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 Clash Le Printemps #1 [ Résultat]

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Ruby

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MessageSujet: Clash Le Printemps #1 [ Résultat]   Mer 17 Avr - 22:22

Lentement, le flocon de neige choit du ciel jusqu’au sol. Il se laisse porter par la bise légère oscillant de gauche à droite avant de fondre, touché par la vapeur d’eau qui s’échappe d’un des trop nombreux pots d’échappement des voitures qui vont et viennent sur l’avenue.
Je regarde le ballet incessant de la neige en fumant ma pipe. D’un geste habitué, je passe mon doigt sur le petit tuyau de cuivre qui s’échappe du bec de l’instrument, permettant d’évacuer ainsi les substances nocives du tabac. Décidément, le professeur a des idées particulièrement géniales ces derniers temps.
Un regard rapide sur mon calendrier de poche, nous sommes déjà le 25 avril. Plus que quarante-huit heures, et on y sera enfin… Depuis le début de l’année, j’attends avec impatience cet instant précis, je peux bien attendre quarante-huit petites heures de plus.
Je suis toujours assis, devant la grille du parc, à regarder les flocons et les voitures, perdu dans mes pensées, imaginant ce qui allait enfin se passer. Eteignant ma pipe, je resserre mon écharpe autour de mon cou. Le froid se glisse entre mes vêtements, s’infiltrant entre les mailles de ma lourde redingote noire. Je suis frigorifié.

La nuit tombe, il serait temps que je bouge quand même, finalement. Je me relève, remets mon haut de forme, non sans faire tourner un peu les rouages activant la fonction chauffante qui dégage à son tour un peu de vapeur. Encore une invention du professeur, il faudrait que je pense à le remercier tout à l’heure, tant que j’y suis.

J’avance tranquillement, sur le trottoir, longeant la chaussée qui blanchit à vue d’œil, tout comme les véhicules toujours sur le côté. Les gens que je croise sont tristes, renfrognés, rentrant leur tête dans leurs épaules. Même les dames, dans leurs magnifiques robes en velours avec les étoles, ne sourient pas, ou rarement. Les chapeaux, d’ordinaires si magnifiques avec les plumes et les voiles paraissent eux aussi plus ternes, comme si les couleurs elles-mêmes disparaissaient peu à peu. Il en est de même avec le rouge à lèvres, d’ordinaire si pétillant, si brillant, si… rouge comme les cerises au cœur de la saison me paraissent gris ou noirs.

« Rassurez-vous, ils reviendront… »

Encore cette maudite voix de femme si sensuelle, si douce, si colorée. J’ignore d’où elle vient, qui elle est, et j’aimerais tellement le savoir finalement. Personne d’autre ne semble l’avoir entendu, chacun avance, seul et ensemble à la fois. Je hausse les épaules et continue ma route, je ne suis plus très loin après tout.

« A droite. »

Pour la première fois depuis que je l’entends, elle me donne un ordre. D’habitude, elle me rassure, elle me calme. Qu’est-ce qu’il me prend de la suivre ? Pourquoi donc suivrais-je une voix dont je ne connais rien ? Je décide de l’ignorer et continue ma route, rallumant ma pipe grâce au système de briquet intégré. Je prends quelques bouffée de tabac, d’habitude cette drogue légère me suffit largement pour faire cesser cette hallucination auditive.

« Vous devriez la suivre, monsieur. N’ayez pas peur, je vais avec vous. »

Cet hiver qui dure commence à me taper sur le système. Voilà qu’un enfant vêtu d’un drap porté comme une toge, me conseille de suivre une voix que je ne connais pas pour aller à un endroit que j’ignore. Je décide de nier l’existence de ces deux êtres, et d’avancer, plus loin.

« Viens me voir. Fais demi-tour et viens. »

L’enfant est toujours là, il se faufile entre les gens qui se pressent désormais pour rentrer chez eux. Comment font-ils pour ne pas le voir ? Un garçon en toge blanche par un froid pareil, ça ne passe pourtant pas inaperçu au milieu des redingotes en laine épaisse noire et des impressionnantes robes à ruban. Et pourtant la foule défile autour de nous, masse aveugle et folle.

« Tu devrais y aller. La Dame t’attend ! »

Devant l’insistance du petit et de la voix, je finis par éteindre ma pipe, par boire une des petites fioles d’alcool coloré que j’ai sur moi et par me retourner, remontant la foule à contre-courant. Je parviens à une ruelle. Je ne la connais pas, je n’y ai jamais été, mais la voix veut que j’y aille, elle.

« Vous verrez, les choses sont différentes par là. »

Je hausse les épaules, soupire et m’y glisse, avec un petit sourire mutin…



-" C'est sûrement Dieu qui veut me punir de ma mauvaise vie, c'est bien ma veine de ne pas y avoir cru toutes ces années, dis-je en formulant ma pensée à haute voix, comme si j'attendais qu'une manifestation divine vienne confirmer mes suppositions."

-" Je ne pense pas."

En une fraction de seconde, je suis sur mes jambes. L'adrénaline submerge mon corps comme à chaque fois qu'on frappe à ma porte. Sauf que ça n'est pas mon propriétaire qui vient réclamer son loyer, aujourd'hui, c'est cette voix dans ma tête dont je ne parviens pas à me débarrasser. Et pour la première fois, elle me répond directement. Je réessaie :

-" Tu es qui, toi ? D'où tu me parles ? Montre-toi un peu !"

Pas de réponse, évidemment. J'explose en injures, que je braille à travers tout l'appartement contre cette voix féminine. Les femmes, c'est vraiment le mal, c'est Satan. Bon, c'est sûr, si je l'insulte comme ça, elle ne risque pas de répondre. Quoi qu'après tout, ça a l'air de fonctionner quand je blasphème. Les nuits d'ivresse de cette semaine n'auront servi à rien. Je n'ai plus d'alcool, je n'ai plus un sou, et rien à faire. Je deviens dingue à petit feu, comme la viande qui pourrit.

En parlant de feu, je n'ai plus de bougie. J'avais fait le stock dans l'attente de me faire couper l'électricité. Mais là, c'est la pénurie. Du coup, l'appartement baigne dans une pénombre qui empire à chaque minute qui passe, avec le jour qui tombe. Cette noirceur contraste avec la neige au dehors, dans un noir-et-blanc très artistique et passablement convenu. Même les épais rideaux rouges des grandes fenêtres ne viennent briser l'harmonie. L'humidité ambiante les a bouffé, leur couleur autrefois chatoyante est devenue si terne, que j'ai parfois l'impression qu'ils avalent la lumière.

Je décroche mon téléphone pour appeler Mark, mais je le repose immédiatement. Eh oui, pas de courant, pas de téléphone non plus. Je vais être obligé d'aller le voir directement. Ce qui signifie sortir d'ici, en espérant que les huissiers ne m'attendent pas au bas de l'immeuble. J'ouvre la fenêtre qui donne sur la rue. Brrr, ça caille, pour parler franchement. On est au printemps depuis un mois, c'est du délire. Personne en bas de l'immeuble mais il y a plusieurs voitures garées, ils sont peut-être à l'abri dans le hall. L'alcool décuple ma paranoïa, égare mon discernement. Je referme la fenêtre et traverse le salon pour ouvrir celle d'en face. La gouttière est accessible, depuis la fenêtre d'à côté. Ma prudence est elle aussi au fond de la bouteille. De toute manière, si je reste ici je crève, je dois aller voir Mark. Il ne voudra sûrement pas me prêter de l'argent, vu ce que je lui dois déjà, mais c'est une technique. Il faut demander un bras pour obtenir un doigt. Si j'arrive à lui faire assez pitié, il ne pourra pas refuser de me passer quelques bougies. Enfin ça, c'est s'il m'ouvre. J'aurais de la chance si je parviens à passer le seuil de sa porte, il m'a littéralement expulsé la dernière fois.

