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 Et puis...

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Seed of Madness

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MessageSujet: Et puis...   Lun 30 Juil - 10:02

Le dégel, by Lyod

Parfois, vous pensez que vous déprimez, que vous êtes au fond du gouffre, vous pleurez alors, maudissant le monde pendant 1h ou 2h, vous avez les yeux rougis et puis ça passe, vos amis, votre famille, votre moitié du moment vous font oublier...

Et puis ça revient, 1 fois, 2 fois, 50 fois, 100 foi et là vous gardez un sentiment de tristesse en permanence, au fond du cœur, au cœur de l'âme. Bien sûr vous souriez encore parce que votre sentiment de tristesse, bien que présent, n'occulte pas les autres.

Et puis ce sourire s'efface, s'érode avec le temps, de moins en moins vrai, de moins en moins présent, il n'atteint plus que très rarement vos yeux qui se ternissent, qui perdent leur étincelle de vie, d'espoir et de folie, qui ont réussi à trouver le moyen de ne plus rougir malgré les boîtes de mouchoirs qui s'empilent.

Et puis les larmes s'épuisent, la tristesse enfle tellement que c'en est du désespoir, quelques pensées qui défilent "et si la vie s’arrêtait?", pour devenir redondante. La solitude vous étreint le cœur alors même que vous êtes entre amis, en famille ou avec votre moitié du moment...

Et puis vient l'indifférence, celle qu'on se forge, celle qu'on vénère, celle dont on a besoin pour continuer la vie après avoir voulu y mettre un terme, mais qu'on a été trop lâche ou trop fort encore pour vraiment y arriver. Mais l'indifférence fait peur et vous isole aussi sûrement que si vous aviez tué tout le monde.

Et puis votre indifférence s'affine, se spécialise comme un chirurgien cardiaque ou un cancérologue, et ne cible plus que votre douleur, laissant passer vos petites joies, vos petites réussites, vos petites victoires. L'indifférence est alors du détachement, pleurer ou rire, qu'importe, demain ce sera passé.

Et puis c'est là que c'est trompeur car vous pensez enfin regagner un peu la surface, vous rapprochez petit à petit d'une vie un peu plus normale, un peu plus comme les autres, ni vraiment belle, mais ni vraiment moche non plus. Comme un peu d'espoir, une étincelle.

Et puis alors que votre vie s'arrange comme elle peut, que vous vous reconstruisez comme vous pouvez, comme on vous permet de le faire, alors que tous vos désespoirs étaient conscients et contrôlables, l'inconscient arrive avec ses réactions nerveuses et ses cauchemars.

Et puis c'est là, en pleine nuit, au fond de votre lit douillet, dans votre refuge intime, alors que vous tremblez encore, c'est là que vous comprenez qu'au lieu d'être le retour à la vie attendu et espéré, le détachement n'est qu'un autre pallier dans votre descente en enfer.


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dale cooper

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MessageSujet: Re: Et puis...   Lun 30 Juil - 19:45

Merci !

Ca fait du bien !

Je trouvais aussi que ce beau temps estival manquait de nuages, de morosité et de xanax.


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Seed of Madness

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MessageSujet: Re: Et puis...   Lun 30 Juil - 20:28

Tu m'en vois véritablement navrée que mon humeur et ma plume n'égayent pas ta journée à l’inverse du beau temps estival (sachant que chez moi il pleut mais passons).

Cependant, c'est pas nouveau que mes textes sont loin d'être joyeux donc je t'invite à passer ton chemin devant mes textes comme tant d'autres le font si bien quand tu te sens d'humeur légère Heureux

Le temps que j'y suis, pour tout le monde, je préfère ne pas avoir de "commentaires" de ce genre si je peux encore me permettre d'avoir cette petite exigence qui n'est, au fond, qu'une question de respect.
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Lyod
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MessageSujet: Re: Et puis...   Lun 30 Juil - 20:33

Merci !

Ca fait du bien !

Je trouvais aussi que Ter Aelis manquait de troll, de procrastination et de critique gratuite.
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dale cooper

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MessageSujet: Re: Et puis...   Lun 30 Juil - 21:06

Oui donc il faut éviter de heurter la sensibilité des auteurs lorsque, en tant que lecteur, on n'apprécie pas une prose...

La procrastination, quant à elle n'est que limitée, puisque j'ai pris suffisamment de temps pour lire le texte et me faire un avis dessus.

Je n'aime pas, ça n'est qu'un avis. Ca n'enlève rien au soin que tu as attaché à la rédaction, loin de là. Sur la forme s'est bien construit mais ma réaction n'est, justement, qu'une réaction au fond.

J'ai toujours trouvé dommage de ne pas réagir aux textes qui sont présentés ici.

Après tout, s'ils sont mis en ligne c'est pour qu'on les voit, qu'on les jauge et qu'on réagisse.

Si un texte me laisse froid, ne provoque rien en moi, je ne me force pas à le troller juste pour le fun (j'ai passé ce stade).

Preuve en est que ton texte ne m'a pas laissé indifférent puisque j'y ai réagis.


La critique est-elle bonne à prendre, ou bonne à laisser ? Je ne sais pas, à chacun de savoir, mais je trouve ça intéressant pour un auteur de savoir aussi pourquoi un texte ne plait pas.

