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 Passage (texte pour concours)

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Hugo Zeppeline
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MessageSujet: Passage (texte pour concours)   Mar 27 Avr - 17:09

Spoiler:
 

Si on t'avait dit qu'un jour, tu marcherais à pied, le long de la route, avec un jerrycan d'essence au bout du bras, tu ne l'aurais pas cru. Pas sur la nationale qui passe derrière chez toi, pas à cinq minutes à pied de ta villa. On tombe en panne au bout du monde, au coin d'un bois, au bord d'une falaise, aux portes du désert, pas dans l'allée de son garage, entre le portillon électrique et la boîte aux lettres. Pourtant, cette nuit, tu marches et tu sais que la station-service la plus proche est à douze kilomètres. Une fameuse distance, à tailler dans le noir, guidé par la peinture blanche au bord de la route, la silhouette des poteaux parfois et la lumière aveuglante des phares, de temps à autres.

Les voitures te dépassent sans s'arrêter.

Un homme seul au bord de la route, ça fait peur. On appuie sur la pédale, le moteur gronde et toi, toujours silencieux, tu vois les feux rouges s'éloigner, rapetisser puis disparaître. Tu marches sans tourner la tête et cette solitude te fait un bien fou. Même si le bidon de plastique pèse dans ta main, même si le bruit de l'essence secouée flique et floque au rythme de tes pas, tu savoures le calme de cette route de nuit.

Tu te demandes d'ailleurs pourquoi tu marches si rarement, pourquoi, comme tous les autres, tu t'assieds derrière ton volant pour le moindre déplacement. Sans doute parce qu'on a toujours payé ta voiture, ton essence, ton assurance. Parce que tu travaillais pour une des plus grosses compagnies pétrolières aussi. Tu roulais en quatre-quatre comme tu portais la cravate, le costume trois pièces et les valises pleines de billets pour graisser les rouages des administrations un peu poussiéreuses. Tu en as vu, du paysage : des pays sans touristes en Asie du Sud-Est, des coins reculés en Afrique et des anciennes républiques soviétiques, dont tu n'as pas même retenu les noms; tous ces paysages, tu les as regardés de haut tandis que ton jet atterrissait, puis défiler derrière les vitres teintées des voitures de fonction, avec chauffeur et air conditionné, tu avais de la chance, c'est ce que tout le monde disait autour de toi, un boulot bien payé, qui te faisait voyager, un employeur royal, qui n'avait jamais hésité à récompenser ta fidélité : vacances au Vanuatu, aux îles Fidji, à la Barbade, tu aurais pu te lasser des îles et des mers vertes mais tu as profité de tout ça sans compter et tu n'as jamais imaginé que tout cela pourrait avoir une fin.


Oui… tu es né avec une cuillère en argent dans la bouche, et celle-ci ne t’a jamais quitté. Déjà gamin on t’a élevé avec des œillères, pour que jamais tu n’affrontes la réalité des « petits ». Il valait mieux appartenir à ce monde où tout t’est permis… si bien que lorsque tu atteignis l’âge de réfléchir par toi-même ta condition ne te permettait pas de penser autrement. Tu regardais avec dégoût ces mômes aux corps frêles et laids qui accueillaient le passage de ton véhicule aux vitres noires avec admiration. « Regardez-moi, je suis important, je suis un homme qui a réussi ». Et pourtant tu n’as jamais vraiment su percer le secret du bonheur. Tu t’es toujours senti seul au milieu de tous ceux qui t’entouraient. Tu t’es parfois vaguement demandé si ce que tu faisais avait un sens, mais les sentiments qui t’envahissaient lorsque tu abordais la question te poussaient à la refouler bien vite.