Pas le choix, j'enfile des vêtements chauds, sales mais chauds. Je m'installe sur le rebord de la fenêtre, que j'essaie de refermer du mieux possible pour éviter que le froid ne s'y engouffre. J'hésite un moment, non pas que j'ai peur de descendre de cette manière, mais plutôt que je me demande comment je vais pouvoir remonter ensuite, si jamais je ne peux pas passer par la porte de devant. Je m'élance enfin. La gouttière est... glacée. Mes mains gèlent en un instant. J'essaie de me convaincre que ce n'est qu'un mauvais moment à passer. Assez étonnamment, je parviens sans trop de mal à descendre, trouvant çà-et-là des endroits où poser mes pieds. C'est au moment où j'atterris enfin que je constate que mes clés sont restées sur la table du salon, et l'appartement est fermé de l'intérieur. Je jure à voix basse contre ma stupidité.

-"Pas d'inquiétude, vous trouverez une solution."

Voilà que ça me reprend. Je suis bien obligé de la croire sur parole, et d'ailleurs, ça m'arrange bien, je ne serai pas obligé de me confesser pour mes pêchés puisque visiblement ça n'est pas Dieu. Je longe l'immeuble par le jardin et enjambe prudemment plusieurs clôtures. J'arrive enfin sur une rue transversale. Les gens se retournent en me voyant émerger d'un jardin, au dessus d'un grillage. Je fais mine de rien et prend ma route.

J'avance un peu, traverse quelques rues. La neige commence à s'accumuler par terre, mes chaussures crissent au rythme de mes pas. J'accélère le rythme, poussé par le froid qui commence à me ronger maintenant que la demi-chaleur de mon chez-moi est loin derrière. En arrivant à une intersection, je suis pris d'une hésitation sur le chemin le plus court pour aller chez Mark. Je m'engage finalement à gauche. La réponse ne se fait pas attendre :

- Non, c'est de l'autre côté.

En faisant demi-tour, je glisse sur le sol et m'étale de tout mon long sur le trottoir. C'est super. J'étais glacé, maintenant je suis trempé. Un type très distingué s'approche, apparemment pour m'aider. Mais dans mon délire, son allure me rappelle celle d'un huissier. Je me relève promptement et fais quelques mètres en courant. En me retournant, je vois qu'il s'est figé dans une expression d'intense interrogation. Mauvaise intuition, ça ne fait rien. De toute façon je deviens fou, alors autant que les gens commencent à le savoir. Je reprends mon chemin, cette fois en trottant presque, tenaillé par le froid.

-" A gauche."

J'obtempère.

-" A droite maintenant."

-" Mais pas du tout, c'est de ce côté, chez Mark "! Dis-je en tendant mon bras à gauche.

Une grand-mère en face de moi semble effrayée par ce qui doit ressembler à un étrange monologue, de l'extérieur. Elle change de trottoir, aussi rapidement que ses jambes fatiguées et sa canne le lui permettent. Je continue ma route sans tenir compte de la voix. A l'intersection suivante, un gamin me fait signe sur ma droite. J'écarquille les yeux : le môme est en toge, comme un sénateur romain miniature. Allons bon, voilà une autre apparition divine. Je traverse la rue pour le rejoindre. S'il espère que je vais lui prêter ma veste – trempée – il peut toujours espérer.

- "Venez, monsieur !" Me dit-il. "Suivez-moi !"

Et il part en sautillant comme un clown. Mince, me dis-je intérieurement, il n'a pas la même voix. L'espace d'un instant, j'avais espéré, un scénario insensé, que cet enfant m'espionne depuis chez moi, et me parle depuis je ne sais quelle cavité dans le mur. Une vision s'ajoute à une voix.

Oubliant mes bougies, je le suis prestement. Peut-être en a-t-il, d'ailleurs, ou peut-il me permettre d'en obtenir. On peut tout espérer, venant d'un mioche habillé d'une simple toge par ce froid de canard. Il progresse vite, mais se retourne régulièrement et me hèle pour être sûr que je le suis. En tout cas, j'espère qu'il m'emmène dans un endroit chaud. J'hésite devant chaque pub que nous dépassons, à aller me mettre au chaud et sécher mes vêtements.

- "Vous êtes presque arrivé."

Je sursaute. J'avais presque oublié la voix, dans l'histoire. Visiblement ces deux gredins sont de mèche. Le môme ne faiblit pas. Il m'emmène dans la direction opposée à celle qui va vers la maison de Mark, je me demande si j'ai bien fait de le suivre. Les derniers mètres sont les plus durs. On dirait qu'il flotte dans les airs, tellement il va vite. Je me mets à courir pour ne pas le perdre. Brusquement, il s'engouffre dans une ruelle perpendiculaire. Je cavale pour le suivre et fonce moi aussi dans la ruelle. La course est de courte durée : en prenant l'angle, je percute immédiatement ce que je crois être une statue au premier abord. Sauf que la statue s'effondre aussi de son côté. Je me relève tant bien que mal. C'est un monsieur d'un certain âge, apparemment peu heureux de cette collision. Il ramasse en grommelant son élégant haut de forme tombé dans la neige.

- "En voilà des manières !" bougonna le vieil homme.

Enfin "vieil" homme, on ne peut le dire qu'à cause de ses cheveux blancs, il est encore bien bâti pour un homme de son âge, il parait presque plus en forme que moi d'ailleurs...Il est grand, coiffé d'un haut de forme noir assorti à son trois quart et des chaussures en cuir noir, brillantes et ressortant magnifiquement avec la neige. Il a un regard bleu perçant, le regard malicieux et intelligent, sa peau est ridée par endroit, surtout sous les yeux ce qui accentue l'effet de malice de son regard.

- "Je suis désolé Monsieur je..."

- "Aurais-tu le diable aux fesses mon garçon ?" le ton était plus amical qu'à l'instant précédent.

Après tout pourquoi ne pas lui dire la vérité ? Je suis sans argent, la faim me fait avoir des hallucinations, j'ai froid ce qui doit d'ailleurs accentuer mes visions, je ne sais pas ou je suis et ce que je fais ici. Je devrais me méfier tout de même, un homme aussi élégamment habillé dans pareil endroit n'est pas coutume.

-" Et bien il..."

"Fais lui confiance"

Cette voix...je n'en puis plus...qu'elle cesse...laisse moi...

-" STOP !! JE NE VEUX PLUS VOUS ENTENDRE ALLEZ VOUS EN !! LAISSEZ-MOI..."

Quel est ce bourdonnement ? Mon dieu c'est horrible cette douleur je...je ne sens plus mes jambes...

-" Jeune homme ?! Répondez-moi..."

Néant

Ma tête...où suis-je ? Il fait si sombre, suis-je mort ? En tout cas je n'ai plus froid c'est déjà ça. Reprenons les choses depuis le début : je me trouve dans mon appartement sans électricité, chauffage, argent...etc. Et je voulais me rendre chez Mark en espérant qu'il me donne de l'argent. En passant par le fenêtre pour sortir j'entends cette voix de femme qui me guide. Soudain un enfant habillé en toge romaine me dit de le suivre et cours avant que je ne percute un vieil homme et perde de vue l'enfant. Je commence à parler avec le vieil homme quand la voix de femme reprend et deviens si intense dans mon esprit que je tombe dans les pommes. Mais alors qu'est-ce donc que cet endroit ?

Un regard à gauche...rien. Un regard à droite...rien. Si, une forme. Ma vision ne me trompe pas c'est bien une forme, assez petite je dirais, je ne perds rien à aller voir. La faim et le froid provoque de drôle de chose sur l'esprit, jamais je n'aurais imaginé en arriver à un tel point enfin...plus je marche et plus la forme deviens massive, on dirait une sorte de statue. J'avance encore, c'est une colline...encore quelques pas : c'est une montagne ?

"Escalade"

Encore cette fichue voix de femme, je veux hurler mais aucun mot ne veux sortir de ma bouche.

"Je suis là-haut"

Cette fois, c'est une autre voix, une voix à peine distincte et qui ce répète avec l'écho...un enfant. La montagne semble interminable et pourtant j'arrive à apercevoir une forme à son sommet, ce monde est étrange je veux le quitter. Je décide de me plier à la voix et commence à gravir cette montagne. Il va me falloir des heures pour l'escalader c'est de la folie. C'est plus facile que je ne le pensais, il y a beaucoup de prises et puis je ne ressens pas vraiment l'effet d'effort habituel lorsqu'on fait un exercice physique...je ressens tout de même la peur, elle qui me fait douter sur ce que je suis : mort ou vivant. La montagne semble être la seule chose visible par mes yeux. Lorsque que je regarde derrière-moi et en dessous de moi je ne vois que du noir, le néant.

