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 L’Écorce des Mots.

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Drystan
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MessageSujet: L’Écorce des Mots.   Jeu 17 Avr - 20:25

Ecrire pour Ecrire.
Ecrire pour poser quelques mots sur le papier, dans ce plaisir fugace et incertain qu'est celui de créer quelque chose, un trésor parfois bancal, parfois rêveur, parfois triste, parfois ailleurs.
Ecrire pour les mots et peut-être pour le message, mais surtout pour les Mots.
Car eux sont les détenteurs de cette majesté d'éphémère qu'une plume se targue de pouvoir enlacer.
Depuis quelques temps, je tiens ces brèves afin d'avoir, de temps en temps, cette joie d'écrire sans contraintes ni limites. Ces textes suivent certes un fil, mais il est ténu et, qui sait, finira-il peut-être par se rompre.
Je tiens toutefois à vous les faire partager,  
Bonne lecture.

1

Une couronne d'écueils venue foudroyer les embruns.  
Le cliquetis des marées caresse les pierres. Elles sont l'Horloge.
En chaque chuintement, meurt une seconde.
En chaque grincement, disparaît une heure.

2

Le Temps. Dragons de jaspe et d'écume dévorant l'Autrefois pour déféquer l'Avenir, serpents d'imaginaires emplissant les consciences d'un soupir lancinant, mortel et oppressant. Cristaux de sables perdus à jamais dans le cimetière des rêves oubliés, ces terres aux Chimères moribondes qu'à la Fin, les fils d'Adam pleureront de n'avoir pu les enlacer.
Le Temps, qui juge.
 

3

D'écho en tambours, de larmes en éclats, le Mal grandit. Fut-il à l'origine que le fragment parcellaire d'une humble gerbille, il devint, créature d'obscurs sentiments et d'haines inavouables. Il devint et, autour de lui crûrent des marécages repus par la chair décomposée, des tertres qui, au plus profond de la Nuit, murmuraient les remords des assassins. Et le Mal s'incarna.
S'incarna dans les cœurs, s'incarna dans les âmes. Un sceau apposé sur les consciences, dont s'échappe une grouillante vermine, laquelle dévore, ronge, griffe, ne laissant que Sang sur nos amours d'antan.

4

Le Tout devint présent. Le Tout devint Désert ;
Où les âmes naissent mais ne grandissent jamais.
Où les corps choient mais ne s'effacent jamais.
Où l'espoir n'est qu'un aspect du malheur.
Où la Fin est l'ultime réponse.
Tel fut le Jugement du Temps.


5

Le Mal corrompît la Foi qui de nos cœurs naissait, laissant, gisant, les corps démembrés de l'espérance déchiquetée. Elle ne fut plus, alors, que le bruissement lointain d'une feuille qui s'envole, condamnée à choir entre les Limbes, un simple cristal d'éternité, beau ; Fragile. Et nous l'anéantîmes.  
Seuls demeurèrent les Cendres.
Et le Sable.

6

Pierre d'obsidienne chantant sous une lune défunte.
Là. Là est l'ultime rai. Là est l'ultime regard. Là est l'ultime cri.
Phénix d'infini, ses ailes caressent le Désert qu'est devenu notre Terre.
Les Dunes s’amoncellent, gardienne des Citadelles aux amours brisés,
Que dévorent en rampant les serpents de l'oubli.

7

Il est Nuit.
D'une étreinte mortelle, il aura embrassé l'Astre du Matin jusqu'à qu'il périsse et ne laisse de ses rêves que l'éclat fugace d'une myriade d'étoiles. Un dernier souffle pour caresser ce crépuscule. Un dernier regard pour un dernier instant. Telle est l'offrande du Phénix. Qu'une âme contemple le Désert avant qu'il n'engloutisse tout et, peut-être, la Lumière reviendra.
Il est Fin.

8

Une caverne perché par delà les Vents. Une grotte où les Ombres dansent sur les murs.
Peut-être sont-elles heureuses, à présent que nul ne les accompagne au dehors.
Profitent-elles de la vie, dans leur prison de pierre ?  
Elles écoutent le chant du Silence alors que le Temps caresse les rondeurs de ce sinistre désert.

