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 Du sable sur les réseaux

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Innomable

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Masculin Nombre de messages : 246
Age : 25
Localisation : Disparu là où il est dur de disparaitre...
Date d'inscription : 07/01/2008

MessageSujet: Du sable sur les réseaux   Ven 17 Juin - 2:47

La puissance virile de l’extincteur m’avait jusqu’alors échappée. Elle concentre tout son emploi en un unique déversement certes, mais vidé, il s’arrache du bras qui l’étreint, s’envole, seulement ralenti dans l’air par les micro-particules crachées par les usines, les voitures (les psycho-spécialistes) puis enfin par des boucliers en plexi blindé et écrase poignets et thorax. Ceux-ci s’absorbent en un professionnel mouvement de reflux dans le mur bleu qui se referme et avance. Mais qui vole volent et d’autres l’imitent ! La frontière se repousse à l’intérieur du bâtiment où ne claquèrent ni fouets ni talons, seuls les hommes y claquaient. A heure fixe, à force. Pour l’instant, par vote d’assemblée, ils ont pris la pause générale, aussi s’en contentent-ils d’en prendre et d’en donner, des claques bien sûr.

On sacrifie sans trop de remord trois étudiants communistes pour ralentir les chapons, car après tout, les jeunes militants ne paient-ils pas dix euros (ou plus !) chaque mois dans l’espoir de mourir en martyr romantique ? De ce point de vue d’ailleurs, notre époque connaît une franche reculade au niveau de l’athéisme puisque là encore, toutes les croyances, quelle que soit la divinité à laquelle reviennent finalement les profits, en obtiennent de bien meilleurs, et moins cher en vaines paroles. Des martyrs bien sûr.

Impatients de goûter à la cuisse de poulet, les Stoppeurs-de-Production-qui-Coulent-la-Franceuh-par-leur-Egoïsme-Enfantin, les SPCFEE en quelque sorte, chargent, barre de fer et bouteilles d’essence au poing. Ils piétinent et vengent les trois verbeux dans une mer d’incisives bleutée de républicanisme. Le reste de la Compagnie est évacué, le bâtiment n’est pas encore repris.

On se place aux fenêtres et déploie une banderole (golden parachute pour un ouvrier qui casse une machine !!) pour gagner en lisibilité, ce qui leur octroie immédiatement et sans concession un bonus de un grain rouge ! La deuxième partie de la banderole (Non non, non non non ! L’homme n’est pas bon !) Citation tirée de monsieur Novarina, ou plutôt de son œuvre, rapporte au mouvement son premier grain noir ! Les grévistes s’activent donc à ce déploiement tandis qu’un peu plus loin les délégués syndicaux (de nombreux avantages pour seulement vingt euros pour trois mois!) se replient dans leur donjon personnel. L’un d’eux a ramené son fauteuil en cuir, il est aussitôt élu délégué chef. Lui revient donc la parole : Mes chers camarades…

Victoire !
Lutte finie ! Victoire !



Bravo à vous ! La direction étranglée a du plier et s’agenouiller devant m.., devant vous ! Vous forces vives vives de la pérennité sociale de notre nation nation ! Après avoir personnellement arraché tous les avantages qui dépassaient des offres de la direction, j’y suis retourné dans un deuxième round fabuleux et vous ai obtenu en exclusivité en avance sociale sociale sur les autres syndicats, la promesse assurée et valide valide de disposer de 100% de touillettes dans nos machines de.. de.. DE ?

La reconduction fut votée malgré des soupirs exaspérés.


Résultat du jour 1 :
3 délégués syndicaux
5 morts / 40
12 chapons abattus : 1 grain noir
1 banderole : 1 grain rouge et 1 grain noir

Total : Grain noir : 2 Grain rouge : 1



Jour 2



Micros en mains, caméra à l’épaulette, perches fièrement dressées, la télévision approche. La cinquantaine de reporters solitaires dépassent le cordon de sécurité sous les hourras critiques des trois cents des leurs qui, micro en bouche, caméranasalisent toute la scène sous une forêt de télescoperches frétillantes. Nous avons ouvert les portes vingt secondes. Vingt secondes c’est le temps que nous avions estimé pour une approche de blindés depuis le cordon. J’avais déjà vu ça, une fois le blindé dans la place, c’est comme au cinéma. Les trois portes s’ouvrent et déversent leur merde avant qu’on est le temps de s’organiser ou que les quelques cocktails consomment les couvertures de survie, et quand c’est comme ça, c’est perdu. Experts de la priorisation de leur existence de son affirmation inhérente, les cinquante se poussèrent, se tassèrent, piaffèrent et rentrèrent tous. Ils entreprirent dans les premiers quart d’heures de se répartir plan par plan l’exclusivité de leur reportage.