"Tu y es presque"

La voix de l'enfant était plus claire, comme si il me murmurait à l'oreille. Le sommet est là, encore un effort et j'y suis.

"Viens vite"

J'arrive, voudrais-je hurler mais je n'y arrive pas. Encore deux mètres...un mètre...ça y est j'y suis : personne. J'entends le bruit du vent autour de moi mais il ne semble pas vouloir me toucher. Je me retourne pour regarder le néant qui m'entoure, ce monde est vide.

"Je suis derrière-toi"

La voix est devenue cruelle, je me retourne et l'enfant me regarde droit dans les yeux...il me pousse dans le vide !

-" NON !"

Il fait chaud ici, j'ai le front qui goutte de sueur. Il y a une odeur de tabac.

- "Tu es enfin réveillé mon garçon." dit le vieil homme
- "Où suis-je ?"
- "chez moi."

Le vieil homme a quitté mon champ de vision. J'ai la nausée et la tête me tourne. Je ferme instinctivement les yeux. J'ai du mal à réfléchir. Mes pensées ne sont que masses lumineuses qui s'affrontent. Le souffle court, je happe l'air que je peux avaler et j'ouvre les yeux.

Un masse neigeuse s'approche de moi et me parle :

- "Essaie d'avaler un peu de bouillon, mon garçon. Il te faut manger quelque chose."

J'ai ouvert la bouche sans même le vouloir et je sens le liquide bouillant glisser vers mon œsophage. Mes lèvres appellent une suite à ce goût de sel, à l'eau chaude qui me fait tant de bien.

-" Doucement..."

J'ai dû boire tout un bol. Et le bien-être m'enfonce doucement dans l'inconscience.

Cette fois ci, mon réveil est réel. Je suis seul dans une grande chambre aux murs tapissés d'un papier peint aux fleurs vieillies par le temps. Un feu se meurt dans une immense cheminée patinée de suie sombre. La bergère qui soutient les livres sur le linteau a un côté très kitsch en comparaison du bougeoir droit comme un i qui lui fait face.

Soudain, la porte s'ouvre en grand et l'homme, toujours ce même homme à la beauté âgée, me rejoint. Comme je cherche à me relever, il m'aide à soulever la masse devenue si lourde de mon corps endolori.

-" Je vous remercie... Dis-je, déjà exténué par l'effort. Mais où suis-je ?"

-" Toujours chez moi, mon garçon. Tu n'as pas quitté la maison depuis deux jours. Mais tu étais en triste état. Depuis quand rôdes- tu ainsi dans le froid ?"

Le vieil homme m'a permis de m'asseoir sur le bord du lit et s'apprête à me soutenir pour que je fasse quelques pas. Je me sens aussi faible qu'au jour de ma naissance. L'effort physique est tel que ma réflexion n'arrive pas à se concilier à mes actions.

Il m'a mené jusqu'à une table où deux assiettes sont mises.

Je crois que j'ai trop mangé. Je me sens lourd.

Le vieil homme s'appelle Lucius Percolati. Finalement, celui là non plus n'est pas huissier.

-" Je vous remercie. Dis-je une nouvelle fois. Mais je me sens bien faible. Je crois que je retournerais volontiers m'allonger si vous le permettez."

-" Oh, mais bien sûr mon garçon. Je vais peut-être me faire une sieste moi aussi d'ailleurs !"

Je ne l'ai pas encouragé à m'accompagner cette fois. Je suis à présent capable de me soutenir seul et je ferme la porte derrière mon dos en fermant un moment les yeux, le souffle court. L'effort a été un acte de pure performance athlétique. Mes oreilles bourdonnent.

Blanc immaculé.

En rouvrant les yeux, la peur m'assaillit.

La chambre est totalement vide, d'un blanc cru et tranchant. Tous les meubles ont disparu. Plus de cheminée, plus de lit, plus rien du décor qui était le mien quelques heures plus tôt. Je me retourne pour fuir mais la poignée de la porte s'est volatilisée comme la porte elle-même. Je suis cerné par quatre murs, dans un cube parfait.

Je hurle. A peine émis, mon cri se perd dans le coton. Au contact du silence, mes oreilles se sont mises à rugir mais le son s'est cristallisé dans mon cerveau.

Plus rien. C'est comme si un immense vide s'était emparé de moi. Un vide profond qui me plonge dans un néant blanc qui me glace jusqu'à ma moelle.

Et dans ce froid paralysant, la voix claque le silence :

-" Voici le portail. Il vous suffit de vous avancer vers le centre de la pièce et je vous conduirai."

Mes deux bras se collent au mur et mes mains tentent de s'accrocher quand aucune prise ne me retient.

Pétrifié dans la position d'un Christ en croix, je sens le sol se ramollir doucement et mes jambes flageoler. Je suis incapable de savoir comment résister au tremblement qui s'est emparé de moi.

Une toge est soudainement apparue au centre de la pièce. Elle a surgi de nulle part au moment même où je me suis retrouvé nu. Cette toge m'attire comme un aimant. J'ai froid. J'en tremble. Je crie au secours mais le seul bruit que je parviens à entendre est cette fichue voix qui m'ordonne :

- "Habillez-vous et venez."

Il est impossible de résister. J'ai beau me contraindre, mes gestes ne m'obéissent plus et je me drape du linge blanc quand le sol se dérobe et que je plonge les pieds devant dans un vide spatial.


28 Avril.

- "Bien le bonjour Monsieur, que puis-je pour vous ?"
- "Je souhaiterais voir le Professeur."
- "Vous avez rendez vous ?"
- "Non, enfin si, mais ce soir."

Les 48 heures sont presque révolues et j’ai déjà bien trop consommé du tabac de Madame Cropignac. Madame Cropignac, importatrice d’épices orientales, légendaire conteuse des histoires du peuple guerrier birman, et surtout arnaqueuse des chalands qui abusent de la bibine Parisienne. Elle leur commerce des mélanges de feuilles de thé et de brindilles de la forêt versaillaise. Aux habitués, comme moi, elle leur revend en sous main, ce fameux opium cambodgien. Ah… Ces volutes délicieuses des parfums lointains, mélangées au pétun qui brûlent mes poumons depuis des années. Nerveux et angoissé depuis quelques jours, et la rencontre avec ce jeune fougueux, j’en avais presque oublié mon impatience. Mais ma pipe, dans la poche, que je serrais nerveusement pour me rassurer, était là pour me le rappeler. Ma pipe, oui, ma pipe mécanique, salvatrice et porte bonheur, généreusement offerte par le Professeur et doté de ce fameux mécanisme anti-particules cancérigènes.

- "Si le professeur vous a donné rendez vous ce soir…"
- "Voyez-vous Madame, je le sais, mais je souhaiterais le voir d'urgence. J’ai quelques soucis d’ordre personnel qui ne me permettront peut être pas de le voir ce soir."
- "Monsieur, je vais voir ce que je peux faire."

La petite est une souillon de l’hôpital Jean Bouillou comme j’en ai déjà croisé deux différentes lors de mes visites au Professeur. Elle est jeune, n’a pas atteint la majorité, et dispose de sérieux atouts qui feront d’elle, dans un futur proche, une femme des plus charmantes. Son regard turquoise, perçant, n’eût de cesse que de me dévisager pendant notre conversation. Très professionnelle. Elle s’évade par l’un des couloirs, disparaissant derrière des tentures à la croix rouge. De loin, je peux lire cette fameuse plaque :

Professeur Quincampoi,
Directeur de l’asile / Asyleum Director
Inventeur à vapeur / Steamworker
Spécialiste de l’imaginaire / Dream up Expert
Ne pas déranger / Do not disturb

La petite voix n’était plus là depuis ma rencontre avec ce jeune frapadingue. Par chance, le Professeur était aussi expert en psychiatrie. Certes, j’étais plutôt l’un de ses meilleurs clients pour ses inventions, mais pour une fois, son expérience serait d’une utilité dans un autre domaine. Je ne voyais guère d’autres dénouements pour ce gamin : l’asile est une solution pour les cauchemars et l’alcoolisme. A voir le Christ tous les soirs dans mes appartements, je peux être bon samaritain, mais il fallait trouver un dénouement à la faiblesse de ce petit. J’avais décidé dans la matinée, bol de soupe ou non, de trouver un endroit où il pourrait se calmer : un endroit respectueux de la tranquillité. Le parc au châtaigner de l’asile de Quicampoi, au début du printemps est un jardin coloré des plus fameux, et des plus paisibles. Je ne voyais aucune autre alternative à ces quelques heures passées en sa compagnie.

