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 L'homme de ma vie

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Axel & Anders

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MessageSujet: L'homme de ma vie    Ven 17 Mai - 16:59

Je m'appelle Alexandre, j'ai à ce jour 19 ans, 5 mois, 3 heures et 1 minute. Il m'en aura fallu du temps pour réussir à écrire cette nouvelle...Pourquoi à ce moment ? Peut-être parce que je pense que j'ai atteins une maturité suffisante pour retranscrire par écrit et dans ma tête cette histoire. Peut-être est-ce parce que j'ai enfin le courage d'en parler, de me livrer. Ou bien encore, peut-être est-ce parce qu'il me manque plus que tout au monde, que sans lui je ne serais pas ce que je suis : vivant !

J'habite un vieux patelin paumé, trou du cul du monde. Il y a deux boulangeries, une pharmacie, une caserne de pompier juste à côté de Laposte et d'autres conneries sans importance. Je suis assez à l'aise avec les filles, j'aime bien plaire et attirer l'attention sur moi. J'ai fait des rencontres exceptionnelles dans ma vie, parfois j'ai était déçu, ainsi va la vie.

Je souffre de ne pas avoir de père, j'ai été élevé par des femmes. C'est peut-être d'ailleurs pour ça que je suis plus à l'aise avec la gente féminine qu'avec ceux de mon sexe. J'ai peur des serpents ! Une peur bleue...j'ai peur du monde. On parle souvent d'un "monde de requin", moi je parle plus d'un "monde de serpent" où chacun prend plaisir à planter ses crocs pour injecter son venin.

Dans mon patelin, j'ai fait une rencontre marquante.

J'avais 10 ans la première fois que je lui ais parlé. Il avait un garage juste à côté de celui de mon oncle. Il était vieux, plus de 80 ans mais tenait encore fermement sur ses jambes. Au début, je passais en vélo mais ne lui prêtait guère d'attention. Il me faisait peur avec son béret marron et ses grosses mains usées par le travail. J'étais néanmoins toujours polis et il répondait à mes bonjour par de grands sourires. A cette époque, j'avais de gros soucis de santé, je ne pouvais plus faire de vélo, ma passion de l'époque. Je marchais avec des béquilles, la moindre chute pouvait avoir de graves conséquences, me mener jusqu'à la mort. Mais malgré les interdictions de ma mère, j'allais souvent jouer dans le parc avec des ami(e)s, faire du vélo, sauter dans les arbres,...faire l'enfant en somme. Je n'avais pas froid aux yeux, et il faut croire que j'avais un gardien car je n'ai jamais eus aucun accident.

Je passais souvent devant le garage du vieil homme, il s'y trouvait toujours. Sa femme, âgée mais bien en forme, lui apportait un sandwich tous les midi, et ceux depuis des années.
Et puis un jour, vers mes 12 ans je crois, j'ai franchis le pas. J'ai pris mes béquilles (à cette époque, ma maladie était au sommet de sa forme) et suis allé devant sont garage. J'ai mis au moins une heure à oser toquer...j'étais pétrifié quand la grande porte blanche s'est c'est mise à grincer. J'avais l'impression que celle-ci mesurait des kilomètres de hauteur et qu'un géant allait m'ouvrir. Et puis, le vieillard m'apparu. Plein de sagesse. Le regard bon. Amical. Un sourire jusqu'aux oreilles.
Il m'a tout de suite reconnu et m'a dit cette phrase : "Et ben mon p'tit gars, il était temps que tu oses venir me parler !"
Il m'a fait entrer et j'ai découvert que son garage était un grand atelier. Il laissa la porte du garage ouverte, sûrement pour me rassurer et me fit avancer. Partout, des maquettes de bateaux. J'étais émerveillé par la taille des bateaux de bois, par les finitions parfaites, la peinture sans défaut, les milliers de petites pièces en bois rangés par taille et par forme. Il me fit avancer vers son établi où il confectionnait une réplique d'un bateau de pêche. Ensuite, il me fit découvrir tous ses outils, les matériaux qu'il utilisait. Il me disait que seul l'argent lui manquait pour bien finir ses œuvres. Le temps, il l'avait. Le talent, de même, il l'avait et plus que beaucoup de la majorité des personnes de se monde. Il n'avait qu'une retraite misérable et les maquettes coûtaient chères, trop chères. Je voulais lui donnais mon argent de poche mais il refusait à chaque fois. Je glissais le billet dans sa boîte à lettre, enfin, quand je ne succombais pas à la tentation de la boulangerie remplie de mille et une sucreries colorées, aux parfums envoûtants et aux goûts puissant, criant, larmoyant.