Des toussotement hargneux nous primes la gorge d’un d’eux. Nos délégués se chargèrent de nous calmer, nous dirent qu’ils étaient là pour nous, qu’il ne fallait pas se tromper d’ennemis, que cela ne nous ferait que des bonnes choses fréquenter des journalistes ajouta le chef chef tandis qu’un tailleur jarretelle passait un lubrifiant anti-bactérien sur son micro.

Première question : Vous qui vivez sur une terre de droit et d’égalité des chances, pourquoi grognez-vous ? Oui, pourquoi pourquoi grognez-vous ? Reprit le chœur. Petit silence gêné. Notre porte parole non officiel, celui des soirées après une bière quand on se dit qu’avant de crever… Il s’avance, défie du regard, comme ça, les journaleux et dit : Euh.. Coin coin ! Tressaillements. Brave Canard ! Redites-le bien à la caméra ! C’est la déclaration du syndicat minoritaire !

La délégation prémium s’avança alors d’un seul homme et le premium plus plus, celui au fauteuil, masquant les efforts situationnistes gauchistes aspira et dans une rythmique soignée :


Résultat du jour 2
3 délégués syndicaux
5 morts/ 40
Une tentative de happening : 1 grain noir
Deux kilomètres de déclaration : 2 grains rouges

Total : Grains noirs : 3 Grains rouges : 3



Jour 3



A quoi tient une trahison ? Que rompt-on lorsqu’on se désengage ? Rien justement et c’est pourquoi on a inventé les gars de Dehors. Ils contraignent les pauvres à s’épuiser pour leurs biens, et servent d’os à ronger pour couvrir la fuite des riches. Qui peut croire que je l’ignore ? Dehors la nuit souffle d’un calme convenu. Je suis lié aux gars de l’usine ça c’est clair. Mais ce lien est contenu dans ces murs et la société nous a bâti un monde vaste. J’ai demandé cinq ans de salaire c’était la revendication à froid de Canard pour compenser la fermeture. Moi je l’aurai ce fric en tout cas. Ce que j’en ferai.. J’avais pensé… avoir besoin de… On ne m’offre rien ici de ce qui est Dehors mais putain ! Où c’est que j’vais en retrouver moi des gars comme ça ? La solitude face à l’acte me fait mal. J’ai besoin d’en finir d’une façon ou d’une autre. J’ai un genre de mal de tête façon intello ça tourne presque bordel ! Il me faut un peu d’air frais sur la gueule..
Tu as ouvert ?!
Il a ouvert !
Tu as ouvert !
Tu as ouvert
Tu as ouvert..

Ces mots tu as ouvert tu as ouvert ouvert ouvert sont en moi
Un flash m’éclate à la face, je crois que je suis par terre, je sens que je sens j’ai une main où je ……….. que je sans. J’ai une main ouverte. Des rangers passent sur mes jambes qui craquent sans douleur. Je regarde pas. Je les vois qui vident la cuve d’urgence. C’est la vie normale les images passent normales mais ça crépite et reflue. J’acide. Boyautte…

Je crève dans mes entrailles. Gerbe de fleurs ?


Résultat du jour 3
3 délégués syndicaux
8 morts / 40
Trahison : aucun grain bonus accordé pour cette journée.

Total : Grains noirs : 3 Grains rouges : 3



Jour 4

Aucun pinçon ne s’est rendormi depuis l’attaque nocturne. L’odeur. Ca explique tout une odeur. Là c’est celle de l’acier rongé et des os qui finissent de se dégarnir. Une odeur qui t’électrise chaque nerf jusqu’à l’évidence. Qui te rentre par yeux mieux qu’un écran plat de vingt mètres. Et tu te retiens de dégueuler parce que le premier entraîne les autres. Et ça recommence quand même.

