deux colocataires. Quels génies ! s'enthousiasma-t-il. Utiliser de la mousse à raser pour se camoufler dans des couloirs aussi blancs !

- Alex ! chuchota Matthieu en l’apercevant. Tu es là ! Viens, rejoins-nous...

Mais il hésita. Emma et Yvonne continuaient à avancer, sans avoir remarqué sa disparition. Quel groupe devait-il rejoindre ? Deux femmes splendides, extraordinairement talentueuses, qui l'adulaient... ou bien ses deux vieux amis, qui avaient l'air de tellement s'amuser avec leur mousse à raser... (il manque une espace) ? Il ne savait qui choisir !

- Qu'est-ce que vous faites là ? leur demanda-t-il.
- On t'a suivi quand tu t'es fait capturé (capturer) par l'hélicoptère, répondit simplement J-E.
- On s'y est si bien pris qu'on a fini par te devancer, observa Matthieu.

Alex se balança sur place, ne sachant quel camp choisir. Il tourna la tête et regarda les jeunes femmes continuer à avancer précautionneusement. Elles étaient si belles...

- Bon allez, je vous suis ! se décida-t-il. Il vous reste de la mousse à raser, j'espère ?
- Plein ! sourit Matthieu.

J-E sortit de sa ceinture plusieurs bombes de mousse qu'Alex avait d'abord pris pour des grenades. Il se déshabilla, puis ils l'aspergèrent joyeusement, jusqu'à ce qu'on ne puisse plus voir que ses yeux et sa bouche.

- Et voilà, tu es parfaitement camouflé... (virgule) apprécia Matthieu. Maintenant suis-nous, on a découvert un passage pour descendre plus rapidement.

Il ouvrit une trappe dans le mur, et sauta. Un toboggan ridiculement long les attendait. La mousse à raser les faisait glisser à toute vitesse. Alex se dit qu'il avait bien fait d'abandonner Emma et Yvonne. Après de nombreux loopings et une dernière glissade, ils atterrirent dans une vaste salle, entièrement noire.

- On a l'air malin, en blanc... On ne voit plus que nous.
- C'est pas grave, dit J-E, on est presque arrivé. Il faut juste trouver la sortie...

Ils avancèrent en tâtonnant dans le noir. Après plusieurs minutes de recherches infructueuses, Alex, qui avançait comme un crabe contre une des cloisons, appuya sans le faire exprès sur un étrange bouton. Un large pan du mur s'écarta, pour laisser place à un couloir entièrement rouge.

- Tu as trouvé le passage ! se réjouit J-E. Ah, une salle rouge... Pour ce genre de couloirs, il faut être très rapide. Dès que tu poses le pied sur le sol rouge, des lasers apparaissent. Si tu n'avances pas assez vite ils te rattrapent, et tu finis en mille morceaux.
- Mince ! réagit Matthieu. Ça a l'air dangereux...
- C'est pour cela qu'il faut qu'on court le plus vite possible, et qu'on parte tous les trois ensemble. Alex, ça va ta jambe ?
- Ça va. Je crois que je suis guéri.
- Bon. Parfait. Vous êtes prêts ?
- Prêt, répondirent les deux autres.
- Ok. On part tous les trois en même temps, à mon signal. (J-E inspira et se positionna fermement sur ses jambes) Bon. Un... Deux... TROIS !

Alex partit comme une flèche. Derrière lui, il entendait les lasers grésiller, cherchant à le rattraper. Pourvu que J-E et Matthieu s'en sortent ! se dit-il, mais il n'avait pas le temps de se retourner, pas le temps de voir s'ils parvenaient à suivre son rythme. Il cavala à toute allure pour être certain de ne pas les ralentir. En un dernier bond qu'il arracha férocement à ses muscles surtendus, il se précipita hors du couloir mortel. Aussitôt il se retourna, essoufflé.

Matthieu et J-E étaient à l'autre bout du couloir, tous souriants derrière la barrière de lasers. Ils lui faisaient de grands signes.

- On a préféré te laisser y aller tout seul ! s'écria J-E.
- C'était beaucoup trop dangereux ! ajouta Matthieu d'un air très compréhensif. On se revoit plus tard. Bonne chance avec le commandant suprême !

Alex les regarda s'en aller avec un goût de trahison dans la bouche. Comment ses deux amis avaient pu l'abandonner ainsi ? J'aurais dû rester avec les deux filles ! songea-t-il amèrement.
Par dépit, il ôta une partie de la mousse à raser de son visage. Puis il se retourna. Le chemin continuait, de nouveau blanc. Il se dit qu'au moins il était toujours plus ou moins camouflé, et que par chance il retrouverait peut-être Emma et Yvonne.

Motivé par cette idée, il reprit sa route gaillardement. Mais à peine fit-il un pas, qu'un impressionnant cyborg de guerre surgit au détour du couloir. Alex s'étala aussitôt contre le mur, espérant que ce qui lui restait de camouflage suffirait à le faire passer inaperçu.

Le cyborg approcha de ses pas lourds. Il se dirigeait vers la salle rouge, apparemment alerté par le mécanisme de défense. Il dépassa Alex sans se rendre compte de sa présence. Puis il s'arrêta soudainement, comme s'il prenait conscience que quelque chose de totalement incongru se trouvait à sa gauche. Lentement, il se tourna vers le jeune homme – toujours parfaitement immobile, les yeux ouverts comme un poisson – et l'observa de son triple système de caméra. Les trois objectifs pointés droit sur lui s'agitèrent avec circonspection. Visiblement le cyborg – qu'il soit humain ou robot – ne savait pas quoi penser. Alex garda un calme héroïque. Pas un de ses cils ne bougeait.

