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 La mort d'un dieu

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Cotin L. Nerae

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MessageSujet: La mort d'un dieu   Mar 23 Fév - 23:33

L'aube pointe.
La place est baignée de la lumière aux doigts de rose, mais toujours noire. De monde.
Un peuple hétéroclite, qui braille et boucante à qui mieux mieux. Les uns sont venus du bout du monde, les autres du coin de la rue.
Certains ont festoyé depuis le crépuscule, d'autres apparaissent avec le soleil, d'autres encore n'ont eu d'autre choix que de suivre la multitude croissante.
L'astre du jour entame lentement son ascension. Certains sont restés bloqués dans les artères voisines, d'autres se sont approprié les bâtiments pour jouir d'un meilleur angle de vue.
Ici, un grand magasin aux vitres méthodiquement détruites sert de perchoir à une petite centaine d'observateurs.
Là, toits et balcons d'un grand hôtel offrent une vue imprenable dont profitent bon nombre de curieux.
Et sans cesse, des gens de toutes origines se pressent, semblant arriver par légions, formant déjà une masse incommensurable, mille fois plus imposante que les plus terribles des armées.

De jeunes volontaires arpentent hardiment les environs, portant de larges corbeilles.
A leur vue, chacun dépose quelques billets. En couleur et quantité variées, mais chacun y va de sa contribution. Lorsque leur réceptacle est plein, ces courageux questeurs se ruent vers le centre de la place, et déversent le précieux contenu dans une gigantesque coffre de bois reposant sur une large estrade.
Se relayant, ils œuvrent ainsi tout au long de la matinée. Midi approche, et la tension monte, lentement mais sûrement.

Le soleil arrive au zénith.
Comme mus par quelque instinct grégaire, tous se tournent vers le coffre. Les plus folles rumeurs courent quant à son contenu. Les uns parlent de milliards, les autres de nombres de plus en plus démentiels.
L'on asperge alors le coffre d'un sombre liquide.
Certains dans l'assistance écarquillent les yeux, quelques autres jubilent, la majorité ne peut ou ne veut comprendre.
Quelqu'un lance un flambeau improvisé. Il est imité par d'autres.

Le feu prend rapidement, et s'élève jusqu'aux cieux.
Dans la foule, qui semble plus nombreuse que jamais, tous observent, sans mot dire. Le brouhaha généralisé fit place à un silence de mort, qui n'est plus brisé que par un écœurant bruit de combustion.

Une nouvelle ère peut commencer.
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dale cooper

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MessageSujet: Re: La mort d'un dieu   Jeu 25 Fév - 2:29

J'aime.

J'aime beaucoup cette ambiance de carnaval (c'est la saison), comme une description d'une foule chamarrée et ondulante qui se bousculerait pour assister à une immense liesse populaire et symbolique.

Déjà tu nous mets bien en bouche cette tension grâce à ton passage en revue d'une foule hétéroclite, avec une très belle énumération des spectateurs (on dirait du prévert ^^).

J'ai eu l'impression de relire un passage des Innamorati de Snyder même, tellement j'étais enjoué.

Et au terme de cette montée de la tension, le bûcher absolu.

Et je dois dire que je ne m'attendais pas à ce genre d'autodafé. C'est complètement anarchiste et ça fait un bel écho à l'actualité. Perso ça me rappelle la bonne humeur de ce vieux film de contestataires des années 70 : "l'An 01" qui est assez dans le même état d'esprit (bah oui hein ! tu croyais quand même pas être le premier ^^)
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Cordelia Melicerte

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MessageSujet: Re: La mort d'un dieu   Jeu 25 Fév - 12:06

Ok. Ouais. Ton texte me plait. Je suis d'accord avec tout ce qu'a écrit Dvb, je vais donc éviter de le répéter. J'ai juste eu du mal avec l'expression "lumière aux doigts de rose", au début, qui détonne selon moi avec le reste du style : c'est beaucoup trop élaboré comme image par rappport à la simplicité et à l'efficacité du reste du texte.

