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 Matière négative : Brume vermeille

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gaba

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MessageSujet: Matière négative : Brume vermeille   Mar 22 Jan - 2:25

Matière négative : Brume vermeille



Bertha était malade ce jour là. Plus malade que d'habitude en fait. Malade au point d'hésiter à voir un médecin.
Pourtant elle poursuivait son travail aux champs, respirant les pollens qui n'arrangeraient pas son état de santé.
Tous les ouvriers agricoles que Bertha connaissait étaient plus ou moins atteints aux poumons, et elle doutait qu'il existe un seul fermier en bonne santé à la surface de ce monde.
La planète nommée Emphim, que tous ses habitants appelaient Emphysème, était le grenier du troisième Reich, mais c'était également sa plus grande concentration d'insuffisants respiratoires, à cause des pollens.
Des pollens.
C'était le terme employé par la radio et les journaux : les pollens étaient la cause officielle de cette morbidité généralisée, rien à voir avec les quantités faramineuses d'engrais chimiques nécessaires à la culture sur ce monde stérile où chaque être vivant y avait été amené par l'homme.
Peu de paysans étaient dupes, mais tous employaient le terme officiel. Ne pas le faire pouvait avoir des conséquences, employer le terme engrais à mauvais escient diminuait fortement une espérance de vie déjà assez courte, et critiquer IG Farben, l'industrie qui fournissait les engrais en question, signait l'arrêt de mort du critique, de sa famille et de tout auditeur qui ne l'aurait pas dénoncé assez vite.
À quarante ans, Bertha en paraissait soixante-dix, et aurait pris sa retraite sur n'importe quel autre monde.
Mais sur Emphim, personne n'avait jamais atteint l'âge de la retraite.

Ce jour là, Bertha était malade. Et tout en continuant de faucher le blé, elle maudit comme chaque jour IG Farben et ses produits.
Ce jour là, Bertha se trompait.


Seize mille kilomètres au-dessus de la fermière, deux hommes en uniforme conversaient dans une cabine située au cœur d'une énorme masse de métal suspendue dans le vide, arborant discrètement la spirale étoilée des Mondes-Unis sur sa coque.
« Toujours pas de nouvelles du capitaine Wilks ?
- Non, major. Pas depuis l'insertion.
- Ils se seraient perdu en route ?
- Tout indique qu'ils sont arrivés à destination, major.
- Ils auraient dû envoyer le signal radio si c'était le cas, vous êtes sûr qu'il n'y a pas eu d'accident ? Une erreur passée inaperçue ?
- Tous nos instruments sont doublés, et nous avons mis les meilleures unités cognitives dont nous disposons sur cette opération. Ils sont peut-être tombé sur l'ennemi.
- Vu la densité de population sur ce monde c'est très improbable. Attendons de voir, ils ont sans-doute un problème de radio.
- C'est à espérer, major. »


Le blé avait une teinte bizarre, très peu végétale.
Deux heures après le lever du soleil, la vue de Bertha était enfin convenable. Les formes étaient un peu floues, mais les couleurs s'imprimaient fidèlement sur la rétine dès que la luminosité ambiante le permettait, malgré les cristaux qui encombraient ses globes oculaires.
Les problèmes de vision n'étaient pas considérés comme préoccupants sur Emphim, on mourait d'étouffement bien avant de devenir aveugle.
Bertha voyait du rouge sur les épis de blés. Elle espérait que ce n'était pas une moisissure, auquel cas toute la récolte serait foutue.
Pour une fois dans sa vie, elle aurait pu remercier IG Farben pour les résidus cristallisés d'innombrables produits chimiques qui l'empêchaient de distinguer clairement la substance rouge qui recouvrait le blé.