La boulangerie et sa boulangère, deux "choses" marquantes de ma courte vie. Dans le village, à partir de 9 heures du matin jusqu'aux douze coups de midi, le bruit du klaxon de la boulangère résonnait dans tout le village. C'était ce pourquoi je me levais tôt le matin pendant le weekend. Elle commençait la tournée à l'autre bout du village, à l'heure du petit-déjeuné. Le lait pour le chocolat était en train de chauffer et le klaxon du camion se faisait déjà plus audible. Après avoir beurré les tartines et étaler la confiture de fraise "Bonne Maman", mon rythme cardiaque s'accélérait à entendre le camion encore plus proche. La douce caresse du jus d'orange pressé se glissant dans ma gorge, et mon oreille exercée devinait la boulangère à deux ou trois rue de la mienne.
Direction la salle de bain à vive allure, je me débarbouille la figure avec mon gant de toilette rose fluo à moitié délavé, j'entends le camion arriver. Je m'essuie le visage et oublie le savon qui est sur mon oreille gauche, met mon t-shirt à l'envers, saute dans mon pantalon. Le klaxon retentit, fort et puissant juste en face du portail de ma maison. J'enfile mes grolles sans prendre le temps de faire les lacets, ouvre la porte, trébuche à moitié dans les escaliers. Casimir Zimzag, mon voisin d'origine Polonaise, âgé de 88 ans, meilleur joueur de Tom Raider de tout les temps, les geeks et autres no-life n'avaient qu'à bien se tenir ! Malgré la fougue et l'impatience de ma jeunesse, il était TOUJOURS avant moi devant le camion. "Deux baguettes bien cuites et croustillantes ma bonne Nicole" disait-il tout les matins. Il repartait et levé son béret pour dire bonjour. Casimir, quel voisin formidable ! Toujours à bricoler dans son jardin, à monter sur son toit avec l'échelle. J'étais bouillant d'impatience, ça faisait bien rire la boulangère d'ailleurs, mais je laissais les p'tit(e)s vieux/vieille passer. Par politesse mais surtout par timidité, je ne voulais pas qu'on me regarde parler à Nicole. "Une baguette pour mon petit Alex", disait-elle d'une voix forte, très forte. Elle aurait eus sa place dans les grands marchés ou tout les commerçant hurle des louanges sur leur produits. "Il est bon, il est frais, croustillant et doré à souhait, venez acheter mon pain !". Je donnais une petite pièce et elle m'en rendait toujours deux autres que je glissais dans mon pantalon (je croyais faire une bonne affaire, j'étais aux anges). Nicole me regardait toujours avec un grand sourire, ouvrait la porte de son camion et me faisait entrer. L'odeur...cette odeur. D'y repenser j'en ais des frissons de plaisir : les pains aux chocolats (chocolatine pardon...non rangez le fusil s'il vous plaît), le pain trié selon la cuisson et les ingrédients, les friandises colorées et de toutes formes. Elle ouvrait la boîte ou il y avait les bonbons au goût banane, mes préférés, me faisait une bise et me laissait repartir.

Enfin, je m'égare à de vieux souvenirs ! Je venais chaque jours, sauf le dimanche. "Jour de repos du retraité" disait-il de sa voix chaude et rassurante. J'apportais ma jeunesse, ma curiosité et mes histoires. Lui apportait sa sagesse, sa gentillesse et les petits gâteaux. Au début, je n'ai pas osé lui demandé sont prénom...à la fin non plus d'ailleurs. Il m’appelait petit et moi papy, c'était plus simple ainsi.
Tous les jours, je racontais ma vie et lui la sienne. Quand il était jeune, il avait assisté à la deuxième guerre mondiale. Mais il en avait peu de souvenirs. Un jour, il sortit une petite boîte en carton. Dans celle-ci, il y avait quelque chose de très lourd mais de petit qui était emballé dans un chiffon. Quand il retira le chiffon, je découvris un morceau de ferraille, coupant sur un côté.
"Un éclat d'obus qui a explosé dans la forêt juste à côté d'où nous habitions avec mes parents", m'expliqua t-il.
"Tiens prends le, ce sera un souvenir quand nous ne nous verrons plus petit". Depuis ce jour, je ne m'en suis jamais séparé, comme un porte bonheur, j'en ais fais l'objet le plus précieux, le plus grand souvenir de jeunesse. Il repose dans un endroit ou personne ne pourra jamais le toucher, je mourais pour le retrouver si un jour quelqu'un avait l'audace de me le dérober.