Les secondes passèrent, sans que rien ne se passe. Puis les secondes devinrent des minutes. Les caméras bougeaient toujours aussi étrangement. Sa proximité avec la créature robotique devenait presque intime... Alex ne savait pas comment réagir. Peut-être a-t-il buggé ? espéra-t-il ; mais en même temps il craignait que s'il faisait le moindre geste, son dangereux ennemi ne reprenne ses esprits.

Il attendit dix bonnes minutes avant de conclure qu'il ne pouvait plus continuer ainsi. Faire un concours d'immobilité avec une machine était clairement (espace en trop) la chose la plus stupide au monde. Il se décida donc à bouger. Les yeux tout d'abord, à droite, puis à gauche. Ensuite les mains, les bras, la tête ; et pour finir, les jambes. Le robot ne réagissait toujours pas.

- J'ai hypnotisé le cyborg ! se félicita Alex, et il se dit qu'Emma et Yvonne seraient bien époustouflées d'entendre cette histoire.

Il lui apparut alors tout à fait normal d'avoir vaincu ce terrible cyber-combattant : c'était le plus grand guerrier de la terre (Terre), pourquoi donc avait-il douté de lui ? Plus confiant que jamais, il saisit le fusil à antimatière du cyborg, sa ceinture de grenades, puis reprit son chemin.

Une nouvelle porte se dressa rapidement devant lui. Alors qu'il l'ouvrait, Alex sentait (j'aurais mis « sentit » ici) que c'était la dernière, et que bien des révélations l'attendaient. Derrière, il faisait complètement noir. Il avança doucement, d'un pas calculé. Il ne voyait plus rien à présent ; pas même ses propres mains. Cela l'inquiéta, malgré son courage olympien, et il se dit qu'il était peut-être tombé dans un piège.

Un grand bruit éclata alors. De puissantes lumières l'aveuglèrent. Privé de ses sens, la première réaction d'Alex fut de tirer partout autour de lui. Des flots d'antimatière se déversèrent de tous côtés.

- RAAAAAH ! rugit-il, bien qu'il ne pouvait s'entendre.

Il aurait sûrement tué le commandant suprême – et toute forme de vie dans un rayon d'un-demi kilomètre – s'il n'avait été entouré d'une cage de force indestructible. Il s'en rendit compte lorsque sa vue lui revint, et il arrêta aussitôt de tirer.

- Ah ah ah ah ! se gaussa une voix maléfique. Voilà donc tout ce dont est capable le plus grand guerrier de la terre (Terre) ? Je m'attendais à mieux !

La créature qui lui parlait avait sa place dans les rêves du plus fou des hommes. C'était un horrible caniche totalement imberbe, aux muscles si saillants que tout son corps en était monstrueusement boursouflé. À la place de sa tête se trouvait une gigantesque télé, où s'agitait un autre caniche, poilu et beaucoup moins musclé. Mise en abîme perturbante, lui aussi arborait un téléviseur au niveau du cou. Sur cet écran dans l'écran, s'affichait le terrible visage du commandant suprême.

- Tu te demandes sûrement comment je me suis retrouvé dans un tel corps ? demanda celui-ci d'une voix lente et désagréable, un sourire mauvais aux lèvres.
- Non, répondit Alex, car cela lui semblait parfaitement logique.

Il avait beau être fait comme un rat, et être prisonnier d'un des hommes les plus dangereux au monde, il travailla sa posture. Son buste se redressa, ses épaules se firent provocantes, son menton se leva orgueilleusement, et il toisa son adversaire d'un air supérieur.

- Quel classe ! siffla le commandant, admiratif. Mais tu feras moins le fier quand tu auras remarqué que tu n'es pas le seul à être tombé entre mes pattes... J'ai également capturé tes amis !

Alex aperçut alors, sur les côtés et dans des prisons semblables à la sienne, Emma, Yvonne, Matthieu et J-E. Ses quatre compagnons avaient l'air désespéré. Les filles étaient cruellement blessées. Du sang tachait leurs beaux visages et collaient leurs cheveux. Yvonne semblait avoir perdu conscience. Emma le regardait avec de grands yeux implorants. « Sauve-nous... » lui murmurèrent ses lèvres carmin. Face à la détresse de la jeune femme, l'horrible caniche fut secoué d'un grand rire.

- Mon plan s'est déroulé comme prévu ! Les deux lionnes sont enfin à moi... Sais-tu qu'elles ont vaincues (vaincu) pas moins de quarante de mes soldats d'élite, avant de se laisser attraper ? J'ai dû mobiliser la moitié des troupes de ma forteresse ! Ces jolies demoiselles étaient le dernier obstacle à ma domination la plus totale... (Il ricana une nouvelle fois, puis tourna son téléviseur vers Matthieu et J-E ; une moue de pur dédain lui déforma les traits) Quant à ces deux gusses... Ils se sont eux-même (eux-mêmes) assommés en tentant de fuir un robot ménager.

Ses deux vieux amis baissèrent les yeux, honteux et désolés.

- On a voulu se battre, se justifia J-E, mais on n'avait plus de mousse à raser ! Alors on a un peu paniqué...

Sa remarque fit rire le commandant suprême.

- Ceci dit, j'ignore comment ils sont parvenus à entrer dans ma forteresse... Mais cela me donne une merveilleuse idée. Vois-tu (virgule) Alex, je t'ai toujours bien aimé. Ces derniers mois, quand je n'avais rien à faire et que l'ennui me prenait, je te regardais à travers les caméras que j'avais camouflées partout chez toi. Peu à peu, une relation de proximité s'est installée entre nous – bien que tu n'en avais (normalement ça devait être du subjonctif ici, mais il peut être admis dans un contexte plus léger de ne pas en mettre) sûrement pas conscience. (Son ton se fit plus doux, presque ému) Tu es devenu comme un frère pour moi...