« Ça fait combien de temps ?
- Trois heures depuis l'insertion, major.
- Envoyez la compagnie de Garond, on doit savoir ce qui s'est passé.
- C'est trop risqué, ils pourraient leur arriver la même chose qu'à Wilks.
- J'en suis conscient, dites au capitaine Garond de procéder à un largage par MBL.
- Les vaisseaux du Reich sont nombreux en orbite : on risque d'être repéré.
- Des transports agricoles pour la plupart, nous n'avons rien à craindre. Et de toutes façons cette expérience est plus importante que la sauvegarde d'une frégate. »


Ce n'était pas des moisissures.
Bertha en était arrivé à cette conclusion en regardant le ciel qui prenait peu à peu une teinte vermillon. Les moisissures ne pouvaient pas emplir le ciel, pas en de telles quantités.
C'était plutôt comme une tempête de poussière. Ça arrivait parfois, avec la quantité de sols nus sur cette planète.
Mais ce n'était pas la saison, il n'y avait pas un poil de vent, et surtout la poussière n'était généralement pas gluante et ne laissait pas un goût métallique sur la langue.
La visibilité s'amenuisait petit à petit, au point que la fermière mal-voyante s'en aperçut.
Bertha voyait jusqu'au bout de la parcelle en temps normal. L'année dernière, elle pouvait encore voir la route juste après son champ, et le champ du voisin dont elle ne distinguait pas les limites.
À cet instant, elle ne voyait plus que les vingts épis de blés devant elle, et savait que sa vue déficiente n'était pas en cause.
Au lieu de devenir de plus en plus flou, son champ de vision était brutalement arrêté par la brume.
Une brume de moisissures ou de poussière, Bertha ne savait plus trop. La seule chose dont elle était sûre était sa couleur.


Garond détestait les descentes en MBL.
Le Module Blindé Léger avait rendu les opérations de parachutage beaucoup plus efficaces, et permettait même des largages depuis l'orbite, l'outil idéal pour établir une tête de pont en vue d'une invasion planétaire.
Le blindage protégeait les occupants du vide spatial, et formait un véritable bunker une fois posé au sol.
Selon Garond, le problème du MBL se situait entre ces deux étapes.
Allégé grâce à la matière négative pour freiner sa chute et se poser sans dégâts, le MBL était une véritable plume virevoltant au gré des courants aériens. La trajectoire qui en résultait était impossible à suivre pour une batterie de DCA, mais avait des conséquences désastreuses sur le système digestif de ses occupants.
Arrimé par son harnais à la paroi du module, le capitaine Garond retenait de toutes ses forces le contenu de son estomac. Il y avait bien sûr un entonnoir juste devant sa bouche pour le cas où il échouerait, et trois des neufs soldats qui l'accompagnaient avait déjà utilisé le leur. Mais le grade de capitaine imposait un certain stoïcisme, quitte à avaler une deuxième fois son repas.
Le son des ailerons se déployant retentit, la chute en fut ralentie et devint plus rectiligne, permettant le guidage du MBL dans les mille derniers mètres. Ce qui faisait un bon pilote de MBL était la capacité à ne pas tourner de l'oeil à ce moment là. Le sergent Lube était le meilleur de la compagnie de Garond, et pendant qu'un quatrième soldat remplissait son tube d'urgence, il se focalisa sur le périscope et prit les commandes.


La substance rouge envahissait petit à petit l'arborescence respiratoire de Bertha, s'engouffrant jusqu'au plus profond de ses poumons via les cavités creusées pendant des années par les cristaux d'engrais.
La fermière avait désormais la certitude de ce qui la rendait malade, encore plus malade que d'habitude.
Elle lacha sa faux, ses fagots d'épis et une quinte de toux et se mit à courir pour fuir la brume rouge.
Ce en quoi elle fit une grave erreur.
Personne ne court sur Emphim, à part les enfants encore non atteints par les pollens.
Ses jambes avalant le terrain plus vite qu'elle ne pouvait le voir, Bertha trébucha sur une pierre et s'affala dans la terre fraîchement moissonnée.
En essayant de se relever, ce furent ses articulations qui la trahirent. Envahis par les pollens, les cartilages crissèrent et s'accrochèrent les uns aux autres, envoyant un signal de douleur qui submergea son cerveau et la firent s'étaler de nouveau dans la terre.
Alors que ses poumons s'emplissaient de plus en plus vite de brume rouge, Bertha releva une dernière fois la tête pour voir des sortes de rochers descendant du ciel.
Le plus proche se posa à quelques mètres devant elle, mais ses yeux irrités, embués de larmes, ne reconnurent même pas ce qui en émergeait comme des silhouettes humaines.
La tête retomba, la douleur s'apaisa, et l'obscurité envahit l'esprit de Bertha.