C'était mon grand-père. Enfin, je le voyais comme tel. Vieux, sage, rassurant. Il n'avait pas d'enfants, pas de petits-enfants donc. Il me considérait comme son fils, il me l'a avoué les larmes aux yeux un soir d'automne ou il n'était pas très bien. Je n'allais que dans son garage, jamais chez lui, c'était ainsi. Il m'a appris à aimer les hommes. A cette époque, je les détestaient. Pourquoi les autres ont-un père et pas moi ? Je me détestais, je me sentais différent. Il m'a aidé à devenir quelqu'un de bien, d'heureux. Jamais je ne le remercierais assez pour tout ça.

Un jour, comme à mon habitude, je sortais de l'école et me rendait à son garage. Il était fermé. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Trois années que je venais maintenant, et il était toujours ouvert à m'attendre, bricolant ses magnifiques bateaux. J'ai eus peur. Je me suis rendu chez lui, j'ai sonné. Pas de réponses. Et puis, d'un coup, aussi violemment qu'un coup de masse sur mon crâne, je me suis rappelé cette phrase qu'il m'avait dit dit un jour, sans que j'y prête attention :

"Un jour, quand je ne serais plus, mon garage sera fermé et il n'y aura personne chez nous." Il m'a donné une lettre et m'a dit de la donner à sa femme quand ce triste jour arriverait. Je ne l'ai jamais ouverte, jamais il ne m'a dit ce que contenait la lettre.

Alors j'ai compris que jamais je ne reverrais bricoler dans son petit garage. Mon esprit c'est perdu quelque part dans l'univers, la tristesse avait tiré un penalty droit dans le néant avec, comme ballon, mon cœur. Je suis allé dans la forêt près de chez moi, je me suis posé sur un rocher et j'ai pleuré, serrant contre moi l'éclat d'obus que j'avais toujours dans mon sac. Au loin, sur mon gros caillou, j'essayé de voir le reflet de son visage à travers les nuages. J'ai attendus la nuit, cherchant l'étoile qui venait d'apparaître dans le ciel. Seul cette étoile filante couleur or m'a fais cessé de pleurer. J'avais 15 ans.

Cette année, je suis allé voir sa femme. Elle ne peut presque plus marcher et a du mal à entendre. Elle sait tout de moi. Après avoir pris le café, elle m'a raccompagnée jusqu'à la porte. Je lui ais tendu la lettre, les larmes aux yeux. Elle a vue l'écriture sur celle-ci, m'a regardait d'une façon que je n'oublierais jamais, m'a serré dans ses bras et m'a dit adieu avant de fermer la porte.

Merci pour tout papy.

En hommage à l'homme de ma vie.

_________________



Dernière édition par LostInSpace le Ven 20 Sep - 13:00, édité 3 fois
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Teclis
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MessageSujet: Re: L'homme de ma vie    Mer 22 Mai - 4:37

Bon,

Je vais commencer par les points positifs.

Le titre est plutôt original, surtout qu'il colle bien à l'histoire sans qu'on s'attende, en le lisant, au contenu de ton texte.
J'aime bien cette nouvelle, l'atmosphère rendue. Cependant, je pense qu'une telle histoire aurait mérité d'être beaucoup plus longue. Tu aurais pu, ainsi, renforcer le sentiment de mystère qui tourne autour du vieux personnage, la routine habituelle de le voir souvent sans lui parler... puis l'impact puissant de la rencontre etc.
Je t'incite à retravailler ce genre de nouvelles, quitte à retarder le moment où tu les posteras (attention à ne pas, non plus, tomber dans l'excès inverse qui consiste à ne plus rien poster par excès de perfectionnisme ^^).