Sinon... à mettre en place, comme idée ! (ça a du déjà être plus ou moins fait)

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dale cooper

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MessageSujet: Re: La mort d'un dieu   Jeu 25 Fév - 13:28

oui ça a déjà été envisagé. D'ailleurs il y a certaines formes d'argent alternatif qui réussisent à tirer leur épingle du jeu. Je pense à certaines villes ou quartiers de grandes villes qui ont mis en place des monnaies locales pour encourager la survie des petits commerces de quartier.
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rei
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MessageSujet: Re: La mort d'un dieu   Jeu 25 Fév - 13:53

merci pour ce petit moment de lecture, ton style est vraiment bon, c'est très fluide ; j'ai butté sur la même expression que cordelia, sans doute pour les mêmes raisons et c'est bien la seule chose que j'aurais à redire !

Au plaisir de te relire Heureux
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Tr0n

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MessageSujet: Re: La mort d'un dieu   Jeu 25 Fév - 15:39

L'aube pointe.

La place est baignée de la lumière aux doigts de rose, mais toujours noire. De monde.

=> A trop vouloir faire dans la métaphore lumière, on en perd le sens. Pourquoi ne pas faire un "simple" oxymore ? Du style, "La place est baigné de la lumière ?couleur blanche?, mais toujours noire, de monde. Le point dans la ponctuation casse la phrase, un ";" ou une "," pourrait être plus adapté au niveau de l'effet attendu ensuite.

Un peuple hétéroclite, qui braille et boucante à qui mieux mieux.

=> Ca c'est une façon d'écrire sans verbe avec juste une subordonée. Pourquoi le choix des séparations marquées ? Quand on lit à voix haute, ça coupe, ça tranche beaucoup alors que tu veux justement introduire une atmosphère de "foule". Et une atmosphère de foule, c'est quoi ? Un amalgamme, un blob, quelque choses qui grossit ou rétrécit à vue d'oeil. Question subsidiaire, comment rendre cette impression, juste dans la construction syntaxique, sans rien changer au vocabulaire ? Une solution simple, mettre une virgule entre "de monde" et "un peuple hétéroclite" et rajouter un "d'" ce qui donnerait avec la correction potentielle précédente : "La place est baignée d'une lumière couleur blanche, mais toujours noir, de monde, d'un peuple hétéroclite qui braille et boucante à qui mieux mieux". Attention c'est loin aussi d'être parfait (c'est d'ailleurs très moche à cause de la volonté du jeu de mot), il manque de la "transition" et du "mot liant". Cette solution de facilité stylistique qui consiste à oblitérer par des "points" et enlever des verbes donne un type d'impression (elle n'est pas "fausse") qui est radicalement différent de ce que tu veux mettre en place. Mais qu'est ce qu'il dit ! Tout bêtement que le style doit s'adapter à la situation et non pas qu'on doit décrire par son style une situation. Dans ce début de cas précis, mon oreille attentive au moindre petit bruissement, me dit que je ne ressens pas du tout l'impression de la foule. Je ressens quelque chose de coupé, de cassant, de dur et rude, presque bruque et non pas "fluide" comme devrait être les battements d'un endroit, noir de monde.

Les uns sont venus du bout du monde, les autres du coin de la rue.
Certains ont festoyé depuis le crépuscule, d'autres apparaissent avec le soleil, d'autres encore n'ont eu d'autre choix que de suivre la multitude croissante.

=> Ah ! Quel dommage ! Regarde bien, perçois. Tu opposes "bout du monde" et "coin de la rue" puis ensuite tu opposes "depuis le crépuscule" et "jusqu'au soleil". Tu montres très bien les deux faces divergentes de la foule qui vont s'entremêler. Tout à l'heure j'avais l'impression de tranchant sans la réelle opposition (d'où mon envie de coller un oxymore d'entreée). Là c'est bien mieux marqué, au détail près du pourquoi la virgule et l'apposition de "d'autres encore n'ont eu d'autres choix que de suivre la multitude croissante" ? Ca casse ta belle dualité toute mise en place auparavant ? Entame plutôt de mon avis perceptif, une seconde phrase. Le point me semble presque obligatoire (pour les raisons juste ci-dessus).

L'astre du jour entame lentement son ascension.