L'oeuf d'acier commençait déjà à se teinter de rouge lorsqu'un mât en émergea. Le capitaine Garond remis des émotions de la descente, inspectait les alentours grâce au périscope. Lesquels alentours se résumaient à quelques épis de blés jonchant une parcelle délimitée par un brouillard intense qui faisait office de clôture.
Le capitaine n'était pas très imaginatif, et c'était ce qui faisait de lui un bon soldat, prétendait-il. L'explication la plus simple était toujours la meilleure, et dans le cas précis de la teinte du décor qu'il contemplait, il n'en voyait qu'une seule.
« Vaaners, tu trouves ça drôle ?
- Capitaine ? Répondit l'intéressé, interloqué. C'est quoi qui va pas ?
- Fais pas le malin avec moi, tes farces sont marrantes en temps de repos, mais le coup du filtre coloré c'est bon pour les cadets.
- J'ai rien fait de ce que vous dites, capitaine.
- On verra ça au retour, soldat. » Maugréa Garond.
Mais déjà il doutait que le clown de la compagnie y soit pour quelque chose. Vaaners n'arborait pas ce rictus d'anticipation qu'il s'efforçait de refréner d'habitude, avant le déclenchement d'un événement supposé comique finement programmé.
Remontant le périscope, Garond fit coulisser la glissière d'une meurtrière sur la paroi du module, y jeta un regard et la referma précipitamment.
« Oh merde ! Mettez vos casques, tout de suite ! Et étanchéifiez vos armures ! »


« Alors tout compte fait vous avez trouvé une erreur.
- Oui major. Nous avons surestimé la force de gravité de la planète. Un technicien s'en est aperçu en calculant la trajectoire des MBL.
- Et donc ? Les conséquences ?
- Totalement imprévisibles, ça a toujours parfaitement fonctionné lors des tests initiaux. Mais c'était sur nos planètes, on en connaît parfaitement la composition interne, la répartition précise des masses. On prend même en compte les marées.
- Donc vous êtes en train de me dire que cette méthode ne peut être utilisée sans risque que sur nos propres planètes ?
- Euh, major. Je suis sûr qu'on peut améliorer le concept et...
- Vous savez combien de fric on a mis dans ce truc ? Vous pensez réellement que l'armée, le congrès et le gouvernement dépensent des millions de dollars pour qu'on puisse envahir nos propres planètes !
- …
- Alors vous allez faire tourner vos hérissons jusqu'à trouver une solution ou jusqu'à ce qu'ils claquent tous. Auquel cas vous en deviendrez un vous-même, et votre cervelle sera peut-être enfin utile à quelque chose.
- Oui, major … bien compris, major »


Les soldats américains trouvèrent rapidement le corps de Bertha.
« Sergent ! Est-elle vivante ? »
Lube était accroupi près du corps de la fermière, cherchant son pouls carotidien : « Encore chaude, mais morte, capitaine.
- Pas étonnant, vu ce qu'elle a saigné. » Commenta Vaaners.
« elle n'a pas saigné, c'est cette brume étrange. Elle a dû en accumuler dans les poumons. Puis elle a dû tout expulser avec un spasme.
- Je me sens pas bien … » Vaaners, qui avait réussi à garder le contenu de son estomac pendant la descente, regretta que son armure n'était pas pourvu de conduit d'urgence.
« Bon, on continue. Trancha le capitaine. Lube, prenez un échantillon de ce truc pour les scientifiques, ils aiment bien les échantillons. Vaaners, interdiction formelle d'ouvrir ne serait ce qu'un seul orifice de ton armure jusqu'au bloc sanitaire du vaisseau. On a encore les gars de Wilks à retrouver. »
Mais les gars de Wilks ne furent jamais retrouvés.


