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 [Background] Cassiopée

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Cassiopée
Héliaste
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MessageSujet: [Background] Cassiopée   Ven 3 Fév - 3:04

Naissance



« Si longue fut la traversée… Si longue que son commencement n’appartient plus à mes souvenirs. Elle débute à l’autre bout de l’océan, là où la mer se meurt dans le bleu du ciel, sans vent pour la froisser. Là où l’eau est le miroir des cieux et où la nuit, les étoiles la percent.
J’étais charriée comme l’écume, ruisselante en son sein que je tétais encore. Je prenais forme sous la houle en m’agrippant au satin de sa peau. J’étais joyau sous les étoiles et carillonnais en éparpillant les milliers de gouttelettes qu’effleurait le conscient.
Sous la chaleur bleue des beaux jours, je me laissais bercer par cette mère aux mains mouillées, je cajolais sa joue pour la sentir m’embrasser.
Nous voguions ensemble depuis l’aube qui jamais ne quittait l’eau delà.
Enfouie au creux de ses bras, je m’éveillais doucement quand la brume nous cerna.
L’onde s’étala comme une mappemonde incapable de recouvrir les Terres et la première roche fut comme un glaive dans la nuit. »



Malec prit pied sur le sol dur et froid. Elle portait, pelotonné au creux de ses bras mouillés, l’enfant tant attendu. Elle n’avait pas hurlé quand son ventre contracté avait déchiré ses souvenirs. Elle était entrée dans l’eau doucement, ses mains serrées sur son sein cherchant à calmer la contraction aussi violente que son appel aux dieux.
Elle les avait priés depuis la lune froide sans discontinuer, sans boire et sans manger. Loin des hommes, elle avait rougi l’eau de ses propres douleurs pour que l’enfant la voie.
Elle était nue sous la lune, telle une sirène sortant des eaux, seulement vêtue par l’ombre de son corps.
Elle leva les bras bien haut pour porter son enfant vers les astres de la nuit. Il ne pleurait pas, recroquevillé sur lui-même. Le petit être luisait sous les myriades d’étoiles venues pour l’accueillir.

- Tu leur ressembles mon enfant. Tu brilles comme elles. Boule de lumière, je t’ai attendue si longtemps… Si longtemps…

Son rire caracola en un trille joyeux.
Elle coupa de ses dents le cordon qui le reliait à elle, croquant dans la gaine bleuie alors que l’enfant ouvrait la bouche pour mordre l’air. Elle noua d’un geste habile l’extrémité encore vivante du lien qui se rétracta sur le ventre du nouveau né.
Le bassin encore complètement plongé dans l’océan, elle laissa l’eau extraire le placenta de son corps. Le courant charria vers l’horizon le magma rougeoyant comme une pierre de lave flottant sur l’eau.
Le feu lui brûlait les entrailles et l’eau autour d’elle prenait la teinte vermeille de son propre sang.

Quand elle sortit de l’eau, l’enfant pressé sur son cœur, elle marcha à petits pas mesurés vers l’autel qu’elle avait elle-même consacré avant la tombée de la nuit.
Elle devait rejoindre les Autres à présent, mais il lui fallait auparavant achever les gestes qu’elle avait si souvent rêvés qu’elle doutait de ne pas être encore dans un des ses songes.
Tel un pantin parti en quête d’un espoir qui toujours revient identique, elle déposa l’enfant sur le tas de cendres encore chaudes où il s’assoupit.
-C’est une fille. Prononça-t-elle à voix haute.
Il ne restait rien des douze essences que ses rêves l’avaient conviée à collecter. Elle savait que chacune des essences recouvrait un pouvoir et elle avait soigneusement choisi chaque espèce pour la pureté de son grain et la netteté de son caractère.
Ce n’est que lorsqu’elle avait achevé sa collecte, qu’elle avait pris conscience que chacune d’elle était aussi pourpre que l’eau qu’elle venait de quitter.
Le cèdre rouge et parfumé au bois lisse et serré festoyait avec la légèreté plissée du pétale de coquelicot, le jus sucré de la myrtille et l’aigreur astringente de la prunelle. Le vin capiteux et grisant de la treille du Cap avait arrosé le tapis de feuilles carmin du Cordobas, qu’elle avait eu tant de mal à attraper car elles ne poussaient que près des cimes. Elle avait tapissé l’autel d’esquilles de l’arbre de Judas qu’elle avait elle-même fendillé en de si petits morceaux que trois jours n’avaient pas suffi pour en arriver à bout. Elle avait tondu un jeune prescaire après l’avoir coursé et traqué une semaine durant afin de le coincer et le pousser dans le piège tendu. La chaleur de sa fourrure lui brûlait encore les mains alors qu’elle se souvenait de sa douceur. Elle avait récolté la sève presque vivante de l’arbre de sœurs dont le rouge cuivré bouillonnait et celle sanguinolente de l’arbre vermeil. Puis elle avait ajouté une cydèle, cette fleur pourpre au parfum entêtant qui envoute celui qui la sent.
Quand tout fut assemblé, elle y avait joint quelques gouttes de son propre sang et elle avait attendu assise en tailleur, le corps près pour son œuvre et l’âme dans les songes.