Sereinement je déposais mon caban, sur le porte-manteau, époussetant ma redingote négligemment. Ah oui. Ne pas oublier d’éteindre la fonction auto chauffante, ni de prendre ma pipe.

- "Non !"

Sursaut.

- "Comment ça non ?"
- "Non ! Pas ici."

Encore cette voix féérique dans ma tête… Elle m’avait fait croiser le chemin de ce môme un peu paumé, à peine adulte, et toujours me reposait l’esprit. Elle est si suave, avec ce pépiement légèrement printanier, qu’on lui donnerait le bon Dieu sans confession. Charmeuse et envoûtante. On l’imagine dans ces célèbres robes à carcan, dotées de ces non moins fameux porte jarretelles… Elle vous rend évasif et rêveur et là, une nouvelle fois, elle prit un ton un peu plus autoritaire qu’à l’accoutumée.

- "Comment ça ? Quoi pas ici ? "

Saperlipopette, je parle à voix haute, deux fois. D’un œil circonspect, une vieille grand-mère me lorgne depuis son banc de la salle d’attente. Je m’incline et d’un geste salvateur, preuve de mon état mental sain, accompagné d’un sourire, je lui adresse un simple bonjour. La rumeur naissait tellement vite dans ce quartier, que deux précautions valaient toujours mieux qu’une. Depuis deux ans que je n’étais pas venu voir ma sœur, les quartiers bourgeois parisiens avaient cette tendance au chahut moraliste, aux racontars sur les odeurs de sainteté d’un exposant vigneron ou du barbier chez lequel une exquise coiffeuse s’occupe de votre cuir chevelu. Pas plus tard qu’hier, la belle était déjà le sujet et le centre de potins sur le mari de la boulangère. Oui, ce dernier se rend souvent chez le barbier : un peu trop. En dépit de mon sourire, la grand-mère continue de me dévisager prudemment. De toute façon, j’attends le Professeur. J’attends le Professeur et il ne vient pas, ni le déhanché de la superbe demoiselle de l’accueil. Que se passe-t-il ? Faire le planton face à la sonnette du comptoir d’entrée n’est pas dans les habitudes des hospitaliers…

- "Pas ici ! Prenez la porte là-bas."

Elle m’indique la sortie. J’hésite.

- "Ne soyez pas inquiet Lucius."

Première fois qu’elle me nomme par mon prénom. Je sens un léger doute dans le timbre de cette voix. Ethérée et vaporeuse, moins chantante, moins sautillante. Est-ce la même ? Une hésitation aussi peut être. Mon esprit me joue des tours… A-t-elle peur de voir le jeune homme enfermé ici ? Dois-je craindre les hospitaliers ?

- "Ne soyez pas inquiet, tout va bien."

Je retrouve l’espace d’un instant l’élégance et la finesse du printemps. Mes incertitudes s’estompent aussi vite que l’hiver cède au bourgeon la renaissance des fleurs. Je desserre l’étreinte que j’ai soudainement eu sur ma pipe. Risette à la vieille et je m’échappe par l’entrée.

Zut. Je repasserais ce soir pour voir le Professeur. Dans l’entrebâillement de la porte, je vois alors deux molosses en blanc de travail débarquer à l’accueil. J’attends ce jour depuis le début de l’année… Il faut absolument que…

BROUM !

La lumière s’éteint. Je perds conscience.

- "Monsieur ? Allez, debout ! Debout, enfin ! Allez !"

- "Mh… ?"

Mes yeux s’ouvrent avec peine après une nuit troublée de rêves étranges. Mes doigts serrent encore la pipe au bec de cuivre du professeur. Mon chapeau haut de forme tombé sur le côté du banc, je m’aperçois que celui-ci est en train de sécher comme il peut de la nappe de flocons qui le recouvrait il y a quelques instants à peine. Transformés en gouttes d’eau, le tissu s’en est reput au point d’en être flasque et gondolé.

Je ramasse mon couvre-chef, l’époussetant machinalement, et pour regagner un peu de contenance je rallume ma pipe d’un air serein. Accordant enfin un regard à mon visiteur, je comprends enfin qu’il s’agit du professeur en personne.

- "Bonté du ciel, vous ici !" je m’exclame en sursautant.

- "Et que devrais-je dire, à vous voir dormir ainsi dans un endroit aussi saugrenu ? Vous avez donc perdu le chemin de votre lit ? Ou faut-il que je vous en construise un ici ? "

Gêné, je me relève d’un bond, m’époussetant rapidement, et lui présente mes excuses. Le vieil homme aux traits rieurs me flanque alors une claque amicale entre les omoplates.

- "Vous m’aviez dit que l’arrivée du printemps vous tenait à cœur, mais je ne vous imaginais pas aussi hâtif pour vous poster à l’entrée d’un parc pour en observer les premiers bourgeons !"

Regardant ma montre à gousset, je me rends compte que j’ai dormis là presque toute l'après-midi. Comment ai-je pu dormir aussi longtemps ? Mes yeux lancent un regard accusateur à la poche qui contient cette drôle de pipe. Me promettant de ne plus tirer sur ce tabac avant d’avoir fait des analyses ultérieures, mes pensées sont de nouveau interrompues par le professeur.

- "Et bien, puisque vous êtes déjà là, marchons donc un peu pour explorer ce charmant endroit ! L’air frais du printemps est divin pour les poumons."

M’attrapant par le bras, le Professeur me tire vers la grille désormais ouverte. D’un seul homme, nous en franchissons le seuil.

Ce rendez-vous prévu depuis plusieurs jours est enfin arrivé. Pourtant j'en ai presque perdu l'excitation. Ces deux derniers jours m'ont semblé une éternité. Perdu entre les voix de femme dans mon crâne, les hallucinations de gamin courant dans la neige à demi nu et cet autre jeune homme gagné par la fièvre et la folie installé dans ma chambre d'ami... Je ne savais plus où donner de la tête si je puis dire.

J'en avais oublié le point essentiel de notre rencontre :

- "Alors, dites-moi Professeur. Suis-je fou ?"

Le vieux sage passe une main ridée dans sa barbe impeccablement taillée. Alors que nous déambulons sur l'avenue, il me lance un sourire mystérieux. Comme si la révélation qu'il doit me faire l'amuse au plus au point.

- "Que peut-être le folie mon ami ? Je connais les aliénations, les fantasmes morbides ou les déviances de toutes sortes. Mais votre cas... Non, vous n'êtes pas fou Lucius. Vous n'avez jamais été dangereux ni pour vous-même ni pour autrui."
- "Mais ces voix ? Ces hallucinations ? "
- "Ah... la voix. "
- "Je voulais aussi vous parler d'autre chose."
-"Oui à ce qu'il paraît vous êtes arrivé à la clinique dans un état qu'on m'a relaté comme « très nerveux ». "
-" J'ai recueilli un jeune homme. Je l'ai trouvé dans un état pitoyable au détour d'une ruelle. Le pauvre garçon semblait être gagné par une très forte fièvre. Je l'ai veillé pendant deux jours. Et chose curieuse, dans son délire il marmonnait un discours décousu. J'ai cependant décelé des éléments qui... "
-" Oui ? Poursuivez je vous prie Lucius."
- "Il parlait d'une voix sensuelle de femme qui le guidait. Et aussi d'un garçonnet vêtu d'une toge. Il voit la même chose que moi. Ce pourrait-il qu'une hallucination, qu'une forme de folie soit contagieuse ?"
-" Pas à ma connaissance. Sauf si... "
- "Oui ? Sauf si..."
-" Sauf si on considère que nous rêvons tous à la même chose. Ne voulons-nous pas tous connaître la chaleur d'un foyer ? Connaître une femme qui nous guide et nous libère de nos vices ?"
-"Je ne comprends pas ?"
- "Vous n'êtes pas trop vieux pour vous marier cher ami. Ni pour élever des enfants. "
- "Quel est le rapport avec ces hallucinations ?"
- Peut-être aucun ! Je suis certainement en train de projeter mes fantasmes de vieil homme sur vous ou sur le jeune homme dont vous me parlez. J'ai voué ma vie à la connaissance, à la recherche. Au crépuscule de ma vie je me demande si tout ce savoir n'est pas vain et futile."
- "Comment se pourrait-il ? Vous êtes une éminence dans tous les domaines de la science Professeur !"
-" Et pourtant... Et pourtant je ne connais pas l'essentiel de la Vie. "
-" Que dois-je faire ? Que me conseillez-vous ? "

Le Professeur a interrompu notre marche sous la contre-allée boisée de l'avenue. Nous sommes debout l'un face à l'autre devant un banc. Veut-il s'asseoir ? Cette marche vespérale l'a-t-elle fatigué ?

