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 [Nouvelle Fantastique ] Les écrits tuent

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Piccola

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MessageSujet: [Nouvelle Fantastique ] Les écrits tuent   Mar 26 Aoû - 16:58

Bon, voilà un texte que j'avai écrit en 4ème qui m'avait plu. J'espère que vous apprécirez. ^^

Les écrits tuent

J’étais seul…enfin je crois ; Devant moi, un paysage morne s’étendait à perte de vue. Le ciel dispersé par les étoiles sombres. A quelques pas de moi, je trouvai une cavité, j’y entrai, je sentis quelque chose de doux, je m’y installai et m’endormis.

Je m’appelle Edward, Edward Mustang. J’ai 41 ans et je suis écrivain. Tout a commencé le 25 mars 1986…j’errai dans la rue, cherchant une idée, non, l’idée qui me rendrait célèbre. J’avais déjà écrit une vingtaine de livres. Mais pour ce que j’en sais, seulement une dizaine de chaque s’était vendue. J’avançai vers une banque, espérant y trouver quelconque petite histoire privée à écouter, à transformer, à écrire.

Quelques minutes plus tard, trois hommes entrèrent cagoulés, arme au poing. L’un d’eux tira un coup de feu en l’air. Clients et employés présents dans la banque hurlèrent et se mirent à terre. Mais moi, je ne sais pourquoi, j’étais fasciné, cela me rappelait quelque chose… une chose enfouie au plus profond de moi. Les sirènes hurlèrent. Un des hommes abattit un employé de banque. Ils s’enfuirent. Des coups de feu retentirent. Je m’avançai vers l’entrée. Je vis un des braqueurs debout, un policier le tenait en joue, les autres étaient à terre. Je sortis avant que la presse ne se jette sur le héros, je pus lire sur son badge : A. Springfield.

J’arrivai chez moi quelques dizaines de minutes plus tard. Eprouvé, je m’assis et pris au hasard un livre que j’avais écrit.

Les parpaings sont rouges.

(…) Un jour, des hommes cagoulés braquèrent une banque. (…) Les sirènes hurlèrent, l’un des malfrats tua un des employés de la banque. L’officier, Alain Springfield, sortit d’une voiture de police. ( … ) Il venait de tuer deux hommes, il tenait le dernier en joue après qu’il l’eut jeté dans la voiture de police, la presse se jeta sur lui. ( … )


Etait-ce une coïncidence ? C’était impossible !!! Il y avait trop de concordances. Je regardais la date fictive de l’évènement que j’avais écrit deux ans auparavant. Horreur ! C’était celle de mon présent : le 25 mars 1986 ! Etait-ce à cause de moi que ces personnes étaient mortes aujourd’hui ? Je me sentais coupable…et en même temps ravi …Tout ce que j’écrivais allait-il se réaliser ? Je fis un test : après avoir relevé l’heure ( 18 heures ) j’écrivis :

« Le 25 mars 1986, à 18 heures 01, 5 000 francs apparurent dans le salon du 17 de la rue charpentier. »

Trente secondes plus tard, le miracle se produisit : 10 billets de 500 francs se trouvèrent sur ma table ! Excité, je me mis à écrire tout ce qui pourrait m’arriver de bien : gloire, argent, voyage au bout du monde…

Soudain, une de mes œuvres tomba d’une de mes étagères. Prenant sur mon précieux temps, je la ramassai. Je me sentis défaillir. Je me souvenais de ce livre : L’action devait se dérouler dans quelques minutes ! Affolé, je sortis dans la rue, demandant à tous de se cacher. Mais c’était trop tard : la météorite crevait déjà un nuage à trois avenues d’ici.

Observant scrupuleusement toutes les actions du héros, je fis ce qu’il fallait ; je me terrai dans une cheminée en pierre. Dehors, j,’apercevais la pluie de météorites qui s’abattait sur la ville, sur les animaux, sur les personnes innocentes. Je lisais le livre que j’avais écrit à la première personne, espérant n’avoir rien imaginé de pire. Allai-je finir seul au monde ?

Il me sembla que tout s’arrêtait. Je restai longtemps médusé d’horreur, paralysé de peur. La fatigue m’accablait. Je vis un liquide rouge passer sous la porte de la maison dans laquelle je m’étais abrité. Je me décidai enfin à m’extraire de ma cheminée. Je vis une feuille et un crayon sur la table, intacts, comme s’ils avaient été déposés exprès, devinant ce que j’allai faire. Je les pris et j’écrivis :


Suite du roman « L’apocalypse »

J’étais seul…enfin je crois ; Devant moi, un paysage morne s’étendait à perte de vue. Le ciel dispersé par les étoiles sombres. A quelques pas de moi, je trouvai une cavité, j’y entrai, je sentis quelque chose de doux, je m’y installai et m’endormis.

Plus tard, dans la nuit, un météore s’abattit sur le modeste refuge du rescapé. Du sang coula dans la rue…
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