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 Apocalypse now

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Teclis
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MessageSujet: Apocalypse now   Lun 3 Jan - 6:18

C'était dans les premières années du nouveau millénaire, je m'en souviens comme si c'était hier. A l'époque, la justice ne fonctionnait plus comme elle se devait. Il y avait tellement de lois sur tellement de sujets différents qu'il était impossible de faire la moindre action sans commettre un délit. La police était débordée, voire surpassée. Quant aux tribunaux, leur nombre diminuait constamment et la qualité des magistrats faiblissait : ils n'étaient tout simplement pas capables de suivre la cadence frénétique à laquelle les nouvelles lois apparaissaient. D'ailleurs, les parlementaires non plus : ils ne comprenaient rien aux textes lus lors des séances au Parlement depuis une bonne dizaine d'années. Ils se contentaient de voter d'une main fatiguée les innombrables projets et propositions législatifs, se rangeant à l'avis d'une poignée d'élus qui s'enorgueillissaient de tout superviser avec brio -d'aucun aurait dit en vérité qu'ils se contentaient d'approuver tout ce qu'on leur présentait.
Ainsi donc, la justice était submergée par le droit. Les juges ne savaient plus quelle norme utiliser, les procureurs quelle peine demander et les avocats auprès de quel tribunal ester. Pire encore, on mettait des années pour régler les plus petits conflits, des décades pour juger les crimes les plus graves. Les détenus mouraient en prison avant d'avoir achevé leur procès. En haut lieu, on décida donc que le problème devait être réglé une bonne fois pour toute. Le Président convoqua les plus éminents scientifiques et leur demanda de mettre au point une solution avant que le chaos ne s'empare de la nation. Ils passèrent plusieurs années à expérimenter diverses méthodes mais plus le temps s'écoulait, plus ils s'orientaient vers un remède rationnel et pragmatique : on rejeta les analyses des sociologues et les avis des philosophes – hormis un ou deux dont la doctrine était absolue. Les penseurs et les humanistes furent mis au ban ; d'après les spécialistes, la solution devait prendre une forme impassible, froide qui ne s'encombrerait pas des émotions humaines nuisibles à une justice mesurée. On plaçait avant toute chose la profonde nécessité que son trait principal soit fondé sur l'objectivisme et la neutralité, pour le bien commun. C'est en tout cas en ces termes que le porte-parole du gouvernement présenta l'avancement du projet à la population. Ce dernier reçut d'énormes subventions et demeura très secret ; ce malgré quelques divergences éthiques entre les experts, relatées dans de minuscules articles que d'audacieux périodiques se faisaient une joie de publier.
Ce fut peu après que de terribles émeutes éclatèrent suite au vote d'une loi sanctionnant d'une amende les trajets piétons de plus d'un quart d'heure. Elles furent réprimées rapidement mais un ou deux pseudo-intellectuels vieillissant qui voulaient que l'histoire se souvienne d'eux brandirent le glaive de la liberté ; certains médias critiquèrent hypocritement le pouvoir en place dans de discrets encarts avant de le couvrir de louanges dans les pages qui suivaient pour éviter de sérieuses représailles. Enfin, des groupuscules anarchistes jugés jusque là extrémistes s'attirèrent de plus en plus de sympathie de la part du citoyen lambda. Tout semblait annoncer l'effondrement prochain de notre société. C'est alors que, miraculeusement, ils -les scientifiques- annoncèrent l'aboutissement du projet. Un hasard ? Qui sait ? En tout cas, le cœur du pays sembla soudainement s'arrêter de battre : les hostilités cessèrent et l'on retint son souffle.