Tu n’es qu’un homme. Et sur cette route, à traîner ce bidon aussi vide que ta carcasse, tu t’en rends bien compte. Tu traînes un peu le pas, car tu n’es pas ceux qui sont habitués à l’effort. La vie dorée, d’or ou de pétrole, a toujours été bien plus confortable que toute autre forme d’existence sur cette planète. Combien de fois t’es-tu emporté sur ces gens qui ne faisaient rien pour sortir de leur misérable condition ? Toi, tu avais bien réussi à te « faire une place » - celle qu’on t’avait donnée. Presque tous les jours, tu t’es emporté sur ces hommes peu civilisés qui vivaient en tribus et ne s’adaptaient pas aux technologies qu’on leur offrait. Quand était-ce la dernière fois où tu as viré un homme qui ne comprenait pas que le pétrole, c’était de l’argent, le privant dès lors de l’unique salaire nourrissant sa famille ? Il y a deux jours. Mais encore une fois, ça, c’est seulement maintenant que ton esprit le conçoit.

Au final, on peut dire que tu as été un beau salaud, de la plus tendre enfance à l’âge adulte. Sauf que, malheureusement pour toi, on ne peut se faire pardonner qu’un temps. Tu sens déjà le poids de ta vie sur tes épaules, comme une punition, et tu sens le poids de l’effort percer ta poitrine comme les foreuses crèvent le sol jusqu’à pétrole. Tu n’as que de l’or noir dans le sang et tu ne peux t’empêcher de te sentir lourd et oppressé de toute cette pseudo-richesse.

Ton bidon vide semble lourd, comme rempli de souvenirs, de mémoires… Ton patrimoine, ton unique descendance se trouvait d’une certaine manière dans ce bidon que tu devais remplir. Ton essence s’est évaporée et tu dois la retrouver, la remplacer. Alors tu mets un genou en terre pour ramasser ton fardeau qui t’a échappé des mains comme ta vie et celle des autres t’échapperont toujours. Tes yeux voient le tunnel juste avant la station-service et tu te sens un sourire naître sur ton visage. Tu es bientôt à destination. Tu avances à quatre pattes, fatigué, et tu te traînes, perçant le voile de l’obscurité qui t’enveloppe. Plus rien n’existe d’autre que cette noirceur dans l’air : les voitures, les lumières, tout a disparu, tu ne retrouves plus ton monde dans tes pas de nourrisson. Alors seulement tu comprends, et tu te presses. Il faut que tu sortes de ce trou, que tu parviennes à la fin de ce parcours de douze-treize kilomètres, pour être libre. Tu aperçois de la lumière et tu fonces droit vers elle. Tu te sens happé par des forces que tu ne contrôles pas et la seule chose que tu peux faire c’est crier. Crier pour que tout ce qui t’oppresse s’envole, hurler pour remplir d’air tes poumons, un air pur et sans pétrole cette fois. Alors tu te risques à ouvrir tes yeux déshabitués à la clarté : des formes floues t’entourent. Tu vois un gros visage penché sur toi, avec un grand sourire éclatant, cerné de deux grosses lèvres. Tu sens plus que tu ne perçois une chaleur jusqu’alors inconnue, le regard qui te fait face te transperce pour te réchauffer de l’intérieur. L’écho des dialogues te parvient sans faire sens dans ton esprit et tu te sens extrêmement petit, extrêmement fragile. Tout ton corps est délicat, tout ton corps est fatigué et purifié… Le pétrole t’est sorti de la peau, mais il semble t’avoir laissé des souvenirs. Ta peau est sombre et claire à la fois, elle te protègera des morsures du soleil… Mais pas de celles de la vie : à présent, ce sera à ton tour d’admirer les voitures.

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Grendelor
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MessageSujet: Re: Passage (texte pour concours)   Mar 27 Avr - 19:24

J'aime beaucoup ton texte, je le trouve délicat. Je note juste quelques fautes.

Citation :
la silhouette des poteaux parfois et la lumière aveuglante des phares, de temps à autres.
Il manque une virgule avant parfois
Citation :

puis défiler derrière les vitres teintées des voitures de fonction, avec chauffeur et air conditionné, tu avais de la chance, c'est ce que tout le monde disait autour de toi, un boulot bien payé, qui te faisait voyager
Pour moi tu devrais mettre un point ici, c'est le début d'une nouvelle phrase, sinon c'est trop long.

Citation :
Et sur cette route, à traîner ce bidon aussi vide que ta carcasse, tu t’en rends bien compte. Tu traînes un peu le pas,
Je ne suis pas sûre que la répétition soit voulue et je ne la trouve pas bienvenue.