Je défais les boutons de mon épais manteau et détache mon écharpe de laine. Un rai de lumière orange perce l'interstice entre le ciel gris et les toits de zinc de la ville. Je passe un mouchoir à mon front. Le chapeau m'a donné chaud tout d'un coup.

La réponse du Professeur se fait attendre.

-" Mon seul et unique conseil, mon cher Lucius sera celui-ci : vivez ! Soyez heureux et rendez heureux. Oh ! Vous avez vu ? "

Je suis du regard la direction que pointe son doigt âgé. Son léger tremblement m'invite à découvrir ce qui l'a arrêté à l'instant.

Au dessus de nous sur la branche basse et nue de l'arbre qui nous écoute, un chant s'élève dans un miracle bleu et or.

Une hirondelle.

La première de cette année.
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dale cooper

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MessageSujet: Re: Clash Le Printemps #1 [ Résultat]   Mer 17 Avr - 22:32

Tu vas sans doute me trouver un peu tatillon mais...


http://www.la-ponctuation.com/guillemets.html



T'as du passer un temps fou en plus là dessus... alors que je m'étais déjà chargé de ce détail avant de t'envoyer la dernière version du texte :-/
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Ruby

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MessageSujet: Re: Clash Le Printemps #1 [ Résultat]   Jeu 18 Avr - 9:41

Ah merde je l'ai fait à l'anglaise! sorry! bon je reprendrais ça, sinon j'ai corrigé quelques fautes mais sans plus, j'ai pas repris les structures de phrases, je pense pas avoir loupé autre chose.

Sinon j'aimerai bien avoir votre avis sur cette aventure, moi je suis mitigé:
ce qui est bien c'est que tout le monde s'y est mis, s'est engagé et a pris soin d'écrire. Après je pense qu'on avait peut être trop de participants pour que l'uniformité tienne, et j'ai l'impression que les gens n'ont pas joué le jeu totalement, c'est à dire qu'il y a eu un manque d'écoute, ce qui explique le décousu et l'histoire avance tant bien que mal. De plus les gens sont resté sur leur position, et les styles s'ajoutent les uns à les autres sans se fondre ensemble, exemple le langage qui oscille entre très courant et un peu soutenu.
Je trouve que vous vous en êtes bien sorti néanmoins pour une première fois, certains ont réussi à relancer la vapeur.

ET vous, et toi? t'en penses quoi?
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Green Partizan
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MessageSujet: Re: Clash Le Printemps #1 [ Résultat]   Ven 19 Avr - 20:23

Bon ben, c'est pas si catastrophique pour un premier essai, même si effectivement il y a quelques changements de style qui sont assez rugueux à la lecture. Y a aussi quelques erreurs de concordance des temps, c'est un peu dommage (notamment du passé composé qui se glisse de temps en à autre dans le récit).

Sinon elle n'est pas trop mal, notre histoire. Ca me rappelle un peu les nouvelles sans queue ni tête de Kelly Link.

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dale cooper

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MessageSujet: Re: Clash Le Printemps #1 [ Résultat]   Ven 19 Avr - 23:13

Bah franchement quand j'ai reçu le texte je me suis dit que ça tenait à peu près la route, c'était loin d'être la catastrophe annoncée par les oiseaux de mauvaises vies.

Oui c'ets pas parfait, on pourrait toujours trouver à fignoler, mais franchement pour un premier essai, je pense qu'on a bien négocié l'exercice.

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MessageSujet: Re: Clash Le Printemps #1 [ Résultat]   Sam 20 Avr - 10:50

Oui, je suis assez d'accord.
En y repensant ceci étant, et ça n'est pas pour rejeter la faute sur les autres, mais c'est vrai que j'avais amorcé un récit parallèle avec d'un côté l'histoire de notre personnage à la pipe et de l'autre côté celle du jeune personnage que j'ai introduit. Bon, du coup son histoire (racontée à la première personne) a été un peu mise de côté, et en conséquence elle jure un brin avec le reste de la structure du récit.

M'enfin bon.

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MessageSujet: Re: Clash Le Printemps #1 [ Résultat]   Sam 20 Avr - 13:14

C'est... étrange. Pas désagréable à lire, légèrement décousu, sans être catastrophique. Je crois que ce qu'il m'a le plus dérangée, c'est la fin. Ce dialogue entre les deux hommes qui semble n'avoir aucun rapport avec le reste. Du fantastique on repasse à un terre à terre convenu : vivez, soyez heureux, ho une hirondelle. J'aurai bien vu un truc plus surprenant, mystérieux pour l'histoire : ho regardez, un gamin en toge. Là, on se serait grave posé des questions sur ce monde ^^

Bravo à tous les participants, je trouve que vous avez fait un beau boulot Heureux

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MessageSujet: Re: Clash Le Printemps #1 [ Résultat]   Sam 20 Avr - 14:55

En fait je crois que je ne dirais plus rien dans cette zone. Longueur d'onde différente. Là où vous vous en satisfaites, je vois un truc : décousu, bardé d'énormités linguistiques mauvaises et malhabiles, incohérent à souhait et véritablement difficile à lire. Et je ne rejette la faute sur personne : moi y compris. Un truc sur lequel on devrait repasser plusieurs heures de correction. En fait je crois même que tous les commentaires que je fais, le sont dans le vide. Amusez vous entre petits arbrisseaux, en fait, c'est juste aux antipodes de ma façon d'aborder un exercice. Qu'il soit ludique ou imposé ne change rien à la réflexion et au travail qu'il faudrait avoir dessus. On se croirait un instant en train de résoudre un problème de mathématiques : oh ! On sait que la solution est fausse mais bon, le travail a été fait et on pourra se gargariser de le montrer au prof de math pour lui montrer l'aspect bon petit soldat de notre conscience; ça n'enlève rien au fait que ce soit faux ou inachevé. Je suis content que tout le monde ait travaillé, c'est bien, c'est positif : mais je suis extrêmement mécontent du résultat et de la façon cavalière qui semble ne déranger personne, dont on livre ce texte qui mériterait d'être retravaillé entre nous pour aboutir à la solution du problème de math. Mais je parle dans le vide de toutes façons. Un premier jet, c'est 20% du travail : il reste 80% à faire donc bon... On ne pense pas pareil : je ne bataille plus. Vu que nous sommes plusieurs et que vous semblez tous d'accord pour dire que "c'est bien", alors voilà, je vais oser mentir et sortir de mon objectivité ou de l'analyse que je pourrais produire sur un tel texte pour dire : "non vraiment c'est bien, on a tous fait du bon travail, même si c'est loin d'être parfait, on a réussi à produire quelque chose". Puis de toutes façons ce n'est qu'un jeu, on peut se le permettre. Ah oui puis vous pouvez rajouter : de toutes façons Tr0n il est ronchon et il ne voit que le mauvais. Le pire c'est que, même pas.
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MessageSujet: Re: Clash Le Printemps #1 [ Résultat]   Sam 20 Avr - 15:51

Ronchon ? Non, juste lourdingue. L'écho des plaintes comme quoi il n'y a pas d'activité sur TA, qu'on arrive pas à mener des projets ou des exercices jusqu'au bout n'est même pas encore dissipé que, maintenant, j'entends ça.

Sérieusement, où t'as vu que c'était un forum voué à la perfection la plus absolue ? Au travail acharné et à l'effort permanent ? Tu ne te satisfait que dans le travail bien fait ? Parfait, mais c'est TA vision de l'écriture. ça peut paraître loufoque, mais y'a des gens qui se contentent d'avoir juste travaillé un peu leur imagination, ou ne serait-ce que d'avoir écrit quelque chose. Pour d'autres c'est déjà d'avoir participé, de s'être lancé.

