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 Soixante secondes pour mourir.

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Léhault
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Masculin Nombre de messages : 354
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MessageSujet: Soixante secondes pour mourir.   Jeu 10 Nov - 18:05

Quand le téléphone sonna dans la chambre 42 du deuxième étage de l’hôtel Al Faria situé dans la capitale afghane, l’homme qui se trouvait dans la pièce mis quelque seconde à répondre. Quand ce fut fait, un silence de plomb s’abattis sur la pièce, malgré la télévision qui, en fond sonore, déversait un flot intarissable d’image et de bruit flou et incompréhensible. Le docteur Erman Affely entendait la respiration rauque de son interlocuteur se répercuté dans le combiné, il pouvait presque sentir l’odeur musqué de son corps, et les relents de cumin présent dans son haleine. Une voix grave, presque surnaturelle lui cracha alors deux mots, qui déclenchèrent dans l’esprit du scientifique une peur incommensurable.

Soixante seconde.

L’esprit d’Erman s’envola aussitôt vers des pensées bien tristes, il fut pris d’un malaise, d’un doute intense. Pourquoi avait-il fait cela ? Car il n’avait pas eu le choix ! Mais il regrettait tous de même son geste ! Il avait de la peine à respirer, son cœur, battant la chamade, était prêt à exploser. Il voyait devant ces yeux les hommes, et les femmes, qui, à cause de lui ne pourrait bientôt plus vivre normalement. Son visage qui ces derniers mois, avait été marqué par la peur, et par le travail intense qu’il avait fourni, était aujourd’hui déformé par un triste sourire. Car, il avait réussi, et cela lui assurait la vie sauve. Il ne pouvait plus se souvenir du temps nécessaire pour prendre cette décision, mais il se souvint que la furieuse envi qu’il avait de vivre valait tous les sacrifices, même celui-ci. La voix au téléphone repris encore, et continua à terroriser Erman Affely.

Trente seconde.

Le temps comme un sablier s’égrenait doucement, comme si une distorsion temporelle voulait qu’il vive au ralentit cet instant si douloureux. Derrière lui la tv crachoté encore des brides d’information, mais Erman avait fini par ne même plus y prêter attention. Chaque battement de cil déclenchait en lui un affreux sentiment de honte. Il percevait le mal qu’il avait fait, mais comprenait qu’il ne pouvait en être autrement, il voulait revoir son fils, sa femme ! Dans le lointain un minaret commença à diffuser sa longue litanie, qui depuis des mois le berçait, rythmé sa journée. Il s’avait qu’à cet instant précis, Muhamed, son gardien, devait être à genoux devant la porte, mais comme chaque jour, il avait trop peur pour profiter de l’instant pour ouvrir celle-ci et quitter l’hôtel. Il entendait comme un écho à la limite de son subconscient l’appel du minaret qui se répercutait dans le téléphone, comme un second appel, plus profond, à prier pour expier ces péchés. Son correspondant se trouvait donc lui aussi proche d’une mosquée. Et, alors que sa pensée avait dérivé jusque à lui, l’homme repris son travail de sape sur le moral du docteur.

Dix.

Seulement, bon dieux, que tous finisse. L’âme même d’Erman était en train de prier pour que ces gens meurent enfin.

Cinq.

Oui ! Bientôt libre, Uri, papa sera bientôt de retour !

Trois.

Deux.

Un.


Au téléphone l’on entendit une explosion titanesque. Enfin, je puis partir, pensa Erman. À ce moment même l’homme raccrocha, sans même un merci, c’était tout de même lui, Erman Affely qui avait préparé l’un des plus beaux moments du siècle, et ceux, même si il y était farouchement opposé. Il se levait juste quand, à la télévision, les images s’arrêtèrent, montrant soudain une explosion gigantesque, qui, en direct, faisait s’écrouler deux des bâtiments les plus puissants du monde. Dans les rues de la ville afghane la joie était immense. C’est cet instant que choisi Muhamed pour pénétrer dans la chambre, et, d’une balle, mettre fin au espoir de liberté du docteur Erman Affely.

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Cassiopée
Héliaste
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MessageSujet: Re: Soixante secondes pour mourir.   Jeu 10 Nov - 21:22

Ah voici un texte intéressant dans sa tournure. Tu nous accordes une minute pas plus pour comprendre ce que cache le fond du texte. C'est une bonne façon de mener cette petite nouvelle. Le sujet lui-même est original.

Je n'ai que deux regrets.
Le premier, tu le connais : de trop nombreuses fautes d'orthographe, même si, j'en suis sûre, tu as fait de gros efforts.
Le Second : des phrases monstrueusement longues (Quand je pense qu'on me fait toujours ce reproche, en te lisant, je me dis qu'il est temps de modifier ce gros défaut...).

Si tu as envie de retravailler ton texte, je veux bien t'aider en te disant ce qui me paraît le plus flagrant.

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Jade

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Date d'inscription : 05/11/2011

MessageSujet: Re: Soixante secondes pour mourir.   Mar 15 Nov - 17:11

Effectivement, les fautes d'orthographe sont... c'est dommage, le sujet est intéressant et bien traité.

D'autre part, outre le fait que les phrases longues sont assez indigestes, elles sont inadaptées à ce texte en particulier. Le temps est compté. Les choses vont vite. Le personnage n'a que 60 secondes. Les pensées sont hachées. Courtes. Brutes. Incomplètes, pourquoi pas...

Mais ça crée un étrange sentiment de malaise... comme si le personnage n'avait pas vraiment conscience de ce qu'il venait de faire. Comme si finalement la vie suivait son cours, normalement. Sauf que là, ça ne colle pas à la lettre du texte...
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dale cooper

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MessageSujet: Re: Soixante secondes pour mourir.   Mar 15 Nov - 20:33

Pour ma part je n'ai pas du tout accroché.

Je reviens pas sur l'orthographe (déplorable ? là c'est tout de même loin du niveau universitaire minimum... ou alors au contraire on est en plein dedans XD ).

La trame, le fond, l'intrigue, le contexte... tous ces éléments essentiels du textes demandaient un traitement plus profond, plus dramatique, peut-être même plus froid ou pragmatique.

A mon avis, le ton est trop léger, trop empreint "d'humanité" ou de bon sentiment pour être réellement efficace. On a du mal à entrer là dedans et encore plus à en sortir.

Peut-être le sujet est-il trop sensible ou trop ambitieux. Je pense que replacé dans un autre contexte moins ancré dans la réalité, ce texte aurait pu mieux atteindre le but que tu lui avais fixé : en faisant exploser une fusée ou une station spatiale, ça ôtait déjà tout le pathos collectif et ça permettait un traitement désinhibé comme celui-ci.




(quand on n'aime pas faut aussi le dire XD !)

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MessageSujet: Re: Soixante secondes pour mourir.   

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Soixante secondes pour mourir.
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