On ne le répètera pas assez. Attention à l'orthographe et à la syntaxe.
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Ruby

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MessageSujet: Re: L'homme de ma vie    Sam 25 Mai - 18:03

Je m'attendais tellement au fur et à mesure que le vieux soit pédophile, que bon forcément je m'attendais pas à ça, mais là je crois que ça vient plutôt de moi.
Je pense comme Tec' que tu aurais du vraiment prendre plus ton temps pour développer cette histoire, ici tout va trop vite, on sait pas pourquoi il a des béquilles, il aurait fallu égréner sur des jours avant de faire la rencontre, et après de développer plus cette relation qui se noue.
Et alors là c'est vraiment mon pur avis mais je trouve ça trop mielleux.

Sinon le point noir surtout c'est putain il y a grave de fautes, faut que tu te relises, plusieurs fois, je pense que tu pourrais enlever la plupart je suis pas sure de les avoir toutes mais au moins une bonne partie, et vu du premier coup d'oeil.

****

Je m'appel = je m'appelle Alexandre,
j'ai à ce jour 19 ans, 5 mois, 3 heures et 1 minute. (et pourquoi écrit il à ce moment?)
Je suis passionné de musique, de guitare et d'écriture. Je vis dans un patelin paumé quelque part en France.

Il y a deux boulangerie= boulangeries, une pharmacie, une caserne de pompier= pompiers juste à côté de La

poste et d'autres conneries sans importance. Je suis assez à l'aise avec les filles, j'aime bien plaire et attirer

l'attention sur moi. J'ai pas vraiment vécu de choses intéressantes à raconter sur ma vie= maladroit cette phrase. j'ai surtout fait des rencontres exceptionnelles et d'autres moins...= la plupart des phrases arrive comme un cheveu sur la soupe, il faut développer plus et voir ce que ça apporte au texte)

Je souffre de ne pas avoir de père, j'ai était= j'ai été

élevé par des femmes. C'est peut-être d'ailleurs pour ça que je suis plus à l'aise avec la gente féminine qu'avec ceux de mon sexe. J'ai peur des serpents ! Une peur bleue...j'ai peur du monde. On parle souvent d'un "monde de requin", moi je parle plus d'un "monde de serpent" ou= où
chacun prend plaisir à planter ses crocs pour injecter son venin.

Dans mon patelin, j'ai fais= fait une rencontre marquante.

J'avais 10 ans la première fois que je lui ai(s) parlé. Il avait un garage juste à côté de celui de mon oncle. Il était vieux, plus de 80 ans mais tenait encore fermement sur ses jambes. Au début, je passais en vélo mais ne lui prêtait guère d'attention. Il me faisait peur avec son béret marron et ses grosses mains usées par le travail. J'étais néanmoins toujours poli(s) et il répondait à mes bonjour par de grands sourires. A cette époque, j'avais de gros soucis de santé, je ne pouvais plus faire de vélo, ma passion de l'époque. Je marchais avec des béquilles, la moindre chute pouvait être mortel(le) ou avoir de graves conséquences= mettre grave conséquence avant la mort sinon ça dessert l'effet vaut mieux être en crescendo)

Je passais souvent devant le garage du vieil homme, ( un peu maladroit plutôt où il se trouvait toujours)qui était toujours dedans. Sa femme, âgée mais bien en forme, lui apportait un sandwich tous les midi, et ceux depuis des années.
Et puis un jour, vers mes 12 ans je crois, j'ai franchi(s) le pas. J'ai pris mes béquilles et suis allé devant son(t) garage. J'ai mis au moins une heure à oser toquer...j'étais pétrifié quand la grande porte blanche = s'est c'est mise à grincer= et puis?
Il m'a reconnu et m'a dit cette phrase qui m'a marqué, allez savoir pourquoi ( si on sait pourquoi!): "Et ben mon p'tit gars, il était temps que tu oses venir me parler !"
Il m'a fait entrer et j'ai découvert que son garage était un grand atelier. Il laissa la porte du garage ouverte, surement= sûrement pour me rassurer et me fit avancer. Partout, des maquettes de bateaux. J'étais émerveillé par la taille des bateaux de bois, par les finitions parfaites, la peinture sans défaut. Il me fit avancer vers son établi ou= où il confectionnait une réplique d'un bateau de pêche. Il me fit découvrir tout= tous ses outils, les matériaux qu'il utilisait. Il me disait que seul l'argent lui manquait pour bien finir ses oeuvres. Il n'avait qu'une retraite misérable et les maquettes coûtaient chères, trop chères. Je lui donnais mon argent de poche parfois mais il refusait à chaque fois. Je glissait= glissais le billet dans sa boîte à lettre

Je venais chaque jour, sauf le dimanche, jour de "repos du retraité" comme il disait. Il s’appelait...je n'ai aucune de son prénom en faites.= là il manque même des mots je pense que tu as posté ce texte tout de suite après l'avoir écrit c'est dommage il nécessitait de la relecture, donc je n'ai aucune idée de son prénom en fait, pareil là c'est maladroit comment tu le présentes..