Citation :
Combien de fois t’es-tu emporté sur ces gens qui ne faisaient rien pour sortir de leur misérable condition ? Toi, tu avais bien réussi à te « faire une place » - celle qu’on t’avait donnée. Presque tous les jours, tu t’es emporté sur ces hommes peu civilisés
Pareil ici


J'apprécie beaucoup la fin et la renaissance. C'est un texte touchant je trouve

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Hugo Zeppeline
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MessageSujet: Re: Passage (texte pour concours)   Mar 27 Avr - 19:42

La partie en gras est celle écrite par un "auteur" ayant livré sa nouvelle au concours, je ne peux donc pas corriger ces fautes-là ^^

Par contre pour celles qui concernent ma propre production, merci beaucoup Heureux Gris J'espère avoir réussi justement cette étape de renaissance avec plsu ou moins de finesse ^^

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MessageSujet: Re: Passage (texte pour concours)   Mar 27 Avr - 19:53

Au niveau de "l'énoncé", j'ai été irrité par l'emploi massif de la deuxième personne du singulier. Le fait de retrouver cette même irritation dans ton texte est certainement bon, signe comme quoi tu as bien raccordé le style, l'ambiance!

Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas, d'où l'absence des "j'aime" dans ce commentaire fait pour t'être utile (puisse-t-il l'être), ceci dit j'aimerais tout de même te faire part de deux points qui ont retenu mon attention :

1) au début : "si bien que lorsque tu atteignis l’âge de
réfléchir par toi-même ta condition ne te permettait pas de penser
autrement."
Ce passé simple m'a froissé, question de sensation juste. Simple lecteur que je suis, j'aurais plus attendu un passé composé.

2) "Tu n’as que de l’or noir dans le sang et tu ne
peux t’empêcher de te sentir lourd et oppressé de toute cette
pseudo-richesse
."
J'aime pas trop le "pseudo", il sonne à mes oreilles comme une légère dégringolade dans le style général, une sorte de bavure. Comme précédemment, mes yeux attendaient quelque chose de même acabit qu'un "soit-disant richesse"

Voilà pour ma lecture, j'espère que nos commentaires te seront utiles!

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Dounette



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MessageSujet: Re: Passage (texte pour concours)   Mar 27 Avr - 20:22

Si je puis me permettre.. il y a une grosse erreur : le bidon n'est pas vide, il est plein. L'homme est sur le retour, son bidon est rempli d'essence dont il entend le bruit à l'intérieur quand il marche.
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Hugo Zeppeline
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MessageSujet: Re: Passage (texte pour concours)   Mar 27 Avr - 20:31

Dounette a écrit:
Si je puis me permettre.. il y a une grosse erreur : le bidon n'est pas vide, il est plein. L'homme est sur le retour, son bidon est rempli d'essence dont il entend le bruit à l'intérieur quand il marche.

J'y ai pensé. Mais justement je ne sais psa si on peut considérer le bidon rempli ou bien tout simplement qu'il en reste un peu dedans. Car on dit "la station la plus proche est à douze km". Donc c'est qu'il n'y est pas encore à cette station... So... Je ne sais pas comment considérer les choses.

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Dounette



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MessageSujet: Re: Passage (texte pour concours)   Mar 27 Avr - 21:10

Quand tu vas à la pompe à essence, tu prends un bidon vide. Et si il reste un peu d'essence dedans, tu le mets dans ta voiture pour faire justement les douze kilomètres fatidiques.. il y en a 12 a l'aller, oui, mais pares il faut se taper le retour...
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dale cooper

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MessageSujet: Re: Passage (texte pour concours)   Mer 28 Avr - 0:33

Cette histoire de bidon est somme toute assez anecdotique, puisque l'erreur aurait du être corrigée avant de mettre en ligne cet énoncé, ce point de départ. Donc si l'incohérence était déjà manifeste dans la partie en gras, autant laisser couler, ne pas rebondir dessus et ne pas en faire cas du tout par la suite.


Ta transition est très bonne ; on ne voit vraiment pas de ligne de partage entre ton texte et celui de l'exercice, ni dans le style, ni dans le rythme, ni même dans le vocabulaire. En celà c'est très bon je trouve.

