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 Conte Oublié II ~ Réalité Aventurière

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MessageSujet: Conte Oublié II ~ Réalité Aventurière   Lun 23 Juin - 13:31

Spoiler:
 
Contes Oubliés II
~

Réalité Aventurière



special thanks to Sephiroth44


Je me réveille non sans quelques difficultés, posant mes pieds au sol, et me frottant les yeux encore sous la torpeur de cette nuit mouvementée. Ah oui c'est vrai, je me rappelle, c'est aujourd'hui qu'a lieu le grand départ. Je m'étire de tout mes membres, et me lève pour me diriger vers l'extérieur, prenant ma veste usée aux teintes sombres au passage. Les bottes enfilées, je sors.

Il fait bon dehors, les premières lueurs du soleil viennent m'aveugler un instant. Je pose ma main entre l'astre et mon regard, encore mal éveillé, j'avance d'un pas hasardeux, mes bottes crissent gentiment dans l'herbe fraîche et encore immaculée par la rosée matinale. J'aperçois même la lune qui trône aussi fièrement que sa moitié solaire dans le ciel. Ah, que c'est beau la nature, je me serais bien extasier plus longtemps devant elle, mais un nouveau chemin s'offrait à moi ce jour là et je frétillais d’excitation rien que d'y penser.

Après un petit entraînement à l’épée avec le maître du village, je le remerciai, et lui envoyai mes adieux les plus sincères. Je ne lâchai pas une larme, même si je les sentais monter, je dus rester fort devant lui, et lui promit de revenir en tant qu’homme, un vrai. Après une courte étreinte te une tape dans le dos, je repartis chez moi.

Ma mère avait déjà préparé le petit déjeuner, mon père lui, coupait du bois pour ce soir, c'est vrai qu'on sortait à peine d'un hiver assez rude. Ma petite soeur se chamaillait avec mon frère, comme d'habitude. C'était émouvant de les voir ainsi, Saly vint se blottir contre moi les yeux larmoyant et dénonçait son frère de l'avoir tapée injustement. Celui-ci fit mine de ne pas être responsable de ce mélodrame, mais un bref rappelle de ma part et l'affaire fut entendue et close, le tout en réconciliation tout sourire. Ah c'est sûr, ils me manqueront, mais je ne ferais pas marche arrière, je prends les choses en main à partir d'aujourd'hui.

Après un repas agité, mais non sans quelques moments de silence pesant annonçant la suite, je me levai, allant chercher mes affaires, mon carquois, mon arc et mon glaive, et quelques provisions.

Je regardais ma famille qui m'observais depuis l'entrée de la maison, moment de silence une fois de plus. Là mes larmes ne purent se contenir, ma mère m'étreignit un long moment, j'en fis de même avec mon petit frère. Quant à ma petite soeur, je ne sais pas si je me pardonnerais un jour, mais je savais que je lui faisais du mal en cet instant. Elle ne voulait pas me lâcher, et quelque part, moi non plus. Quelques instants passèrent, les sanglots s'atténuèrent un peu, je prêtai un regard à mon père, d'homme à homme. Une dernière étreinte.


* Je m'en vais. Adieu, tout du moins, à un prochain jour, qu'il pleuve ou qu'il vente, je reviendrais, je vous le jure, ne serait-ce que pour Saly. *


Je me retournai alors, vers le destin que j'avais choisit. L'aventure ! Mes amis m'attendaient à quelques kilomètres de là, une grande épopée se profilait devant moi, du moins je le croyais dur comme fer, sur cet horizon au mille joyaux…

Nous nous retrouvèrent donc à l'endroit indiqué, le soleil et les oiseaux chantant le printemps pour nous accompagner. Que rêver de plus ?

Les trois compagnons que nous étions, moi, Arhal, rôdeur, puis, Sirgjin, guerrier sans peur et Alicya, prêtresse de la lune, notre destin ne pouvait se finir que par notre volonté, nous étions maître de celle-ci ! Ah qu'elle belle utopie que nous avions, l'esprit envoûté par tous ces ragots et autres rumeurs légendaires que les vieux loups de mer, ou de terre vous racontent. J'avoue y avoir cru, de toute mon âme, j'avoue m'être illusionné et ce jusqu’à être aveugle, tout comme mes deux compagnons. La vie finalement, n’est pas cette belle utopie dans laquelle nous bercions sous le chant de nos espoirs et aspirations enfantines et stupides. Les moments de gloires héroïques ne sont qu’une réalité pour une minorité d'entre nous. Que dis-je ? Entre ceux qui y sont réellement préparés, et encore… J'avoue que nous avions été ridicule de partir aussi peu habitués aux voyages, croyant que tout était rose et facile. Loin de là, et nous nous en étions rendu compte un peu tard, dommage...non, carrément futile que d'avoir tenter de faire gonfler notre ego...malheur nous en a prit, mais méritions nous nécessairement ce sort funeste et cruel ?