A ce moment, j'étais un jeune journaliste ambitieux fraichement sorti de son école. Je venais d'être embauché par la chaine de télévision numéro 1 et avais été choisi pour participer, avec mon chef, à la conférence que donnait l'équipe scientifique sur le projet.
C'était un mardi 14 juillet au soir -la date avait été sélectionnée avec soin. Une foule dense composée de politiques, d'officiels, de médias et de chanceux se pressait devant un nouveau bâtiment construit spécialement pour l'occasion. Il avait la forme d'un immense dôme bleu rappelant le Tholos d'Athènes. J'avançais surexcité, les bras chargés de matériel, en jouant des coudes pour suivre M. Harmor, mon chef. Heureusement, sa silhouette bedonnante était facilement reconnaissable au milieu de la cohue. Au-dessus de l'entrée à colonnes du bâtiment, une citation à l'écriture sévère accueillait les visiteurs : « La loi nous oblige à faire ce qui est dit et non ce qui est juste. Hugo Grotius ». Alors que je méditais encore sur l'inscription, nous finîmes par pénétrer dans le ventre de ce léviathan artificiel sans trop nous en rendre compte.
De petits néons bleus parsemaient notre marche dans les couloirs métalliques de la structure. Étrangement, tout le monde s'était tu, certainement impressionné par la froideur de l'architecture. Il apparaissait que les concepteurs de l'édifice avaient voulu que la marche dans les corridors soit la plus solennelle possible. Je trouvais -à l'époque- l'effet pleinement réussi. A vrai dire, je me sentais même terrifié. M. Harmor semblait avoir détecté mon malaise car il se pencha vers moi.

- Allons petit ! Tu en verras d'autres ! Ce n'est que du foutu métal.

Comme pour joindre le geste à la parole, il se rapprocha tant bien que mal du mur, coupant la route à l'une de ses collègues outrée, et tapota la cloison de l'index. Je lui souris d'un air contrit et regardais autour de moi, tout le monde ressentait le même sentiment oppressant exceptée une poignée de vieux briscards -comme M. Harmor.
Je ne sus dire combien de temps s'était écoulé avant que nous débouchâmes dans la salle. Je n'oublierai jamais la première fois que je la vis. Immense. Magnifique. Terrible. Redoutable.
Elle était circulaire, accueillant sur tout son pourtour de nombreuses rangées de sièges. Cependant un large espace avait été aménagé en son centre. Une petite femme voutée s'y tenait actuellement. Elle faisait face à une sorte de chair moderne, comprenant un clavier et un écran, située en plein milieu de la pièce sous la gigantesque représentation holographique d'une balance. Enfin, la couleur bleue légèrement irisée donnait au tout une allure mystique, la sensation d'être sur le point de finir avalé par un dieu ou les entrailles de l'océan.
Il y eut une nouvelle cohue passé ce premier choc pour savoir qui-pourrait-s'asseoir-à-quel-endroit. On se pressait vers les premiers rangs en mettant en avant son statut, ses fonctions ou sa simple carrure. Finalement, il n'y eut pas trop de mal à satisfaire tout le monde car le nombre de places était simplement ahurissant. Je m'assis sur la seconde rangée de sièges, juste derrière mon chef. Les bavardages reprirent de plus belle. De temps à autre, on jetait un regard intrigué ou méfiant sur la petite femme esseulée. Je ne pouvais voir son visage -elle me tournait le dos- mais je la savais terrorisée.

- Alors, satisfait de ton premier sujet ?

M. Harmor s'était tourné vers moi en souriant à pleines dents, sa large moustache formant un V harmonieux.

- Je ne sais pas... Cet endroit est un peu effrayant... et très...
- ...beau à la fois ? Hmm ? Son rictus s'élargit. Ils aiment bien en mettre plein à la vue dès qu'ils le peuvent. Quand tu auras plus de métier, tu seras habitué à tout ce cirque, mais bon, il faut bien en passer par là pour avoir le privilège de connaître les tenants et aboutissants de leur fichu projet.

Je lui jetais un coup d'œil perplexe.

- Vous pensez que ce n'est pas ça, j'embrassais la pièce d'un geste de la main, leur projet ?
- Je ne crois pas non, il avait repris un air sérieux, bien au contraire, ce n'est que la partie émergée de l'iceberg.