Par contre ce qui peut être un défaut, c'est éventuellement que tu colles de trop près aux derniers éléments du texte de l'énoncé : tu fixes un peu trop ton attention sur le pétrole, jusqu'à en faire le seul centre réel et tangible de l'histoire, au lieu justement de n'en faire qu'un fil conducteur. Mais je pense qu'en atténuant juste une ou deux références (pas besoin de plus) cette impression disparaîtra assez facilement.

L'aspect du passage, qui est le thème principal après tout, est bien amené et bien exploité (même si je la trouve somme toute un peu entendue et déjà lue mais ce n'est qu'un point de vue personnel). En tout cas je ne pense pas qu'il y ait de lacune dans ta vision de l'exercice.
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MessageSujet: Re: Passage (texte pour concours)   Mer 28 Avr - 12:22

Oui pour le bidon finalement c'est un peu "trop tard" ^^
Je vais devoir remanier ce texte, de toute façon, ça c'est sûr Heureux Gris Je prendrais soin de vos précieux conseils Heureux Par contre, j'ai un plus gros souci là Très Heureux Mon texte est un tier trop court pour pouvoir le remettre au concours ><

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MessageSujet: Re: Passage (texte pour concours)   Mer 28 Avr - 14:04

Tu pourrais élargir sur sa condition d'homme en tant que simple bête, pas plus forte qu'une autre, un humain banal qui fait lui aussi ses commissions comme n'importe quel autre humain (en mettant les formes hein!), pour y mêler un peu la nature.

Ca te permettrait de décrire un peu les environs (Nature) pour faire des lignes et par la même occasion de re-situer cet humain, et dans la Nature, et dans le monde humain, avec ses lois et tout... ou pas (c'est qu'une idée, au cas où, on sait jamais ^^)

Enfin bon, c'est toi le chef, tu trouveras sans doute une idée géniale!

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Hugo Zeppeline
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MessageSujet: Re: Passage (texte pour concours)   Mer 28 Avr - 19:32

Oh je vais y travailler, t'inquiète pas pour ça ^^ Heureux Gris

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MessageSujet: Re: Passage (texte pour concours)   Mer 28 Avr - 21:36

sachant que c'est toujours plus facile de rallonger un texte que de le raccourcir Heureux
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MessageSujet: Re: Passage (texte pour concours)   Mer 28 Avr - 22:03

dvb a écrit:
sachant que c'est toujours plus facile de rallonger un texte que de le raccourcir Heureux

Tout à fait exact, d'autant qu'il y a des choses que j'avais en idées et que je n'ai pas mises lors du premier jet Heureux Gris

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Hugo Zeppeline
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MessageSujet: Re: Passage (texte pour concours)   Mer 5 Mai - 22:50

Voilà ce que ça donne "allongé". J'ai peur d'avoir perdu en qualité, plutôt que d'avoir gagné... =/




Si on t'avait dit qu'un jour, tu marcherais à pied, le long de la route, avec un jerrycan d'essence au bout du bras, tu ne l'aurais pas cru. Pas sur la nationale qui passe derrière chez toi, pas à cinq minutes à pied de ta villa. On tombe en panne au bout du monde, au coin d'un bois, au bord d'une falaise, aux portes du désert, pas dans l'allée de son garage, entre le portillon électrique et la boîte aux lettres. Pourtant, cette nuit, tu marches et tu sais que la station-service la plus proche est à douze kilomètres. Une fameuse distance, à tailler dans le noir, guidé par la peinture blanche au bord de la route, la silhouette des poteaux parfois et la lumière aveuglante des phares, de temps à autres.

Les voitures te dépassent sans s'arrêter.

Un homme seul au bord de la route, ça fait peur. On appuie sur la pédale, le moteur gronde et toi, toujours silencieux, tu vois les feux rouges s'éloigner, rapetisser puis disparaître. Tu marches sans tourner la tête et cette solitude te fait un bien fou. Même si le bidon de plastique pèse dans ta main, même si le bruit de l'essence secouée flique et floque au rythme de tes pas, tu savoures le calme de cette route de nuit.