Et après l’odeur ça a été le son. Celui d’un méga pourrave qu’ils avaient du piquer à un dealer à promo du coin. Ce qu’ils ont hurlé ça se dit pas, ça se crache de loin et par grand vent. Ils ont envoyé trois gosses et leur mère dans la salle des portes. La petite famille au complet. Evidemment on n’a pas pu empêcher le père de les rejoindre, même après qu’il fut certain que. Ils disposent de toutes les familles reconnues devant l’Etat. Le mariage aujourd’hui c’est plus que des oui-oui, c’est une reconnaissance biométrique avec géolocalisateur, et tu reçois un mail d’alerte si jamais l’autre retire son alliance. Première mission du citoyen modèle : plonger dans une cuve d’acide pourvu que cela casse une grève. On peut à peine affronter la mort chez les nôtres, alors chez nos proches. Le préfet nous a appelé. Quatre voulurent tout déboulonner. On était aller trop loin.. J’en ai mis un par la fenêtre pour qu’il lève les bras et il s’est une balle sous la clavicule. Un autre a eu un coup étrange dans les yeux et c’est pendu sans que personne n’ait la force de l’arrêter.
Au téléphone, le préfet nous paternait.


Résultat du jour 4
3 délégués syndicaux
10 morts / 40
Nouvelle distinction obtenue ! Distinction Orange télécoms pour avoir eu le premier cas de suicide : + 10 grains indistincts.

Total : Grains noirs : 3 Grains rouges : 3 Grains indistincts : 10


Jour 5

Ceci est un extrait du manuel du parfait syndicaliste, édité par la xxx Corporation. Facile et pas chère, la méthode d’élection du vote prémium c’est la représentation prolétaire assurée !

Point numéro I 1.1.1.1 A) Comment remporter une élection en 7 étapes

Acheter un compte syndicaliste prémium pour 10 euros par mois. (voir offre spéciale)
Attendre le jour de travail des autres candidats.
Annoncer le jour même les élections, vers 18 heures.
Placer l’urne démocratique numéro 2 (toujours celle du concurrent) sous une table. Note, si plusieurs candidats, prévoir plusieurs tables.
Déposer son vote compte prémium compte triple dans l’urne numéro 1, elle-même au bout du comptoir de la salle de repos.
Prévoir de quoi faire des bulletinsecrés à son nom.
Acheter le barman par des promesses de vente.

Pour bien réussir une élection : - il est important de transmettre la date des élections à la direction plus nationale, afin qu’ils vous soutiennent dans vos démarches de conquêtes démocratiques.
- il est inutile de prévoir des bulletinsecrés pour vos adversaires !

En cas d’égalité prémium, le deuxième tour est à même de résoudre tous les conflits. Pour ce faire, alignez tous les candidats et munissez-vous d’un chronomètre de plus de 500 heures. (trouvables dans tous les bons magasins de la société xxx) Tous les concurrents vont reprendre leur souffle en même temps et émettre la même syllabe, haaaa, le plus longtemps possible sans reprendre leur souffle. Le dernier en course remporte les élections.
La société xxx met à la disposition des prémiums une gamme d’articles de respirations artificielle pour la somme…

Haaaaaaaaaaaaaaaa

Ca résonne depuis plus de deux heures sans que l’on puisse rien y faire. La prise d’otage de nos familles ayant profondément choquée nos délégués, ils jugèrent la situation démocratiquement grave dangereuse et atteinte. Il s’agissait dès lors de remplacer la direction et aussitôt les trois de s’enfermer dans le donjon bar pour s’autoproclamer.
Le premier tour ne fut ni passionnant ni décisif. A part le Canard, qui n’eut aucune voix, tous les autres furent ex æquo : trois bulletinsecrés partout. J’aurai personnellement bien voté pour Canard, mais il ne sut que des élections se déroulaient que lorsqu’il souffla vingt secondes durant le renforcement de la barricade. Il se redressa terriblement, et fit un discours. Il en fallait un, il en faut toujours un néanmoins nous nous permettons de n’en garder ici que les faits en découlant, un chapeau circulera à la fin pour recueillir votre bienveillante compréhension.
On barra donc d’une planche la porte du donjon bar, sacrifiant le barman trois fois corrompu, mais pas ses réserves. Une nouvelle boisson forte fut décrétée et reçue un nouvel emplacement dans les fûts, le sang glaireux des troupes de la BAC : Baston Avec Cannibalisme.