Je repensais à la taille du dôme : ce devait être un sacré gros projet – d'une ampleur titanesque, et j'avais du mal à m'imaginer ce que ces scientifiques pourraient nous présenter de plus impressionnant. Je repris la discussion les yeux encore dans le vague.

- Et elle, je désignais d'un mouvement de tête la dame esseulée, vous pensez qu'elle est là pour quoi ? Elle présente le projet ?
- Hmmm, elle a trop peu d'assurance pour ça. Même si je serais également terrifié à l'idée d'exposer à une assemblée aussi gratinée cette expérience, les experts ont un orgueil et une contenance qui leur permettent de se surpasser ; même un peu trop parfois si tu veux mon avis. Non, je dirais plutôt que c'est un cobaye.
- Un cobaye, m'étonnais-je au moment ou les lumières baissaient légèrement en intensité et les discussions s'éteignaient, pour quoi faire ?
- Chut, nous allons très vite le savoir.

Et il me fit signe de me taire. On entendit bientôt que le seul bruit des talonnettes d'un homme revêtu d'une blouse blanche qui se dirigeait vers le centre de la pièce. Son habit de travail était d'un blanc immaculé et il était fortement improbable qu'il ait jamais servi une seule fois. Il ne devait l'avoir revêtu que pour se démarquer du reste de la foule.
Après de courtes enjambées, il s'arrêta juste à coté de l'espèce de chair et appuya délicatement sur sa gorge. Immédiatement, sa voix se répercuta clairement dans l'immense salle avec clarté.

- Mesdemoiselles, mesdames et messieurs, je vous souhaite la bienvenue dans l'Olympe. Il écarta les deux bras en direction de la voute azurée. Je suis heureux de vous voir aussi nombreux et toute mon équipe se voit honorée de vous accueillir en ces lieux. C'est ici que nous ferons la toute première démonstration de ce qui, nous l'espérons -nous l'affirmons- va révolutionner le monde de la justice dans le futur. Vous vous retrouvez ici même dans le nouveau, et unique, tribunal du pays.

Le scientifique arbora un sourire en coin à l'évocation de ces derniers mots. Comme il l'avait calculé, son annonce venait de faire mouche. Un brouhaha indescriptible s'éleva comme le bourdonnement menaçant d'une nuée de guêpes. Il laissa les discussions aller bon train quelques instants puis s'éclaircit avec sobriété la gorge. Comme il l'avait prévu encore une fois, tout le monde se tût, pendu à ses lèvres.

- En effet, comme vous l'avez parfaitement entendu, vous êtes assis en cet instant dans la seule instance judiciaire du pays. Cela devrait dorénavant réduire considérablement les millions dépensés dans l'entretien des tribunaux et clore ce sujet. Naturellement, centraliser la justice semble être pure folie alors que c'est le ciment de nos sociétés depuis maintenant des millénaires, l'épée de damoclès, le châtiment divin prêt à punir tous les fauteurs de troubles. Et pourtant, si nos sociétés sont imparfaites, c'est que justement, depuis des millénaires, ce sont de simples hommes qui administrent cette justice ; des hommes qui, malgré leurs talents, sont malléables et corruptibles, guidés par leurs émotions ou leur compassion. On ne peut confier à de telles créatures, colériques et passionnées, le soin de rendre les jugements à venir. C'est donc pour cette raison que nos plus brillants chercheurs ont travaillé des années pour aboutir à un prodige, une maestria d'objectivisme et de rationalité. Le temps des magistrats est révolu, voici venir celui de Métis !