Tous les jours, je racontait= racontais ma vie et lui (la) sienne. Quand il était jeune, il avait assisté à la deuxième guerre mondiale. Mais il en avait peu de souvenirs. Un jour, il sortit une petite boîte en carton. Dans celle-ci, il y avait quelque chose de très lourd mais de petit qui était emballé dans un chiffon. Quand il retira le chiffon, je découvris un morceau de feraille (ferraille) , coupant sur un côté.

"Un éclat d'obus qui à (a) explosé dans la forêt juste à côté d'ou = où nous habitions avec mes parents", m'expliqua t-il. Il me le donna.

C'était mon grand-père. Enfin, je le voyais comme t-elle. (tel) Vieux, sage, rassurant. Il n'avait pas d'enfants, pas de petits-enfants donc. Il me considérait comme sont fils = son fils, il me l'a avoué les larmes aux yeux. (quand? etc) Je n'allais que dans son garage, jamais chez lui, c'était ainsi. Il m'a appris à aimer les hommes. A cette époque, je les détestaient = détestait. Pourquoi les autres ont-un père et pas moi ? Je me détestais, je me sentais différent. Il m'a aidé à devenir quelqu'un de bien.

Un jour, comme à mon habitude, je sortais de l'école et me rendait à son garage. Il était fermé. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Trois années que je viens = concordance que je venais maintenant, et il était toujours ouvert à m'attendre, bricolant ses magnifiques bateaux. J'ai eu(s) peur. Je me suis rendu chez lui, j'ai sonné. Pas de réponses. Et puis, d'un coup, aussi violemment qu'un coup de masse sur mon crâne, je me suis rappelé cette phrase qu'il me (m'avait dit) dit un jour, sans que j'y prête attention :

"Un jour, quand je ne serais plus, mon garage sera fermé et il n'y aura personne chez nous." Il m'a donné une lettre et m'a dit de la donner à sa femme quand (ce) se triste jour arrivera (arriverait). Je ne l'ai jamais ouverte et n'ai jamais connu le contenu de cette lettre.

Je suis allé dans la forêt prêt = près de chez moi, je me suis posé sur un rocher et j'ai pleuré, serrant contre moi l'éclat d'obus que j'avais toujours dans mon sac. J'avais 15 ans. (pourquoi 4 ans pour lui amener, comme je disais au début il faut expliquer pourquoi à ce moment)

Cette année, je suis allé voir sa femme. Elle ne peut presque plus marcher et a du mal à entendre. Elle sait tout de moi. Après avoir pris le café, elle m'a raccompagnée jusqu'à la porte. Je lui ai(s) tendu la lettre, les larmes aux yeux. Elle a vue l'écriture sur celle-ci, m'a regardait d'une façon que je n'oublierais jamais, m'a serré dans ses bras et m'a dit adieu avant de fermer la porte.

Merci pour tout papy.
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MessageSujet: Re: L'homme de ma vie    Jeu 15 Aoû - 20:58

Lis a écrit:
Tout d'abord merci (tardivement je l'avoue) à vous deux pour vos commentaires qui m'ont permis de retravailler en grosse partie mon texte. Je viens de finir et ferais la correction une fois rentré de l'hôpital. J'espère que ça vous plaira, mille fois merci pour vos commentaires !
Je m'appelle Alexandre, j'ai à ce jour 19 ans, 5 mois, 3 heures et 1 minute. Il m'en aura fallu du temps pour réussir à écrire cette nouvelle...Pourquoi à ce moment ? Peut-être parce que je pense que j'ai atteins une maturité suffisante pour retranscrire par écrit et dans ma tête cette histoire. Peut-être est-ce parce que j'ai enfin le courage d'en parler, de me livrer. Ou bien encore, peut-être est-ce parce qu'il me manque plus que tout au monde, que sans lui je ne serais pas ce que je suis : vivant !