9

Il n'y a plus rien, si ce n'est le temps qui passe et trépasse.
Si ce n'est ces phares étincelants d'un passé chancelant,
Ceux là même qui éclairent la route du Néant.


10


Ne demeure qu'une main surgissant des sables, branche moribonde d'un arbre qui, plus jamais, ne grandira.
Il est perdu. Son esprit rêve de luxures, laissant son corps à ses sinistres desseins.  
Perdu. Fût-il coupable où victime ? Fût-il acteur ? Instigua-il la chute ?


11

Aux ombres revinrent les Ombres.
Et y devinrent l'ensemble, l'équilibre et le chaos ;

Gardiens ténébreux dont les couronnes d'épines lacèrent les pensées de ceux qui se seront opposés à leur règne.
Gardiens. Gardiens d'une prison sans fenêtres et sans éclats.
Gardiens d'une prison où Nuit est synonyme de Loi.


12

Que seront-il alors, si ce n'est des Duc sans Duchés, brisés et abandonnés,
Que les âmes n'entendent plus, Que les cœurs n'écoutent plus ?
Sentiments d'autrefois et principes d'antan furent les premières victimes du changement.


13

Marionnette endormie sur une pierre nue,
Froide comme la Mort qui l'aura délaissée, la laissant seule, prisonnière de l'obscurité.
Les Ombres dansent et se repaissent des larmes qui, cristallines, choient.
Choient, de ce regard lointain empli d'une tristesse terrible,
Ces pleurs venus tout droit du Cœur.


14

C'est une Dame d'oubli, aux fils tendus dans la nuit, qui gît à présent dans le cercueil de l'espérance.
Autrefois monarque d'émeraude, portant entre ses mains les rêves de quelques-uns.
Mais cet Espoir s'est éteint. Et elle n'est plus aujourd'hui qu'un humble Pantin de Jade.
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Mike001
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MessageSujet: Re: L’Écorce des Mots.   Jeu 5 Juin - 19:52

Citation :


1

Une couronne d'écueils venue foudroyer les embruns.  
Le cliquetis des marées caresse les pierres. Elles sont l'Horloge.
En chaque chuintement, meurt une seconde.
En chaque grincement, disparaît une heure.


2

Le Temps. Dragons de jaspe et d'écume dévorant l'Autrefois pour déféquer l'Avenir (je ne suis pas contre les majuscules, mais en mettre toute les deux lignes fait perdre de leur intérêt m'est avis), serpents d'imaginaires emplissant les consciences d'un soupir lancinant, mortel et oppressant. Cristaux de sables perdus à jamais dans le cimetière des rêves oubliés, ces terres aux Chimères moribondes qu'à la Fin, les fils d'Adam pleureront de n'avoir pu les enlacer.
Le Temps, qui juge.
 

3

D'écho en tambours, de larmes en éclats, le Mal grandit. Fut-il à l'origine que le fragment parcellaire d'une humble gerbille, il devint, créature d'obscurs sentiments et d'haines inavouables. Il devint et, autour de lui crûrent des marécages repus par la chair décomposée, des tertres qui, au plus profond de la Nuit, murmuraient les remords des assassins. Et le Mal s'incarna.
S'incarna dans les cœurs, s'incarna dans les âmes. Un sceau apposé sur les consciences, dont s'échappe une grouillante vermine, laquelle dévore, ronge, griffe, ne laissant que Sang sur nos amours d'antan.


4

Le Tout devint présent. Le Tout devint Désert ;
Où les âmes naissent mais ne grandissent jamais.
Où les corps choient mais ne s'effacent jamais.
Où l'espoir n'est qu'un aspect du malheur.
Où la Fin est l'ultime réponse.
Tel fut le Jugement du Temps.