Il ponctua le dernier mot d'un changement de ton digne d'un chef d'orchestre. Il y eut un nouveau silence, rompu par un bruit de pas tandis qu'une silhouette se dessinait près de la chair. Un homme, d'environ 1m80, les cheveux noirs coupés courts, embrassa l'assemblée du regard. Ses yeux bleus et froids s'attardèrent sur quelques personnes -y compris moi- pas plus d'une seconde. Bien qu'elles avaient la morsure de la glace, ses iris flamboyaient d'un feu intarissable. Ce qui me parut, sur le moment, l'écho d'une émotion morte-née.
Il resta là, bien droit, dans ses habits noirs, à nous jauger. Le scientifique parut légèrement pris au dépourvu par cette attitude, comme s'il s'attendait à quelque chose qui ne venait pas. Il eut un sourire crispé.

- Et bien Métis, ne soyez pas timide ! Saluez donc nos invités.

Le dénommé Métis, sous les coups d'œil suspicieux, finit par effectuer un brève signe de tête dans notre direction puis, sans attendre, il se retourna vers l'expert.

- Pourrais-je prendre mes fonctions dès maintenant sans perdre plus de temps ?

Sa voix avait à la fois la fragilité et le tranchant d'un morceau de cristal. .

- Et bien... heu... Oui... prenez vos aises avec le programme pendant que j'explique ce que... qui vous êtes.

Il avait à peine terminé sa phrase que l'étrange personnage avait déjà pris place dans la chair. Il commença à pianoter toute une série de touches et boutons. Des panneaux holographiques transparents se mirent à tourner autour de lui, bouillonnant d'informations diverses. La petite plate-forme se mit à tourner sur elle-même tout en prenant de l'altitude. Elle finit sa course rapidement, à une dizaine de mètres du sol.
Le scientifique reprit tant bien que mal la parole en tentant de capter l'attention du public maintenant rivée sur Métis.

- Bien. Voici donc Métis, l'aboutissement de longues années de recherches laborieuses mais ô combien fructueuses. Nos meilleurs généticiens, neurologues et biologistes ont combiné leurs savoirs pour...

Et il se perdit dans des explications complexes et stériles. Je ne l'écoutais plus, les yeux rivés sur Métis qui jonglait avec les commandes de sa chair. Je détaillais son visage jeune -il devait avoir vingt-cinq vingt-six ans- et sa stature plutôt frêle. Ainsi donc, c'était ça leur projet révolutionnaire ? Remplacer tout une administration par un seul homme au passé inconnu, sans expérience aucune ? Bien que cette idée me paraissait profondément stupide, il y avait un je-ne-sais-quoi qui m'hypnotisait chez lui.

- … et je vous laisse le soin de juger par vous même. Métis va maintenant nous faire une démonstration.

Je ne repris pas immédiatement le fil du discours, mais lorsque j'entendis la petite femme pousser un sanglot, je compris ce qui allait se passer. M. Harmor avait raison : elle allait être jugée par Métis sous nos yeux, comme un vulgaire rat de laboratoire.
L'intensité des lumières faiblit une fois de plus jusqu'à ce que la pièce ne soit plus éclairée que par une étrange lueur bleutée émanant du sol. L'hologramme représentant la balance faisait pleuvoir une douce lumière dorée sur Métis qui apparaissait tel un dieu tout puissant en cet instant. Son visage de marbre renforçait cette sensation. Qu'il jouât la comédie ou non, l'effet était saisissant.

- Accusé numéro 0000000001, approchez.

La silhouette voûtée eut un mouvement de réticence.

- N'ayez pas peur.

La voix n'avait rien de doux ou de réconfortant, c'était plutôt une injonction. Après une hésitation, la femme avança.

- Parfait. Vous vous nommez Nadia Aurore Mertas. Vous avez 39 ans et 267 jours. Vous êtes marié et avez deux enfants. Est-ce exact ?
- Oui...
- Parfait, vous êtes accusée d'avoir, dans la nuit du 27 juin de cette année mit fin de façon délibérée aux jours de votre beau-frère.

La balance holographique pencha tout à coup sévèrement vers la droite. Madame Mertas eut un reniflement mais garda la tête haute.

- Cet homme a abusé sexuellement du plus jeune de mes enfants en...
- Et cet élément sera pris en compte. L'expertise policière l'a en effet démontré.