À des dizaines d'années-lumières d'Emphim, dans un luxueux bureau, trois hommes étaient assis les uns en face des autres, chacun espérant que l'un des autres oserait prendre la parole le premier.
Ce fut le locataire officiel du bureau qui le fit : « Bordel, comment on en est arrivé là ? »
Les deux autres restèrent silencieux.
« Mais merde, vous ne pouviez pas prévoir ce risque ? Major ! »
L'un des deux hommes releva la tête : « Nous avons prévu tout ce qu'il était possible de prévoir, monsieur le ministre. Les hommes du capitaine Wilks avaient tous signé une décharge. Et bien sûr les familles auront le droit aux indemnités prévues en plus des pensions.
- Mais le problème n'est pas là. C'est ce qui est arrivé aux habitants le problème.
- Ce n'étaient pas des citoyens américains, monsieur. C'est l'ennemi.
- Vous êtes un militaire, major, mais moi je dois penser aux conséquences politiques. C'était des civils, et il n'y a aucun moyen de justifier ça à l'opinion publique !
- On pourrait étouffer l'affaire. » Proposa le major, désignant du menton le troisième membre de la réunion.
Celui-ci secoua la tête : « Ça ne marche pas comme ça. Les grands quotidiens sont déjà au courant et vont sortir l'info demain. Ils ne résisteront pas à la perspective de quintupler leur tirage.
- Un ordre de réquisition alors ! Clouez leur le bec avant qu'ils ne fassent du dégât ! Vous êtes bien secrétaire d'état à l'information, non ? »
Le secrétaire jeta un œil amusé en direction du ministre. Il pris un temps avant de formuler sa réponse qu'il exposa d'une voix doucereuse, pleine de condescendance, au major.
« Et bien, voyez-vous, une telle mesure aurait des conséquences fâcheuses étant donné que la plupart de ces journaux appartiennent à de grands groupes industriels et financiers, regroupant des secteurs comme l'armement, la construction spatiale et l'exploitation pétrolière.
Et fait ironique, la première rédaction à recevoir les infos appartient au groupe General SpaceShip. Savez-vous ce que produit cette multiplanétaire en particulier ?
- Ouais, les Modules Blindés Légers que ce projet était sensé remplacer … enfoirés de fritzs ! Ils nous l'ont mis jusqu'au fond ! »
- Et ils auraient tort de se priver. Intervint le ministre. C'est nous les méchants dans l'histoire. Même notre propre population ne nous pardonnera pas d'avoir employé une arme bactériologique.
- Ce n'est même pas une arme ! Protesta le major. C'est mes gars qui se sont fait vaporiser ! On a même les preuves : les échantillons récoltés sur Emphim sont du tissu humain !
- Et dans les poumons d'une population affaiblie par les engrais, vos gars ont fait sept milles victimes ! Et nous pouvons nous estimer heureux que la densité de population soit aussi faible.
- Mais c'est à cause des engrais ! Personne ne serait mort sans ça !
- Et vous voulez le révéler au public ? Que les engrais rendent gravement malades les agriculteurs ?
Comment croyez-vous que vos soldats puissent se nourrir alors que nous occupons des mondes à peine fertiles ? »
- Oh merde...
- C'est le mot parfait pour décrire notre situation, major.
- Qu'est-ce qu'on peut faire alors ?
- C'est simple, on limite les dégâts. Vous me remettrez votre lettre de démission avant que je ne remette la mienne au président.
- Et pour le projet ? On pourrait régler ce défaut d'instabilité.
- Major, même si on y arriverait, il ne pourrait y avoir aucune application militaire. Pas après tout ça. Je vous ai dit qu'on devait limiter les dégats, en conséquence, le projet téléportation est abandonné. »
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gaba

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MessageSujet: Re: Matière négative : Brume vermeille   Mar 22 Jan - 2:39

Ça fait un bail que j'ai écrit, et pour tout vous dire, je n'ai même pas touché à Matière négative depuis plusieurs mois.
J'ai quand même plein d'idées qui me viennent sur cette univers... moins sur l'histoire principale, mais je m'y remettrais un jour, promis.
Si vous avez lu un peu Matière négative, vous vous serez aperçus que la plupart des éléments récurrents de la SF qu'on retrouve dans Star Wars, Stargate, et autres trucs en "star" sont absents de mon récit : pas de canons lasers,pas de robots, pas de boucliers énergétiques, pas de réacteurs principaux qui fournissent l'énergie de tout le vaisseau et qui sont situés stratégiquement au milieu du hangar à chasseur ouvert à tous vents solaires, ni au bout d'un conduit d'aération en ligne droite (Dans Matière négative, on sait construire des vaisseaux)
Ça s'explique par le fait que le point de départ de Matière négative est une Uchronie dont le point de départ se situe quelque part dans les années 1930, mais j'ai voulu y apporter une explication supplémentaire à travers ce récit.
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Ruby