En l'occurrence ce texte ne pas plu parce que le pathos est trop appuyé, parce qu'il prend à partie le lecteur, parce qu'il fait appel à ses plus sombres souvenirs (et chacun en a) et aussi parce que l'étalage de cette noirceur d'âme est, à mon goût, trop contemplative.

Des textes noirs, dérangeants ou simplement tristes, peuvent avoir parfois ce cachet lyrique qui leur donne une force terriblement humaine, dans le mauvais sens du terme. Mais ce que je reproche le plus à ce type d'écrits, c'ets qu'ils sont souvent surabondamment pathétiques (dans le sens premier hein ! pas au sens figuré !) et que finalement, leur esthétique tourne à vide.

Oui alors je concède qu'une réaction aussi spontanée que sincère puisse être perçue comme un bon troll des familles (surtout venant de ma part, parait-il). Ceci dit, je trouve encore plus dommage de s'enfermer dans une vitrine où les seules réactions acceptées seraient le désintérêt ou l'admiration à sens unique.

Je suis pas là pour mettre des likes, je suis aussi là pour faire vivre les bibliothèques que j'aime.

Laisser un commentaire négatif en fait partie.

Celles et ceux qui ne veulent pas jouer le jeu, peuvent toujours se répandre dans les courants d'air...

Mettre un texte à la vue de tous, c'est aussi prendre le risque d'accueillir la critique.

On a déjà eu ce genre de discussion à de nombreuses occasions.


Je vous prie tout de même de bien vouloir m'excuser pour avoir heurter vos sensibilités respectives à tous les deux par mon commentaire cavalier.

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Seed of Madness

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MessageSujet: Re: Et puis...   Lun 30 Juil - 21:24

Ce n'est pas le fait que tu n'aimes pas mon texte qui m'ennuie, tu n'aimes généralement pas mes textes et ça ne m'offusque en rien.
Ce que je n'apprécie pas c'est ta façon de le dire. Tu passais une bonne journée et mon texte n'était pas dans le mouvement? Je ne vis pas avec toi, je ne vis pas près de chez toi, je ne te connais pas, qu'est-ce que je peux en savoir? Et puis même, j'ai passé une mauvaise nuit et mon humeur du jour était comme le temps par chez moi, pluvieuse.
Chacun son truc.
Ma sensibilité d'auteur ou non, n'a rien à voir avec le fait que ça reste une question de respect, de relation sociale que d'éviter ce genre de commentaire qui n'en est fichtrement pas un. Comme tu le dis si bien, c'est une réaction et non un commentaire.

Mais tu as plus que raison en disant qu'on a déjà eu ce genre de conversation et ma foi c'est la fois de trop. J'irai en effet voir ailleurs la prochaine fois que j'aurais quelque chose à exposer.

Faites vous donc autant plaisir que vous le souhaitez ici.

Merci tout de même pour ton commentaire qui cette fois en était un.
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Erlidann

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MessageSujet: Re: Et puis...   Lun 30 Juil - 21:32

Personnellement, j'ai du mal avec tes textes de manières générales.

Maintenant, passer sans regarder, non. Juste que la plupart dire du temps qu'on n'aime pas, qu'on a eu du mal est mal pris donc pour éviter de froisser les sensibilités, on ne dit rien.

Comment commenter dans ces conditions ? Je suis d'accord que la réaction de dvb n'était pas enjolivée et clairement brutale mais c'est aussi un sursaut contre une morosité exprimée d'une façon défaitiste !

J'ai le fatalisme en sainte horreur, c'est pourquoi ton texte m'a dérangé : une part de moi se révolte contre le fait de refuser un combat. La réponse simple serait : "C'est bien, tu es fort, bravo. Moi pas." ou "Je n'ai plus le courage de me battre."

Mon avis est qu'on peut tous l'être si on le décide.

A trop serrer les dents, on se les brise ? On a plus envie de rien. Peut-être ? Je ne vois pas cette option comme en étant une. Ouvrir les yeux et marcher droit devant, c'est un credo qui me plaît plus.

J'arrête la psychologie de comptoir ici. Mais ce n'est que l'explication de pourquoi je n'aime pas ce texte. Fondamentalement, il n'est pas si mal écrit que ça vu qu'il a fait réagir. Dans la mesure où la critique s'adresse au message véhiculé, c'est qu'il a été lu et "ressenti". Juste avec des sensibilités différentes.

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Cocoon
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MessageSujet: Re: Et puis...   Lun 30 Juil - 23:10

Parfois, vous pensez que (lourd, pour un début) vous déprimez, que vous êtes au fond du gouffre, (Point ici ?) vous pleurez alors, ( ":" peut être ? ) maudissant le monde pendant 1h ou 2h ("heure", ça fait mieux. Et il est préférable d'écrire "une ou deux heures, plutôt que répéter deux fois "heure") , vous avez les yeux rougis et puis ça passe (Point? Essaie de marquer la différence dans le rythme) , vos amis, votre famille, votre moitié du moment (formulation pas très belle je trouve, même si je vois bien l'idée de provisoire ) vous font oublier...