La balance s'alourdit quelque peu vers la gauche.

- Je sais également que vous souffrez d'avoir commis ce geste, la balance continua de s'équilibrer, mais la préméditation reste un acte impardonnable.

Nouveau basculement vers la droite. L'accusée eut un cri d'indignation.

- Je le savais, j'en étais sûre que ce salaud la touchait. J'avais des preuves...
- Non. Vous n'aviez que des doutes fondés sur des suspicions et des spéculations établies par des corrélations erronées. La loi numéro 82736A donne une définition beaucoup plus détaillée et complexe de la preuve qui ne correspond pas à votre cas. Je retiens à votre décharge des circonstances atténuantes, notamment la volonté de protéger vos enfants et votre famille. J'ai compulsé toutes les pièces du dossier. Il est temps pour moi de rendre le verdict.

Les hologrammes qui flottaient autour de Métis s'éteignirent à l'unisson. Seule la balance, qui s'était maintenant figée, demeurait au-dessus de lui.

- En me basant sur les 817 articles de lois que j'ai énumérés dans le procès verbal, je vous déclare coupable d'homicide volontaire avec préméditation et vous condamne, en prenant en compte les éléments évoqués précédemment, à huit années et cent quinze jours de prison ferme. La séance est levée.

Les lumières revinrent. Il y eut un nouveau blanc. Deux policiers restés en retrait avancèrent et s'emparèrent avec une étrange délicatesse de madame Mertas. Elle eut un haut le corps, tourna vers nous un regard implorant et gonflé de larmes, avant de se résoudre à les suivre.
Il y eut alors comme un départ de feu. Un applaudissement, puis deux, puis trois, puis dix, puis cent... Journalistes, politiques et intellectuels se levaient en saluant de larges gestes de la main Métis. Ce dernier continuait à les scruter, impassible, depuis le haut de sa chair. Juste devant moi, M. Hormar frappait ses paumes entre elles d'une façon sinistre. Je le voyais légèrement hocher la tête, de droite à gauche, comme par déni ou abnégation. Au dessus des vivats, le scientifique prononçait mille paroles de remerciement onctueuses. Ainsi débutait l'ère du juge unique.





[une suite -longue- est prévue, techniquement, cette partie ne consiste qu'en une mise en bouche. Le vocabulaire juridique reste aseptisé pour ne pas se perdre dans des finasseries ou des subtilités inutiles. Le tout reste également encore a être travaillé. Merci d'avoir lu le texte en tout cas =) ]
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MessageSujet: Re: Apocalypse now   Lun 3 Jan - 16:13

Tu n'as pas froid aux yeux: l'avantage de la science-fiction. Le thème est d'une épaisseur extrême, presque impossible à manier mais tu t'y essayes tout de même.
Dans la forme, j'irais plutôt vers le conte philosophique: la perfection de la machine peut-elle égaler la sensibilité humaine? C'est relativement inégal au niveau du style mais le récit devient prenant dès lors que Métis rend son verdict. Le jugement, la manière, le tranchant: tout cela forme un ensemble cohérent qui donne une texture réaliste à ton récit. Cette grande qualité, qu'on peut noter au travers de ces derniers paragraphes, est moins présente au tout début du récit. Acharnes-toi: ne sois pas trop facile dans tes jugements et considérations sur les parlementaires et députés, juristes et juges. Tu t'attirerais les moqueries et la condescendance de lecteurs s'approchant plus ou moins de ce domaine, l'indifférence des amateurs de fantaisie.
Motives mieux les raisons qui aboutissent à cette dictature: ici, on la voit pousser comme un champignon sans comprendre vraiment pourquoi. On sait simplement que la justice est embourbée dans sa sempiternelle turpitude.

N'élude rien si tu veux que tes intuitions puissent être vraisemblables et partagées. Pour que ton récit prenne la force écrasante de la réalité, tout en étant plongé dans sa fiction.