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MessageSujet: Re: Matière négative : Brume vermeille   Jeu 31 Jan - 12:43

Salut Môsieur,

Ben figure toi que bizarrement le titre de ton texte m'avait pas attiré et j'avais toujours passé mon chemin, pensant tomber sur quelque chose de scientifique que je ne comprendrai pas, et en fait ça se lit d'une traite c'est très agréable, on se fait bien happer, on a envie de savoir mais qu'est ce que c'est? pourquoi? par contre ben forcément je reste sur ma faim.

Citation :
Des hérissons
hihi mais je connaissais pas ce terme.
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gaba

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MessageSujet: Re: Matière négative : Brume vermeille   Jeu 31 Jan - 22:20

La science-fiction c'est pas que de la science. Telle que je la conçois, la SF s'appuie sur quelque chose de plus ou moins scientifique (ça va de l'extension des sciences actuelles à quelque chose de totalement inventé mais "scientifiquement explicable" qui le différencie de la magie.)
Mais ensuite j'essaie d'imaginer comment cette science différente de la notre influence la société, l'Histoire avec un grand H, le tout formant un contexte pour l'histoire que je veux raconter.

Mais j'avoue que parfois l'histoire n'est pour moi qu'un prétexte pour détailler tel ou tel aspect du contexte, c'est plus cool qu'une description "technique".

Xu' a écrit:
Citation :
Des hérissons
hihi mais je connaissais pas ce terme.

Hérisson : voir Matière négative, dans la section tomes longs de Ter Aelis et en vente dans toutes les librairies (oui, je sais, c'est vachement commercial, mais c'est la crise, hein !)
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dale cooper

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MessageSujet: Re: Matière négative : Brume vermeille   Sam 2 Mar - 17:15

J'aime bien cette idée d'une variation, d'un texte parallèle à la trame principale de Matière Négative.

Ca donne un autre point de vue et aussi quelques détails sur le fonctionnement des factions.

La structure du texte est pas mal, j'aime bien ces points de vue décalés aussi bien bien dans le temps que dans le contexte.

Par contre, je trouve que ce texte amène pas mal d'interrogations sur la faction nord-américaine :

L'effort de guerre de la nation américaine dépend-elle vraiment des luttes d'influences de grands groupes industriels et médiatiques ? Passent-ils avant les impératifs de l'Etat et dans quelle mesure ?

Ces groupes sont-ils liés avec ceux du Reich comme ta dernière remarque sur les engrais le laisse suggérer ?

Et surtout : vas-tu continuer sur cette voie et présenter d'autres histoires parallèles ?

En tout cas je suis preneur Heureux
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Thelesias

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MessageSujet: Re: Matière négative : Brume vermeille   Sam 23 Mar - 15:28

Bon je crains que mon commentaire ne sois pas très constructif x)

Mais quoiqu'il en soit, j'aime beaucoup. Pour quelqu'un qui adooore la SF comme moi, entendre parler d'invasion planétaire et autres complots galactiques, c'est le Graal ce genre d'histoires.

Le thème, si il n'est pas précisément original, est très intéressant, la description de ce qui arrive à Bertha quand elle est touchée est particulièrement réussi, il y a un excellent rythme notamment avec le "Ce n'était pas des moisissures.", la petite phrase courte qui sonne comme une sentence. Même si c'est un procédé fréquemment usité tu le maîtrises à la perfection.

Bref, super nouvelle Heureux Je n'y trouve pas vraiment de défaut sinon peut être qu'elle est très brève et qu'on a du mal (enfin moi en tout cas) à s'immerger dans tout ça car à peine a t on commencé que c'est terminé.
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MessageSujet: Re: Matière négative : Brume vermeille   

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