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 Religion(s)

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MessageSujet: Religion(s)   Sam 12 Fév - 16:52


La trinité renversée.

Voilà le signe de la nouvelle foi, née d’une volonté d’étouffer les anciennes croyances. Les hommes ont changé, tous, et de façon irrémédiable. Ecoeurés par de sempiternelles luttes d’influences, l’un d’eux s’est levé et a proclamé entendre la voix de dieu, et affirmait que tous l’entendaient aussi bien que lui.
Imaginait il alors l'ampleur de ce qu’il venait de créer ? La réponse que tant d’hommes attendaient, la raison de l'absence de Dieu. Certains réfléchirent à cet instant, beaucoup réfléchirent, mais malgré leur mauvaise foi les hommes durent admettre deux choses : Dieu, s’il existe, est muet, ou mort ; Et s’il a jamais existé, alors comme le disent les écritures: Il nous a créé à son image, c’est donc que nous sommes comme lui, et que nos actes sont ce que Dieu voit comme justes. Partant de ce principe, s’en suivit une longue période de polémique, de débats, qui malheureusement dut laisser place à cette implacable logique.

Une révolution éclata, les hommes brisèrent leurs chaînes, brûlèrent leurs lois, leur morale, leur éthique. Les prisons se vidèrent, les guerres cessèrent, et dans l’euphorie générale de cette nouvelle ère privée de règles, l’homme connut un relatif temps de paix. Mais le monde continuait sa course, et sans le carcan bien ordonné de l'organisation, nos ressources vinrent bien vite à manquer. L’absence de dirigeants amena bien vite l’humain 2.0 dans une guerre civile dont l’unique but était d’amasser le plus de vivres. Alors bien vite les clans se formèrent, le sang coula de nouveau, et des dictateurs prirent tout naturellement le pouvoir.
La guerre, passe temps favoris de notre race, revint avec son lot de cadavres, de famine et de souffrances, alors seulement nous comprîmes notre erreur.

Par la suite se créèrent des « confessions », des groupuscules qui possédaient des livres de loi, des livres d’histoire, et des textes saints, tels étaient les trésors que ces gens avaient eut la sagesse de conserver. Ils se mirent alors à distribuer ces fragments d'ordre à qui en demandait, afin de retrouver des restes de notre gloire passée, mais il était trop tard. D’autres humains n’en étaient pas persuadés, quelques utopistes décidèrent alors de rebâtir le monde tel que nous l’avions connus, évitant les erreurs de nos ancêtres, forts de notre expérience de ce qu’était alors devenue l’humanité.

Des organisations se fondèrent, apportant une lueur d’espoir à nos frères, proposant de rebâtir des religions, de créer une nouvelle espèce. Ils appelaient leurs initiés les « néo-humains ». Ces nouvelles religions, toutes les déclinaisons déguisées d’une seule croyance-mère, se répandirent comme poussière au vent dans ces esprits sans repères. Nous avons cru à ce nouveau départ, à cette nouvelle foi, ce nouveau dieu à suivre. Notre divinité était le savoir, la mémoire, et la sagesse. Ces trois éléments fondamentaux qui allaient sauver notre monde, formèrent une trinité qui resta longtemps vénérée. Les pierres furent à nouveau entassées, les maisons furent reconstruites, le chaos recula une fois de plus, jusqu’à rendre le sourire et l’espoir aux notres. Afin de nous redonner des repères, les guides convinrent d'un signe qui représenterait notre foi: un triangle inversé. Il devait symboliser la trinité, et l’opposition aux anciennes croyances, comme « la pointe d’une lame s'enfonçant dans un cadavre à l’agonie ».

L’homme poursuivit son existence, une recherche incessante d'un savoir perdu par des années d’ignorance et d’auto satisfaction. Nous nous fîmes archéologues de notre propre vie, de notre propre passé.
Alors d'autres larmes coulèrent face à l’immensité du désastre, bien plus que celui matériel, mais avant tout spirituel. Nous étions déchus, pataugeant dans une mélasse dans laquelle nous avaient poussés nos aïeux. Combien de fois n’avons-nous pas salit leurs noms de nos offenses, combien n’avons-nous pas renié et bafoué chacun de leurs gestes, chacune de leurs pensées ! J’entends encore les sanglots étranglés de rage, maudissant mille fois des noms oubliés quand la nuit se faisait glaciale parmi les décombres de notre race.
L’espoir, si volatile, s’étiola lentement. Et notre nouvelle religion, d’apparence si belle et si prometteuse, ne faisait que nous faire voir chaque jour un peu plus, à chacune de nos découvertes, l’horreur de notre condition. A cette époque, les écrits racontent que dans les décombres du monde, accrochés aux restes de ce qui furent les piliers de notre existence, pendaient des milliers de cadavres.

L’odeur de la mort planait et ne s’en allait jamais réellement. Le ciel se noircissait des ailes d’anges noirs venus réclamer leur dut, et beaucoup d’autres d’entre nous s’abandonnèrent à eux, persuadés de voir en ces messagers du vent ce qu'annonçait un ancien texte prophétique: le jugement dernier.

