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 Souvenirs de Paris [autobiographique]

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Hugo Zeppeline
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MessageSujet: Souvenirs de Paris [autobiographique]   Sam 3 Mai - 0:40

Paris…

La ville romantique. Cela faisait un petit temps déjà que je voyais ton ombre se profiler sur les recoins de la Tour Eiffel, sur la rive de l’autre côté de la Seine, sur un banc non loin de là, à mon cou de nombreuses fois. J’avais cru apercevoir une ligne sur mon bras, comme marque d’un petit bijou que j’avais retiré pour pouvoir oublier.

Une petite sensation de manque se faisait grandissante, au fur et à mesure que les jours de visites s’écoulaient. Le peu de sommeil me rendait plus vulnérable, plus sensible…plus amoureux ? Je ne sais pas. C’est peut-être autre chose, je n’en sais rien. Faute de le savoir, je suivais ce groupe qui m’accompagnait, composé d’amis et d’amies, de connes et de cons. Parce qu’il faut toujours de tout, bien sûr. A moitié présent d’esprit, je me mêlais peu aux conversations, je fixais souvent un endroit où il n’y avait personne, je tentais de me distraire en observant les passants, mais ceux qui me connaissaient avaient vite compris que quelque chose n’allait pas. Mais sur ce point je me suis tu. La seule explication que je leur ai donnée était celle-ci :

- Non, pas le métro, s’il vous plaît…Sortez-moi d’ici.

La gare, vue de loin, avait déjà remué quelque chose en moi, mais le métro avait ouvert des vannes qui ne l’avaient plus été depuis longtemps. Bizarrement, ton ombre ne s’est pas dessinée. C’est moi qui en suis devenue une dès que j’ai pénétré dans la rame. J’ai regardé dans mes mains le ticket que l’on m’avait distribué, et j’ai pensé « ce n’est pas le même », et je me suis rappelé l’autre. Puis celui de bus, ceux de trains…Les deux gares : celle du Nord, celle de Saint-Lazare. Et soudain je me suis rendu compte : je t’ai toujours porté au cou via ton parfum qui est devenu le mien ; même sans ton bracelet au bras, j’ai toujours vu son ombre lorsque je regardais mes mains ; même quand je ne l’ouvrais pas avant de rêver, je savais ce que conservait le tiroir du meuble à côté de mon oreiller… Tu as toujours été partout, même sans le net.

Tout est remonté, d’un coup. Ton image, les souvenirs, les objets ayant un lien avec notre histoire, les lieux qui hantaient mon esprit, les sentiments indistincts, le flou, l’incertitude, le doute, la tristesse, le bonheur, les braises d’un amour qui étouffent une flamme, peut-être encore prête à briller… Les gens défilaient à côté de moi sans que je les entende. Je me laissais guider à destination par ces amies qui m’avait pris le bras, et je me reconstruisais le monde de l’amour que j’avais perdu dans les moindres détails, en me sentant étrangement vide, comme s’il m’avait toujours manqué quelque chose.

J’ai manqué d’air dans cette rame, mais je crois que c’était du à l’émotion, et à mon corps qui ne répondait plus vraiment que par réflexe. Le réflexe…n’est-ce pas qui m’a poussé à marquer la page que j’avais décidé de tourner ? N’est-ce pas ce qui m’a poussé à laisser une trace visible qui puisse me permettre de rouvrir le livre qu’est ma vie à la page où moi, le héros, était le plus heureux ? Est-ce ce qui m’a poussé à refuser des souffrances, des pardons, des mots, des signes… ?

Ce jour-là, tu m’as manqué, j’ai eu envie de te voir. Ce jour-là j’ai attendu avec le vain espoir que tu m’envoie un message, m’appelle. Que tes contours se dessinent devant moi, que le rêve qu’il me reste de toi se présente à moi, avec un sourire charmeur, une voix qui me fait frémir, et des baisers qui m’ont si souvent manqués… Mais tu n’as pas été sur ce banc face à la Tour Eiffel avec moi. Mais tu n’as pas été là pour cette promenade nocturne sur un bateau de la Seine. Mais tu n’as pas été là au retour, à l’hôtel, ou à Montmartre. Alors j’ai espéré qu’un jour, peut-être, on y soit tous les deux. Puis j’ai pensé que ce n’était plus possible, qu’il n’y avait plus d’espoir, que j’avais perdu mes rêves. Alors j’ai espérer pouvoir un jour rêver. Et je me suis mis à attendre l’été, comme le fou qui croit que le vent d’hiver souffle en avril, pour enfermer dans un cocon de glace, tous ses rêves fragiles.








[HRP] Euh oui...j'allais pas vous raconter mon voyage, désolé ^^' si ca en intéresse => msn (= Mais bon, tout le monde a déjà vu Paris Heureux [/HRP]

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Nahïs
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MessageSujet: Re: Souvenirs de Paris [autobiographique]   Sam 10 Mai - 15:05

Alors... ce n'est jamais facile de commenter les textes comme celui-ci ( oui, je m'autocongratule, j'avoue Très Heureux ).

Tu m'emmènes toujours sur les chemins de l'émotion, mais ce texte là m'a moins touché que les précédents.
Un petit bout de voyage, mais un grand vague à l'âme. Du moins c'est ce que j'ai ressenti en lisant ton texte. Au fur et à mesure de la lecture, il se fait de plus en plus intense, plus triste aussi.

Le seul problème pour moi de ce texte, c'est de rentrer dedans, j'ai eu du mal à m'accrocher, je suis désolée.
Voilà un petit commentaire, bon j'ai un peu de mal je l'avoue volontiers, mais un jour peut-être, ça viendra...hum. Heureux
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