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 Pensées noires et nostalgie...

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Hugo Zeppeline
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MessageSujet: Pensées noires et nostalgie...   Lun 12 Mai - 23:40

Ce soir, j'avais envie de parler de beaucoup de choses...

D'abord, parce que c'est ce qui est venu en premier, d'Ingrid Betancourt. J'ai terminé la Rage au Coeur aujourd'hui, et je n'ai pas pu retenir une larme. J'ai peur pour cette femme. J'ai l'impression qu'à travers ses mots, ses lignes, son histoire, un lien la rattache à moi. Nous nourrissons des desseins semblabes, après tout. Sauf qu'elle a tout fait et prouvé, et que moi je ne suis qu'au seuil d'un long et dur chemin. Et ce soir, je flanche, mes nerfs lâchent à cause d'un trop plein de sensations, de pressentiments, de pression, de fatigue, de boulot, un trop plein de "trop"... J'ai peur pour elle, parce que j'ai peur de la voir disparaître. Ce monde a besoin de personnes comme elle, et au moment où, moi, j'ai besoin d'un exemple, j'ai l'impression qu'il menace de s'éteindre sans les remerciements qu'il mérite. Peut-être me trompe-je. Je l'espère. Mais espérer pour moi n'est plus un concept signifiant quoique ce soit. On obtient les choses en se bougeant, or, là, on ne fait rien. Je me sens impuissant, réduit à la contingence du cocon familiale qui ne me laisse pas partir, parce qu'il ou je n'en a(i) pas envie.

Et puis j'ai pensé à l'école, à Saint-Quirin. C'est bizarre, je n'y pense pas souvent dans ces termes. Mais en parcourant mon journal, ce soir, j'ai craqué. C'est affreux comme tout cela va me manquer. C'est un carrefour de vies tellement important. Toutes les amitiés, toutes les expériences bonnes ou mauvaises, tant de souvenirs, tant d'apprentissages sur le plan intellectuel ou de l'affectif... Tant de souvenirs qui doivent hanter ces couloirs que je ne vais plus fréquenter. Des professeurs, plus chers qu'ils ne peuvent le penser à mes yeux, que je laisserais derrière moi sans avoir probablement le courage de leur dire que je leur suis reconnaissant de ce qu'ils m'ont appris, et de la façon dont ils ont fait leur travail. Cette classe, qui au fond ne me connait que très peu car je l'ai voulu ainsi. Cette classe avec qui j'ai passé deux années, et pour certains quatre, voire six. Ces amis, ces connaissances avec qui je risque de perdre contact, et qui, pendant six ans, on fait partie de mon quotidien, on été les témoins de tant de jours que j'ai vécu, passivement ou de manière active, selon les problèmes successifs de ma vie. Pendant Saint-Quirin, j'aurais vécu les plus gros hauts comme les plus gros bas. De l'intense bonheur de vivre à la dépression, du grand amour à l'antipathie pure... Tant de pôles autour desquels j'ai gravité et dont j'ai retiré du savoir sur lequel me baser pour le futur...
Les larmes coulent et je n'ai pas honte. Je n'ai plus honte. Parce que j'ai appris qu'être adulte, c'était s'assumer tel qu'on était, et qu'il n'y a rien de honteux à montrer ce que l'on sent. Alors depuis, j'ouvre un peu plus la bouche pour donner mon avis, surtout en particulier, et moins en public. Je me tais quand je n'ai rien à dire, ou je l'ouvre pour lâcher une vanne à deux balles qui ne fera rire que moi... Mais un rire, un sourire fait tant de bien dans une journée que ca me plaît d'en offrir aux autres. Et si je parle peu de moi, c'est que je ne veux pas qu'on me retienne comme un type à problèmes. Parce que des soucis, j'en ai, mais ils me concernent et je dois me battre seuls contre eux. Ca fait partie de mon combat.
Je veux juste être le type qui aura fait un bout de chemin avec chacun de vous, qui vous aura peut-être tendu la main un jour pour vous aider à vous relever, qui vous aura marqué par un simple petit geste d'attention, mais dont on ne se souvient pas spécialement. Juste un effleurement de bon souvenir, léger, qui ne marque pas mais fait du bien là où il passe...
Est-ce dommage? Peut-être, parfois je le regrette. Mais choisir, c'est renoncer disait notre ancien directeur. Et j'ai choisi.