5

Le Mal corrompît (corrompit) la Foi qui de nos cœurs naissait, laissant, gisant, les corps démembrés de l'espérance déchiquetée. Elle ne fut plus, alors, que le bruissement lointain d'une feuille qui s'envole, condamnée à choir entre les Limbes, un simple cristal d'éternité, beau ; Fragile. Et nous l'anéantîmes.  
Seuls (Seules) demeurèrent les Cendres.
Et le Sable.


6

Pierre d'obsidienne chantant sous une lune défunte.
Là. Là est l'ultime rai. Là est l'ultime regard. Là est l'ultime cri.
Phénix d'infini, ses ailes caressent le Désert qu'est devenu notre Terre.
Les Dunes s’amoncellent, gardienne (gardiennes) des Citadelles aux amours brisés,
Que dévorent en rampant les serpents de l'oubli.


7

Il est Nuit.
D'une étreinte mortelle, il aura embrassé l'Astre du Matin jusqu'à qu'il (jusqu'à ce qu'il) périsse et ne laisse de ses rêves que l'éclat fugace d'une myriade d'étoiles. Un dernier souffle pour caresser ce crépuscule. Un dernier regard pour un dernier instant. Telle est l'offrande du Phénix. Qu'une âme contemple le Désert avant qu'il n'engloutisse tout et, peut-être, la Lumière reviendra.
Il est Fin.


8

Une caverne perché par delà (perchée par-delà) les Vents. Une grotte où les Ombres dansent sur les murs.
Peut-être sont-elles heureuses, à présent que nul ne les accompagne au dehors (au-dehors).
Profitent-elles de la vie, dans leur prison de pierre ?  
Elles écoutent le chant du Silence alors que le Temps caresse les rondeurs de ce sinistre désert.


9

Il n'y a plus rien, si ce n'est le temps qui passe et trépasse.
Si ce n'est ces phares étincelants d'un passé chancelant,
Ceux là même (Ceux-là mêmes) qui éclairent la route du Néant.


10


Ne demeure qu'une main surgissant des sables, branche moribonde d'un arbre qui, plus jamais, ne grandira.
Il est perdu. Son esprit rêve de luxures, laissant son corps à ses sinistres desseins.  
Perdu. Fût-il (Fut-il) coupable où victime ? Fût-il (Fut-il) acteur ? Instigua-il la chute ?


11

Aux ombres revinrent les Ombres.
Et y devinrent l'ensemble, l'équilibre et le chaos ;

Gardiens ténébreux dont les couronnes d'épines lacèrent les pensées de ceux qui se seront opposés à leur règne.
Gardiens. Gardiens d'une prison sans fenêtres (fenêtre) et sans éclats (éclat).
Gardiens d'une prison où Nuit est synonyme de Loi.


12

Que seront-il alors, si ce n'est des Duc (Ducs) sans Duchés, brisés et abandonnés,
Que les âmes n'entendent plus, Que les cœurs n'écoutent plus ?
Sentiments d'autrefois et principes d'antan furent les premières victimes du changement.


13

Marionnette endormie sur une pierre nue,
Froide comme la Mort qui l'aura délaissée, la laissant seule, prisonnière de l'obscurité.
Les Ombres dansent et se repaissent des larmes qui, cristallines, choient.
Choient, de ce regard lointain empli d'une tristesse terrible,
Ces pleurs venus tout droit du Cœur.


14

C'est une Dame d'oubli, aux fils tendus dans la nuit, qui gît à présent dans le cercueil de l'espérance.
Autrefois monarque d'émeraude, portant entre ses mains les rêves de quelques-uns.
Mais cet Espoir s'est éteint. Et elle n'est plus aujourd'hui qu'un humble Pantin de Jade.

La poésie fut entraînante et agréable à lire. Toutefois, et je dis également cela eu égard à tes autres textes, tu utilises trop souvent les mêmes mots, figures de style etc. Certes, ça te donne un style reconnaissable entre mille, mais j'ai régulièrement l'impression de lire les mêmes choses, encore et encore.
Après, libre à toi de le faire – ou non, puisque c'est un avis subjectif et aussi bien je me trompe –, ce n'est pas un jugement simplement un ressenti.

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