Jouer les grammar nazi mécontents car on a pondut un texte dégrossit dans la ponctuation, franchement, je trouve ça carrément crétin. On a de tous les âges sur ce forum, de tous les niveaux. Et par conséquent chacun a sa vision du travail littéraire, ses satisfactions. Si tu veux reprendre l'ensemble du texte, te torcher les 80% pour faire un truc über classe qu'on pourra montrer aux copains de l'extérieur et sur le blog, fais toi plaisir. Asperge nous de ta semence divine, bukake-moi de ta maîtrise, fist moi l'imaginaire.

Sérieux, pourquoi y'a toujours un truc qui va pas ?

Là, ce que je vois, c'est un texte mené à bien, une histoire lancée par un groupe de gens qui avaient envie d'écrire ensemble. On a fait un truc perfectible, mais en même temps déjà qu'une correction de groupe autour d'une table est longue, alors sur forum... quand chacun poste quand il en a le temps et l'envie... tu t'attendais à un truc de "ton" niveau en deux semaines ? ça me fait marrer...

Donc OUI, t'es ronchon. Car pas foutu d'apprécier un truc fait par des amateurs. Si ton kiff c'est de faire des textes uniquement aboutis et recherchés, change de forum. Ici, c'est du tout public. Donc assume le fait que ce ne soit pas aussi bien que ce que pourrait faire votre seigneurerie.

ps: "Amusez vous entre petits arbrissaux" ? Ben va te tripoter tes énormes racines de chêne majestueux ailleurs, laisse nous donc entre humbles bourgeons d'orties -.-

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MessageSujet: Re: Clash Le Printemps #1 [ Résultat]   Sam 20 Avr - 16:22

Comment dire...

je suis un peu d'accord avec les deux points de vue à vrai dire. C'est pas que je veuille jouer à l'arbitre ou au médiateur et encore moins à l'esprit tiède qui ne veut pas se mouiller (pourtant j'aime quand c'est tiède et mouillé).


Qu'il y ait plusieurs âges et plusieurs "niveaux" de maîtrise de l'écriture sur Ter aelis est une chose. Bon déjà l'âge n'est pas vraiment un facteur de niveau : dans les mêmes tranches d'âges, on constate très bien des gouffres de différences de niveau dans les bibliothèques (et dans n'importe quelle autre discipline d'ailleurs). Je connais deux gamines de moins de 18 ans qui font bien mieux que leurs aînés.

Le "niveau" de maîtrise est également tout relatif. On sent parmi les intervenants "littéraires" de TA différentes approches dans le travail : le vite fait et le bien fait. N'importe qui est capable de l'un comme de l'autre, moi le premier d'ailleurs. On sait très bien qu'un texte rédigé comme ça, pour le fun, vite écrit, pas relu et vite posté n'aura pas la même "valeur" qu'un autre sur lequel on aura planché.

Comme le répète souvent Tron : tout est question de volonté, de motivation, de passion. Si on se contente de faire des textes à l'arrache sans fournir beaucoup d'effort, ok, pourquoi pas, si on le fait pour soi, par plaisir du moment. Mais il ne faut pas non plus venir s'étonner de trouver des commentaires ou des réactions "négatives". J'ai envie de dire que le cachet est à la hauteur de la prestation.

De la même manière je conçois parfaitement qu'un quidam lambda qui a envie de s'essayer à l'écriture sans prétention particulière, trouve son plaisir par une rédaction ponctuelle, pas trop poussé.

Quand cocoon dit : Car pas foutu d'apprécier un truc fait par des amateurs. Si ton kiff c'est de faire des textes uniquement aboutis et recherchés, change de forum. Ici, c'est du tout public.

J'ai envie de répondre : c'est Ter Aelis, c'est tout public justement. Ca implique qu'on puisse croiser des gens qui veulent vraiment pousser leur passion plus en avant que d'autres. Je suis parfois de l'avis de Tr0n lorsque j'ai l'impression de lire quelque chose qui a été traité par dessus la jambe, là où justement l'auteur a un potentiel qu'il ne veut pas reconnaître ou exploiter.

La plupart des gens qui écrivent sur Ta ont la capacité de bien faire : c'est à la portée de tout le monde. Suffit juste de trouver l'envie de le faire.

On ne peut pas reprocher à quelqu'un de gaspiller son talent, ni l'empêcher de maltraiter la langue et son texte s'il ne veut pas faire l'effort de le faire (non, ne me servez pas l'histoire du don naturel et du talent des uns et des autres : tout est une question de patience et d'attention ! stout !)

On ne peut pas non plus reprocher à Tr0n de ne pas être satisfait de tel ou tel rendu, parce qu'il a une prétention plus grande sur les choses de l'éciture.

Quelqu'un capable de décortiquer n'importe quel texte comme il le fait est une mine d'or pour un forum qui se veut être une civilisation des arts imaginés.

Je le redis encore une fois : Ter Aelis est un forum qui existe pour accueillir les gens qui veulent apprendre, évoluer, partager ou s'améliorer. Celui qui arrive et qui refuse cet esprit, ou pire qui se complaît dans une suffisance satisfaite sans prêter attention aux remarques ou aux critiques, alors il n'a rien à faire par ici.

Tr0n malgré son caractère imbuvable et son dandysme néandertalien, reste l'archétype du mec qui cherche à évoluer, à progresser, à partager et à aider.

C'est souvent brutal et plein de mauvaise foi, mais n'empêche que beaucoup auront mieux et plus appris à ses côtés, plutôt que dans une communauté fainéante.

alors je le redis : le rendu du texte commun est plutôt pas mal à mon goût.

Ou plus exactement : c'ets pas trop mal en rapport des envies, capacités, temps et maîtrise en présence.


Et je suis désolé d'avoir raté la fin :p

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Aligby
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MessageSujet: Re: Clash Le Printemps #1 [ Résultat]   Sam 20 Avr - 16:37

Tr0n : que tu ne te satisfasses pas que certains ne prennent cette expérience que comme un simple "jeu" d'écriture sans recherche d'amélioration, je veux bien l'entendre et le comprendre. Que tu veuilles plus, que tu veuilles en faire une exercice ludique, oui, j'inclinerais à te suivre. Maintenant, tu es l'anti-pédagogie même : tu ne réussis qu'une chose en jouant, comme le dit Cocoon, au grammar nazi : tu braques les gens, et tu leur fais perdre toute motivation. Je passe le permis en ce moment : j'ai eu plusieurs moniteurs de conduite. Y en a un, avec qui j'aime bien discuter, que j'apprécie, mais avec qui je ne peux plus monter en voiture : à l'instant où il monte à côté de moi, je ressens une telle tension qu'il me dit que je suis "en transe" : il ne fait que crier à chaque erreur de ma part. Je fais une erreur à la minute avec lui ; je ne veux plus conduire. Et y en a un autre, moniteur : il est calme, il est posé, il prend son temps, s'il faut réexpliquer dix fois, il réexplique dix fois. Quand il entre dans la voiture, je suis content de conduire. Je fais toujours des erreurs, mais moins. Et j'ai envie de conduire.

Concrètement, tu ne fais que braquer les gens. Tu ne leur proposes pas de s'améliorer, toujours, tu ne leur montres pas qu'ils peuvent faire des choses dont ils pourraient être fiers, tu ne fais que rabrouer tout le monde, sans arrêt, en leur reprochant de ne pas travailler assez, à ne faire que des choses "décousu[es], bardé[es] d'énormités linguistiques mauvaises et malhabiles, incohérent[es] à souhait et véritablement difficile[s] à lire" ; et tu t'étonnes que depuis des années que tu sévis avec cette méthode, personne ne veux réellement travailler.