J'habite un vieux patelin paumé, trou du cul du monde. Il y a deux boulangeries, une pharmacie, une caserne de pompier juste à côté de Laposte et d'autres conneries sans importance. Je suis assez à l'aise avec les filles, j'aime bien plaire et attirer l'attention sur moi. J'ai fait des rencontres exceptionnelles dans ma vie, parfois j'ai était déçu, ainsi va la vie.

Je souffre de ne pas avoir de père, j'ai été élevé par des femmes. C'est peut-être d'ailleurs pour ça que je suis plus à l'aise avec la gente féminine qu'avec ceux de mon sexe. J'ai peur des serpents ! Une peur bleue...j'ai peur du monde. On parle souvent d'un "monde de requin", moi je parle plus d'un "monde de serpent" où chacun prend plaisir à planter ses crocs pour injecter son venin.

Dans mon patelin, j'ai fait une rencontre marquante.

J'avais 10 ans la première fois que je lui ais parlé. Il avait un garage juste à côté de celui de mon oncle. Il était vieux, plus de 80 ans mais tenait encore fermement sur ses jambes. Au début, je passais en vélo mais ne lui prêtait guère d'attention. Il me faisait peur avec son béret marron et ses grosses mains usées par le travail. J'étais néanmoins toujours polis et il répondait à mes bonjour par de grands sourires. A cette époque, j'avais de gros soucis de santé, je ne pouvais plus faire de vélo, ma passion de l'époque. Je marchais avec des béquilles, la moindre chute pouvait avoir de graves conséquences, me mener jusqu'à la mort. Mais malgré les interdictions de ma mère, j'allais souvent jouer dans le parc avec des ami(e)s, faire du vélo, sauter dans les arbres,...faire l'enfant en somme. Je n'avais pas froid aux yeux, et il faut croire que j'avais un gardien car je n'ai jamais eus aucun accident.

Je passais souvent devant le garage du vieil homme, il s'y trouvait toujours. Sa femme, âgée mais bien en forme, lui apportait un sandwich tous les midi, et ceux depuis des années.
Et puis un jour, vers mes 12 ans je crois, j'ai franchis le pas. J'ai pris mes béquilles (à cette époque, ma maladie était au sommet de sa forme) et suis allé devant sont garage. J'ai mis au moins une heure à oser toquer...j'étais pétrifié quand la grande porte blanche s'est c'est mise à grincer. J'avais l'impression que celle-ci mesurait des kilomètres de hauteur et qu'un géant allait m'ouvrir. Et puis, le vieillard m'apparu. Plein de sagesse. Le regard bon. Amical. Un sourire jusqu'aux oreilles.
Il m'a tout de suite reconnu et m'a dit cette phrase : "Et ben mon p'tit gars, il était temps que tu oses venir me parler !"
Il m'a fait entrer et j'ai découvert que son garage était un grand atelier. Il laissa la porte du garage ouverte, sûrement pour me rassurer et me fit avancer. Partout, des maquettes de bateaux. J'étais émerveillé par la taille des bateaux de bois, par les finitions parfaites, la peinture sans défaut, les milliers de petites pièces en bois rangés par taille et par forme. Il me fit avancer vers son établi où il confectionnait une réplique d'un bateau de pêche. Ensuite, il me fit découvrir tous ses outils, les matériaux qu'il utilisait. Il me disait que seul l'argent lui manquait pour bien finir ses œuvres. Le temps, il l'avait. Le talent, de même, il l'avait et plus que beaucoup de la majorité des personnes de se monde. Il n'avait qu'une retraite misérable et les maquettes coûtaient chères, trop chères. Je voulais lui donnais mon argent de poche mais il refusait à chaque fois. Je glissais le billet dans sa boîte à lettre, enfin, quand je ne succombais pas à la tentation de la boulangerie remplie de mille et une sucreries colorées, aux parfums envoûtants et aux goûts puissant, criant, larmoyant.