Et puis ça revient, 1 fois, 2 fois, 50 fois, 100 fois (pourquoi ces chiffres? Tout le reste est en lettres. Ce serait moins choquant pour la lecture, et plus joli je trouve, de tout écrire en lettres) et là vous (Trop brute comme transition, c'est à reformuler selon moi) gardez un sentiments (pas de "S" ici) de tristesse en permanence, au fond du cœur, au cœur de l'âme. Bien sûr vous souriez encore parce que votre sentiment de tristesse (répétition), bien que présent, n'occulte pas les autres. (Retravaille le rythme ici, phrase trop longue à mon sens)

Et puis ce sourire s'efface, s'érode avec le temps, (Point) de moins en moins vrai, de moins en moins présent, (Point) il n'atteint plus que très rarement vos yeux qui se ternissent, qui perdent leur étincelle de vie, d'espoir et de folie, qui ont réussi à trouver le moyen de ne plus rougir malgré les boîtes de mouchoirs qui s'empilent. (Phrase trop longue, on s'essouffle)

Et puis les larmes s'épuisent, la tristesse enfle tellement que c'en est du désespoir (qu'elle se change en? ou virer le "du", ça sonne mieux à mes oreilles en tout cas) , quelques pensées qui défilent "et si la vie s’arrêtait?", pour devenir redondante. La solitude vous étreint le cœur alors même que vous êtes entre amis, en famille ou avec votre moitié du moment... (encore cette formulation)

Et puis (L'idée de point de repère au niveau de la structure n'est pas inhabituelle, mais c'est monotone de voir toujours ce départ similaire, le côté blasé du texte aide sûrement) vient l'indifférence, celle qu'on se forge, celle qu'on vénère (vénérer l'indifférence ?), celle dont on a besoin pour continuer la vie après avoir voulu y mettre un terme (Formulation lourde), mais qu'on a été trop lâche ou trop fort encore (ce passage peu être également retravaillé. Je n'aime pas le "fort encore") pour vraiment y arriver. Mais l'indifférence fait peur et vous isole aussi sûrement que si vous aviez tué tout le monde. (Toi quand tu compares tu n'y vas pas avec le dos de la cuillère ^^)

Et puis votre indifférence s'affine, se spécialise comme un chirurgien cardiaque ou un cancérologue (Exemple qui sort totalement du contexte et m'a fait trébucher quelques secondes dans la lecture) , et ne cible plus que votre douleur, laissant passer vos petites joies, vos petites réussites, vos petites victoires. L'indifférence est (devient ?) alors du détachement, pleurer ou rire, qu'importe, demain ce sera passé.

Et puis c'est là que c'est trompeur (Relis ta phrase à voix haute, tout d'une traite. Le début est maladroit je trouve, et manque d'encadrement dans le rythme) car vous pensez enfin regagner un peu la surface, vous rapprochez ('vous vendre, donc "ER") petit à petit d'une vie un peu plus normale, un peu plus comme les autres, ni vraiment belle, mais ni vraiment moche non plus. Comme un peu d'espoir, une étincelle.

Et puis alors que votre vie s'arrange comme elle peut, que vous vous reconstruisez comme vous pouvez, comme on vous permet de le faire, (incise qui alourdit le paragraphe, selon moi. Tu devrais l'enlever) alors que tous vos désespoirs étaient conscients et contrôlables, l'inconscient arrive avec ses réactions nerveuses et ses cauchemars.

Et puis c'est là, en pleine nuit, au fond de votre lit douillet, dans votre refuge intime, alors que vous tremblez encore, c'est là que vous comprenez qu'au lieu d'être le retour à la vie attendu(e) et espéré(e), le détachement n'est qu'un autre pallier dans votre descente en enfer.



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Seed of Madness

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MessageSujet: Re: Et puis...   Lun 6 Aoû - 12:06

Merci pour ton commentaire Cocoon, pourtant certains points me font penser que tu n'as pas saisi le sens profond du texte, ou peut-être que tu veux y voir autre chose.

Je préviens que cette réponse va être brouillon, tu as dit beaucoup de choses et mes commentaires ne suivront pas forcément ton ordre.

Il faut bien commencer par quelque chose alors parlons des lourdeurs: ce que raconte ce texte est lourd, chacun ici est plus ou moins triste à certains moments de sa vie car elle n'est rose pour personne. Cependant, comme le début le montre, ce dont moi je parle, c'est de cette prise de conscience qu'il ne s'agit plus d'un petit sentiments de tristesse qu'on oublie bien vite. Je parle de ce mal-être général qui vous fait courber l'échine, qui vous écrase sous son poids, qui vous fracasse. Crois-tu que le chemin qui mène à notre enfer personnel soit léger? Y irais-tu les épaules relevé et la tête haute? Non. Tu aurais le poids de ton monde sur les épaules, qui t'enfoncerai toujours plus bas.
Sachant cela, les phrases sont longues peut-être et sûrement à dessein, mais elles sont ponctuées d'assez de virgules pour qu'en théorie, si on les respecte, le souffle ne manque pas souvent.
Alors oui, c'est très loin d'être joyeux, je touche sûrement à ce que très peu de personne veulent savoir, à ce que très peu de personne s'avouent aussi. Mais je ne suis certes pas là pour soigner chacun des mensonges que n'importe qui ici peut faire semblant de croire. La joie fait écrire, mais beaucoup moins que les autres sentiments plus négatif.