D'avoir été négligent, je l'avoue quelque part c'est de sa faute, mais la notre aussi d'avoir cru à cette idée, à cette épopée héroïque. Je me souviens le râle de Sirgjin qui tomba sous les coups d'un groupe de brigands sales et puants. Il faisait nuit, le feu était presque éteint. Le combat bien qu'inégal, entre moi, Alicya, la peur au ventre qui manqua de peu de nous paralyser, et ces trois brigands sans scrupules, ni foi, ni valeurs...ni morale. Des bêtes humaines, des sauvages avides, s’attaquant à plus faible que soi. Certes, c’est dans l’ordre des choses, naturel…Et je me suis dit alors « voilà, tu vois maintenant pourquoi l'homme est dangereux, parce que sans loi, sans règle, c'est une bête, et de la pire espèce ».

Nous sortîmes nos armes, et avec une certaine habileté qui me surpris moi même je réussit à tuer l'un deux, mais n'ayant pas vu le deuxième qui me donna un coup de gourdin sur le crâne, je m'effondrai au sol, à moitié inconscient. Je ressentis une vive douleur à la cuisse, et plusieurs coups me furent assénés. J'entendais avec distance et lenteur, dans mon piètre état, les cris rageurs d'Alicya. Mais étaient-ce des cris rageurs ? Je n'en savais rien, tout ce que je savais, c'est qu'elle se tue quelques instants plus tard. Et après plusieurs autres coups, de poings et de lames, je sombrai dans le noir absolu.

A mon réveil, je me voyais étalé au sol, d'une manière digne d'une marionnette désarticulée. Mon corps ne répondait plus, j'avais mal partout mais en même temps je ne sentais presque plus rien, du moins je ne ressentais plus rien. Je portai mon regard autour de moi, j'ai peine à écrire l'horreur qui m'a été accordé de contemplé en voyant le visage inerte d'Alicya. Ses vêtements déchirés ne me laissait qu'imaginer le pire qui avait du arriver avant sa mort, une larme de mêler de mon sang tomba au sol.

J'avoue, que je ne sais pas combien de temps j'ai du mettre pour trouver le courage de me lever et d'écrire notre histoire dans les quelques pages que j’avais emportées. Celles-ci qui devaient servir à narrer notre ascension vers la gloire…nous voilà bien là saisis par l’ironie du sort…

J'ai les deux jambes brisées, mes blessures me seront fatales dans les quelques heures à venir, je n'ai donc plus rien à perdre, sinon de vous montrer une autre vérité, celle de la réalité quotidienne de notre monde. Car je ne sais combien de jeunes hommes et femmes se sont essayées comme nous à défaut de réfléchir vraiment à ce qu’ils allaient y trouver…la mort…

Constatez notre cruel destin que de finir de la sorte, pour une simple et petite erreur. Petite ?...oui, juste un désir d’aventures, mais grande par ses conséquences…Voyez la cruauté de la nature humaine, si nature il y a sinon celle d'un chaos certain. Les animaux ne se font pas ce genre d'atrocité...Ah qu'elle est belle cette épopée, tacheté de sang comme vous l'avez imaginer, mais pas celui des monstres et méchants, non. Lisez ces lignes, et réveillez vous, les légendes ne sont qu'illusions, les mythes, que des mensonges, et les racontars et autres rumeurs toutes plus extravagantes d'héroïsme les unes que les autres ne sont que des bobards que l'on vous raconte pour vous allécher, vous prendre dans leur toile mortelle. Joli cocon que l'on vous impose, mais la réalité vous rattrape bien vite après être sortie de votre patelin de naissance. Dehors, vos règles ne sont plus que poussière…

Ainsi, je vous écris ces dernières lignes avec mon sang, la vie…me quitte comme mes rêves imbibés de mensonge et d'utopie, j'avoue alors que je regrettes. Que je m'en veux, tout comme je leurs en ceux, à ces vieux loups...ces brigands…moi-même…

Excuse moi Saly, je ne pourrais pas tenir ma promesse, puisse ce message te parvenir, à toi et à ton frère, je ne lui souhaite pas de destin parallèle. Adieu, mais à un autre monde, je...je vous aime, et pardonnez ma bêtises....père........aviez raison......

Pardonnez ma bêtise....



Mais…permettez moi de vous apprendre une chose que je viens de comprendre...la réalité, quelque qu'elle soit, est bien triste sans imaginaire, si illusoire soit-elle...

Arhal, un aventurier parmi tant d'autre dont le destin s'apparente à tant d'autres.

_________________

~*~

By AligbAïe
°~o~°
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