D'une démarche aussi sautillante que repoussante, il se rapprocha. Son visage tenta de se faire bienveillant, sans vraiment y parvenir. Alex restait impassible ; sa posture, d'un fabuleux indicible.

- Et je ne tue pas mon propre frère. Ou du moins, pas le frère que je me suis choisi. Alors oui, je vais te laisser la vie sauve. Mais tu devras faire un choix ! Un choix qui déchirera ton petit cœur...

Le maître du mal se tut un instant, pesant ses mots, cherchant à obtenir le meilleur effet.

- La première option, se délecta-t-il avec lenteur, est la suivante : je tue Emma et Yvonne, mais tes amis restent en vie. Vous finirez les restants de vos jours dans cette forteresse, à me servir. Vous vous occuperez de mon bain, de ma litière, vous me masserez régulièrement avec vos corps nus, vous limerez mes ongles, nettoierez mon derrière. Oh ! Comme la vie nous sera douce !

Un instant il resta rêveur, un sourire béat aux lèvres.

- La deuxième option ! reprit-il soudainement. Je tue, puis torture tes meilleurs amis... mais j'épargne ces deux adorables femmes. Vous vivrez alors tous les trois dans une aile spéciale de ma forteresse, relativement libres de vos faits et gestes : votre seule mission sera de m'offrir, chaque année, un mignon petit bébé... Ah, soupira-t-il, comme je rêve de découvrir les joies de la paternité. Quels beaux enfants vous aurez ! Quelle belle famille nous allons produire !

De nouveau il sembla plonger dans de doux songes, le regard au loin.

- Alors, Alex ? s'enquit-il doucement, un sourire pixelisé se dessinant sournoisement sur ses lèvres perfides. Qui vas-tu sacrifier ? Vas-tu condamner à mort ceux avec qui tu as grandi... juste pour de jolies filles ? Vas-tu...
- Tais-toi, chien, l'interrompit Alex.

Le ton de sa voix était si majestueusement nonchalant, que le caniche maléfique en fut (fût) comme muselé. Alex changea de position. Avec noblesse, sa jambe droite s'avança de quelques centimètres. Son corps entier pivota légèrement, jusqu'à ce qu'il s'offrît de profil. Sa fière poitrine gonfla, ses épaules s'élargirent, et de ses bras émana soudain une impression d'incroyable puissance. Puis il inclina la tête vers l'avant, pour jeter à son ennemi un regard où brillaient les reflets brûlants de l'héroïsme. Il savait ce qu'il avait à faire.

- Tais-toi... Et libère J-E et Matthieu.

Son ton était sans appel.

- Ouais ! s'écria J-E.

C'est à ce moment que tout commença à devenir flou. Les sons, les images, se déformèrent. Alex comprit que son rêve était en train de se terminer. Il observa presque avec regret les derniers fragments du songe s'étioler, puis disparaître, comme de fragiles pages de journal s'abandonnant au feu vorace et implacable de la réalité. Juste avant que tout ne disparaisse, Alex aperçut – dernière image fugace – le visage tout à fait surpris, voire consterné, du commandant suprême ; et celui, déchiré, dévasté par les larmes, d'Emma. Dans ses beaux yeux bruns coulait une tristesse qui ne pouvait s'épancher : la tristesse de ce qui aurait pu se passer, de ce qui n'était pas arrivé, et de la mort qui l'attendait.


J'aime beaucoup l'absurde de manière générale, donc tu imagines que ces courtes nouvelles m'amusent pas mal. Le troisième chapitre m'a bien fait rire ; notamment le coup de la mousse à raser et J-E et Matthieu qui laissent Alex courir seul.

Je ferai la suite bientôt (:

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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Mer 21 Jan - 2:59

Hey ! Merci beaucoup pour ton boulot, Mike ! Heureux

Je vais m'atteler à corriger tout ça dans les jours à venir. Cependant (me pardonneras-tu ? Désolé), à moins que tu réussisses à m'en convaincre, je ne rajouterai pas de virgules après mes trois petits points. Premièrement, je trouve que quatre signes de ponctuation d'affilée, c'est plutôt lourd ; ensuite, elle est "inutile" dans le sens où elle est uniquement et totalement décidée selon la casse de la lettre qui suit.

Je comprends qu'il faille respecter les règles typographiques, mais pour moi si c'est dans une moindre mesure, et que celle-ci est justifiable, alors elles peuvent être légèrement contournées selon le style des écrivains. Par exemple, j'ai lu un jour qu'il ne fallait pas mettre de texte en guillemets "et" en italique. Or je trouve que cela permet parfois de clarifier une phrase qui n'est ni une pensée, ni une réplique, mais quelque chose entre les deux. Et la clarté, c'est extrêmement important ! Le lecteur s'en fout bien de savoir si la typographie est parfaite, tant que lui comprend bien.