Pour les débuts de phrase par "Et puis", redondante, répétitive, oui, mais note la continuité et la monotonie de cette descente justement. Tu ne la fais pas en regardant gaiement le paysage, tu marches d'un pas lourds, les pensées vides. Sur la longueur, je veux bien croire que ça alourdit encore plus le texte, mais d'un autre côté, le poids sur les épaules augmente en même temps que tu t'enfonces.

Pour le travail sur la fluctuation des états d'âme, il n'y en a pas car il n'y a pas lieu qu'il y en est. Ce n'est pas un essai, j'me suis pas dit 'tiens, j'vais essayer de raconter une déprime, une déprime de celle qui vous emmène chez un psy ou dans une tombe". Non, ici, c'est la vérité sur ma déprime, sur ma façon de la voir. Je ne vois absolument rien de fluctuant quand on commence à être vraiment déprimé, sauf le tout début comme mon texte le montre.

Pareil, je reste trop dans le négatif? Cite moi un seul avantage ou bon point à la déprime? Je n'en vois pas, il n'y a rien de bon qui en sort, c'est un cercle vicieux qui t'enfonce toujours plus loin, qui te fait perdre tout espoir d'en sortir. J'insiste, il n'y a rien de bon, et je ne vois pas pourquoi je devrais mentir en inventant quelque chose de bien, simplement pour "éviter de froisser les sensibilités" (Erlidann, je te retourne le compliment, je n'écris pas pour faire plaisir, j'écris parce que je le veux, que j'en ressens le besoin, libre à vous de ne pas lire si mon sens des vérités est parfois trop brutal pour vous.)

Pour la suite, un début déjà en dépression? Non, tu ne viens pas au monde déjà dépressif. Ton innocence fait que tu vas bien, elle s'érode et ton monde commence à connaître le gris puis le noir, tu la perds et tu commences à éprouver les véritables sentiments négatifs et seulement là, s'ils persistent, tu apprends la déprime. Il y a un début, il y a ce début que j'abhorre chez certaines personnes trop promptes à parler de déprime quand 5 minutes avant ils étaient heureux comme des pinçons et qu'ils le sont à nouveaux 5 minutes après. Il y a ce début où si tu réagis rapidement tu peux encore éviter tout ça, si on ne t'enfonce pas et que tu trouves de l'aide. Car quoiqu'on en dise, quoiqu'on en pense, quelque soit les mensonges qui rassurent, on ne sortira jamais seul d'une déprime, on a besoin d'aide, et malheureusement, cette aide est autant un bienfait parfois qu'un coup de couteau en plein coeur.

Bref, ce que raconte ce texte n'a rien de joyeux et jamais je n'y ancrerai quelque chose de joyeux, en tout cas sur cette partie. J'ai cependant écrit la suite, et vous serez sûrement heureux d'apprendre qu'elle fini mieux, même si je ne reviendrai jamais sur le fait que dans la vie, parfois ça fini bien, et d'autre fois non, et qu'il est bien dommage de ne pas vouloir se l'avouer, qu'il est bien dommage de se mettre des œillères, en prenant comme argument que ça n'avance à rien de voir toujours le pire. Il ne s'agit pas de toujours voir le pire, simplement d'avoir conscience des choses, d'avoir la force de se les dire, d'en accepter les conséquences, et d'assumer ses responsabilités.
Rebref, la suite ne sera pas ajouté au texte initial, lisez le prochain post si le coeur vous en dit.
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Seed of Madness

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MessageSujet: Re: Et puis...   Lun 6 Aoû - 12:10

Et alors que vous titubez sur votre chemin de perdition, les yeux aux sols, la tête basse, des pas résonnent, traînants, au diapason de votre cœur qui s'éteint, comme les battements sonores d'une machine qui annoncera enfin la chute de votre errance.

Et alors que ce son se rapproche, vous découvrez que vous n’êtes pas seul dans ce gouffre, vous avez peine à y croire en voyant cette paire de pied divaguer près de vous, raclant le sol, suintant de la même mélasse de sentiments abjects que les vôtres.

Et alors, sans vous en rendre compte, vous ralentissez, votre lente descente en enfer s'allonge encore, cette force qui vous tirait vers le bas a comme une hésitation, un sursaut, comme si elle pouvait être tangible et qu'on lui avait porté un coup, la blessant, l’affaiblissant.

Et alors que vôtre regard se lève, quitte le sol, il rencontre un visage, aussi inexpressif que l'était le vôtre avant que se peigne cet air ébahi. Vos yeux s’écarquillent devant cette apparition lugubre et pourtant porteuse de cette étincelle que vous croyiez éteinte.

Et alors que les pas s'éloignent, votre bras trouve la force de se tendre et d'attraper cet autre bras de cet autre qui s'en va, inexorablement. Votre poigne est faible à ses débuts, mue simplement par l'instinct le plus sauvage et le plus inébranlable qui puisse exister : l'instinct de survis.

Et alors que votre main se referme enfin avec force, l'autre se fige comme foudroyé, le son de ses pas résonne encore un instant puis s'efface et dans ce néant de toute chose, la peur du vide revient vous hanter, un dernier assaut pour vous forcer à lâcher, à abdiquer.