Je te l'ai déjà dit plus d'une fois, et je vais le répéter encore : si tu veux obtenir du travail de la part des membres, arrête de ne donner que du bâton, et apprends à jouer de la carotte. Si tu ne penses pas pouvoir jouer un rôle de pédagogue, et ce n'est pas un reproche, il te reste deux solutions : soit tu passes par l'intermédiaire de quelqu'un qui puisse jouer ce rôle, et il te suffit de venir me voir en privé, par exemple, pour me dire ce que tu penses du résultat, et on essaiera d'obtenir le meilleur résultat possible, soit tu te passes complètement de donner ton avis. C'est clair et radical : je l'ai dit à certains, je vais pas le répéter encore trente ans : ce genre de réaction pourrit l'ambiance, et cela va clairement à l'encontre de ton objectif, et je vais sanctionner. Si vous avez des choses à dire sur ce qui se passe, vous le faites auprès d'un modérateur ou d'un administrateur. En l'occurrence, tu sais que je suis susceptible de partager tes vues, tu n'as donc aucune excuse.

Par ailleurs, j'ai moi-même été un peu absent ces derniers temps, et j'ai géré la chose de manière un peu trop désinvolte, notamment concernant l'idée de publication. Je vous prie de bien vouloir m'en excuser, et à commencer par Ruby.

PS : Cocoon, ce que j'ai dit à Tr0n vaut également pour toi : désormais, un problème de ce genre, vous allez voir le modérateur ou l'administrateur pour en parler, vous ne réglez plus vous-même en continuant en public ces messages.

La discussion sur ce sujet est close. Maintenant, si vous voulez envisager de travailler ensemble le texte, on peut encore bien trouver quelque chose pour le faire ludiquement. A vous de voir.

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dale cooper

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MessageSujet: Re: Clash Le Printemps #1 [ Résultat]   Sam 20 Avr - 16:44

Bon je rajoute aussi un autre point de réflexion :

c'était un coup d'essai. En plus la forme de l'exercice n'impliquait pas forcément une réelle cohésion dans le groupe. Il doit y avoir moyen d'augmenter l'esprit d'émulation au sein du groupe de participants.

Peut-être avec plusieurs interventions de chaque membre à plusieurs moment. Peut-être en mettant le texte en formation accessible aux yeux de tous.

Je pense à une variante de l'exercice.

Cette fois-ci dans le but de réellement créer une nouvelle collective de A à Z, avec un rendu final beaucoup plus abouti. Un exercice où chacun apporterait sa pièce à l'édifice en fonction de ses propres envies et compétences : imagination pour la trame, sens de la narration, connaissance de la grammaire et de l'orthographe, sens du dialogue... tout ça tout ça.

Ca pourrait ressembler à ça :


On partirait d'une saynète. Très simple. Un seul paragraphe. On l'étudierai et on se poserait la question de savoir comment il commence et comment il finit. On poserait au fur et à mesure les besoins du scénario et de la rédaction jusqu'à la voir terminée.

Là on aurait une vraie nouvelle collective qui tiendrait la route : avec le partage des tâches, le consensus et l'émulation.

Pour ajouter un aspect ludique à la chose, on pourrait former deux équipes qui partiraient du même paragraphe originel et qui travailleraient en parallèle sans se voir l'une l'autre.

Là ça serait plaisant de voir comment une même idée initiale aura été déclinée par deux équipes.

Si on écarte l'esprit de compétition, on garde que le côté fun de la chose.

Pour pas trop perdre de temps, les deux équipes tirées au sort aurait le même laps de temps pour donner son rendu final.


Ca vous tenterait ?

Ruby ? un avis ? les autres ?


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MessageSujet: Re: Clash Le Printemps #1 [ Résultat]   Sam 20 Avr - 18:09

Hello les mecs!!

ah ben c'est bien de donner son avis! des deux côtés! c'est bien d'avoir des visions différentes, après ce qui est mieux c'est d'essayer de faire des compromis!

Et puis hé pour moi c'est pas fini là, c'était une première étape, c'était un essai, c'est pas grave de pas réussir dès le premier coup, moi je l'ai posté ici pour que tout le monde voit le tout global et qu'on réfléchisse à comment on est en est arrivé là, ce qu'on pouvait faire, est ce qu'on reprenait ce texte, car il était question de retravailler le texte dès le début, et c'était mieux de le poster aux yeux de tous que par MP, vu que c'est plutôt un gros groupe qui a participé.

Moi ce que je vois c'est qu'il me semble oui qu'on a été un peu trop ambitieux, un peu trop de gens et peut être deux pages ça fait beaucoup pour garder un bon ensemble.

Je trouve l'idée de Dv' bonne, et je trouve que les réactions de Tron et de Coc' sont justifiées.

D'autres propositions? moi je vais y réfléchir et je reviens vers vous demain sur cette idée.

Les autres participants, des avis?
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Lothindil
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MessageSujet: Re: Clash Le Printemps #1 [ Résultat]   Lun 22 Avr - 9:51

mon avis rapide en sortant de vacances (faut que je bosse moi) ^^

Je suis pas une littéraire, je ne suis pas la seule, loin de là. Relire pendant trois mois un texte fait sur le pouce dans le cadre d'un "jeu" (parce que pour moi ce n'était qu'un jeu), ça sera sans moi, quoiqu'il arrive. Pourquoi ? Parce que j'ai autre chose à foutre de mes journées tout simplement.
Je n'ai pas fait ce jeu pour être éditée ni même pour être lue par d'autres personnes. Parce que écrire pour les autres, j'en ai jamais vu l'intérêt. J'écris pour le plaisir de créer, un univers et une histoire, stout.

J'avais au début accepter le challenge en demandant de ne pas être au début, justement pour pouvoir me frotter à continuer dans l'univers de quelqu'un d'autres, ce qui est un exercice que je n'ai jamais eu l'occasion d'expérimenter. Coup du hasard, je me suis retrouvée au début. Dommage pour moi, tant pis pour vous. ^^


Je regrette juste que vous soyez restés centrés sur les personnages sans jamais abordé l'univers que j'avais commencé à esquisser.


Et pour Tron : non, c'est pas parfait, bien sûr que c'est pas parfait... (encore faudrait-il évaluer ce que tu entends par perfection en littérature, parce que j'ai la douce impression que ta littérature idéale est très proche de la littérature que je trouve personnellement illisible ^^).
Mais c'était quoi l'objectif ? Construire une histoire par 16 mains différentes en 16 jours maximum. L'objectif est atteint, c'est ce qui compte.

Si pour toi l'objectif était de produire une perfection littéraire, avec tout le travail de relecture, de concordance, de retravail,... fallait prévoir un minimum de 2 à 3 mois. Parce que comme tu le dis, 20% du travail a été accompli. En 16 jours, c'est déjà pas mal !

Et oui, je me complais dans notre travail, parce que l'objectif du jeu était de faire les 20 pourcents du début de la création d'un récit, pas les 100%. Pourquoi ne pourrions-nous pas être fiers d'avoir fait les 20% vu qu'ils étaient notre objectif dès le départ ?

Pour faire une simple analogie : où est le soucis d'être fier d'avoir gravi le mont Ventoux (1900m) quand c'était son objectif ? C'est certain que l'idéal serait d'avoir atteint le sommet de l'Everest.

Toi, tu as peut-être déjà gravi des dizaines de fois le Mont Blanc (4800m) et tu aspires à plus haut, c'est normal.

Moi d'habitude, je gravis plutôt le pic de Nore (1200 m) et encore, quand je m'arrête pas à Pradelles (800m). Alors faire le Ventoux, oui, j'en suis fière et je le revendique...
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MessageSujet: Re: Clash Le Printemps #1 [ Résultat]   Lun 22 Avr - 11:13

J'ai déjà participé au Clash graphiste sur Ter Aelis. Toujours ça a été un challenge mais surtout un amusement. Pourtant ma production n'était pas toujours aussi réussie que mes efforts le souhaitaient. J'ai commencé le Clash dans cet état d'esprit et comme Lothindil j'ai participé à un jeu.
Sans prendre ma participation par dessus la jambe, j'ai écrit mon texte dans le temps qu'il me restait disponible lors d'une irl chargée. Je n'ai sans doute pas pris le temps d'analyser dans le détail le travail de ceux qui m'ont précédée.
Je ne crois pas que reprendre un texte écrit de cette manière apporterait quoique ce soit.

Par contre, je crois que ce jeu littéraire est très éducatif. Avec le recul, les réflexions des uns et des autres, je me rends compte que des éléments importants énoncés lors de la situation initiale ont été gommés et que la trame vire de manière curieuse.
Ainsi, grâce à ce travail, j'ai appris à regarder autrement un texte, à plonger différemment dans son analyse.