Pour ce qui est des , et, hé hé bien, j'essaie de ne pas trop en mettre... mais c'est dur ! Je vais essayer d'en enlever le plus possible parmi ceux que tu as colorés. Je ne garantis pas de tous les enlever, loin de là (parfois je me casse la tête pour trouver une nouvelle tournure de phrase), mais au moins ça me fera un bon exercice Content


--> Méli : je vois ce que tu veux dire, c'est bon Heureux Mais je vais quand même réécrire ce passage !
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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Mer 21 Jan - 17:31

Lepzulnag Salut

(Décidément, ton nom est difficile à écrire ! Blagueur )

Globalement, j'aime beaucoup cette nouvelle partie, même si, pour être totalement honnête, je la trouve légèrement moins (j'ai bien dit légèrement, hein!) bien écrite que les autres, comme si tu t'étais moins relu. (au moins pour le début)

Enfin bref, je vais te faire mes remarques au fil de l'eau Succès total


Lepzulnag a écrit:
jusqu'à ce que la fatigue se fisse si accablante que malgré les attaques furieuses de son réveil, rester au lit devenait toujours la meilleure option.


J'aurais mis "rester au lit demeurait toujours la meilleure option." puisque c'est une continuité de la situation d'avant. ou "rester au lit redevenait toujours la meilleure option."


Lepzulnag a écrit:
Cette situation ne pouvait durer. Quelles chances le jeune homme avait-il de réussir ses études, si son métabolisme faisait tout pour qu'il échoue ?


Son métabolisme ? Pas plutôt son esprit ? (c'est pi être de la déformation intellectuelle de ma part, mais le métabolisme, c'est l'ensemble de nos réactions chimiques. Ne pas se réveiller le matin, c'est plutôt ton esprit qui est fainéant et qui n'est pas habitué)


Lepzulnag a écrit:
Lui fallait-il se battre contre lui-même ? C'était un combat qu'il ne pouvait gagner...


Il a déjà tenté de se battre contre lui-même le premier mois, donc j'aurais modulé ta phrase. par exemple en rajoutant "à nouveau" ou "encore", ou encore en formulant ainsi "Par quel moyens innovants se battre contre lui-même ? C'était un combat qu'il ne craignait ne pouvoir gagner..."


Lepzulnag a écrit:
Les trois amis restèrent un instant silencieux ; le gâteau était diablement bon.


Et nous, et nous ? On peut pas en avoir ? Larmoyant


Lepzulnag a écrit:
Ainsi, la fin de ce cheesecake marqua le début d'une ère nouvelle, qui n'allait durer que quelques mois seulement, mais qui allait laisser une empreinte durable dans la vie des trois jeunes hommes. L'ère où Alex et J-E devaient s'occuper de réveiller Matthieu.


Il y a quand même beaucoup de répétition dans ce début de texte...


Lepzulnag a écrit:
De plus, entre le mur et le bout du lit se trouvait la « fosse », un espace réduit où l'on pouvait facilement faire tomber une personne de taille humaine, et qui faisait également office de dépotoir pour le linge sale de Matthieu.


Ah ah ah ah Succès total


Lepzulnag a écrit:
Les deux amis se jetèrent sur un Alex prêt à défendre chèrement sa vie.

***

Dix minutes plus tard,


Quelle est l'utilité des 3 pitites étoiles là ? Tu mets déjà une notion de temps, donc je ne suis pas sûre qu'il faille les laisser.


Lepzulnag a écrit:
Un marcel blanc venait mettre en valeur les muscles fins de ses bras


Huum, miam :p ... ok, ok je sors Succès total


Lepzulnag a écrit:
les deux super-héros quittèrent l'appartement d'une allure immensément brave.


et tu es allé en cours comme cela ? ça aurait eu le mérite d'égailler l'amphi et, d'expérience, les professeurs de mathématiques ont un bon humour, donc tu aurais plutôt été accueilli positivement ^^


Lepzulnag a écrit:
- Hi hi hi !

Ce rire inquiétant


hihihi = un rire inquiétant pour toi ?


Lepzulnag a écrit:
Alors on voudrait l'aider ; on voudrait lui tenir la...


Lui tenir la ?? Ah mince, c'est mon esprit tordus qui se réveille...

Sinon, ce jour-là est très marrant, mais j'ai été particulièrement perdue Satisfait Et je pense que c'est une bonne idée : on est perturbé, comme l'a été JE par ton réveil. Et je n'ai pas eu le sentiment de "lecteur ou lectrice pervers" que Méli décrit, et j'ai simplement eu l'impression d'observer la scène avec toi...

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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Mer 21 Jan - 18:21

Haalysse a écrit:
Et je n'ai pas eu le sentiment de "lecteur ou lectrice pervers" que Méli décrit, et j'ai simplement eu l'impression d'observer la scène avec toi...

Ca doit être moi la perverse! xp
Sinon l'image était peut etre mal chisie, j'ai juste eu une gène dans la lecture, mais ce peut être tout à fait lié à moi et non à l'écriture^^
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Lepzulnag

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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Lun 9 Fév - 23:18

Mike, Méli & Haalysse --> J'ai suivi (quasiment) tous vos conseils, et j'ai effectué une MàJ de la dernière histoire il y a environ deux semaines... cependant je n'avais pas posté les modifications du fameux 23e réveil comme promis. Comme il faut apprendre de ses erreurs, les voilà donc (en orange l'ancienne version, en vert la nouvelle, en gris ce qui reste inchangé) :

Le fameux 23e réveil:
 
(Méli, si tu me dis que l'ancienne version est mieux, je me suicide Larmoyant)


Ensuite, je voulais répondre à ça depuis longtemps :
Haalysse a écrit:
hihihi = un rire inquiétant pour toi ?
Dans le contexte, oui !
Hi hi hi ! Bouh
Disons qu'objectivement, ce n'est pas un rire inquiétant, mais que 'Matthieu' connaissant son ami, il le devient.


