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 Des méandres ou de la société.

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Seed of Madness

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MessageSujet: Des méandres ou de la société.   Jeu 28 Juil - 13:27

En cette nuit qui sera bien écourtée, il m’est venue l’idée d’entreprendre un petit « essai » sur un caractère de la société qui m’apparaît de plus en plus, arrivant même à envahir ou à mettre sous sa loi plus de lieux ou de personnes que je n’aurais pensé possible.

En effet, voilà que je sors quelque peu de mon monde renfermé et que je jette un petit coup d’œil timide au peuple qui m’entoure. Et je vois. Quoi me demanderez-vous ? Eh bien, plein de choses, plus ou moins bonnes, mais le détail de toutes choses serait de loin assez barbante, c’est pourquoi je vais aller à l’essentiel grâce à une simple question : l’opprobre, jetée sur une personne X par quelques pontes d’un lieu, est-elle véritablement une mise à mort sociale par le petit peuple suivant ayant l’heureuse approbation de ces « meneurs » ?

Alors oui. Il doit être de notoriété publique qu’une quelconque affection, de loin connu de tous, admet et ne tient pas rigueur de certains écarts de conduite. Il est, vous serez sûrement de mon avis, plus facile, plus simple ou encore plus normal, de pardonner quelques petites choses dérangeantes si le fauteur est au moins un ami. Et alors que l’ami commet de façon régulière de petites erreurs sans conséquences, l’ennemi, ou disons plus neutrement, le non-ami, lui, commet souvent d’impardonnables péchés. Eh bien oui. Pourquoi faire preuve de mansuétude envers quelqu’un pour qui nous avons le sentiment mauvais ?

Partant de cet état de fait, le ressentiment, justifié ou non selon l’avis, porté sur ce non-ami, peut-il être accentué s’il est sale de la désapprobation des hautes instances ? A cette question, seulement une réponse : oui. Oui, car loin d’être une tare ou alors une honte ou encore simplement un travers de la personnalité, ce ressentiment, qui pourrait rester caché ou au moins non-étalé en place publique, surement de peur de s’attirer de mauvaises grâces, est alors exacerbé par l’engouement des hauts à eux-mêmes le montrer. Pourquoi se retenir lorsque nous avons l’autorisation implicite de passer nos humeurs sur une quelconque pauvre âme, payant par la même occasion pour d’autres ? Oui, parce que ces amis qui vous obligent à vous montrer clément envers leurs petits travers quotidiens, ne font monter en vous qu’une amertume, qu’un ressentiment, qu’une rancœur tenace qui vous pollue l’humeur, l’esprit pour finir par vous entacher l’âme de façon plus définitive. Alors oui, nous péchons, pauvres humains que nous sommes, car il n’est pas bon de vivre ainsi plein de mauvais sentiments. Alors oui, nous cherchons tous à allier l’utile à l’agréable : nous décharger de cette pollution et préserver notre bonne image envers les forts. Car tomber en disgrâce ne signifierait que subir de la part de tous, rien de moins que ce que l’on participe à faire subir par un autre. Et que cette idée est de loin insoutenable.

Cependant, il me vient à l’idée que cette opprobre ne touche pas seulement les non-amis. S’il peut, en effet, être sans nul doute plus recommandable de se décharger de nos ressentiments sur quelqu’un qui n’a pas notre bonne affection, il n’est toutefois pas impossible de condamner un ami. Bien sûr, soit l’ami s’est rendu coupable de la plus haute trahison impardonnable, au quel cas, la rupture immédiate et définitive de votre relation s’impose, mais sans plus d’étalage au grand public. Soit, sa descente aux enfers a malheureusement était ordonnée implicitement par une répréhension quelque peu subjective de la haute société à un moment ou à un autre et que ce soit de façon publique ou non. Et dans ce cas là, et ce malgré vos bons sentiments, comment ne pas faire montre à votre tour de votre désapprobation sans risquer d’être entrainé dans la chute du malheureux ? Impossible. Il sera déjà bien assez difficile de trouver une réponse lorsque l’on en viendra à se demander pourquoi vous portiez de l’affection pour cette personne, ou encore à quel point vous aviez des points en communs pour vous entendre avec elle… Non. Non, définitivement inacceptable. Cela ternirait l’image que vous donnez en société. Proprement inconcevable. Le doute n’est pas permis, dans un cas comme celui-là, il faut absolument faire montre d’un rejet total, immédiat, sans attendre. Et surtout sans chercher à connaître les raisons de cette mise à mort sociale commandée par les puissants, au risque que l’on porte sur votre personne quelques doutes quant à votre présence légitime dans leurs petits papiers.

Grand bien vous fasse si cet état de fait vous révolte car alors sachez-le, nous ne nous connaissons peut-être pas, mais mon affection vous accompagne.