=> Une seule phrase pour exprimer la lenteur de l'arrivée du soleil ? Pour bien marquer cette apparition, n'hésite pas à faire une ou deux phrases supplémentaires qui vont ralentir le rythme descriptif. Ainsi tu fais coller le fond de ce que tu dis avec la forme. Souvent sur Ter Aelis les gens vont te dire que la forme est bien, que le fond est intéressant, mais il faut surtout savoir faire coller le fond, la forme et s'approprier un style qui s'adapte à chacune des situations. Là, véritablement, la phrase fait tâche si elle ne sert pas un but précis. En ajouter plusieurs te fait ralentir le rythme et donnera au lecteur une meilleure impression de l'apparition de la lumière. Avec un peu de subtilité, tu pourrais même reprendre techniquement l'oxymore initial pour bien enfoncer le clou.

Certains sont restés bloqués dans les artères voisines, d'autres se sont approprié les bâtiments pour jouir d'un meilleur angle de vue.

=> Tu vois, là tu reprends bien l'opposition sans ajouter d'éléments pertubateurs. Ca passe plutôt bien. Les répétitions de "certains" et "autres" me semblent particulièrement bien choisies. Ca a une nette tendance à me plaire et à se marier délicatement à mes ouailles. Par contre je fais un bloquage sur le choix des mots. C'est assez étrange comme sensation. Disons que la phrase d'avant tu utilises un vocabulaire plutôt soutenu et rare : astre, ascension, avec une métaphore évidente et juste ensuite tu marques des mots simples, courants : bâtiments, angle de vue (par exemple). Je vois un chouilla de décalage. Une petite reformulation s'impose à mon avis. De l'opposition oui, mais pas du tranchant, ça casse l'effet attendu.

Ici, un grand magasin aux vitres méthodiquement détruites sert de perchoir à une petite centaine d'observateurs.
Là, toits et balcons d'un grand hôtel offrent une vue imprenable dont profitent bon nombre de curieux.

=> Ici et là, très bonne idée. Toujours le même choix plutôt bien. Par contre (une nouvelle fois oui), pas mal de perturbations dans la lecture qui peut grincer. On pourrait corriger la seconde phrase comme suit par exemple : "Là, toits et balcons d'un grand hôtel offrent une vue imprenable dont profitent les/quelques curieux". En gros l'expression "bon nombre", bien qu'en opposition avec "petite centaine", est franchement très laide (c'est un jugement purement subjectif je l'accorde, mais je trouve ça moche). Disons que le "là, toits et blacons" est un choix qui suppriment l'articles définis : choix qui "ôtent" un élément. Derrière tu en rajoutes un paquet genre "bon nombre de curieux". C'est un choix stylistique initial de "raccourci" qui se révèle rallonger par la suite. Certes ça peut être cool pour marquer le mouvement de foule, mais dans ce cas, fait le "partout" pas uniquement à un endroit sinon ça ressemble à une erreur dans l'écriture. Voilà le schéma par exemple à suivre pour indiquer un mouvement de foule dans la syntaxe :

ICI, GROUPES NOMINAUX COURTS => GROUPES NOMINAUX LONGS
LA, GROUPES NOMINAUX LONGS => GROUPES NOMINAUX COURTS

Toi tu as fait : LONG => LONG puis COURT => LONG, et tu enchaînes avec la phrase qui va suivre très longue. Quand tu effectues une relecture, n'hésite pas à réfléchir sur la longueur des mots, sur leur choix exact et sur la structure de la phrase. La forme ce n'est pas juste faire de belles métaphores ou oppositions c'est aussi dans la construction même qu'on peut rendre inconsciemment un sentiment à un lecteur.

Et sans cesse, des gens de toutes origines se pressent, semblant arriver par légions, formant déjà une masse incommensurable, mille fois plus imposante que les plus terribles des armées.

=> Les sonorités sont très bien choisies. Pourquoi la métaphore avec l'armée et les légions ? La trouves-tu en rapport avec tout ce que tu viens d'écrire et ton champ lexical initial ? Après je voudrais pousser une autre réflexion sur les sonorités. Tu veux implanter du "beau" subjectif. Même si je n'aime pas le mot gens, regarde : "et sans cesse, des gens de toutes régions se pressent, semblant arriver par légions". Ou mieux encore de tout horizon. Bref, la rythmique est facile. L'expression générale est à lisser. Quitte à entamer une recherche sonore, je suis de ceux qui aiment qu'elle soit terminée, surtout quand elle est facile à mettre en oeuvre (je pourrais même conseiller de changer incommensurable en un mot qui finit par "on" ça rendrait encore mieux). Si l'on veut réellement changer les sons, tu as fait le choix du [s] qui rallonge, ralentit, lascif et du [an] qui est brut, dur, rèche. Tiens toi en a ces sons. Les mots qui gènent sont donc : origine, armée, terrible. Je t'ai montré une option pour origine, les autres ne manquent pas non plus.