Quant à la suite, elle arrive... J'avance lentement, mais j'avance tout de même. Je peux déjà prévenir qu'il y aura 12 épisodes au total, dont une fin en bonne et due forme (même si je n'ai pas encore toutes les idées), et certaines histoires qui me font trépigner d'impatience à l'idée de les écrire !

À bientôt donc Content
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Haalysse
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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Mar 10 Fév - 12:01

Merci pour le post. Je trouve les deux passages réécrits beaucoup plus clairs.  

Le passage entre lecteur pris à part et lecteur omniscient est toujours un peu étrange, mais cela marche mieux qu’avant je trouve. C’est plus subtile  Succès total


Citation :
il semblait que la gravité en était plus forte, comme si elle vous forçait à vous allonger, vous pressant doucement contre le sol en un étau rassurant.


Ici, j’aurais juste rajouté un vous car « comme si elle forçait à vous allonger », sonne étrangement à mon oreille. Après, cela fait aussi beaucoup de vous dans une même phrase ^^

Bref, vivement la suite !

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Méli
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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Mar 10 Fév - 17:37

Je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il y a une perte du fait que c'était peut être plus élaboré; mais oui je préfère cette version qui me perturbe pas! xp

Tu nous mets l'eau à la bouche par ton annonce, ne tarde pas trop!!
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Lepzulnag

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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Mar 10 Fév - 19:39

Tu as vu très juste Haalysse, il manque un 'vous', mais du coup ça en ferait trop dans la même phrase. Je n'ai pas d'autre choix que de la reconstruire entièrement !

(Je devrais vous engager comme relecteurs officiels Content)

Du coup voilà la nouvelle phrase :
Citation :
[...] ; il semblait que la gravité en était plus forte, comme enveloppant la pièce de son étau rassurant. Tout au fond, Matthieu était mollement écrasé contre son matelas.
C'est plus simple, mais généralement il faut rechercher la simplicité : malgré les apparences, c'est parfois plus difficile que quelque chose de compliqué !

Pour ce qui est de l'histoire qui suit, je tiens tout de même à préciser que ça changera radicalement de style. Je ne vous connais pas encore assez pour savoir si ça vous plaira ou pas, mais voilà : vous êtes prévenus !
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Mike001
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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Mer 11 Fév - 21:05

Lepzulnag a écrit:
Je comprends qu'il faille respecter les règles typographiques, mais pour moi si c'est dans une moindre mesure, et que celle-ci est justifiable, alors elles peuvent être légèrement contournées selon le style des écrivains. Par exemple, j'ai lu un jour qu'il ne fallait pas mettre de texte en guillemets "et" en italique. Or je trouve que cela permet parfois de clarifier une phrase qui n'est ni une pensée, ni une réplique, mais quelque chose entre les deux. Et la clarté, c'est extrêmement important ! Le lecteur s'en fout bien de savoir si la typographie est parfaite, tant que lui comprend bien.

Le lecteur s'en fout moins quand il connaît les règles. Mais en l'espèce, il est vrai que la virgule après les points de suspension est étrange car elle ne se retrouve pas après les points d'exclamation et d'interrogation. Je n'insisterai pas donc là-dessus, c'est toi qui vois.



Lumière Lumière Lumière



Lepzulnag a écrit:

4. La Rasta Ball





Il est impossible de dresser un portrait pointilleux d'Alex sans évoquer ce petit objet, d'apparence anodine, mais qui au fil des années a pris une place considérable dans son existence. La légendaire Rasta Ball donc, est une simple petite balle en plastique d'environ dix centimètres de diamètre, joyeusement habillée des couleurs de la Jamaïque. Sur le côté est inscrit, en petites lettres noires : Rasta Ball.

Il est dit qu'Alex appréciait le sport en général ; hé bien il était également friand de jeux d'adresses. À l'époque où il venait de faire l'acquisition de cette balle – il ne savait pas encore qu'il allait tomber sous le joug de sa toute-puissance – il subissait régulièrement de violentes crises d'ennui. Le pauvre Alex, après être rentré du travail, se trouvait tout à fait désemparé, et vagabondait sans but dans sa chambre, dans la cuisine ou dans le salon. Un jour comme les autres, il s'installa mornement dans son lit, et aperçut alors d'un œil fatigué la petite balle rouge, jaune et verte. Comme mû par un instinct supérieur, il saisit la balle, puis, toujours allongé, il s'amusa à la lancer en l'air, et la rattraper.

Rapidement, il se rendit compte combien cette simple occupation l'amusait. Il pouvait passer des heures entières, allongé sur sa couverture, à lancer cette balle, la rattraper, la lancer, la rattraper... Il faut dire que la disposition de son lit, situé juste sous la fenêtre, était particulièrement bien adapté à cette activité. Quand il faisait beau, Alex ouvrait grand les battants, et transporté par les rayons du soleil le vent venait doucement lui caresser les poils, courant le long de sa peau. Au contact de la nature, et grâce à la réconfortante répétition du mouvement de son bras, son esprit se reposait, s'épanouissait. Il était bien.

Ses colocataires ne tardèrent pas à remarquer comment cette activité se faisait de plus en plus récurrente. L'image d'Alex allongé sur son lit au fond de sa chambre en train de lancer et relancer sa petite balle, finit par laisser une marque durable dans leur mémoire. Souvent, ils s'arrêtaient au pas de sa porte, le regardaient un instant avec curiosité, et se demandaient tout à fait légitimement : À quoi donc est-il en train de penser ?

La vérité était qu'Alex ne pensait pas à grand-chose – ou du moins, pas consciemment. Cependant, une certaine fierté l'empêchait de l'avouer, autant à lui-même qu'à ses deux amis ; aussi quand il se savait observé il adoptait toujours une mine mystérieuse. Il donnait alors l'impression de vivre une expérience extraordinaire, que de simples profanes ne pouvaient comprendre.