Tu te demandes d'ailleurs pourquoi tu marches si rarement, pourquoi, comme tous les autres, tu t'assieds derrière ton volant pour le moindre déplacement. Sans doute parce qu'on a toujours payé ta voiture, ton essence, ton assurance. Parce que tu travaillais pour une des plus grosses compagnies pétrolières aussi. Tu roulais en quatre-quatre comme tu portais la cravate, le costume trois pièces et les valises pleines de billets pour graisser les rouages des administrations un peu poussiéreuses. Tu en as vu, du paysage : des pays sans touristes en Asie du Sud-Est, des coins reculés en Afrique et des anciennes républiques soviétiques, dont tu n'as pas même retenu les noms; tous ces paysages, tu les as regardés de haut tandis que ton jet atterrissait, puis défiler derrière les vitres teintées des voitures de fonction, avec chauffeur et air conditionné, tu avais de la chance, c'est ce que tout le monde disait autour de toi, un boulot bien payé, qui te faisait voyager, un employeur royal, qui n'avait jamais hésité à récompenser ta fidélité : vacances au Vanuatu, aux îles Fidji, à la Barbade, tu aurais pu te lasser des îles et des mers vertes mais tu as profité de tout ça sans compter et tu n'as jamais imaginé que tout cela pourrait avoir une fin.


Oui… à ta naissance, tu étais déjà riche. Beaucoup diraient que tu es né avec une cuillère en argent dans la bouche et que celle-ci ne t’a jamais quitté. Depuis que tu es gamin on t’a élevé avec des œillères, pour que jamais tu n’affrontes la réalité des « petits ». Il valait mieux appartenir à ce monde où tout t’est permis… si bien que lorsque tu as atteint l’âge de réfléchir par toi-même, ton éducation t’avait formaté et ne te permettait pas de penser autrement. Tu regardais avec dégoût ces mômes aux corps frêles et laids qui accueillaient le passage de ton véhicule aux vitres noires avec admiration. A pieds nus dans la boue, ils couraient après ta voiture en poussant des cris de joie… N’avaient-ils jamais vu une voiture, bon sang ?! Mais au fond tu aimais ça, n’est-ce pas ? Dans ton for intérieur, tu prenais un profond plaisir à les voir t’admirer, tu pensais : « Regardez-moi, je suis important, je suis un homme qui a réussi, je suis un exemple pour la nouvelle génération ! ». Et pourtant tu n’as jamais vraiment pu percer le secret du bonheur. Tu n’as jamais pu laisser échapper cette joie comme eux le faisaient.. Peut-être était-ce pour cela que ça t’horripilait. Tu t’es toujours senti seul au milieu de tous ceux qui t’entouraient. A moins que ce soit cette solitude qui t’aie empêché de considérer ceux qui t’entourent ? Tu t’es parfois vaguement demandé si ce que tu faisais avait un sens, mais les sentiments qui t’envahissaient lorsque tu abordais la question te poussaient à la reléguer bien vite dans un coin de ton esprit.

Au fond, tu n’es qu’un homme. Tu te lèves, tu manges, tu travailles et tu meurs un peu plus chaque jour, comme tout le monde. Surtout depuis que tu sais que le cancer te ronge… Tu n’as pas arrêté de fumer et il était hors de question que tu cesses de réveiller. Malgré ta faiblesse, tu as continué à te prendre pour un dieu. A qui appartient le monde, si ce n’est pas à ceux qui possèdent la richesse, pensais-tu. Et sur cette route, à traîner ce bidon aussi peu rempli que ta carcasse, tu te rends compte que chacun est égal face à la douleur et la mort. Ton pas est lent, très lent, car tu n’es pas ceux qui sont habitués à l’effort. La vie dorée a toujours été bien plus confortable que toute autre forme d’existence sur cette planète. C’est cette vie qui t’a permis d’éviter les questions trop angoissantes, les situations difficiles et le jugement, parfois très dur, des autres. C’est aussi la raison pour laquelle tu n’as jamais compris ceux de qui tu avais peur d’être jugé. Combien de fois t’es-tu montré agacé par ces gens qui ne faisaient rien pour sortir de leur misérable condition ? Toi, tu avais bien réussi à te « faire une place » - celle qu’on t’avait donnée. Presque tous les jours, tu t’es emporté contre ces hommes peu civilisés qui vivaient en tribus et ne s’adaptaient pas aux technologies qu’on leur offrait. Quand était-ce la dernière fois où tu as viré un homme qui ne comprenait pas que le pétrole, c’était de l’argent, le privant dès lors de l’unique salaire nourrissant sa famille ? Il y a deux jours. Mais encore une fois, ça, c’est seulement maintenant que ton esprit le conçoit. Que se passe-t-il ? Pourquoi faut-il que ça soit après tout ce temps que tant de choses te frappent. Et pourquoi ta vie a-t-elle choisi ce moment pour te donner les quelques claques qui t’auraient réveillé lorsque tu jugeais le monde du haut de ta planète ?