Et alors que la peur engendre le doute, l'autre pose lentement son regard sur votre main, sa propre main vient la toucher une petite éternité plus tard, comme pour s'assurer qu'elle est réelle, comme pour s'assurer que ses sens ne jouent pas avec lui.

Et alors vous vous sentez capable de faire un pas vers cet autre, capable de vous approcher, de mettre à l'épreuve votre solitude au contact de la sienne. Vous restez hésitant mais ce ne sont que les premiers sentiments qui reviennent dans une avalanche de sens.

Et alors il croise votre regard, votre mains se ferme avec encore plus de conviction, comme si elle savait qu'elle tenait la chose la plus précieuse en ces lieux.

Ne vous y trompez pas, il n'est pas un ange éclatant de lumière et de pureté descendu des cieux par la grâce d'une puissance supérieure qui viendrait pour vous sauver. Il est de fait beaucoup plus que ça. Il est cette étincelle qui enflamme à nouveau votre vie.
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MessageSujet: Re: Et puis...   Lun 6 Aoû - 12:59

Seed of Madness a écrit:
Merci pour ton commentaire Cocoon, pourtant certains points me font penser que tu n'as pas saisi le sens profond du texte, ou peut-être que tu veux y voir autre chose.

J'y ai saisis ce que j'ai pus. En revanche j'ai l'impression que c'est toi qui n'a pas bien comprit mon commentaire.

Il faut bien commencer par quelque chose alors parlons des lourdeurs: ce que raconte ce texte est lourd, chacun ici est plus ou moins triste à certains moments de sa vie car elle n'est rose pour personne. Cependant, comme le début le montre, ce dont moi je parle, c'est de cette prise de conscience qu'il ne s'agit plus d'un petit sentiments de tristesse qu'on oublie bien vite. Je parle de ce mal-être général qui vous fait courber l'échine, qui vous écrase sous son poids, qui vous fracasse. Crois-tu que le chemin qui mène à notre enfer personnel soit léger? Y irais-tu les épaules relevé et la tête haute? Non. Tu aurais le poids de ton monde sur les épaules, qui t'enfoncerai toujours plus bas.

Je veux bien que le texte ait un fond lourd, grave et pesant, mais je t'ai fait une remarque sur le style en lui-même. Tu peux traiter d'un thème lourd et avoir un style léger. Ici certaines phrases m'ont semblé lourdes, voir maladroites par moments. J'en fait aussi, et ça se corrige. Mais le thème ne justifie pas le style. Ma remarque était que parfois certains passages ne sonnent pas harmonieux, en dehors de la thématique, et que ça peut être remanié pour donner quelque chose de mieux.


Sachant cela, les phrases sont longues peut-être et sûrement à dessein, mais elles sont ponctuées d'assez de virgules pour qu'en théorie, si on les respecte, le souffle ne manque pas souvent.


De mémoire, ce sont surtout les points que j'ai suggéré, qui permettent de souffler mentalement, d'assimiler ce qui se dit avant de repartir sur une autre phrase. A mon sens certaines étaient trop longues, et mériteraient quelques points. Mais ce n'est qu'un avis personnel.

Alors oui, c'est très loin d'être joyeux, je touche sûrement à ce que très peu de personne veulent savoir, à ce que très peu de personne s'avouent aussi. Mais je ne suis certes pas là pour soigner chacun des mensonges que n'importe qui ici peut faire semblant de croire. La joie fait écrire, mais beaucoup moins que les autres sentiments plus négatif.

Tu écris ce que tu veux sur la thématique que tu veux. Je t'ai juste donné mon avis sur le fond et la forme, pas la peine de me justifier ton choix.

Pour les débuts de phrase par "Et puis", redondante, répétitive, oui, mais note la continuité et la monotonie de cette descente justement. Tu ne la fais pas en regardant gaiement le paysage, tu marches d'un pas lourds, les pensées vides. Sur la longueur, je veux bien croire que ça alourdit encore plus le texte, mais d'un autre côté, le poids sur les épaules augmente en même temps que tu t'enfonces.


C'est bien l'impression que j'en ai retiré, en ça tu as atteins ton objectif.

Pour le travail sur la fluctuation des états d'âme, il n'y en a pas car il n'y a pas lieu qu'il y en est. Ce n'est pas un essai, j'me suis pas dit 'tiens, j'vais essayer de raconter une déprime, une déprime de celle qui vous emmène chez un psy ou dans une tombe". Non, ici, c'est la vérité sur ma déprime, sur ma façon de la voir. Je ne vois absolument rien de fluctuant quand on commence à être vraiment déprimé, sauf le tout début comme mon texte le montre.

Si tu m'as bien lu, ce point était dans "suggestion". Je te vois écrire beaucoup de textes dans cette optique sombre. Tu as le droit. Mais comme je suis tuté litté, et du coup étant en charge du soutien et du conseil de jeunes ou moins jeunes plumes, je conseille pour améliorer l'écriture de chacun, dans un sens général. Te concernant, si tu tu décides un jour à faire un travail plus long (nouvelle, roman), ou que tu diversifies tes thèmes ou tes histoires, ça te seras utile de travailler sur l'évolution des états d'âmes de tes personnages. Mais ce conseil ne vaut pas pour le présent travail, vu que ce n'est pas l'objectif, j'en convient.