Pas suffisamment diront certains.

Peu importe. Il me suffit d'apprendre peu à la fois car je ne suis capable de ne mettre en pratique que peu à la fois.
Je ne suis pas un super-héros.

L'idéal serait de tenter un nouveau Clash rapidement pour savoir si nous sommes capables de ne pas reprendre certains défauts mis en valeur dans celui-ci. Mais en ai-je envie ?

Lorsque Tr0n a formulé avec beaucoup de délicatesse que nous avions salopé tout le travail, je me suis dis : "C'est bon, ce n'est pas pour moi. J'ai pas participé pour me prendre des claques. On ne m'y reprendra plus."

Mais je suis adulte finalement. J'ai acquis la faculté de réfléchir même si le ressenti perturbe celle-ci.

Alors, je voudrais juste, aujourd'hui, demander à Tr0n de ne pas se considérer tant au dessus nous autres. S'il a vu ce que je n'avais pas vu dans le traitement du texte, c'est une bonne chose de nous le dire. Ainsi j'apprends. C'est une forme de travail qui équivaut un peu au travail d'Atelier, où chacun donne un peu de soi pour évoluer. Mais formuler le constat sans reproche, sans moquerie, sans dénigrement, m'aurait apporter plus encore car j'aurais gardé l'envie et le plaisir.


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MessageSujet: Re: Clash Le Printemps #1 [ Résultat]   Lun 22 Avr - 11:47

Loth, avoue tout tu es guide alpiniste.

Je trouve ça très bien que tout le monde réagisse et donne son avis, et c'est pas du tout dans un ton démago ça permet de souligner les envies et les attentes de chacun.

Moi je suis partagée, je trouve qu'en si peu de temps on a esquissé quelque chose, et que c'était amusant même si ça a débordé, on ne peut critiquer l'un et pas l'autre, car personne n'a fait un travail parfait que ce soit dans l'écriture ou l'écoute et après tout c'est pas grave, c'était un travail court, qui doit garder de son ton d'amusement, sans le faire à la va vite et je ne pense pas que ça soit le cas quand on lit tout individuellement, les gens ont pris les deux jours et on fait ce qu'on leur demandait.

Chat mouillé, échaudé?

Si certains sont intéressé on relance la machine pendant qu'elle est chaude, et on va aux charbons. Je suis d'accord avec Cassie.

Tron qui ne gueule pas, et qui dit pas que tout le monde va le prendre pour un con, c'est pas vraiment Tron. Mais c'est vrai que ce n'est pas en aboyant qu'on récupère un os par le facteur.
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Axel & Anders

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MessageSujet: Re: Clash Le Printemps #1 [ Résultat]   Lun 22 Avr - 14:15

Citation :
En fait je crois que je ne dirais plus rien dans cette zone. Longueur d'onde différente. Là où vous vous en satisfaites, je vois un truc : décousu, bardé d'énormités linguistiques mauvaises et malhabiles, incohérent à souhait et véritablement difficile à lire. Et je ne rejette la faute sur personne : moi y compris. Un truc sur lequel on devrait repasser plusieurs heures de correction.

Toi abandonner ? Ce n'est pourtant pas dans ta nature TrOn. Je suis d'accord sur le fait qu'il y a encore beaucoup à revoir, il faudrait passer beaucoup plus de temps à lire, corriger encore et encore. Je suis prêt, même si je ne suis pas le meilleur écrivain du coin, à t'aider dans la tâche si le coeur t'en dit.

Citation :
En fait je crois même que tous les commentaires que je fais, le sont dans le vide. Amusez vous entre petits arbrisseaux, en fait, c'est juste aux antipodes de ma façon d'aborder un exercice. Qu'il soit ludique ou imposé ne change rien à la réflexion et au travail qu'il faudrait avoir dessus. On se croirait un instant en train de résoudre un problème de mathématiques : oh ! On sait que la solution est fausse mais bon, le travail a été fait et on pourra se gargariser de le montrer au prof de math pour lui montrer l'aspect bon petit soldat de notre conscience; ça n'enlève rien au fait que ce soit faux ou inachevé. Je suis content que tout le monde ait travaillé, c'est bien, c'est positif : mais je suis extrêmement mécontent du résultat et de la façon cavalière qui semble ne déranger personne, dont on livre ce texte qui mériterait d'être retravaillé entre nous pour aboutir à la solution du problème de math.

Il y a une grosse part de vérité dans ce que tu dis. Comme à ton habitude c'est dit de façon assez, disons, poussé mais je ne puis qu’acquiescé le manque de cohérences entre les différentes parties. Le texte est parfois vraiment chiant à lire et on s'y perds avec les variations stylistiques. D'ailleurs, ma partie mériterais d'être travaillée. Il faudrait avoir plus de temps pour écrire chacune de nos parties, nous avons voulus rendre un travail vite fait bien fait mais il a était bâclé.

Citation :
Mais je parle dans le vide de toutes façons. Un premier jet, c'est 20% du travail : il reste 80% à faire donc bon... On ne pense pas pareil : je ne bataille plus. Vu que nous sommes plusieurs et que vous semblez tous d'accord pour dire que "c'est bien", alors voilà, je vais oser mentir et sortir de mon objectivité ou de l'analyse que je pourrais produire sur un tel texte pour dire : "non vraiment c'est bien, on a tous fait du bon travail, même si c'est loin d'être parfait, on a réussi à produire quelque chose". Puis de toutes façons ce n'est qu'un jeu, on peut se le permettre. Ah oui puis vous pouvez rajouter : de toutes façons Tr0n il est ronchon et il ne voit que le mauvais. Le pire c'est que, même pas
.

Oui tu es un vieux ronchon toujours insatisfait et c'est ce qui fais ta force, toujours pousser plus loin le travail et je t'admire pour ça, même si ça ne fais pas toujours plaisir à entendre. Il faut des personnes comme toi qui remettent à leur place ceux qui croient, comme moi, pouvoir se reposer sur leur acquit.

Mais n'oublions pas le fait que tout le monde à participé jusqu'au bout, il y a du potentiel. Certes il y a beaucoup de travail à fournir mais l'envie d'écrire est là et je trouve que c'est beau d'avoir réussi à réunir autant d'écrivain, quelque soit le niveau.

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Green Partizan
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MessageSujet: Re: Clash Le Printemps #1 [ Résultat]   Mer 1 Mai - 22:23

Alors franchement, j'ai lu le post de Tr0n, qui m'a fait un peu marronner, vite fait les quelques réactions suivantes, je me suis arrêté sur un post de dvb qui avait l'air intéressant (et qui résumait une partie de ma pensée donc pas besoin de répondre à Tr0n 15 jours plus tard), et j'ai sauté le reste parce que c'était vraiment fourni, que je n'ai pas le courage, en revenant tout juste sur le forum, et que ça devait sûrement être un peu redondant à force.
Du coup, moi ça me dit bien de reprendre autre chose avec cette fois un cadre différent que le 1+1+1+1+1+n.

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Ruby

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MessageSujet: Re: Clash Le Printemps #1 [ Résultat]   Jeu 2 Mai - 14:27

J'aime vraiment bien ce que propose Dvn, je rappelle ces propos

Citation :
On partirait d'une saynète. Très simple. Un seul paragraphe. On l'étudierai et on se poserait la question de savoir comment il commence et comment il finit. On poserait au fur et à mesure les besoins du scénario et de la rédaction jusqu'à la voir terminée.

Là on aurait une vraie nouvelle collective qui tiendrait la route : avec le partage des tâches, le consensus et l'émulation.

Pour ajouter un aspect ludique à la chose, on pourrait former deux équipes qui partiraient du même paragraphe originel et qui travailleraient en parallèle sans se voir l'une l'autre.

Là ça serait plaisant de voir comment une même idée initiale aura été déclinée par deux équipes.

Si on écarte l'esprit de compétition, on garde que le côté fun de la chose.

Pour pas trop perdre de temps, les deux équipes tirées au sort aurait le même laps de temps pour donner son rendu final.


Si ça vous tente je vous ouvre une section "secrète" pour chaque groupe, voir de combien sont composés ces groupes, une deadline etc..

Je vous laisse vous manifester.
Ca vous tenterait ?
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MessageSujet: Re: Clash Le Printemps #1 [ Résultat]   

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