Au final, on peut dire que tu as été un beau salaud, de la plus tendre enfance à l’âge adulte. Sauf que, malheureusement pour toi, on ne peut se faire pardonner qu’un temps. Tu sens déjà le poids de ta vie sur tes épaules, comme une punition, et tu sens la douleur de l’effort percer ta poitrine comme les foreuses crèvent le sol jusqu’à pétrole. Tu n’as que de l’or noir dans le sang et tu ne peux t’empêcher de te sentir sale et oppressé de toute cette soi-disant richesse.

Ton bidon si vide te semble à présent bien lourd, comme rempli de souvenirs, de mémoires… Ton patrimoine, ton unique descendance, la seule trace de toi sur terre se trouvait d’une certaine manière dans ce bidon que tu dois remplir. Ton essence s’est évaporée et tu dois la retrouver, la remplacer. Alors tu mets un genou en terre pour ramasser ton fardeau. Celui-ci t’a glissé des mains sans que tu t’en rendes compte, tout comme ta vie et celle des autres t’échapperont toujours. Tes yeux voient le tunnel juste avant la station-service et tu te sens un sourire naître sur ton visage. Ton cœur s’accélère : tu es bientôt à destination. Tu avances à quatre pattes, fatigué, et tu te traînes, perçant le voile de l’obscurité qui t’enveloppe. Plus rien n’existe d’autre que cette noirceur dans l’air : les voitures, les lumières, les autres, tout a disparu. Tu ne retrouves plus ton monde dans tes pas de nourrisson, tu avances sur un chemin jusqu’alors inconnu. Tu sens ton cœur battre à vive allure dans tes oreilles, tu te sens faible mais plein de vie, la peur te prend aux entrailles mais tu as envie d’avancer. Cela ne t’était jamais arrivé. La peur, tu ne connaissais pas… pas vraiment. Cette sensation nouvelle te transporte. Alors seulement tu comprends et tu te presses. Il faut que tu sortes de ce trou, que tu parviennes à la fin de ce parcours de douze-treize kilomètres pour être libre. Tu aperçois de la lumière et tu fonces droit vers elle. Tu te sens happé par des forces que tu ne contrôles pas et la seule chose que tu peux faire c’est crier. Crier pour que tout ce qui t’oppresse s’envole, hurler pour remplir d’air tes poumons, un air pur et sans pétrole cette fois. Alors tu te risques à ouvrir tes yeux déshabitués à la clarté : des formes floues t’entourent. Tu vois un gros visage penché sur toi, avec un grand sourire éclatant, cerné de deux grosses lèvres. Deux grands yeux noirs t’observent avec une lueur de profond bonheur… Ils veillent sur toi et tu te sens étrangement tranquille. Tu sens plus que tu ne perçois une chaleur jusqu’alors inconnue : le regard qui te fait face te transperce pour te réchauffer de l’intérieur. Tout ton corps rayonne d’énergie, de sérénité et le simple fait de respirer te fait un bien fou. L’écho des dialogues te parvient sans faire sens dans ton esprit et tu te sens extrêmement petit, extrêmement fragile. Tout ton corps est délicat, tout ton corps est fatigué et purifié… Le pétrole t’est sorti de la peau, mais il semble t’avoir laissé des souvenirs. Ta peau est sombre et claire à la fois, elle te protègera sûrement des morsures du soleil… Mais, tu le sais, tu le sens, pas de celles de la vie, car à présent, ce sera à ton tour de courir, admiratif, après les voitures aux vitres teintées.