Ce comportement finit par attiser la curiosité de Matthieu. Un jour où lui non plus n'avait pas grand-chose à faire, il entra dans la chambre de son ami – Alex venait de lancer pour la quatre-vingt dix-septième (quatre-vingt-dix-septième) fois consécutive fois sa balle sans la faire tomber, il n'était pas loin de son record ! – et l'observa quelque temps. Puis il lui demanda :

- Tu penses à quoi quand tu lances ta balle ?

Alex adopta son air mystérieux.

- À beaucoup de choses... éluda-t-il, énigmatique.

Cette réponse était loin de satisfaire Matthieu.

- Par exemple, avant que j'arrive... tu pensais à quoi ?

Alex plissa les yeux, ennuyé par la question. Il finit par dire la première chose qui lui passa par la tête :

- J'étais en train de me demander : si j'étais un fromage de chèvre... qui avait le pouvoir de voyager dans l'espace... qu'est-ce que je ferais ?

Il n'en fallait pas plus pour attirer l'attention de son ami. Une lueur d'intérêt étincela furtivement dans son regard.

- Je peux essayer ? s'enquit-il.
- Si tu veux... Tiens, prends cette balle-là.

Il sortit du tiroir de sa table de chevet une autre balle de taille similaire, mais blanche et bleue, avec des zones jaunes qui évoquaient comme des lacs ambrés sur une petite planète. Au milieu d'une de ces zones était finement écrit, en lettres italiques : Supreme Ball. Elle était moins moelleuse que la Rasta Ball, mais elle tenait mieux en main.

Fier et impatient, Matthieu s'allongea par terre, au milieu de la chambre de son ami. Il prit soin d'adopter une posture similaire, le pied droit posé sur le genou gauche et une main derrière la tête, avant de lancer sa balle à son tour. Il se demandait avec curiosité vers quelles directions surprenantes ses pensées allaient se diriger.

À son tour, il lança la balle, la rattrapa, la relança... Mais il avait beau tout faire comme son ami, aucune idée extraordinaire ne lui venait, aucune pensée prestigieuse ne venait même pointer le bout de son nez. Tout ce qu'il était capable de se dire, c'était combien le plancher était inconfortable, combien cela lui faisait mal aux fesses et à la tête. Il vérifia qu'Alex, lui, continuait bien à voguer parmi les plus hautes sphères de l'esprit humain :

- Et maintenant, tu penses à quoi ? l'interrogea-t-il.
- Je suis en train de voyager sur la lune, improvisa ce dernier. J'y suis venu chercher ma mie, la princesse des tartines, pour me marier à elle. Nous allons célébrer cela dans le micro-onde géant du royaume de Lune de Miel.

Matthieu en fut impressionné. La Rasta Ball semblait réellement décupler les facultés mentales d'Alex – et particulièrement son imagination. Pourquoi cela ne marchait-il pas avec lui ?

- Je vais chercher un coussin... Le sol est trop inconfortable : je n'arrive pas à me concentrer.

Il se leva, et revint avec un oreiller, qu'il se mit derrière la tête. Mais c'étaient ses fesses qui à présent le gênaient douloureusement. Il repartit chercher un deuxième oreiller, et se réinstalla. Cette fois-ci, ce fut son dos qui, s'échouant entre les deux coussins, n'était pas à son aise. Matthieu tenta de s'enfoncer dans un large pouf, sans plus de succès : aucune position ne lui convenait. Finalement il regagna sa chambre, fit voler sa couette, et ramena le matelas de son gigantesque lit.

Faire rentrer un si grand matelas dans la petite chambre d'Alex tenait de l'exploit, mais quand Matthieu avait une idée en tête, il était difficile de l'en décourager. Sans qu'Alex comprit comment, son ami parvint à faire rentrer son matelas, puis le poser totalement à plat. Poussant un grand soupir de bien-être, Matthieu s'y allongea. Puis il observa la Supreme Ball avec intensité. À présent, livre-moi tes secret ! lui ordonna-t-il, impérieux.

Comme son ami, il lança sa balle, et la rattrapa. Plus aucune sensation d'inconfort ne venait troubler sa concentration. Il lança la balle, la rattrapa. La lança, la rattrapa.

- Trois ! se réjouit Matthieu haut et fort, mais il rougit aussitôt en se disant que ce n'était pas le genre de pensées à avoir.

Ignorant le sourire supérieur d'Alex, il se recentra ; persuadé qu'après un certain nombre de lancers, quelque chose d'extraordinaire lui arriverait, que la simple répétition du geste hypnotiserait son esprit, élèverait sa conscience, sublimerait son âme... Il s'appliqua à la tâche, plus fervent que jamais.

Mais dix minutes plus tard, il dut se rendre à l'évidence : malgré toute sa volonté, absolument rien ne venait agiter ses neurones. Plus il lançait cette balle, et (inutile) plus il avait le sentiment d'avoir une coque vide à la place du crâne. L'échec était complet. Il n'était pas parvenu à atteindre l'état d'esprit d'où le surplombait Alex... Cependant, pour rien au monde il n'allait assumer sa défaite devant son colocataire.

- Oh la la... Je pense à tellement de choses... se vanta-t-il, l'air de rien.
- Moi aussi, riposta Alex. Si tu savais !

Les deux hommes mentaient outrageusement. Pas un n'osait demander à l'autre à quoi il pensait ; de peur que ce dernier, à son tour, ne l'interroge. Ils continuèrent donc simplement à lancer leur balle, et à la rattraper.
La lancer, la rattraper.
La lancer, la rattraper.
La lancer, la rattraper.

