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 Revolution chimérique.

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Hao Panda's Addict

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Masculin Nombre de messages : 45
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Localisation : .Observatoire de Calliope.
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MessageSujet: Revolution chimérique.   Mer 27 Mai - 21:07



Chers membres Ter Aelis
,

Remerciement à ceux et celles qui se seront plongé dans ce petit extrait du monde qui est le mien. Vos impressions les plus pronfondes et spirituelles seront appreciées. Ne cherchant ni éloge ni critique, simplement vos ressentiments. Merci.



Si cruelle soit elle, elle paraissait bien moins dangereuse à cette heure de la nuit. Elle n’en était pas moins surprenante. Le contour de ses yeux tirait vers le pâle, ses lèvres également plus claires, de légères cernes. Son visage était fin et mat, sa chevelure couleur pin cachait une partie de son cou, son souffle caressait ma nuque, régulier comme le souffle d’un nouveau né. Un courant d’air et ses mèches serpentaient sur son front laissant s’échapper un léger effluve de parfum. Son parfum naturel, il était sucré, exotique et suintait de ces tempes et de son cou. La chaleur rendait ses cheveux volatiles, ils semblaient être suspendus, prisonniers d’eau. Son nez légèrement relevé s’agitait, gêné par la poussière du tissu qui recouvrait son corps du ventre à ses genoux. Mes mains brûlaient d’un contact avec sa joue. Elle dormait. Laissant un court moment s’écouler, elle basculait la tête d’un côté, puis de l’autre, jusqu'à atterrir sur mon épaule. C’est alors que je jugeais cette épaule maladroite bien trop dure pour cette joue. La chaleur la réveilla. Elle s’étira un peu, puis sortit de ce lit trop étroit. La lumière qu’elle venait d’allumer projetait une traînée jaune sur le plancher. Pour la première fois je trouvais cette pièce si familière chaleureuse. Je tournais ma tête douloureuse jusqu'à la pendule : il sonnait cinq heures du matin. La fatigue pesait terriblement, mais je parvenais à être tendu, oui, j’y parvenais. Mon crâne me faisait l’effet d’être un fruit trop mûr, il fallait que je sorte, dans le jardin de mon adolescence, celui que je venais à peine de remettre en ordre et qui avait le don d’être magnifique, ceci certainement grâce à mes chers parents qui l’avaient toujours entretenu à outrance. Je descendis les escaliers mollement avant d’atterrir sur le paillasson. Je poussais la porte et m’engouffrais dans la nuit et la fraicheur du matin. Le soleil n’était pas encore levé, le ciel était encore encre et on distinguait quelques nuages baladés par une brise. Pas de lune. J’ai toujours attaché une trop grande importance à la lune. Etant petit je la cherchais, comme amoureux de cette icône. Et puis la porte s’ouvrit, à dix mètres de là, elle sortait, portait toujours mon pull, me regarda brièvement, referma la porte et s’avança. La fatigue m’empêchait de me questionner et c’était bien comme cela, je me questionnais trop. Sans s’arrêter, elle ouvrit ses bras et son front vint s’encastrer dans mon cou. Son visage presque enfouit dans ma clavicule elle s’enroula à ma taille et s’immobilisa. Durant toutes ces années, il avait toujours existé une vitre entre elle et moi. Je me tenais éloigné de cette vitre chaque jour que Dieu faisait, elle de son côté se tenait à côté sereinement, sans y porter attention. Il devait être 05h15 et aucune trace de cette vitre. C’est ainsi que l’on change un homme.

Forge d'esprit




Dernière édition par Hao Panda's Addict le Ven 29 Mai - 19:33, édité 4 fois
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Nicolas



Masculin Nombre de messages : 1504
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Pseudo : Antoine

MessageSujet: Re: Revolution chimérique.   Ven 29 Mai - 14:24

Cela m'étonnerait que tu cherches nos ressentiments, Hao Panda's Addict. Plutôt notre ressenti et/ou nos sentiments.

Ce texte est agréable à lire d'abord car tu t'attaches à une description (qui, évidemment, n'est jamais trop longue), ne sacrifiant ainsi pas l'atmosphère à l'urgence de l'émotion ; tu évites plutôt l'écueil de la fresque anatomique pour rendre crédible le tracé de l'œil sur l'autre. La simplicité avec laquelle tu croques peut néanmoins ne pas s'accorder avec des formules plus audacieuses que tu cases. Mais cette simplicité n'est pas synonyme de banalité ni de déjà-vu ; sans doute car tu t'impliques dans ton texte sans y intégrer d'images et de formules préconçues, effort très louable. La phrase concernant le jardin est particulièrement agréable. Peut-être gagnerais-tu à plus aérer la ponctuation dans tes phrases, avec des virgules ou des points-virgules. Ton orthographe est correct même s'il te faut faire attention à ces/ses et aux accent circonflexes. Et tente d'éviter les répétitions en prêtant plus d'attention à la recherche de vocabulaire.