La boulangerie et sa boulangère, deux "choses" marquantes de ma courte vie. Dans le village, à partir de 9 heures du matin jusqu'aux douze coups de midi, le bruit du klaxon de la boulangère résonnait dans tout le village. C'était ce pourquoi je me levais tôt le matin pendant le weekend. Elle commençait la tournée à l'autre bout du village, à l'heure du petit-déjeuné. Le lait pour le chocolat était en train de chauffer et le klaxon du camion se faisait déjà plus audible. Après avoir beurré les tartines et étaler la confiture de fraise "Bonne Maman", mon rythme cardiaque s'accélérait à entendre le camion encore plus proche. La douce caresse du jus d'orange pressé se glissant dans ma gorge, et mon oreille exercée devinait la boulangère à deux ou trois rue de la mienne.
Direction la salle de bain à vive allure, je me débarbouille la figure avec mon gant de toilette rose fluo à moitié délavé, j'entends le camion arriver. Je m'essuie le visage et oublie le savon qui est sur mon oreille gauche, met mon t-shirt à l'envers, saute dans mon pantalon. Le klaxon retentit, fort et puissant juste en face du portail de ma maison. J'enfile mes grolles sans prendre le temps de faire les lacets, ouvre la porte, trébuche à moitié dans les escaliers. Casimir Zimzag, mon voisin d'origine Polonaise, âgé de 88 ans, meilleur joueur de Tom Raider de tout les temps, les geeks et autres no-life n'avaient qu'à bien se tenir ! Malgré la fougue et l'impatience de ma jeunesse, il était TOUJOURS avant moi devant le camion. "Deux baguettes bien cuites et croustillantes ma bonne Nicole" disait-il tout les matins. Il repartait et levé son béret pour dire bonjour. Casimir, quel voisin formidable ! Toujours à bricoler dans son jardin, à monter sur son toit avec l'échelle. J'étais bouillant d'impatience, ça faisait bien rire la boulangère d'ailleurs, mais je laissais les p'tit(e)s vieux/vieille passer. Par politesse mais surtout par timidité, je ne voulais pas qu'on me regarde parler à Nicole. "Une baguette pour mon petit Alex", disait-elle d'une voix forte, très forte. Elle aurait eus sa place dans les grands marchés ou tout les commerçant hurle des louanges sur leur produits. "Il est bon, il est frais, croustillant et doré à souhait, venez acheter mon pain !". Je donnais une petite pièce et elle m'en rendait toujours deux autres que je glissais dans mon pantalon (je croyais faire une bonne affaire, j'étais aux anges). Nicole me regardait toujours avec un grand sourire, ouvrait la porte de son camion et me faisait entrer. L'odeur...cette odeur. D'y repenser j'en ais des frissons de plaisir : les pains aux chocolats (chocolatine pardon...non rangez le fusil s'il vous plaît), le pain trié selon la cuisson et les ingrédients, les friandises colorées et de toutes formes. Elle ouvrait la boîte ou il y avait les bonbons au goût banane, mes préférés, me faisait une bise et me laissait repartir.

Enfin, je m'égare à de vieux souvenirs ! Je venais chaque jours, sauf le dimanche. "Jour de repos du retraité" disait-il de sa voix chaude et rassurante. J'apportais ma jeunesse, ma curiosité et mes histoires. Lui apportait sa sagesse, sa gentillesse et les petits gâteaux. Au début, je n'ai pas osé lui demandé sont prénom...à la fin non plus d'ailleurs. Il m’appelait petit et moi papy, c'était plus simple ainsi.
Tous les jours, je racontais ma vie et lui la sienne. Quand il était jeune, il avait assisté à la deuxième guerre mondiale. Mais il en avait peu de souvenirs. Un jour, il sortit une petite boîte en carton. Dans celle-ci, il y avait quelque chose de très lourd mais de petit qui était emballé dans un chiffon. Quand il retira le chiffon, je découvris un morceau de ferraille, coupant sur un côté.
"Un éclat d'obus qui a explosé dans la forêt juste à côté d'où nous habitions avec mes parents", m'expliqua t-il.
"Tiens prends le, ce sera un souvenir quand nous ne nous verrons plus petit". Depuis ce jour, je ne m'en suis jamais séparé, comme un porte bonheur, j'en ais fais l'objet le plus précieux, le plus grand souvenir de jeunesse. Il repose dans un endroit ou personne ne pourra jamais le toucher, je mourais pour le retrouver si un jour quelqu'un avait l'audace de me le dérober.