Résultat du jour 5
3 délégués syndicaux
10 morts / 40
Autogestion syndicale : 10 grains noirs
Achat d’une élection : 3 grains rouges

Total : Grains noirs : 13 Grains rouges : 6 Grains indistincts : 10



Jour 6


Nous avions pour l’instant 29 grains insurrectionnels standard. Comme vous débutez c’est à la fois beaucoup, de quoi repousser aisément des vigiles d’une quelconque société sous-traitant sécurité et pains dans la gueule. Et rien face aux blindés Anti-émeutes : les athées je vous le dis sont les pires ennemis du prolétaire en lutte. Ou de l’infirmière en lutte. Ou du postier, de l’éboueur, du docker, du chirurgien… L’athée avance inexorablement, il s’infiltre partout à grands coups de pare-chocs et dégraisse tout rassemblement par sa longue lance à eau bouillante parfumée. Les plus terrifiants étant bien sûr les athées à la menthe qui te.. Je n’ose en dire plus. Un comme ça ça vaut bien 15 grains, et il y en a quatre dehors, sans compter.
Rusons ! Nous sommes trop peu pour tenter la très cinématographique ruse du groupe qui se sacrifie pour couvrir l’avance d’un second. L’attaque en force ne motive pas grand monde. Non, pour une fois, il me semble qu’il nous faut admettre l’évidence, sans les prémiums nous sommes perdus. Comment ?
Pour gagner il faut absolument débourser tous les mois ? Mais c’est dégueulasse ! Quelle morale douteuse introduiraient ici ces programmeurs qui pourtant jusqu’ici étaient des gens forts sympathiques. Alors, face au péril qui menaçait, Canard s’avança, et pour une fois, et une fois seulement, nous allons lui laisser dire ce qu’il souhaite dire :
Je n’ai rien à vous dire ! Du moins ce ne sera pas moi qui parlerais, mais, une femme, une des femmes de notre équipe ! Voici le micro :
Le lecteur attentif nous permet ici d’ouvrir une parenthèse dubitative quant à la suite, parenthèse conviviale et de bonne entente avec vous, de ce texte qui, s’il est écrit par une femme… Mais voyez plutôt : La situation est désespérée certes, nous sommes à bout de forces et nos pauvres armes ne repousseront pas le prochain assaut. Toutefois, je préconise d’utiliser les pouvoirs spéciaux de nos prémiums pour compenser ce que nous n’avons réussi à accomplir ensemble. Si cela marche, ce sera ensuite à nous de construire une situation et des rapports de force qui n’admettront pas de faire entrer une idée d’achat de la victoire. Après cette bataille, la victoire n’aura qu’un prix, celle de notre mobilisation ! Regardez ici ce laser apparu entre les mains des prémiums, si nous étions allés voir d’autres usines d’optiques des environs, ils auraient pu nous en fournir et nous soutenir, voire eux aussi se déclarer en pause générale ! Ici, les solutions sont trouvables en remplaçant l’engagement par nos pépètes, mais ne vous y endormez pas trop ! Nous sommes partis perdants ! Nous n’avions pas de provisions pour plus d’une semaine ! Ne trouvez-vous pourtant pas que ce pour quoi nous nous battons ne mérite pas de vivre plus d’une semaine d’affrontement avec celui qui se payent des hôtels de luxe sur nos salaires ? Sur notre travail ? Alors résistons !

Parenthèse sublime bien écrite par une femme dont la vigueur à l’écrit comme dans la vie souvent la décrédibilise comme telle, et la fait tomber bassement au stade d’homme, hélas.. Un peu romantique sans doute, mais bon.


Résultat du jour 6
3 délégués syndicaux
28 morts / 40
Consommation de trois pouvoirs prémiums : 6 Grains rouges
Destruction d’un blindé : 8 Grains noirs
37 Chapons abattus : 4 Grains noirs

Total : Grains noirs : 25 Grains rouges : 12 Grains indistincts : 10


Jour 7

Rien aujourd’hui, comme d’habitude.