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MessageSujet: Re: Passage (texte pour concours)   Ven 7 Mai - 20:21

Up ?

Plus qu'une semaine pour que je puisse le corriger, le peaufiner... j'ai besoin urgent d'avis, siouplaît =x

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Freuzne

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MessageSujet: Re: Passage (texte pour concours)   Ven 7 Mai - 20:58

Je verrai ça demain, promis juré!

Citation :
Tu n’as pas arrêté de fumer et il était hors de question que tu cesses
de réveiller.

"Cesses de réveiller", ça ne sonne pas bien je trouve. Il manque un "de"?

Pareil pour ça :
Citation :
Ton pas est lent, très lent, car tu n’es pas ceux qui sont habitués à
l’effort.

Citation :
Ton patrimoine, ton unique descendance, la seule trace de toi sur terre
se trouvait d’une certaine manière dans ce bidon
Attention, notre planète bleue, c'est la Terre, avec une majuscule : c'est un nom propre. La terre, c'est le sol, le nom commun, la boue la gadoue!

Citation :
Alors tu mets un genou en terre pour ramasser ton fardeau.
Je ne sais pas pour les autres, mais par chez moi l'expression est "poser un genou à terre". Je préfère chicaner (c'est à ça que ça sert, te dire "toutc'estbienc'estbeau" ne t'avancerait pas à grand chose). Ceci dit, si le "à terre" est plus courant, on trouve de rares "en terre" sur le net...

Citation :
L’écho des dialogues te parvient sans faire sens dans ton esprit et tu
te sens extrêmement petit, extrêmement fragile

Je ne comprends pas très bien cette structure, le faire sens. Je signale juste mes impressions, je ne suis pas un érudit.

---

Pour ce qui est du général, je ne pense pas que la qualité soit en deçà de la première version. Je ne l'ai pas perçu comme tel tout du moins.

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Hugo Zeppeline
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MessageSujet: Re: Passage (texte pour concours)   Mer 12 Mai - 12:07

Merci Freuzne ^^ Je n'avais pas vu que tu avais édité !!!
en fait y a une erreur dans le texte c'était "cesser de travailler" et pas de "réveiller" mdr Heureux Gris je devais être fatigué à ce moment-là ^^

Sinon pour le reste j'ai pris soin de tes remarques Clin d\'Oeil
Autre chose : pour le "sans faire sens dans ton esprit", ça veut simplement dire qu'il entend sans comprendre... ce n'est pas si évident que je ne le pense, peut-être ?

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MessageSujet: Re: Passage (texte pour concours)   Mer 12 Mai - 12:45

Mon cher Sephi adoré, j'ai relevé quelques petites bêtises en lisant. Si ça peut encore t'aider :

" de temps à autres." > "de temps à autre" : autre ne va pas prendre de s.


"Si on t'avait dit qu'un jour, tu marcherais à pied, le long de la route, avec un jerrycan d'essence au bout du bras, tu ne l'aurais pas cru." > la phrase est lourde. J'aurais plutôt tourné ça de cette manière : "Un jour, si on t'avait dit que tu marcherais le long de la route avec un jerrycan d'essence au bout du bras, tu ne l'aurais pas cru."
( "que tu marcherais à pied" ça fait un peu redondant. C'est comme dire "écrire avec un stylo" ou "dormir les yeux fermés").

"le costume trois pièces" > "trois-pièces"

"Tu en as vu, du paysage : des pays sans touristes en Asie du Sud-Est, des coins reculés en Afrique et des anciennes républiques soviétiques, dont tu n'as pas même retenu les noms; tous ces paysages, tu les as regardés de haut tandis que ton jet atterrissait, puis défiler derrière les vitres teintées des voitures de fonction, avec chauffeur et air conditionné, tu avais de la chance, c'est ce que tout le monde disait autour de toi, un boulot bien payé, qui te faisait voyager, un employeur royal, qui n'avait jamais hésité à récompenser ta fidélité : vacances au Vanuatu, aux îles Fidji, à la Barbade, tu aurais pu te lasser des îles et des mers vertes mais tu as profité de tout ça sans compter et tu n'as jamais imaginé que tout cela pourrait avoir une fin." > une phrase de sept lignes, woaw.