*

Pendant ce temps, J-E travaillait avec ardeur dans sa chambre. Cela faisait trois heures qu'il tentait de résoudre un exercice particulièrement ardu de mécanique. Son esprit, à force de vouloir percer les insondables mystères de la science, en surchauffa. Il en eut assez de cet exercice, de cette logique implacable qu'il lui demandait, et qui ne laissait nulle place à l'inattendu ou à l'imagination. Il voulait s'amuser. J-E décida de prendre une petite pause, et s'étira.

C'est alors qu'il prit conscience de l'étrange silence qui régnait dans l'appartement. Il fronça les sourcils.

- Qu'est-ce qu'ils peuvent bien être en train de faire... se murmura-t-il à lui-même.

Il sortit de sa chambre, et jeta un coup d’œil dans celle de Matthieu, juste à côté de la sienne. Elle était vide. Sa curiosité piquée, il rejoignit celle d'Alex, et ouvrit la porte. Le plus affligeant des spectacles l'attendait.

Alex et Matthieu étaient mollement étalés contre leurs matelas, balançant d'une main larvaire leurs balles respectives (leur balle respective). Ce temps que J-E avait passé à furieusement réfléchir, eux l'avaient dépensé à jouer avec une petite balle, et à tenter de faire croire à l'autre combien ils en étaient transcendés.

J-E ne put s'empêcher de sourire en les voyant ainsi. Après trois heures sans la moindre surprise, trois heures dénuées du plus petit émerveillement, celui-ci agit comme un baume de fraîcheur sur son esprit brûlant.

- Vous avez l'air tellement cons... leur asséna-t-il, secouant la tête d'un air affligé.

Mais en vérité, cela voulait dire : Merci.



Lepzulnag a écrit:

5. Kaméhaméha




J-E marchait lentement sur la plage déserte. Il pouvait sentir les grains de sable se faufiler entre ses doigts de pied, et les vagues lui lécher les genoux. Il faisait beau : le soleil chauffait généreusement le cuir de sa peau. Pour une fois le vent s'était fait calme, caressant ; comme s'il avait senti que le jeune homme, pour une heure au moins, n'aspirait qu'à une douce quiétude.

Sa journée avait été éprouvante. Horriblement éprouvante. C'était comme si l'intégralité de ses connaissances, y compris celles qu'il appréciait le plus, avaient toutes décidées d'être stupides et désagréables en même temps. La bêtise et l'étroitesse de l'administration, l'hypocrisie de certains de ses camarades de promo, l'égoïsme et le manque de professionnalisme des enseignants, avaient peu à peu rongé, au fil des heures, sa bonne humeur naturelle. Il avait bien tenté de se faire entendre, d'apporter un peu de raison à cette société de fous ; mais on avait toujours ignoré ses remarques. Quand enfin il était rentré à l'appartement – espérant trouver calme et réconfort – il avait été accueilli par un Alex et un Matthieu surexcités, et qui semblaient s'être lancés dans un duel de mauvaise foi aussi insupportable qu'interminable.

À cela s'ajoutait la fatigue de se lever si tôt chaque matin, et de travailler si dur jusqu'à
tard le soir. Il ne pouvait se souvenir à quand remontaient ses dernières vacances.

Alors J-E était parti faire un tour. Il avait besoin de se retrouver seul, et dans la solitude, de réfléchir à ce monde étrange dans lequel il évoluait. Sa voiture avait quitté la ville, puis il l'avait emmenée jusqu'à une plage qu'il affectionnait particulièrement, étrangement cachée par les dunes, de telle sorte que très peu de gens connaissaient son existence. Il s'était déshabillé et avait plongé dans l'eau, laissant la fraîcheur de l'eau vivifier son corps et lui changer les idées. Il avait nagé, longtemps, jusqu'à rejoindre une des ces charmantes petites îles que l'on apercevait au loin.

À présent il avançait lentement le long du rivage. Il avait beau se trouver dans le plus petit appareil, étonnamment, il n'avait pas froid. Au large il aperçut une autre île, bien plus grande que la sienne, sur laquelle se trouvait une unique maison. Un petit chemin descendait de la masure, serpentait pendant une bonne cinquantaine de mètres, puis se terminait en une large plage située en face de la sienne. Le jeune homme se surprit à y distinguer, très clairement malgré sa mauvaise vue, une petite fille en train de s'amuser avec un cerf-volant. Le vent étant paresseux, la voile blanche se mouvait paisiblement. Cette vision réjouissait J-E. Une douce sérénité l'envahit. Il leva la tête vers le ciel, et sourit.

C'est alors qu'il discerna, se frayant un chemin enflammé à travers les nuages, ce qu'il prit tout d'abord pour un avion en train de chuter.

- Il est en feu ! s'écria-t-il les yeux écarquillés, comme si ce qu'il voyait était impossible.

Stupéfait, il regarda l'objet tomber du ciel. Il fut alors convaincu de deux choses : premièrement, ce qui déchirait de ses traînées sombres l'azur du firmament n'était pas un avion, mais une météorite ; et secondement, que celle-ci s'apprêtait à tomber très précisément sur l'île de la petite fille.

Non ! songea-t-il violemment, car l'idée que cet être innocent meure lui était insupportable. Cependant, que pouvait-il faire pour empêcher cela ? Quel pouvoir avait-il ? Il serra les poings de frustration ; une sourde colère, qui réclamait justice, cognait contre sa poitrine. On pouvait à présent entendre le terrifiant son du météore en train de fendre l'atmosphère. L'objet de mort continuait implacablement sa course, et personne ne pouvait l'en empêcher.