Lorsque la première étoile parut, les astres attentifs se plièrent à la volonté des rêves et le feu prit d'une étincelle. L'enfant porté par Malec pouvait rejoindre celle que la mer en son sein conservait pour ce jour.

'Respire enfant, emplis ton être de feu et d'eau avec l'air qui te fera naître."

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MessageSujet: Le rejet   Ven 3 Fév - 3:05

Rejet



« J’ai consumé le force du Cèdre
J’ai humé la majesté du Cordobas
J’ai réchauffé mon âme d’étoupes de prescaire
J’ai respiré la dureté de l’arbre de Juda
J’ai tremblé en sentant la fragilité unique du coquelicot
Je me suis gavée de la sève des arbres savants
De la cruauté de l’arbre vermeil et de la crainte de celui des sœurs
Je me suis grisée du parfum de la cydèle
J’ai aspiré à plein poumons le sucre de la myrtille
Je me suis imprégnée de la rudesse ronde
de la prunelle dont le velouté n’est que tromperie
Saoulée de la volupté du jus de la treille
J’ai bu le sang de la femme
Par toi je suis née
Les dieux eux-mêmes n’en voulaient pas tant. »

-Non Malec.

Fermes et définitifs comme jamais elle n’avait imaginé des mots capables de la brider.
Pacras avait refusé de la laisser entrer dans la nef et elle attendait depuis des heures sous l’arcane de l’entrée, l’enfant serré sur son sein.

-Cet enfant n’entrera pas dans le temple.

Quand Malec avait ressenti les premiers mouvements de son enfant, elle était allée déposer une brassée de fleurs de mariotides aux pieds de Norema. La déesse, sculptée à même la falaise l’avait bénie et elle était partie sur l’île de Coriolis, là où la menait le doigt lumineux de Norema.
Elle n’avait fait que respecter les vœux des dieux. Pourquoi lui fermait-on la porte aujourd’hui ?

Ses jambes, fébriles, ployaient peu à peu d’être restées trop longtemps debout après avoir enfanté.
Elle sentait son sang s’écouler par moment et suinter le long de ses cuisses.

-Mais Pacras, vois ! Mon enfant est enfant des étoiles ! Vois comme son cœur est lumineux ! Norema l’attendait !

-Tu ne sais encore rien des dieux Malec. Cet enfant n’apportera que malheurs. Tu as porté en ton sein la désolation. Bientôt Norema elle-même ne pourra plus rien contre l’Unique. Je ne ferai pas entrer la Nuit dans le temple des Soleils. Les dieux n’ont que faire de ton enfant né des étoiles.
Emporte avec toi tes rêves et tes folies. Je veille ici au repos de Noréma.

Malec avait alors regardé Pacras avec effroi.

-Mais Pacras, il n’est plus temps que les dieux sommeillent, l’Unique les couvre peu à peu de son immense voile qui un jour les étouffera.
Et par la déesse du jour, je jure qu’elle a besoin de la nuit pour resplendir !

Pacras avait ricané, puis clos définitivement la grande porte du temple, la laissant seule et dénudée en haut des marches.
Elle s’était étendue et avait patienté sans qu’aucun mouvement ne vienne éveiller son attente. Quand, sa fille, les yeux encore fermés avait cherché son sein, elle l’avait laissé faire sans comprendre.
Vers Midi, les frères du jour étaient sortis et l’avaient bousculée, la repoussant de leurs dix mains sans un mot. Elle avait du reculer, manquant de se rompre le cou à chaque marche descendue, ballotée de main en main sans qu’aucune de ses prières ne soient entendues.
En bas du haut escalier, ils l’avaient revêtue d’un long drap de bure avant de la bousculer encore pour l’extraire des jardins aux mille senteurs.
Alors, elle s’était retrouvée sur le chemin qui mène à la ville.