"A pieds nus dans la boue, ils couraient après ta voiture en poussant des cris de joie…" > on dit "il se rend à son travail à pied." mais on utilise le verbe "être" pour parler de la nudité des pieds nus : " Ils sont pieds nus." > "Pieds nus dans la boue, ils couraient après ta voiture en poussant des cris de joie."



"Tu roulais en quatre-quatre" > "tu roulais en 4x4" , "quatre-quatre" ça ne se dit pas pour parler de la voiture. Si ça te gêne, tu peux toujours la reformuler : "tu roulais dans un joli véhicule avec quatre roues motrices" mais c'est très laid.


"tu prenais un profond plaisir à les voir t’admirer" > ça me gêne "prendre un profond plaisir". Tu peux dire "Avoir/Prendre plaisir à faire mes leçons" ou "Avoir/Prendre du plaisir à écouter le dernier album de Archive". "prendre du plaisir" m'agace, c'est une règle de grammaire sur laquelle je doute tout le temps, tu peux peut-être m'éclairer Sephi : "du" de "du plaisir" est le partitif, c-à-d., une quantité non-comptable de plaisir (comme "du riz" ou "du sable") ou s'agit-il de la forme amalgamée de la préposition "de" et de l'article "le" ?
J'aurais plutôt dit :" Je prenais réellement du plaisir à les voir t'admirer" pour être sûr.


"car tu n’es pas ceux qui sont habitués à l’effort." > "tu n'es pas de ceux".

"vivaient en tribus" > "vivre en tribu", au singulier. Si tu as un doute, remplace "tribu" par "communauté".


"crèvent le sol jusqu’à pétrole" > et ça sonnerait encore mieux avec "au pétrole". Si tu utilises "à", tu diras plutôt : "crèvent le sol jusqu'à trouver du pétrole". "Du", j'en suis sûre, est l'article partitif comme le "du riz".

"tu t’en rendes compte" > "sans que tu ne t'en rendes compte".



Concernant la ponctuation, je vais te parler en langage "phrase complexe" : je trouve que tu utilises les points de suspension de manière excessive, mon grand. N'oublie pas que les virgules remplacent des mots qui peuvent être reliés par des conjonctions de coordination. Les groupes de mots séparés par des "ni", "ou" et "ni" ne sont pas séparés par une virgule. Tu ne sépares jamais un sujet de son verbe ni de son complément par une virgule, jamais ! Peu importe la longueur du groupe de mots.

Dans les insérées, toutes les propositions incidentes ou les incises, tu les entoures par des virgules : "George, dit-il." ou "Eva, semble-t-il, a l'air d'être triste.". Tu peux mettre en relief à l'aide de virgules des propositions superflues :" George, mon amant, était très vilain."


Bon courage ma poule !
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Hugo Zeppeline
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MessageSujet: Re: Passage (texte pour concours)   Mer 12 Mai - 12:56

Merci mon petit vélociraptor Très Heureux

(lol)

Je prends note de tes remarques, bien que j'en avais déjà repérées Clin d\'Oeil J'ai corrigé sur mon fichier word et pas sur le texte ici Heureux Gris
Par contre, pour le début du texte, la partie en gras, c'est celle de l'auteur, je devais écrire à sa suite, donc je ne peux pas me permettre de la corriger (malheureusement, car moi aussi ça me fait tiquer ^^)

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MessageSujet: Re: Passage (texte pour concours)   Mer 12 Mai - 13:00

Citation :
Par contre, pour le début du texte, la partie en gras, c'est celle de l'auteur, je devais écrire à sa suite, donc je ne peux pas me permettre de la corriger (malheureusement, car moi aussi ça me fait tiquer ^^)


Sérieux ? Ok, ça promet... Qui est-il ?
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Hugo Zeppeline
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MessageSujet: Re: Passage (texte pour concours)   Mer 12 Mai - 14:43

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