Cependant, ça pourrait te servir un jour si tu continues d'écrire.


[bi n'y a rien de bon qui en sort, c'est un cercle vicieux qui t'enfonce toujours plus loin, qui te fait perdre tout espoir d'en sortir. J'insiste, il n'y a rien de bon, et je ne vois pas pourquoi je devrais mentir en inventant quelque chose de bien, simplement pour "éviter de froisser les sensibilités" (Erlidann, je te retourne le compliment, je n'écris pas pour faire plaisir, j'écris parce que je le veux, que j'en ressens le besoin, libre à vous de ne pas lire si mon sens des vérités est parfois trop brutal pour vous.)[/i]

Est ce que j'ai dit ça ? Est-ce que je t'ai demandé d'éviter de froisser les gens ? Tu écris ce que tu veux, tu restes dans le négatif si tu veux, je ne t'impose absolument rien.
Oui tu restes trop dans le négatif, au sens général de tes textes. Mais je t'ai fait cette remarque en partant du principe que un jour tu seras peut être tentée de faire du travail de plus longue haleine, et comme dit précédemment ça te serait utile de travailler sur l'évolution et la transition joie-tristesse et inversement. Mais si tu comptes rester sur de courts travaux uniquement axés sur ce style, oublie ma remarque.


Pour la suite, un début déjà en dépression? Non, tu ne viens pas au monde déjà dépressif.

Tu ne commences pas avec un personnage nourrisson, c'est pour ça que je te conseillais d'attaquer (éventuellement) avec un début déjà déprimé, car ça donne l'idée de continuité. Tu aurais débuté avec un nourrisson, je dis pas, mais comme c'est ta propre image qui est représentée ici, enfin une partie de toi j'imagine, tu es dans une évolution déjà entamée, d'où mon conseil.



Bref, ce que raconte ce texte n'a rien de joyeux et jamais je n'y ancrerai quelque chose de joyeux, en tout cas sur cette partie.

Tu t'emballes alors que je t'ai donné quelques suggestions et avis pour ce texte et les prochains. Je ne t'ai pas condamné parce qu'il n'y a rien de joyeux ici, et encore moins demandé d'en faire tout autre chose; je t'ai suggéré des pistes de travail. C'est dommage que tu ne l'ai pas compris comme ça...


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Erlidann

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MessageSujet: Re: Et puis...   Lun 6 Aoû - 13:07

Citation :
Erlidann, je te retourne le compliment, je n'écris pas pour faire plaisir, j'écris parce que je le veux, que j'en ressens le besoin, libre à vous de ne pas lire si mon sens des vérités est parfois trop brutal pour vous.

Mais ! Tu écris, tu publies. Tu as des commentaires t'exprimant le fait que certains n'aiment pas. Euh... Il y a un soucis là dessus ?

Passer notre chemin ? Non ! Ai-je dit avoir regretté de t'avoir lu. Effectivement, c'est éclairant sur ta vision des choses. Ton sens des vérités est absolu est si les autres en ont peur, ils se voilent la face lorsqu'ils sont confrontés à ta vérité absolue ? Voyons...

Oui, tu décris un cheminement. Une logique maladive et bornée, une vision étriquée de la réalité qui peut surgir chez certains. Tu racontes ton cheminement dans la déprime, ton expérience, ce que tu as enduré et tu le généralises. Est-ce pour celà une vérité absolue ? Est-ce pour celà totalement faux ? Non. Tu as sans doute une part de vérité Seed of Madness mais pas tout.

Une déprime, une fois dedans, on ne réfléchit plus, on descend tant qu'on a pas retrouvé la lumière. Les autres sont tous des idiots à croire que la vie peut être belle, qu'on peut vivre bien. Être joyeux, c'est de la merde. Et on devient hésitant au contact de l'autre, le seul qu'on puisse estimer. Celui qui peut nous comprendre, celui qui a vécu cette descente en enfer.

C'est une visions dénaturée de la réalité qu'on se forge, on ne réfléchit plus normalement, l'autre est stupide s'il croit encore pouvoir être heureux. Être heureux 5 minutes puis retomber vers une légère morosité, premier étape d'une dépression ? Peut-être, si c'est ton expérience que tu mets en avant ici.

Le soucis étant que ton texte sonne comme un appel à l'aide fermé : "Regardez, j'ai souffert ! Regardez, c'est comme celà que vient la déprime qui mène à ne plus rien goûter des joies éphémères ! Ecoutez mon expérience mais soyez convaincu ou passez votre chemin, vous ne savez PAS ce que c'est c'est comme ça, c'est tout."

Oui, tu as connu sans nul doute la dépression. Tu écris sans nul doute pour te libérer quelques temps de ce mal-être persistant ou pour expliquer une cheminement. Je te fais confiance là dessus. Mais tu as des tournures lourdes comme a pu te le relever Cocoon. Tu te braques vis à vis de celui qui a fait le commentaire le plus poussé au niveau stylistique. Tu lui dis "Oui, j'ai fait des phrases longues mais bon, c'est fait exprès, j'ai fait du "lourd" pour qu'on sente le poids du monde sur les épaules du lecteur.". Tu te braques vis à vis ce ceux qui le font sur le fond.