Quoiqu'il en soit, l'idée est bonne et j'ai passé un excellent moment en lisant ce texte, notamment la fin. Cela finit par prendre, ce qui est un signe très encourageant; je ne peux donc logiquement que t'encourager à poursuivre ton récit et à remanier le fond de manière à ce qu'il soit plus percutant, plus prenant.

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De Vaanne
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MessageSujet: Re: Apocalypse now   Lun 3 Jan - 18:06

Question du juriste qui hausse le sourcil : qui fait les actes d'instruction, dans ce bazar ?

J'apprécie cette uchronie glaçante. J'espère que tu vas la terminer. (et hors du droit pénal, il se passe quoi ? Le Conseil d'Etat a résorbé son faramineux retard et travaille comme à la parade ?)
Comme Volodia, j'aurais apprécié un peu plus de mise dans le contexte : qui, où, ce genre de trucs...
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Teclis
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MessageSujet: Re: Apocalypse now   Lun 3 Jan - 18:42

Je vous remercie tout d'abord pour vos commentaires.

Je réponds à la question de De Vaanne tout de suite : la façon dont le système "Métis" fonctionne sera détaillé plus tard par le narrateur du récit, y compris de savoir qui se charge de l'instruction. Etant le seul tribunal du pays, notre juge s'occupe également des affaires civiles.

J'ai tu le cas des affaires administratives, des précisions chronologiques et spatiales car je ne tiens pas à les déterminer. Cela est sensé pouvoir se passer n'importe où et à n'importe quelle époque (plus proche qu'on ne le pense possiblement) bien que la date du 14 juillet puissent largement indiquer que nous nous trouvons en France -peut-être interviendrais-je pour modifier ceci dans l'avenir.

Je suis désolé si l'entrée en matière vous semble manquer de détails et être un peu trop brute. Je vais m'employer à corriger ce gros défaut. Si le texte ne parvient à vous captiver qu'à partir du début du jugement (seulement), c'est bien que j'ai loupé cette introduction. L'état de départ du pays n'est pas vraiment une dictature, plutôt un pâle reflet de démocratie essoufflée bien que Volodia ait bien deviné l'évolution de la situation.

Encore merci pour ce coup de main ! :p
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MessageSujet: Re: Apocalypse now   Lun 3 Jan - 18:45

Je ne crois pas qu'il s'agisse d'une uchronie mais plutôt d'une science-fiction: il ne réécrit pas un pan d'histoire mais suppose un futur bouleversé par une révolution technique.
Il semble par ailleurs évident que si le droit pénal est susceptible d'être robotisé, il en ira de même du droit administratif, souvent moins passionnel. Et ne tapons pas comme ça sur notre brave Conseil d'Etat qui, après tout, fait de beaux progrès.

Ce qui sera ton défi le plus passionnant, c'est la programmation de la machine: comment inculque-t-on un système moral? A moins d'avoir simplement compulsé un maximum de correspondances à la machine (tel fait équivaut à telle remise ou peine), ce qui néanmoins laisse envisager une impasse à un moment donné.
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Mike001
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MessageSujet: Re: Apocalypse now   Jeu 6 Jan - 19:06

Je plussoie le dernier commentaire de Volodia et poursuis sur mon interprétation.
Le rappel des faits correspondant au premier paragraphe, qui d'ailleurs débute par une phrase quelque peu banale, est effectivement d'un style différent du reste du texte. Le début est "froid", aseptisé, alors qu'il y a un jugement de valeur qui est fait sur la société et que c'est le narrateur qui l'explique.


Concernant l'histoire en elle même je l'ai trouvé intéressante, cohérente et prenante. Loin des suejts habituels de SF comme on en a pu en lire par dizaines.
Toutefois, le chef qui ne se laisse pas prendre comme tous les autres personnes présentes dans la salle par une admiration sans failles, c'est bateau.


En somme, j'attends la suite avec grand plaisir (:

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