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 Chronique Elfique

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Léhault
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MessageSujet: Chronique Elfique   Mar 25 Oct - 12:52

Ce texte nous raconte la fuite de Nymeria par l’autoproclamé Baeryn le Blanche Voile, qui fut après sa mort, nommé Baeryn l’Assassin et qui quitta les Terres Immortelles les Frères jurés vers le Continent Innommable.

C’est plus de vingt mille ans avant la chute de Goeris le dernier Blanche Voile que naquit Baeryn. Il eut une enfance difficile dans la plus grande ville elfe de Nymeria, les Terres Immortelles, son père Ueryn était alors chevalier de la Lame d’Or, au service du roi Hector descendant de Aeris le Brave.
Sa mère était une catin quelconque d’un des nombreux bordels de la ville. Né bâtard, Baeryn avait pour nom de famille, celui commun des gens né hors mariage ou du mauvais côté du lit, Voal. Il fut pendant presque cinquante ans, au service de la bande mercenaire des Frères jurés, qui avait alors pour chef Darenis Voal, lui-même né hors mariage d’une putain et d’un chevalier. Mais la vie de Baeryn débuta réellement à sa soixante-dixième année, lorsque qu’il accéda au rang de second de sa compagnie.
Baeryn marchait depuis plusieurs longues minutes dans les catacombes qui abritaient le quartier général des Frères jurés. Ses cheveux brun coupé court encadraient une tête carrée, au nez défoncé par un coup de poing. Il puait la vinasse et la bière frelaté. Ses pas n’avaient rien de gracieux, et la courte nuit qu’il avait passé marquait son visage de striure violette. En effet, préférant écumer les tavernes miteuses pour boire de l’hydromel ainsi que les bordels ou les filles dégageaient les mêmes odeurs, et rassemblaient les mêmes vermines que leur matelas de jonc défoncé par l’usure et la luxure.
Il avait décidé le matin même de tuer Darenis, maître absolu des Frères jurés, en effet ce chien ne méritait pas de gouverner à plus de deux milles hommes, et à autant de femme, alors que lui n’était rien d’autre que son second. Lui qui était fils de Ueryn, qui s’était il y a peu, couvert de gloire grâce à son fils légitime, celui-ci avait réussi à dompter un fauves des plaines, des créatures mis lion mi cheval, aux dents longues et à la mâchoire puissante, plus véloce qu’un navire poussé par le vent, et plus fort qu’une montagne, Fearyn devenait donc le troisième, et le plus jeune, à accéder au titre de blanc cavalier. Une colère sans borne avait envahi Baeryn quand, partout dans la ville, le nom de Fearyn le preux avait résonné pendant trois jours et trois nuits, avec les cloches sacrée. Ainsi, ce matin, il avait décidé de prendre les armes, de tuer Darenis, de tuer son foutu père, et surtout son demi-frère, pour prendre les voiles et partir au plus loin de Nymeria, avant que le roi ne mettes sa tête à prix.
Ainsi, s’approchant par derrière du trône d’ossement des frères jurés, il demanda à son chef :

- Dit moi Darenis, parait que ton père était lui aussi chevalier ? C’était quoi son nom, se pourrait bien que ma mère l’ai vu passé elle aussi !

- Mon père ? Ce connard à bourré la fente à ma catin de mère le jour même de son mariage. Son nom c’était Sirenis le barboteur, il ne fut ni grand ni puissant, et se noya dix ans après en pleine mer du soir.

- Ah, j’ai toujours voulu savoir.