J'ai une question et non, ce n'est pas une question fermée, il y a un réel intérêt à comprendre ta démarche et ce n'est pas un appel à ce que tu te taises et que tu n'écrives plus.

Si tu refuses les commentaires -même constructif-, que tu défends bec et ongle tes idées - grand bien t'en fasse - et que tu dis que ton texte ne sera pas retrouché, qu'il est inamovible comme tes idées.

Pourquoi publies-tu ?

_________________
Spoiler:
 



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Dernière édition par Erlidann le Lun 6 Aoû - 15:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et puis...   Lun 6 Aoû - 15:09

Citation :
La joie fait écrire, mais beaucoup moins que les autres sentiments plus négatif

C'est là le point sensible de la question.

Et je réponds avec un grand et gros non. C'est, de mon point de vue, une erreur grave que de le croire. Tu aurais affirmé que "pour toi" l'état négatif te procure une meilleure source d'inspiration, je n'aurais rien eu à y redire, mais dans le cadre de ce qui est dit, je reviens dessus. Non, non et trois fois non. La joie fait autant écrire que la dépression, car quand on parle d'écrire on parle de la transmission d'un message. Tu as la sensation qu'écrire le négatif, comme tu nous l'expliques tout au long de ton propos, te donne beaucoup plus de profondeur. Si tu n'es pas capable d'exprimer "la joie" dans d'autres textes, c'est que tu n'auras pas la profondeur suffisante non plus pour développer les aspects comme la tristesse ou la vengeance. Ce n'est nullement une question de sensation ou de sensiblerie, c'est une question d'écriture, de maîtrise des champs lexicaux, de formes, de style, d'expression précise d'un style.

La plus belle des phrases qui explique l'art d'écrire est bien celle-ci "Être un bon écrivain c'est être capable d'écrire de la joie quand on est triste, et de la déprime quand on est joyeux". En ça je reviens très souvent sur ces écrivains qui fondent leurs propos sur l'expérience. Et ça je te le dis car c'est quelque chose que je pratique beaucoup, écrire du triste quand je suis triste, et je me rends compte que je suis très loin "techniquement" d'arriver à exprimer correctement ce fond par une forme parfaite car justement je me suis trop fondé dans ma prime jeunesse sur l'élaboration d'un style d'artiste maudit dégueulasse. Aujourd'hui je suis contraint à désapprendre ces erreurs et je les constate très souvent chez d'autres écrivains, notamment ici sur Ter Aelis.

Citation :
tu commences à éprouver les véritables sentiments négatifs et seulement là, s'ils persistent, tu apprends la déprime

Vaste débat plus complexe que la simple notion d'apprentissage. Intéressante vision, mais la science indique aussi que la dépression est l'usage précis d'une partie du lobe temporal droit dans notre joli cerveau. L'activation de ces zones se fait pour quasiment tous les posts trauma par exemple et rien ne peut affirmer que la déprime n'est pas un état induit et forcé par le cerveau. La bipolarité et autre manico dépressivité sont par exemple classés désormais au rang de "maladie" : ce ne sont pas juste des états d'âmes. J'en viens de plus en plus à croire que l'état de dépressivité est la résultante d'une volonté et de son application par un processus encore inconnu. Le poids écrasant de cet état n'est qu'une perception complémentaire offerte par le cerveau : la conscience l'interprétant d'une certain façon qui n'a rien de "vrai" ou "réel". C'est un peu comme certaines zones du cortex cérébral qui sont stimulés lors des rêves. C'est le même mode de fonctionnement. Donc pour moi, la dépression n'est qu'un état irréel issu d'un stimuli sur une zone du cerveau et qui provoque une conséquence sur l'état mental du sujet à un niveau dépendant de son degré de conscientisation de la chose.

Après on pourrait aussi s'interroger sur ce qu'est un sentiment "négatif". Négatif pour qui ? Que signifie se sentir mal ? Est-ce que la douleur n'est pas une émotion au même titre qu'une autre ? La dépression devient l'incapacité complète à faire la part des choses dans la palette sentimentale figée que nous pouvons "vivre". Ce n'est donc pas une descente aux enfers pour moi, mais une incapacité du cerveau et de la conscience à se remettre réellement en question. C'est une incapacité à créer une construction mentale originale et c'est donc la pire des choses en matière littéraire. Vraiment. C'est aussi l'une des raisons qui fait l'inoriginalité du cri de l'âme et l'impression autour de vous d'être incompris : la focalisation sur un sentiment qui détruit la structuration expérimentale humaine. Donc oui, c'est bel et bien une erreur que de croire que la déprime est la meilleure source d'inspiration : c'est la pire et la plus insidieuse, celle qui dénature complètement le fond et qui vous enferme dans la pire des formes. Si si, je vous assure. Relisez vous quand vous écrivez de la sorte, vous remarquez que vous êtes dans l'emprisonnement et ce texte le montre parfaitement bien : vous n'êtes ni dans la création, ni dans l'esthétique, ni dans la production, ni même dans le cri du cœur. On est bien long donc d'une quelconque écriture ou transmission d'un message.