(suite à venir)



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Dernière édition par Cassiopée le Jeu 10 Jan - 22:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Background] Cassiopée   Mar 22 Mai - 23:48

La pluie


« J’avais… Peu importe l’âge, peu importe le lieu…
Ce que je fus alors, je peux l’être encore aujourd’hui. »





L’énorme nuage descendait d’un ciel si bleu qu’il semblait être palpable. Il déportait vers l’île son immense ombre boursoufflée et paraissait couvert de pustules brunes, plus sombres que la mer d’où il provenait.
Une pluie froide et drue crayonnait l’horizon de longs traits obliques là où sa masse avançait. Le ciel bleu cédait peu à peu sa place.
Tous les arbres de l’île se mirent à frissonner en percevant son arrivée. Les roseaux flottèrent d’abord mollement sur la rive avant de danser et voltiger au rythme des premières gouttes qui s’annonçaient.

« Sens-tu la confusion du vent quand il pénètre dans l’eau ?

-La confusion ?

-Quand le vent se mêle à l’eau, l’échange est toujours chargé de tourments. Le vent atteint l’eau qui se gonfle et parfois riposte en éclats.
Ici, l’air a tranquillement agi. Il s’est déposé simplement sur l’onde mais vois-tu ce qu’il s’est passé ensuite ?

-L’eau a du trouvé que l’air était trop léger. Peut-être a-t-elle pensé que l’air la chatouillait !

Cassiopée se mit à rire en regardant Malec à ses cotés. Elles étaient toutes deux assises, les genoux repliés sur elles-mêmes, tenus serrés entre leurs mains jointes. Deux boules, deux corps perdus à guetter la pluie sur une plage déserte. Deux silhouettes disproportionnées ; celle de l’enfant paraissait si petite.

Un sourire effleura les lèvres de Malec. Cassiopée évoquait toujours le vent avec gaité.

-Nos corps sont semblables Cassiopée. Lorsque mon coude caresse doucement le tien. Nous percevons la chaleur qui émane de nous. Cette sensation va de l’une vers l’autre et nous en ressentons un réconfort, une joie intérieure. Mais quand le vent s’appuie sur l’eau, il n’y a plus qu’une volonté : l’absorption d’une masse par l’autre.
Qui gagnera dans ce jeu, crois-tu ?

-L’une doit gagner sur l’autre ? Ne vont-elles pas se mélanger pour être plus fortes ensemble ?

-Tout dépend ce que nous appelons la force… Mais ta réponse me ravit, tu as beaucoup progressé en peu de temps, tu ne t’arrêtes plus à l’aspect superficiel des évènements.
Je voudrais que tu me décrives la relation qui s’établit, telle que tu la ressens en toi.

Cassiopée ne répondit pas tout de suite à la question formulée par sa mère. Le vent lui frappait à présent le visage avec violence et son corps lui-même cherchait à répondre à l’agression.
Elle ferma les yeux pour mieux sentir les pores de sa peau se clore devant l’impact et la chair de poule se former. Mais c’est surtout son subconscient qu’elle perçut alors. Il s’allégea d’un poids comme s’il avait été soulevé par le souffle. Puis une goutte d’eau vint s’écraser sur son front, caressant son visage d’une fraîcheur revigorante. La goutte fut suivie de près par une seconde qui mouilla son bras alors qu’une à une les gouttes tombaient sur son corps frêle bousculé par une risée plus violente.

-Je crois que lorsque le vent s’est approché de l’eau, l’eau a tout de suite réagi. Elle a accepté son contact au point de se mélanger à lui, si discrètement que lui-même ne s’en est pas rendu compte. Mais il s’est chargé du poids de l’abîme des profondeurs sans même pouvoir s’en défendre. D’ailleurs, je crois que c’est ce qu’il désire : Atteindre les abysses.
Le vent aime parfois se noircir et quand sa masse devient si dense qu’il ne peut plus se supporter, il bourgeonne de toute part et l’eau se met à reluire.
J’aime le moment où l’eau devient à peine visible et qu’elle fait resplendir les rais de lumière qui viennent à leur rescousse.
Tu savais que la lumière n'est jamais en reste quand l’eau et l’air sont présents ?

-Sans elle, ni l’eau, ni l’air n’osent agir. Répondit Malec songeuse.