De jeunes volontaires arpentent hardiment les environs, portant de larges corbeilles.

=> Tiens me venait une expression certes stupide mais amusante. Rajoute "en leur giron" à la fin de ta phrase Très Heureux. Bon sinon rien à dire là, je continue à étudier par phrasème (où le beau néologisme) ton texte. Le mot hardiment me déplaît dans le contexte. Subjectif une nouvelle fois. Je viens tout juste de remarquer une chose sur tes adjectifs : petit, grand, jeune, large... C'est de l'adjectif simple non ? Il y aurait mieux à choisir quelques mots plus "rares" (voir plus haut) qui sonnerait mieux avec l'emploi d'un vocabulaire nominal plus riche.


A leur vue, chacun dépose quelques billets.

=> A la vue de qui ? Des corbeilles ou des volontaires ? Le sens n'est pas le même. Je sais je chipote mais ça me tilt aux yeux directement ce genre de faux sens possible.

En couleur et quantité variées, mais chacun y va de sa contribution.

=> Même remarque que pour beaucoup d'écrivains dans le coin. MAIS + CHACUN + Y + VA + De + SA = mots parasites. C'est moche, laid, ça ne sert à rien et le seul satellite important c'est le mot contribution. A revoir complètement dans le choix des mots. C'est un peu comme si tu avais écrit "tout le monde en donne un peu". Dieu que c'est inutile : 7 mots dont un seul qui a du sens - donner. Pour les conseils sur la reformulation, hum... Enlève le "y va de" et met un vrai verbe qui à le sens suivant : opposition du "mais" et "aller vers". Ca doit se trouver !

Lorsque leur réceptacle est plein, ces courageux questeurs se ruent vers le centre de la place, et déversent le précieux contenu dans une gigantesque coffre de bois reposant sur une large estrade.
Se relayant, ils œuvrent ainsi tout au long de la matinée.

=> Rien à dire. Mes commentaires stylistiques n'auraient pour ces phrases que peu d'intérêt. Dans son ensemble tout se marie bien, sauf, disons que, je trouve que tu vas un peu vite en besogne. C'est hop hop hop, trois lignes pour exprimer une quête de clampins dans une rue c'est shortfull.

Midi approche, et la tension monte, lentement mais sûrement.
Le soleil arrive au zénith.

=> Même avis que pour le coup de l'astre solaire. La tension doit monter, et bien fait là monter ! Parce que pour moi là, elle monte pas du tout, c'est un ensemble de phrase simple, courte qui n'a pas la hargne suffisante pour exprimer et communiquer une sensation au lecteur. Elle doit monter cette putain de sensation ! De la chaleur par exemple puisque il est midi au zénith, en quoi elle monte ? C'est bien de dire qu'elle monte mais personnellement si je sors ça : y a des bourzoufs qui ramassent des tunes, midi arrive, la tension monte et pof ils se tournent vers le coffre" c'est pareil. Donne du fond, de l'envie, du Dexter !

Comme mus par quelque instinct grégaire, tous se tournent vers le coffre. Les plus folles rumeurs courent quant à son contenu. Les uns parlent de milliards, les autres de nombres de plus en plus démentiels.

=> Bouirf je suis sceptique quand à la tournure. L'utilisation du mot grégaire : soutenu avec des mots ultra simples (pas familier non plus), ça titille mon oreille et ça me fait dire qu'il y a des modifications à faire. Soit tu as un langage riche dans toutes tes phrases, soit tu n'en mets pas mais le niveau de langue doit rester le même, sinon ça dissonne. Un peu comme un mec blanc au milieu d'un groupe de gothopouf. Y a un hic.

L'on asperge alors le coffre d'un sombre liquide.
Certains dans l'assistance écarquillent les yeux, quelques autres jubilent, la majorité ne peut ou ne veut comprendre.
Quelqu'un lance un flambeau improvisé. Il est imité par d'autres.

