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 Guérison

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Legion
Chromatique et rôliste
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MessageSujet: Guérison   Mer 9 Déc - 1:42

J'avais comme un vide dans mon coeur, une plaie constamment ouverte, causant douleurs et souffrances, que je croyais incurables. Quatre ans... pendant ces quatre ans, je m'étais fait une raison, je prenais sur moi, cette solitude qui me pesait, cette froideur et cet espace désespérément vide lorsque je me glissais dans mon lit, et cette chaleur mêlée à la douceur féminine de la peau hélas trop longtemps absentes. Et pendant ces quatre ans, je souffrais, en silence, sans remède pour guérir ce mal insidieux pourrissant ce coeur déjà meurtri. Plus le temps passait, plus il m'était difficile de contenir mes larmes, plus il m'était insupportable de porter ce fardeau trop lourd pour moi.

L'espoir m'avait quitté, me réfugiant dans ma bulle, mon univers sombre, dans les abysses.

Et tu es arrivée.

Tel un ange venu du ciel, un ange gardien désigné pour veiller sur mon être, tu es venue à moi. Tout d'abord en simple illusion froide composée de lettres, chiffres, mots et phrases virtuellement écrites sur un écran de glace dénué de vie. Ensuite une image, une beauté, un sourire, un ange. Et je percevais à cet instant là, un semblant d'existence, un souffle de vie poindre à l'horizon. Mais toujours ce côté fictif, reflet projeté à travers ce même écran de verre, au toucher aussi glacial et inerte. A ce moment là, un grain de poussière, l'espoir. Il se faufile dans l'air autour de moi, signifiant sa présence, et je le remarque. Mais malgré cela, mon coeur saignait toujours autant, et même plus encore. Cette solitude, prostré dans mon coin sombre, devenait accablante, renchérie par cette frustration de ne pouvoir te toucher, te prendre dans mes bras, alors que ton visage souriant éblouissait mes yeux et mon âme.

Ma chambre, mon lit, tout me semblait trop grand et trop vide. Il me fallait m'évader.

Il me fallait te voir, t'entendre, te sentir, te toucher.

Une compresse sur cette plaie béante dans mon coeur, je montais dans ce train, j'allais à la rencontre de mon destin, j'allais à ta rencontre. Mais au cours du trajet, le doute, la peur. Comment allais-tu réagir en me voyant? Vais-je pouvoir parler? Dire ne serait-ce qu'un mot? Mon corps tremblait de plus en plus en mon for intérieur à mesure que les kilomètres s'amenuisaient. Je n'arrivais que difficilement à me contenir, j'évitais les regards des autres, j'étouffais. Allais-je être déçu? Allais-tu l'être aussi? Comment fait-on? Un câlin? Deux bisous sur la joue? Quatre? Est-ce que ça va? Ces pensées, ces doutes, m'assaillaient comme des coups de poignard dans le ventre, mes mains se crispaient sur le cuir de la banquette, mon regard fuyant, posé sur la vitre du train, le paysage défilait à vive allure, je me rapprochais de toi. Trop vite? Pas assez? Les deux? Oh, je n'en pouvais plus d'attendre, mais j'ai trop peur de faire n'importe quoi, je crains de faire quelque chose que je regretterai toute ma vie. Je doute, je ne sais pas quoi faire, ni quoi dire.

Sueurs froides parcourant le long de mon échine, la voix du chauffeur résonne, signe de mon arrivée à la gare, de mon arrivée jusqu'à toi.

J'hésite à descendre. J'ai peur, trop peur de cafouiller, peur de ne pas réussir à sortir un mot, peur de ton regard, de tes préjugés sur mon aspect ou mon comportement. Comment réagir, comment faire? Je descends quand même, et tout de suite, je te vois. Je souris, à vrai dire c'est venu comme ça, plus fort que moi, un sourire hésitant, je ne sais toujours pas comment tu allais réagir. Et tu faisais de même... et me prenais dans tes bras. Sur le coup, j'ai été bête, je n'ai pas bougé, c'était la première fois qu'on m'accueillait comme cela, et j'en étais resté coi, incapable de faire un geste. Mais bien vite, ayant repris mes esprits, je te câlinais à mon tour.