Mais ce n'est guère le débat que de juger du degré de dépressivité d'un être humain. Degré totalement subjectif. Donc je ne m'appesantirais pas sur le "fond" de ce que tu énonces, ça ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse c'est la transmission de ton message. Et comme le dit très bien Cocoon : elle n'est dans la forme pas "bonne" notamment pour tout ce que je viens d'exprimer dans le paragraphe précédent. Quelques exemples argumentaire de ce que j'énonce.

Citation :
Parfois, vous pensez que vous déprimez, que vous êtes au fond du gouffre, vous pleurez alors, maudissant le monde pendant 1h ou 2h, vous avez les yeux rougis et puis ça passe, vos amis, votre famille, votre moitié du moment vous font oublier...

Et puis ça revient, 1 fois, 2 fois, 50 fois, 100 foi et là vous gardez un sentiment de tristesse en permanence, au fond du cœur, au cœur de l'âme. Bien sûr vous souriez encore parce que votre sentiment de tristesse, bien que présent, n'occulte pas les autres.

La répétition du mot "heure" ou "fois" détruit la véracité du sentiment. "Et puis ça revient, une fois, deux fois, cinquante, cent, trop...". Les énumérations sont des figures de style : à défaut d'écrire un essai, il faut aussi saisir que la transmission par écrit ne se fait pas en jetant sur papier ses propres vagues à l'âme parnassien. Il est des "codifications" qui permettent de donner corps et esprit, force à un discours, même quand celui-ci s'adresse à sa propre conscience. Ce genre de figure de style est très facile à modifier pour gagner en "profondeur". Ensuite regarde, "tristesse en permanence" => tristesse permanente. Les petits changements structurels font les grandes réussites généralement.
"Bien sûr vous souriez encore parce que votre sentiment de tristesse, bien que présent, n'occulte pas les autres." Même critique que dans l'écrasante majorité des textes de TA. Il n'y a que trois mots qui expriment la sémantique dans cette phrase : sourire, tristesse, occulter. Tous les autres mots sont parasites : "bien sûr", "encore", "parce que", "bien que", "autre". La longueur d'une phrase n'est que rarement un problème quand on souhaite exprimer la langueur de la tristesse, je dis oui, et je suis totalement d'accord. Par contre la longueur outrancière induite par la parasitation de satellites pronominaux ou adverbiaux est extrêmement dérangeante à la lecture. Un ou deux maximum dans une phrase; au delà ça éraille l'oreille et détruit le coeur de la sensation qu'on souhaite révéler. Bilan : la dépression devient banale et on en vient à se demander pour la nième fois, si ce n'est encore qu'un petit poids dans l'histoire de l'humanité.

Citation :
Et puis vient l'indifférence, celle qu'on se forge, celle qu'on vénère, celle dont on a besoin pour continuer la vie après avoir voulu y mettre un terme, mais qu'on a été trop lâche ou trop fort encore pour vraiment y arriver. Mais l'indifférence fait peur et vous isole aussi sûrement que si vous aviez tué tout le monde.

Même remarque grammatical et structurel : "celle dont on a besoin pour [...] après avoir voulu y mettre [...] mais qu'on a été trop [...] ou [...] encore pour vraiment y arriver.". Ce qui se trouve dans les trois petits points est la jolie planète sémantique. Tout ce qui reste écrit sont les satellites qui gravitent autour d'elle. Ce qui est notable c'est que les satellites sont plus nombreux que les planètes. En astronomie, trop de lunes : des marées bordéliques, un climat pourri et un massacre planétaire. En littérature, même résultat.


Citation :
Et puis c'est là, en pleine nuit, au fond de votre lit douillet, dans votre refuge intime, alors que vous tremblez encore, c'est là que vous comprenez qu'au lieu d'être le retour à la vie attendu et espéré, le détachement n'est qu'un autre pallier dans votre descente en enfer.

Réécriture en 2 minutes à main levé.

En pleine nuit, là, au fond d'un lit douillet, ce refuge intime. Tremblant, là, au fond de ce lit, dans l'attente d'une renaissance vers l'étincelle de vie, l'espoir d'une lumière, la chute est une lente agonie dans les profondeurs des puits insondables de la tristesse. La sensation soudaine de tomber, de se réveiller en sueur, glacé par les vertiges sordides de la solitude... etc etc...

C'est rapide, certes, mais je marque là certain adjectif, certaines sensations complémentaires. Creuse donc l'émotion jusqu'à l'extraire, toutes les sensations. Celles du vertige dans le lit, celles des tremblements de l'angoisse, celles de la spasmophilie provoquée et induite par une peur irrépressible de mourir. L'emballement cardiaque, le frisson, le visage de l'angoisse même qui vous apparaît gravé sur la rétine; l'impossibilité à s'endormir, se mettre à droite, à gauche, transpiré, pris à la gorge, le souffle haletant en permanence...

Bref. Quand on connaît la déprime et l'angoisse, si on veut la transmettre... Qu'on la transmettre avec force d'âme en montrant tous les signes, ceux là même qui provoque la déprime. Le moment qui nous fait pleurer, le saisissement d'un instant où l'on se sent tomber dans un abîme profond et obscur. Qu'est ce qui provoque cet état. On y met de la conviction en somme...
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