C'était mon grand-père. Enfin, je le voyais comme tel. Vieux, sage, rassurant. Il n'avait pas d'enfants, pas de petits-enfants donc. Il me considérait comme son fils, il me l'a avoué les larmes aux yeux un soir d'automne ou il n'était pas très bien. Je n'allais que dans son garage, jamais chez lui, c'était ainsi. Il m'a appris à aimer les hommes. A cette époque, je les détestaient. Pourquoi les autres ont-un père et pas moi ? Je me détestais, je me sentais différent. Il m'a aidé à devenir quelqu'un de bien, d'heureux. Jamais je ne le remercierais assez pour tout ça.

Un jour, comme à mon habitude, je sortais de l'école et me rendait à son garage. Il était fermé. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Trois années que je venais maintenant, et il était toujours ouvert à m'attendre, bricolant ses magnifiques bateaux. J'ai eus peur. Je me suis rendu chez lui, j'ai sonné. Pas de réponses. Et puis, d'un coup, aussi violemment qu'un coup de masse sur mon crâne, je me suis rappelé cette phrase qu'il m'avait dit dit un jour, sans que j'y prête attention :

"Un jour, quand je ne serais plus, mon garage sera fermé et il n'y aura personne chez nous." Il m'a donné une lettre et m'a dit de la donner à sa femme quand ce triste jour arriverait. Je ne l'ai jamais ouverte, jamais il ne m'a dit ce que contenait la lettre.

Alors j'ai compris que jamais je ne reverrais bricoler dans son petit garage. Mon esprit c'est perdu quelque part dans l'univers, la tristesse avait tiré un penalty droit dans le néant avec, comme ballon, mon cœur. Je suis allé dans la forêt près de chez moi, je me suis posé sur un rocher et j'ai pleuré, serrant contre moi l'éclat d'obus que j'avais toujours dans mon sac. Au loin, sur mon gros caillou, j'essayé de voir le reflet de son visage à travers les nuages. J'ai attendus la nuit, cherchant l'étoile qui venait d'apparaître dans le ciel. Seul cette étoile filante couleur or m'a fais cessé de pleurer. J'avais 15 ans.

Cette année, je suis allé voir sa femme. Elle ne peut presque plus marcher et a du mal à entendre. Elle sait tout de moi. Après avoir pris le café, elle m'a raccompagnée jusqu'à la porte. Je lui ais tendu la lettre, les larmes aux yeux. Elle a vue l'écriture sur celle-ci, m'a regardait d'une façon que je n'oublierais jamais, m'a serré dans ses bras et m'a dit adieu avant de fermer la porte.

Merci pour tout papy.

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MessageSujet: Re: L'homme de ma vie    Ven 16 Aoû - 1:48

Citation :
Je passais souvent devant le garage du vieil homme, il s'y trouvait toujours. Sa femme, âgée mais bien en forme, lui apportait un sandwich tous les midi, et ceux ( "ce", on parle du fait, pas des sandwichs)  depuis des années.
Citation :
Et puis un jour, vers mes 12 ans je crois, j'ai franchis le pas. J'ai pris mes béquilles (à cette époque, ma maladie était au sommet de sa forme) et suis allé devant sont garage.
Son garage, au singulier


Citation :
j'en ais fais l'objet le plus précieux
Sauf erreur, c'est "j'en ai fait", je crois


Citation :
Un jour, comme à mon habitude, je sortais de l'école et me rendait à son garage.
Me rendais, c'est toujours le narrateur qui parle.

Citation :
Alors j'ai compris que jamais je ne reverrais
Là j'ai un doute, je crois que c'est je reverrai, car temps du futur, mais j'ai un doute... à vérifier.

Citation :
Mon esprit c'est perdu quelque part dans l'univers,
S'est perdu. C'est est un descriptif, s'est est un pour une action.

__________________

Bon, sinon, tu m'as tiré une larme à l'oeil avec tes conneries. Sur la fin, j't'aurais eu à côté, j'te faisais un calin. T'es content ?

Gromph... Mais très beau souvenir, et merci d'avoir fait partager. Pour la peine, je like.

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MessageSujet: Re: L'homme de ma vie    Jeu 22 Aoû - 15:21

Citation :
Gromph... Mais très beau souvenir, et merci d'avoir fait partager. Pour la peine, je like.
Merci à toi pour le commentaire Content 

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MessageSujet: Re: L'homme de ma vie    Ven 20 Sep - 12:59

[Màj : j'ai supprimé l'ancien texte pour laisser place au texte final. Correction des dernières (?) fautes]

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