Hao Panda's Addict a écrit:
Si cruelle soit-elle, elle paraissait bien moins dangereuse à cette heure de la nuit. Elle n’en était pas moins surprenante. Le contour de ses yeux tirait vers le pâle, ses lèvres également plus claires, de légères cernes. Son visage était fin et mat, sa chevelure couleur pin cachait une partie de son cou, son souffle caressait ma nuque, régulier comme le souffle [répétition lourde ; celui serait sans doute plus approprié] d’un nouveau-né. Un courant d’air et ces [ses ?] mèches serpentaient sur son front laissant s’échapper un léger effluve de parfum. Son parfum [cette répétition est moins choquante car plus probablement stylisée ; était-elle voulue ? Même chose pour épaule et vitre...] naturel, il était sucré, exotique et suintait de ces [ses ?] tempes et de son cou. La chaleur rendait ces [ses ?] cheveux volatiles, ils semblaient être suspendus, prisonniers d’eau [formule assez étrange qui détonne avec une description plus formelle]. Son nez légèrement relevé s’agitait, gêné par la poussière du tissu qui recouvrait son corps du ventre à ses genoux. Mes mains brûlaient d’un contact avec sa joue. Elle dormait. Laissant un court moment s’écouler, elle basculait la tête d’un côté, puis de l’autre, jusqu'à atterrir sur mon épaule. C’est alors que je jugeais cette épaule maladroite bien trop dure pour cette joue. La chaleur la réveilla. Elle s’étira un peu, puis sortit de ce lit trop étroit. La lumière qu’elle venait d’allumer projetait une traînée jaune sur le plancher. Pour la première fois je trouvais cette pièce si familière chaleureuse. Je tournais ma tête douloureuse jusqu'à la pendule : il [il ?] sonnait cinq heures du matin. La fatigue pesait terriblement, mais je parvenais à être tendu, oui, j’y parvenais [rien compris, là]. Mon crâne me faisait l’effet d’être un fruit trop mûr, il fallait que je sorte, dans le jardin de mon adolescence, celui que je venais à peine de remettre en ordre et qui avait le don d’être magnifique, ceci certainement grâce à mes chers parents qui l’avaient toujours entretenu à outrance. Je descendis les escaliers mollement avant d’atterrir sur le paillasson. Je poussais la porte et m’engouffrais dans la nuit et la fraîcheur du matin. Le soleil n’était pas encore levé, le ciel était encore encre et on distinguait quelques nuages baladés par une brise. Pas de lune. J’ai toujours attaché une trop grande importance à la lune. Étant petit je la cherchais, comme amoureux de cette icône. Et puis la porte s’ouvrit, à dix mètres de là, elle sortait, portait toujours mon pull, me regarda brièvement, referma la porte et s’avança. La fatigue m’empêchait de me questionner et c’était bien comme cela, je me questionnais trop. Sans s’arrêter, elle ouvrit ses bras et son front vint s’encastrer dans mon cou. Son visage presque enfouit dans ma clavicule elle s’enroula à ma taille et s’immobilisa. Durant toutes ces années, il avait toujours existé une vitre entre elle et moi. Je me tenais éloigné de cette vitre chaque jour que Dieu faisait, elle de son côté se tenait à côté sereinement, sans y porter attention. Il devait être 05h15 [cette écriture simplifiée de l'heure ne colle pas avec le reste du texte] et aucune trace de cette vitre. C’est ainsi que l’on change un homme.

Forge d'esprit

En ce qui concerne les images, elles n'apportent pas grand chose (rapport M/I, dirait McClood). Apprends à t'en passer ; d'autant que, contrairement à ce texte, elles ne sont pas ta création propre. Des mots bien agencés valent beaucoup moins qu'un style nipponnisant sans allant. En tout cas, je trouve cet essai encourageant.

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Hao Panda's Addict

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MessageSujet: Re: Revolution chimérique.   Ven 29 Mai - 19:27

Merci pour ce commentaire Uranium Fuchsia, il m'apporte beaucoup. Pour ce qui est de l'orthographe je ne me suis pas assez relu, ce texte étant un jet d'inspiration (qui est assez rare chez moi). Je m'en vais corriger cela de suite =) Pour les images => éffort de présentation ajouté au derniere moment, mauvaise idée et rejetant un coup d'oeil. Ces répétitions : Voulues pour certaines, moins pour d'autre ^^ J'attache une grande importance à tes conseils et j'en retiens un maximum.
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dale cooper

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MessageSujet: Re: Revolution chimérique.   Ven 19 Juin - 11:37

Bon, sur la forme tout a été presque dit (bien dit d'ailleurs).

Quant aux images, j'avoue rarement y faire attention, et ne pas chercher de rapport (tout comme j'évite systématiquement les liens vers des musiques)


Quand à mon ressentiment (^^ celle-là on te la pardonnera pas !), je trouve que tu as bien saisi ce moment; qu'il est possible de trouver un écho facilement dans le vécu de tout un chacun, ce qui rend le texte d'autant plus abordable par la voie des sentiments. En fait c'ets facile et agréable à lire, les impressions personnelles venant relever tes mots.

J'aime beaucoup l'allusion à la lune et à l'attention que tu lui portes, c'ets poétique, frais, innocent... c'ets joli en somme.

Ce qui me chagrine un peu en fait, ce sont ces expressions, ces images un peu trop tarabustées, sur lesquelles on bute un peu et qui ralentissent la lecture.

Mais effectivement, c'ets très intéressant pour un début Heureux
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MessageSujet: Re: Revolution chimérique.   

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