Le feu prend rapidement, et s'élève jusqu'aux cieux.
Dans la foule, qui semble plus nombreuse que jamais, tous observent, sans mot dire.

=> Toujours la même remarque que précédemment. On dirait un vilain petit canard au milieu de ses frêrôts tous jumeaux. Etonnement et jubiliation : en avant, deux ou trois phrases supplémentaires sur la stupéfaction ne serait pas un luxe. Là on a un enchaînement bien trop rapide de situations qui mène très sincèrement à un texte très light et qui n'attire pas l'oeil un peu averti. C'est court, ça manque de substance, de sensations et de transmission.

Le brouhaha généralisé fit place à un silence de mort, qui n'est plus brisé que par un écœurant bruit de combustion.

=> Pourquoi un passé soudain, là, pouf, comme ça ? J'ai peut être raté un épisode mais ça a piqué au moment de la lecture à voix haute. Je suis loin d'être un expert de la concordance des temps mais quand même.

Une nouvelle ère peut commencer.

=> Cool. Une nouvelle ère de quoi ? Si tu veux parler du Dieu pognon va falloir y mettre de la fougue.

Bilan de toutes ces remarques. Evidemment c'est un jugement subjectif, d'autres peuvent avoir des avis différents. Je pars dans l'optique de mettre en valeur des évidences qui te seront utiles pour tes futurs textes et pour une certaine recherche de perfection dans les choix que sont : structure, mot et lien avec le fond. Il faut toujours penser (heureusement), que le fond est intimement lié à la forme dans tous les éléments textuels. La moindre petite virgule peut changer la rythmique, le sens, et l'effet sur le lecteur. Evidemment, tout le monde ne lit pas de la même façon, mais mon oreille qui en est à une foule énorme de bouquin te dit simplement que c'est pas trop mal, mais qu'il y a encore beaucoup d'erreurs (plus facile à dire qu'à faire, je te l'accorde volontiers). Globalement, ça manque d'envie, et l'impression que ça me donne est un texte monotone et presque monocorde à la lecture, tristounet. Ces sensations sont dues à toutes les remarques que j'ai faite. Bref, pour conclure, car il faut bien quand même j'ai pas que ça a faire : va retravailler ce texte avec au moins l'idée d'y mettre plus de fougue et d'y faire coller ce que tu y écris avec la forme que tu lui donnes. Ca manque donc cruellement en somme de rythme, de la tension que tu veux créer (une ou deux phrases ne sont pas suffisantes pour nourir mon appétit) etc.

Et quitte à tuer un dieu, personifie le pognon, ça marche bien en général.


Dernière édition par Tr0n le Jeu 25 Fév - 15:46, édité 4 fois
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Cassiopée
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MessageSujet: Re: La mort d'un dieu   Jeu 25 Fév - 15:42

Joli texte rempli d'utopies mais qui me fait penser à ces hommes qui brûlent une statue à l'image de leur idole sans songer que le concept reste bien plus présent dans le coeur de chacun.

Ce texte aux couleurs médiévales combat un mal avec des armes ancestrales. Aujourd'hui, ce dieu que tu cherches à tuer est trop virtuel pour se laisser avoir par quelques flammes.

J'ai aimé le rythme, le ton et la montée de la tension.

J'attends la suite maintenant... Après le moyen-âge que proposeras-tu ?

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Green Partizan
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MessageSujet: Re: La mort d'un dieu   Lun 8 Mar - 14:10

Texte très intéressant, car bien mené vers la chute inattendue. Tout y est fait pour que l'on attende le moment où ce qui est célébré ou du moins attire tant, sera révélé.
Le titre prête d'autant plus à confusion, et facilite la perte du lecteur.

La chute enfin est bien amenée, efficace, et surprenante. Même quand il est question de quête de billets, on ne pense pas du tout à ce qui va se passer.

Attention en revanche, le début du texte gagnerait à être simplifié, il comporte de nombreuses expressions alambiquées, pour décrire des faits assez simple au final. Dommage, car cette description de la venue des foules a son importance dans le déroulement du texte.

En tout cas, l'idée est très bonne, et bien que plus neuve, tu la renouvelles en partie. Content Vert

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La mort d'un dieu
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