Et puis je pense à Claire, Valentin, France, Sarah, Morgane, Mendy, Christianne, Cécile, Solange, Thomas, Mathieu, Guillaume, Godefroy, Anthony, l'autre Guillaume, Benjamen, Axelle, Adeline, Marie, Frédérique, Aurélie, Maroussia, Manon, et encore tant d'autres, qu'il suffit de citer pour évoquer une montagne de souvenirs et/ou de confidences, de partages simples et gratuits, d'amitié temporaire ou éternelle profonde, de fous rires, de tristesse...

Et puis je pense à eux, ces personnes du net à qui je dirais au revoir fin septembre, lorsque j'abandonnerais aussi cette vie virtuelle, où mes amitiés et mes amours étaient pourtant réelles. Ces personnes à qui je me suis confiée comme à peu de gens dans la vie quotidienne, parce que sur internet, je n'ai aucune honte ou crainte à être vrai, franc, sensible, moi.

Et puis je pense à tout ces gens que je me suis promis un jour d'aider, et je me dis qu'il est temps que je m'arme pour défendre mes convictions, parvenir à mon but, marquer des points contre la misère. Il est temps de passer à l'après-saint-quirin, à l'après-internet, même si ca me fend le coeur, et que je sais que je ne les quitterais jamais entièrement. Parce que tout me reste dans le coeur. Et si pour l'instant, tout cela le déchire, je sais que la cicatrice se fera à partir de tous les bons souvenirs et sentiments qui restent ancrés au fond de moi, et que je n'en serais que plus fort pour affronter les coups durs qui m'attendent dans cette route faite de tournants uniquement.

Mais pour le moment, une bête noire me ronge, fait frémir ses tentacules dans mes entrailles douloureuses. Elle me tue à petit feu. Je mange rarement avec appétit; je vois mes côtes tous les matins dans le miroir; je vois les cernes derrière cette peau résolument blanche; je vois les veines à travers mes mains presque toujours glacées; je sens les larmes qui menacent si souvent de couler, et qui parfois franchissent le cap des paupières; je vois cette grimace de dégoût qui se dessine sur mon visage chaque fois que je me regarde.
Et je sens tout le mal que peut me faire la moindre petite chose, le moindre petit manque d'attention... Il y a cette bête que je dois combattre. La dépression. Ce mot qui résonne dans le vide qui semble s'être emparé de moi, et que j'ai tant de mal à associer à ce qui m'arrive. Ce mot dont chaque lettre me fait frémir, chaque fois qu'elles s'associent pour le former. Alors je me recroqueville, dans le noir, j'ai froid, et j'attends simplement un sourire de la première personne venue...

_________________


Dernière édition par Sephiroth le Mar 13 Mai - 0:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pensées noires et nostalgie...   Lun 12 Mai - 23:45

Etant moi-même en centre de dépression (jouissif, hein!), je trouve cela assez réaliste.

Je vais lire ça à haute voix dans la cantine, ils vont tous chialer un bon coup, ça leur fera les pieds lol
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Ambre Melifol

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MessageSujet: Re: Pensées noires et nostalgie...   Mar 13 Mai - 1:00

Fonce popa, je sens que ça va être drôle :face: :face:

Et oublie pas les photos ^^

Pour ce qui est du texte frérot, tu sais ce que j'en pense... Sorry...
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MessageSujet: Re: Pensées noires et nostalgie...   

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