J-E sentit alors une incroyable force le traverser, et remuer chaque parcelle de son corps. Il n'avait aucune idée d'où lui venait cette force ; mais il avait la certitude que s'il devait l'utiliser, c'était (j'aurais mis du conditionnel ici, je doute) maintenant.

Il planta ses jambes dans le sable. Les vagues qui venaient lui frapper les cuisses, s'attaquaient à un roc. Le jeune homme fléchit légèrement son corps en arrière, et joignit ses mains l'une à l'autre. C'était en ce point focal, parfaitement situé entre sa dextre et sa senestre, qu'il devait concentrer toute l'énergie qu'il sentait vibrer en lui.

- Ka… mé…

Un instant, il se dit que ce qu'il était en train de faire était ridicule. Qu'espérait-il donc ?

- …ha… mé…

Il fixa le météore d'un regard brûlant. Il pouvait le faire. Toute sa colère se concentra entre ses paumes.

- …HAAAAAAAAA ! rugit-il, et ses mains se tendirent furieusement vers l'astre sombre.

Mais rien ne se passa. Aucun flot d'énergie ne quitta son corps, et la météorite continuait toujours sa funeste progression. Elle faisait un bruit effroyable à présent, apocalyptique. La petite fille avait arrêté de jouer avec son cerf-volant, et levait en l'air son minois stupéfait. Ses deux parents terrifiés surgirent de la maison pour se précipiter vers elle.

J-E ne pouvait rester sans rien faire. Bien que sa première tentative avait lamentablement échouée, il reprit sa position. Ses mains se réunirent de nouveau. Il devait le faire ; dût-il réessayer des centaines de fois.

- Ka…

Une étrange sensation l'envahit ; il sentit quelque chose remuer en lui.

- …mé…
- …ha…

Tout son corps frissonnait. Il avait l'impression de briller. Il savait que quelque chose allait se passer ; quelque chose d'extraordinaire, de surpuissant, que rien ne pourrait empêcher. Son esprit exultait malgré lui.

- …MÉ…

Jamais il n'avait senti une telle force en lui. Tous ses poils se dressèrent. Sous son épiderme frémissant, son corps était pure électricité : l'eau de mer s'évaporait avant même d'effleurer sa peau. Il ferma les yeux.

- …HAAAAAAAAA !!!

Ce fut comme une digue qui s'ouvre. La puissance surgit de lui en d'éclatantes trombes d'énergie. Sa colère et sa frustration se mêlèrent à sa volonté, et se concentrèrent en un unique rayon, d'une intensité insoutenable, dirigé droit sur le météore. De ses paumes tendues vers le ciel, se déchaînèrent d'immenses et destructeurs traits de lumière aux couleurs chatoyantes.

J-E ne s'arrêtait pas de crier. Autour de lui, la mer se cabra ; le sable, emporté par un pouvoir trop grand pour lui, formait de chaotiques tourbillons d'une extrême violence. Le vent s'était soudainement levé, et semblait rugir aux côtés du jeune homme. La nature elle-même n'était rien devant sa puissance. L'énergie qui s'accumulait en lui depuis si longtemps était enfin délivrée, et jetait des flots de pure destruction.

Jusqu'à ce qu'il ne restât plus rien ; jusqu'à ce que J-E se fût entièrement vidé. Exténué, anéanti, il s'effondra à terre, au centre d'un cratère qui n'était pas là une minute plus tôt. Ses oreilles bourdonnaient. Il ne pouvait dire si tout était devenu extrêmement calme, où (ou) si c'était lui qui était devenu totalement sourd.
La petite fille... songea-t-il, faiblement.

Il ouvrit les yeux et, réunissant ses dernières forces, il jeta vers le ciel un regard éperdu d'espoir.

Il avait mal visé. La météorite continuait toujours son noir chemin.

En revanche, la petite fille, son cerf-volant, sa maison et son île, avaient disparus (disparu).

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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Mer 11 Fév - 23:07

Cool Mike, merci, je n'ai plus qu'à rectifier tout ça.

Ta dernière correction soulève une question qui me turlupinait depuis quelques temps déjà :

Citation :
La petite fille, son cerf-volant, sa maison et son île, avaient disparus (disparu).


Quand le COD est après le verbe, on n'accorde pas le participe passé :
Citation :
Les enfants ont mangé les pommes

Sinon, on l'accorde :
Citation :
Les pommes ont été mangées (par les enfants)


Je pense qu'on est clair là-dessus.
Mais du coup, peut-on dire :
Citation :
Les enfants se sont mangés (sous-entendu, eux-mêmes)
Car alors le COD est bien "les enfants", situé avant le verbe, donc on accorde !


Du coup pour la phrase dans mon texte, le COD est-il bien "La petite fille, son cerf-volant, sa maison et son île" ? Car alors on doit mettre un 's' à 'disparu'.
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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Mer 11 Fév - 23:23

Pour moi, « La petite fille, son cerf-volant, sa maison et son île » est le sujet, tout cela peut être remplacé par « ils ». De sorte que : « Ils avaient disparu. »

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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   Mer 11 Fév - 23:36

Ah oui pas mal comme technique.

Je suis en train regarder quelques pages sur le participe passé, et il y a de ces règles x)

Par exemple, on dit :
Citation :
Elles se sont baignées

Mais on dit aussi :
Citation :
Elles se sont lavé
Et là on n'accorde pas Tétanisé
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MessageSujet: Re: Epique Epique & Colégram   

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