Et sans même terminer sa phrase, trancha net la tête de Darenis. Devant des dizaines de témoin, des sergents, ou des caporales de leur ancien chef. Mais aucun d’eux ne fit mine de bouger, et quand il mit la couronne sur sa tête, en poussant du pied le cadavre du trône, tous se mirent à genoux. En espérant que ce nouveau chef serait meilleur que le précédent, et qu’il leur apporte richesse et pouvoir. Et le destin leur donnera raison. Car, bien que le règne de Baeryn débutât dans le sang, il ne fut pas moins long et fructueux pour ceux qui le servirent.
Mais la soif de sang du bâtard ne s’était pas étanché avec la mort de Darenis, et il convoquât ces cents meilleurs lames qu’il guida lui-même jusque à chez son père, il tua sa femme en première, elle se trouvait dans l’entrée, à diriger deux servantes qui faisait le ménage. Puis il mena ses hommes à l’étage, pour trouver son père qui s’exerçait au maniement des armes avec Fearyn lui-même. Mais Baeryn était lui-même un excellent bretteur, et il ne lui fallut pas plus d’une poignée de seconde pour égorger Ueryn, qui, dans un geyser de sang s’écroula. Il ne restait donc plus que son demi-frère, qui ne pouvant rien faire contre les cents soldats de Baeryn avait été capturé. Souriant de toute ces dents, le chef des frères jurés lui enfonça un poignard dans l’œil, avant de lui trancher les deux mains, et de le laisser la, mourir en hurlant de douleur.
Prenant ses jambes à son cou, Baeryn couru se réfugier dans son navire, qui prêt à appareiller, mit les voiles aussitôt, avec plus cinq cent navires avec lui. Le plus grand port de Nymeria se vida d’un coup, et plus d’un quart de la flotte elfe fit sécession pour le suivre. C’est ainsi que Baeryn, avec plus de quatre mille soldats, et le même nombre de femme et d’enfant, quitta le continent immortel, pour ne jamais y revenir.

Depuis cent jours ils avaient perdu la terre de vue. Depuis cent jours ils étaient perdus dans l’océan infini. Heureusement les elfes étaient de constitution puissante, et jeuner pendant autant de temps n’avait pas même entamé leur réserve. La nuit tombait, et comme chaque soir, les cinq cents navires se rassemblait, formait un cercle autour du grand vaisseau de Baeryn Voal, les hommes courrait par des ponts de cordes jusque au bateau-bordel, les généraux se rassemblait sur le Dieu des mers, pour discuter avec leur chef. Quand soudain, au sud l’un de bateau éclaireur revint. Ils étaient partit vingt jours plus tôt, avec pour consigner de naviguer de jours comme de nuit, et de trouver une terre ou appareiller. Quand le capitaine de bateau accosta sur le navire de Baeryn, il expliqua qu’ils avaient trouvé une terre, sauvage, à six jours de navigation complète d’ici. Ils avaient exploré ce qu’ils avait d’abord pris pour une ile, mais s’étaient rendu compte que la taille de cette terre était bien trop grande.
Sans perdre une seconde, Baeryn ordonna à son état-major de sonner le branle-bas, et de préparer la flotte à partir sous deux heures. Et c’est ainsi que six jours plus tard, les navires arrivèrent au bord des plages de sables, et que tous mirent pied à terre pour la première fois depuis longtemps. Tout s’organisa très vites, et bientôt un camp de fortune fut monté, et un millier de dépouille d’animaux flambait tranquillement sur les broches improvisées. Ce soir la Baeryn fut ovationner par tous, et il se proclama Baeryn blanche voile, dompteur de l’océan, et maître absolu de ces terres qu’il nomma Turrul Errias, qui en langue elfe signifiait Terre du Dieu. Aucun bateau de Nymeria ne se montra jamais à Turrul Errias, et les elfes renégat vécurent sur ces terres pendant vingt mille ans, avant de fuir le Fléau, et de retourner à Nymeria.

La légende veut que Baeryn fût tué, cinquantes ans plus tard, par un félin blanc qui ne possédait qu’un seul œil et dont les pattes avant étaient dépourvues de griffes. Et que, le jour de sa mort, son fils Haeryn, cracha sur son cadavre, et se proclama à son tour blanche voile, avant de faire pendre ses frères légitime comme illégitime, et les maîtresses de son pères. Turrul Errias connu alors de sombres heures, sous la férule d’un roi fou. Paranoïaque, et dépressif.

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"Rudyard KIPLING"
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