Suite à une attaque système, nous sommes contraints de fermer le site pour la journée. Nous invitons nos joueurs à se logger dès demain et à signer maintenant la pétition en ligne disponible en cliquant sur le lien ci-dessous.

Surveillance et censure gouvernementale de tous les réseaux STOP !


Jour 8

Quelque chose en moi a toujours comparé les tours HLM a des éponges. Elles sucent les gens dans un gonflement huileux de gonds, puis les recrachent mollement entre cinq et sept heures du matin. Ce sont des virus que l’on immole tous les vingt ans, pour en reconstruire plus, hauts nombreux, mais propres et sécurisés. On protège le lieu de ses habitants, c’est un choix. Vus du ciel, ces ensembles quadrillent l’espace en zone de contrôle à différentes échelles. Surveillance des rues par les caméras, surveillance des réseaux par les drones automatiques. Police municipale, nationale, environnementale, police de réseaux, unités de sécurités, armée républicaine. L’espace agresse et emboîte l’homme aussi bien que les paroles des médias la pensées. D’ailleurs les architectes aujourd’hui aussi communiquent, ils tracent les sentiers à poussettes pour cadrer la mère et inculquer l’obéissance. Le pourcentage de résistance qui en résulte, on l’enferme, bien loin des architectes, dans d’autres lieux pensés par eux.

Aujourd’hui une prudente délégation du Ministère, de la préfecture et du patronat hésite devant nos portes. C’est nous désormais qui avons le pouvoir de les absorber. Je peux dire nous. Ces murs remplis de machines sont moi. Tout ce qu’on m’a laissé comme moi. Je ne m’en satisfais pas vraiment. Moi c’est l’usine les potes leurs familles et moi. De quoi débrancher un psy. Ils entrent et s’asseyent. Ils savent ce qu’ils ont à dire et ne diront rien d’autres. Nous savons ce qu’ils ont à dire et nous savons quoi faire. Je le vois dans chacun autour de moi, il y quelque chose qu’il n’y a pas d’habitude. Je ne sais pas où, il y a c’est tout. Et ces petits bureaucrates associent sans doute ça à notre sauvagerie de pauvre. Ils vont voir.

La puissance militaire gagne face à l’impuissance. Ce qui empêche un soldat de tirer ne l’empêche de vivre qu’après qu’il. Mais il. Et pour le sauver, pour lui retirer le fusil des mains avant qu’il soit trop tard, il faut aussi l’avoir braquer quelque part. La seule façon d’empêcher le bain de sang est de maintenir l’autre sous pression, ne pas dépendre de sa volonté.

Résultat du jour 8
2 délégués syndicaux
29 morts / 40
Prise d’otage d’une délégation patronale : 20 grains noirs

Total : Grains noirs : 45 Grains rouges : 12 Grains indistincts : 10


10


Une unité motorisée c’est interposée. La foule enfermée sur la place n’avait que des poussettes, des casquettes et des jaquettes à l’effigie de leur syndicat pour se défendre, pour se recouvrir. Les trois hélicos aspergent à quelques mètres de nous, leurs pales retiennent le gaz à hauteur d’homme. Tout le monde étouffe. Une artillerie mobile tire, les hélicos se dispersent. Les portes s’ouvrent, on en tend une dizaine de fusils d’assaut et quelques grenades. Quelques volontaires montent et le convoi repart, faisant sauter les grilles de sécurité et les camions qui empêchaient la foule de s’enfuir. Beaucoup investissent les bâtiments alentour à la recherche d’eau et de nourriture.
Le cas est rare, partout ailleurs l’arme disperse à la rafale. Cela fait maintenant trois mois que les ordinateurs sont éteints. Les grains plantés dans les jardins, les cours intérieurs et les facs commencent à germer. Ce nouvel apport de nourriture réchauffe l’entrain général.


« Le Premier ministre a l’air bien seul avec ses appels au calme. »
Le Comité Invisible
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Ruby

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Féminin Nombre de messages : 2216
Age : 29
Localisation : 221 B Baker street
Date d'inscription : 04/04/2009

MessageSujet: Re: Du sable sur les réseaux   Dim 19 Juin - 22:22

Innomable est un génie.

Je lis tout à l'heure et je réedite mon com'
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