Lorsqu'il ne resta de nous qu’une poignée, nous décidâmes de quitter ce qui fut notre empire, notre gloire, et notre honte, pour nous réfugier dans les bras de la seule qui, malgré ça, se tenait forte, la tête haute. Elle nous accueillit chez elle, sans poser de questions,à la seule condition de nous plier à ses règles. Restait-il d'autres choix ? C’est là que débuta une nouvelle ère, nous étions devenus « ses enfants ». Nos frères avaient faim eux aussi, la bataille fut rude pour survivre, mais mère voulait nous voir grandir. Alors nous apprîmes à construire de nouvelles maisons, à trouver d'autres sources de nourriture, à conquérir des territoires différents.

Cette vie était simple, rude, mais au moins, nous vivions. La notion de foi avait disparu au profit d’un amour inconditionnel pour notre mère, à ses bienfaits comme à ses dangers. Nous apprîmes à vivre avec nos autres frères, oubliant peu à peu qui nous avions été, d’où nous venions, réconfortés par l’oubli de la détresse d’une humanité à l’agonie.

Nos mains oublièrent l’écriture, nos langues oublièrent les mots. Mais le plus important était ailleurs : nous avions survécut. Mais est-ce vraiment une bonne chose en fin de compte ? Je me contenterais de dire ceci : la religion, telle que vous la connaissez, finira un jour par être brûlée vive par le peuple, car elle est fausse; Pourtant, elle n’est pas mauvaise, c’est juste vous qui l’avez mal comprise.


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MessageSujet: Re: Religion(s)   Lun 14 Fév - 22:46

Le texte est bien fichu du point de vu technique. Il n'y a pas de fausse note, pas de coquilles, et c'est assez éloquent à vrai dire.


Par contre c'ets l'intention qui pèche un peu : soit tu en dis trop, soit pas assez. En effet on a l'impression de lire un long résumé de l'épisode précédent de ce qui serait une saga SF ou post-apo. Le parti pris de ce ton "récapitulatif" est assez déconcertant surtout qu'on s'aperçoit au bout d'un moment qu'il est l'essence du texte. Du coup il n'y a pas assez de détails à travers ces constatations et déductions.

On ne sait pas trop où tu veux en venir finalement.

Ca se voudrait à la fois fable et nouvelle, histoire et réflexion, mais ça n'est ni l'un ni l'autre.

Tu ne laisses pas de place à l'ouverture de la réflexion du lecteur, puisque tu le diriges d'un bout à l'autre jusqu'à la fin, avec une seule vision, un seul plan, comme un chemin évident. C'est un peu dommage finalement d'avoir opté pour cette forme.

Par contre j'aime bien ta conclusion, dans son message elle est intéressante; dans la forme c'est un peu bancal par contre cette mise en avant "personnelle" ("je me contenterai..." --> pourquoi cette intervention de la première personne ?)
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MessageSujet: Re: Religion(s)   Mar 15 Fév - 12:27

Pour le parti prit de la narration d'un bout à l'autre, tout en disant à la fois trop et pas assez, j'ai voulu faire le récit de ce que pouvait être l'un des derniers "sages" de l'humanité, l'une des dernières mémoires du peuple, si ce n'est la mémoire de l'homme elle même en un sens, c'est un peu l'idée qui m'a guidée durant ce texte.

Quelqu'un qui se souvient, très loin, car bien sur ce texte s'étale sur des siècles d'histoire, mais à la fois très floue, comme la mémoire sait l'être. Et puis retenir plus 600 ans d'histoire n'est pas des plus facile.Aussi j'ai préféré faire un résumé de l'histoire de l'homme, passer les époques en les dévilant rapidement, ayant peur de faire trop "lourd". J'ai voulu donc rester sur un style un peu "poétique" et imagé des époques, un peu comme le ferait un grand père à ses petits enfants, le message y est, mais la forme est simplifiée.

Certes j'aurais pus tout décrire, m'approfondir sur chaque époque décrite dans ce texte, mais à part rajouter de la lourdeur (ce qui m'a été reproché dans un autre texte), je voyais mal ce que ca aurait rapporté au vu de l'optique que j'avais du texte.

J'ai donc essayé d'alléger ce texte pour corriger le tir et voir ce que ca pouvait donner... maintenant à voir si c'est devenu un texte "trop" léger ?

Pour la dernière phrase, et le "je", c'est à cause du retour au présent, de celui du narrateur, qui au final est à la fois mémoire du monde au sens métaphorique, qu'au sens physique (genre vieux sage). Après avoir parlé du monde via un détachement narratif, j'ai voulu conclure en ajoutant une pensée bien propre au narrateur, pour marquer justement qu'au final c'est un message venant de l'homme de demain, c'est ce qu'il pensera. Donc c'est afin de trancher par rapport au coté narratif du texte, c'est si dérangeant après la lecture du reste du texte ? :/

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MessageSujet: Re: Religion(s)   Mar 15 Fév - 22:00

En fait non. Avec cette interprétation ça prend tout son sens à vrai dire ^^
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