-C’est la lumière des étoiles n’est-ce pas ?

-Ou bien la volonté de Norema, déesse du jour.

-Non. Cette lumière provient des étoiles. Se buta Cassiopée.

- Cassiopée ! Cesse donc de tant croire en leur pouvoir. Parle moi plutôt du vent et de l’eau.

Pendant que mère et fille confrontaient leur perception et cherchaient à affiner leurs sens, le vent avait déferlé sur les terres en soulevant le sable dans des tourbillons de chaleur. La pluie tombait à présent raide et drue, fouettant les peaux nues qui s’étaient tendues pour l’accueillir.
Cassiopée, debout, avait écarté les bras comme pour l’embrasser.

-Vois-tu, je crois que l’eau aime gronder. C’est pour cela qu’elle recherche toujours le vent et la lumière. Elle s’accroche à l’air dans cet infime espoir d’être portée au-delà des étoiles sans jamais pouvoir les atteindre.
Elles ne lui permettent pas. L’eau ne traverse pas le Néant. Seule la lumière le peut. Alors, la vague s’enfle, se laisse emporter dans les souffles sauvages de l’air et la lumière la cajole, la fait luire de mille feux. Puis lorsque l’eau devient trop lourde, trop pesante, la lumière s’éteint et l’ombre l’emporte. L’eau tombe alors comme autant de larmes insatisfaites, mais chargées du voyage fantastique qu’elles ont entamé. Quand le vent sent venir l’immense chagrin qui suit la montée vers le ciel, il fuit devant la masse sombre et tourne autour d’elle comme pour la protéger.
L’eau s’écoule alors du ciel et se déverse sur notre terre qui l’attend toujours, assoiffée.

Malec se crispa un peu quand Cassiopée lui déversa son conte. Elle ne pouvait pas dire clairement à sa fille ce qui ne convenait pas dans son explication, mais tant d’infimes éléments venaient s’opposer à ce que son éducation de prêtresse lui avait inculqué qu’elle ne pouvait que grimacer en disant :

-Le voyage vers les étoiles n’apporte que malheur. Il n’apporte pas la vie.

Cassiopée se tourna violemment vers sa mère :

-Pourquoi dis-tu cela ? Et le soleil que tu adores ? N’est-il pas une étoile ?

Cassiopée sentait sa colère grossir l’agitation de Malec. Elle pouvait lire toute la rancœur qui la ravageait.

-Je ne supporte pas te sentir toujours prête à aller trop loin !! Calle donc tes pieds sur Terre ! Et comprends ce qui touche les hommes avant de te perdre dans les noirs desseins du Néant !

Là-dessus, elle tourna les talons, furieuse contre sa fille et s’enfonça dans la forêt qui bordait la plage.
Cassiopée n’était pas moins furibonde contre sa mère, à moins que ce ne soit contre elle-même.
Elle avait l’impression de faire tant d’effort pour s’approprier l’immense savoir que sa mère tentait de lui donner sur l’éveil Naturel de leur monde. Mais toujours leur propos s’achevait en querelle.
Bougonne, Cassiopée s’assit sur un rocher. La pluie avait cessée et le vent emportait au loin le lourd nuage. L’azur reprenait ses droits. Ça et la des petites flaques d’eau claire avaient remplies les creux de roches et étincelaient sous les feux du soleil.

-Oui. Je veux atteindre les étoiles. Oui.

Son intonation était maintenant devenue lourde de menaces.

-Mais l’eau aussi peut-être un piège !

Elle prononça les mots appris de sa mère d’une voix gutturale.
L’eau contenue dans la vasque rocheuse à ses côtés se dilata et s’étala lentement sur la roche où elle était assise. Elle se gava de la chaleur de la pierre et se souleva doucement en formant une sorte de voile autour de Cassiopée qui ne prononçait plus aucun mot.
Elle était entièrement tournée vers sa pensée et le film d’eau la suivait. Il l’enveloppa bientôt complètement et Cassiopée se trouva enfermée dans un œuf de verre dont la liquidité l’abritait de tous les maux. Il se mit alors à luire et la lumière s’intensifia provenant du cœur même de l’enveloppe, là où Cassiopée s’était regroupée sur elle-même en position fœtale. Bientôt, on eut pu croire qu’une nova était venue se poser sur l’onde.

Sa mère ne l’avait pas vu agir ainsi, elle en aurait tremblé.





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