J’aurais aimé alors exposer un deuxième état de fait, celui opposé au précédent, mais il m’apparait qu’il laisserait bien trop d’échappatoires à ceux pour qui le dénie d’eux-mêmes est chose courante. Peu peuvent s’enorgueillir de ne pas laisser la société commander à leur affection. Encore moins peuvent être fier d’avoir le courage de subir l’opprobre générale pour défendre un ami et encore moins s’il s’agit d’un inconnu.

Mais que le Saint des Sains en la matière me jette la première pierre. Je ne suis peut-être pas des plus innocentes, je l’avoue et l’admet sans honte aucune. Il m’arrive d’avoir de sombres pensées : « et si j’avais suivi le mouvement ? », « et, si pour une fois, je n’avais rien dit ? »… Eh bien, j’aime à croire que si j’avais accepté ce que je considérais comme alors de l’injustice, ma vie n’en aurait pas était plus belle. Certes, mon cheminement en société aurait peut-être été plus simple, mais lorsqu’alors j’aurais du me regarder moi-même, j’espère qu’il m’aurait été douloureux de voir à quel point mon cœur était crasseux de trahisons.

Il est difficile de se garder de toutes injustices, difficile de rester toujours sur ce que l’on considère comme une bonne conduite, difficile d’être simplement en accord avec soi-même lorsque l’on se sent rejeté pour nos idées différentes. Difficile d’accepter nos défauts au même titre que ceux des autres, difficile de composer avec parfois.

Cet « essai » n’a pas pour but une quelconque moral, comme dit, je doute d’être bien placée. Aucune morale donc, mais peut-être une demande ou plus niaisement, un espoir, comme un S.O.S, jeté à la mer dans une vieille bouteille par un rescapé qui prie pour ne pas être oublié, qui prie pour qu’on l’entende.
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Green Partizan
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MessageSujet: Re: Des méandres ou de la société.   Lun 1 Aoû - 2:11

Citation :
Encore moins peuvent être fier d’avoir le courage de subir l’opprobre générale pour défendre un ami et encore moins s’il s’agit d’un inconnu.
Pour moi qui suis dans le milieu militant, j'avoue que j'ai un peu de mal à avaler une telle phrase.

Bon, on a là une analyse/contribution à un débat plutôt intéressante. Je dirais que c'est un constat qu'il est plutôt facile de faire, et qui, comme tu le soulignes, manque de légitimité quand il n'est pas porté par une personne nette de toute faute de ce genre (y en a des pelletés). C'est là que pêche le texte, à mon avis il généralise beaucoup trop, il est trop pessimiste.
Quant à la fin, la métaphore tombe complètement à plat, de part l'usure d'une telle comparaison, excuse moi de te le dire ^^. A retravailler je pense.

Et gaffe, y a plusieurs fautes qui se sont glissées.

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dale cooper

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MessageSujet: Re: Des méandres ou de la société.   Mer 10 Aoû - 23:54

Moui.

Mbof.

Le sujet est certes vague et généraliste, et ne peut appeler de franche analyse puisque nous commettons tous notre lot de petites faiblesses, de déni, de bonnes raisons, de silence et pour certains de petits tacles et poignardages amicales.

Je pense que la plus grande hypocrisie est celle de se mettre hors du lot de ces trahisons quotidiennes. Mais le confort de l'âme est à ce prix. Il est des injustices qu'il vaut mieux laisser aux autres.

Dans certains milieux c'ets le lot de tous les jours (bureaucratie sur ma cravate j'écris ton nom !). Une parade (c'est celle que j'ai trouvé), c'est de feindre l'indifférence la plus totale en toute circonstance : il vaut mieux passer pour un simplet qui ne se mêle de rien, plutot qu'avoir à choisir une quelconque allégeance à l'un ou l'autre de nos petits chefs, car après tout c'est notre appui ou nos craintes qui leur donnent leur pouvoir.

En gros suffit de s'en foutre très égoïstement. De toute façon, là où règne l'envie, le paraître et la jalousie, il n'y pas de place pour l'amitié !





Mais revenons à ton texte. Je le trouve assez maladroit dans le sens où il est trop bien écrit. On sent que tu as voulu forcer le style. Il y a trop de fioritures, trop de circonvolutions et la preuve la plus flagrante, c'est que dans un même paragraphe tu te paraphrase toi-même, tu reviens sur des idées et des conjonctures déjà posées par de simples reformulations. Ca ne prend pas : trop de forme, pas assez de fond !

Ceci dit c'est bien écrit, je ne peux le nier. Mais du coup ça devient assez pénible à lire puisque ça ne coule pas de source de ton clavier. C'est donc somme toute, très "scolaire" à mon goût.
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