Une partie de la noirceur rongeant mon coeur avait disparu, soulagé, tu ne t'étais pas enfuie, ni ne m'as dédaigné, au contraire, tu me souriais, timide ou sincère? Je ne sais pas, toujours sous le coup de ce moment d'affection inattendu et agréable, je ne m'en suis pas rendu compte. On discute, on plaisante, on regarde la télé. La nuit étant déjà avancée, nous nous sommes couchés chacun de notre côté. A quoi pensais-tu à ce moment-là? Que pensais-tu de moi? Est-ce que je te déçois? Ou le contraire? Que ressentais-tu? Toutes ces questions me taraudaient, je n'arrivais pas à dormir, ou très peu. Est-ce qu'elle dort? Est-ce qu'elle pense à moi? Je ne sais pas, et j'enrage de ne pas être medium ou télépathe. Je voulais tant savoir, me rassurer.

Aujourd'hui, tu me fais visiter ton pays maritime, les beaux paysages qui le bordent. Toute la journée, nous restons là, contemplatifs devant la beauté de ces lieux, échangeant quelques paroles. On apprend à se connaître, mais notre timidité commune fait qu'il y eut des blancs, aucun mot, juste à regarder la mer calme au coucher de soleil. A quoi penses-tu à ce moment-là? Toujours ces questions restées sans réponses, je veux savoir, rassure-moi je t'en prie, dis-moi, je veux savoir.

Je t'invite à manger. Quelques mots échangés autour d'un bon repas, commérages amusants, échanges furtifs de regards, sourires discrets ou rires francs, une bonne soirée. Et nous sommes rentrés chez toi, posés sur le canapé devant la télé, deux bons films. Puis la lumière éteinte, nous sommes restés au salon, nous ne voulons pas nous coucher. "Tu dors?" me souffles-tu, "non", réponds-je de même. Intérieurement je suis fou, je veux savoir, je tremblais tellement de peur, A quoi penses-tu là, à cet instant précis? Je te sens hésitante, tu ne veux pas t'en aller, malgré ta fatigue. Je veux savoir, mais je n'ose pas, je ne veux pas te brusquer. J'approche ma main, très lentement, vers ton canapé, la posant finalement sur le repose-bras. Et là... j'ai senti un effleurement. Ai-je rêvé? Non car une seconde fois je ressens quelque chose. J'avançe ma main, je touche la tienne, et tu me l'a prise, me la caresses. J'en trembles, le souffle haletant, je me sens à la fois très mal, et en même temps un poids énorme se dégage de mon coeur qui bat fort, très fort, trop fort. Je n'ose toujours pas aller plus loin, me contentant de cette danse de nos mains. Mais je veux savoir, à quoi penses-tu? Confirme-moi ce que je crois.

J'approche mon visage du tien, je sens ton regard posé sur le mien, intense, quelques centimètres encore. Et un baiser, La délivrance, tous mes doutes évaporés.

Et là j'ai su, enfin.
Quatre ans de souffrance, terminé. Je revis.
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dale cooper

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MessageSujet: Re: Guérison   Mer 9 Déc - 2:02

Heureux


Très très bon moment.

J'ai beaucoup aimé cette sincérité. Malgré une accumulation impressionnante de clichés en tout genre (je crois que j'en ai jamais vu autant d'un coup !), tu parviens à livrer une histoire aussi réelle que touchante.

Tout y respire la sincérité, du constat de la solitude accablante, à la naissance de l'espoir, puis à l'immixtion du doute et à l'imminence de la rencontre. Le fil du trajet, ponctué de ces derniers moments face à soi laisse tout naturellement la place à cette rencontre, à ces heures de découverte et à l'excitation palpitante et universel de ce qui nait entre deux êtres.

C'est touchant à souhait et ça résonne dans le coeur et dans l'esprit, éveillant de doux souvenirs... celui du moment où tout renait.


Bien vu l'ami !
(mais essaie de limiter un peu le côté poncif quand même :p )
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Ruby

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MessageSujet: Re: Guérison   Jeu 10 Déc - 16:34

Je suis plutôt d'accord avec le moustachu moi aussi je suis tiraillé entre deux sentiments, c'est touchant car on sent le réalisme et la sincérité du propos mais le problème c'est que c'est très maladroit, utilisation d'images ultra -revus, accumulation d'adjectifs, vocabulaire bas, narration trop simpliste. La simplicité n'a rien de mal mais là elle est lourdée par cette surcharge de clichés, de mots en trop. Et je sais c'est moi qui dit ça mais tu changes deux fois rapidement de temps entre passé et présent et c'est perturbant, on ne comprend pas trop où tu es, ça fait très texte de premier jet ou d'expression, et pas vraiment de construction d'où ces mouvements de temps, ce style écrit qui montre le brouillard et l'émotion dans ta tête, mais sinon les sentiments décrits, la peur etc.. sont pas mal.
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Guérison
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