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| | DISTINCTIONS Plumes & Pinceaux | |
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| Auteur | Message |
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Dounette Âme damnée


 Age : 26 Inscrit le : 22 Nov 2007 Messages : 2194 Localisation : Belthil, mon ange.
 | Sujet: DISTINCTIONS Plumes & Pinceaux Mar 3 Juin - 11:20 | |
| Les Plumes ...•Les Distinctions Plumes sont délivrées aux membres honorant les Commandes de Rp (Hall of Fame, Backgrounds) de l'Officine des Mécènes.•Elles sont accessibles aux Artisencres, mais également à toute personne souhaitant remplir ponctuellement une commande.• 1 COMMANDEPlume de PerdrixLes perdrix sont des oiseaux de taille variable, qui se promènent dans les forêts de Ter Aelis. Beaucoup les considèrent comme de simples pigeons des bois. Certes, les perdrix ne sont pas très gracieuses, mais leur ramage est très plaisant à regarder. Composé de tons allant du roux au gris, en passant par le noir et le blanc, leur plumes sont très jolies. De plus, les mélanges de couleurs et l'énorme diversité des perdrix assurent que chacune est unique. Un Artisencre est très fier de cette première décoration. Elle atteste qu'il est digne de son rang, malgré ses débuts dans la profession. Et surtout, qu'il possède un petit quelque chose qui fait son unicité. • 4 COMMANDESPlume de Rouge Gorge Les Artisencres qui persévèrent obtiennent rapidement une petite plume orange sanguin. Cette dernière est minuscule, et très fragile. Elle provient d'un rougegorge. Ces oiseaux sont vifs et rapides. Leur vol est d'une très grande beauté mais c'est leur chant qui est renommé dans tout Ter Aelis. Ce gazouillis cristallin inspire n'importe quel artiste, même le plus bougon. Le son est un pur concentré de rêves pour quiconque l'entend, l'essence même de l'esprit. Les Artisencres prennent grand soin de la petite plume mais absorbés par leur travail, ils la perdent souvent au milieu des feuilles, des projets et des livres. Si vous venez faire un jour du ménage cher un Artisencre aguerri, ne soyez pas étonné s'il découvre sous le bureau, dans la poussière, le petit bout de ramage rouge et qu'ému, la larme à l'œil, il vous le montre fièrement. • 7 COMMANDESPlume de Colibri Lorsque les Aeliséennes et Aeliséens s'aventurent loin à l'Ouest de Galvorn, ils ne risquent pas que de tomber sur une immense étendue verte telle qu'on en trouve autour de Bethil. Autour de minuscules lagons, une faune épaisse et dense pousse. De gros arbres feuillus, d'énormes fougères et des lianes se disputent chaque centimètre de terrain. Les voyageurs fatigués s'y endorment volontiers, car l'atmosphère est douce et chaude. De plus, les fruits y sont sucrés et délicieux. Mais c'est à l'aube que vient le plus merveilleux. Dans un ballet, mille petites fées virevoltent à quelques mètres du sol. Un observateur attentif y voit en réalité des centaines de petits colibris de toutes espèces, huppés ou "anaïs", à gorge de rubis ou coruscants. Leur valse est enivrante pour les yeux. Un Aeliséen qui assiste à ce spectacle à tôt fait de ramasser des dizaines de petites plumes colorées volant dans la clairière et de les enfourner dans une bourse. Généralement, en ressortant du petit bout de jungle, on en est couvert de la tête au pied. Ces confettis improvisés sont de très beaux apparats, d'autant plus qu'ils symbolisent pour les Artisencres un gage de sérieux. La Plume de Colibri récompense la septième commande réussie d'un Artisencre. • 10 COMMANDESPlume de Hibou La dixième commande d'un Artisencre est un des moments les plus importants de toute sa vie. Il sait qu'en récompense de sa ténacité, de son talent, il va recevoir une plume de... hibou ! "Huhu" pourraient rire certains sous leur cape. Cette animal est étrange, de grands yeux, un petit bec et une anatomie à mi-chemin entre le rapace et la poule de basse-cour... Que possède donc cette animal ? Rien en pratique, mais en vérité... La Plume de Hibou est remise à un Artisencre lors d'une impressionnante cérémonie à Bethil. Ce dernier s'agenouille devant un énorme coffret en argent. Si le coffret juge digne de confiance et de talent l'Artisencre, il se déverrouille de lui même, permettant à l'écrivain d'y hasarder un regard. Tous dans la pièce n'aperçoivent rien d'autre qu'une intense lumière mais quand le coffret est refermé, l'Artisencre tient dans la main une belle plume fossilisée. Il lui faudra attendre la prochaine pleine lune pour qu'un des rayons de la déesse de la nuit n'effleure l'outil de travail. Délicatement, le calcaire autour de la plume va s'effriter, puis se désagréger. Se révèle alors une magnifique plume aux couleurs profondes et chatoyantes. A partir de ce jour, l'écrivain ne pourra plus remplir ses commandes qu'avec cet artefact, et aucun autre ; de longues nuits de travail en perspective. Etrangement, les Plumes de Hibou sont sacrées : elles ne s'usent ni ne cassent jamais. • 13 COMMANDESPlume de Condor A sa treizième commande, l'Artisencre se voit gratifié d'une plume de condor. L'oiseau loge en général dans la région entourant Sûl-Nar, mais on le trouve parfois dans les contrées au relief accidenté. Cette plume est d'un bleu profond mais on y ajoute un peu de duvet blanc en général : question de panache. Le chiffre treize est de mauvaise augure, et c'est dans cette période que les Artisencres se révèlent désabusés ou tourmentés. Le talent de certains stagne, l'esprit s'embrouille. Les jours et les nuits à travailler sans relâche sapent les forces de l'écrivain. C'est un cap à passer. En cette heure sombre, les Artisencres ont besoin d'un symbole fort de courage et de témérité. C'est dans cette optique que d'ardents aventuriers escaladent les monts au Nord d'Echoriath, ou partent en expédition dans le désert pour y ramener une plume de condor, au péril de leur vie. On remet sous les yeux cernés de l'Artisencre la plume d'un Bleu profond. C'est un simple symbole, mais les mages et prêtresses de Ter Aelis murmurent à chacun de ces futurs outils d'anciens cantiques. Par magie, on tente d'y figer toute la vaillance, la volonté, l'abnégation de l'aventurier qui a été les chercher. On espère que la plume sera un vecteur de ces valeurs pour son futur propriétaire.. • 18 COMMANDESPlume de Quetzal Coatl Quetzal Coalt est une divinité pour une étrange civilisation de reptiles vivant au-delà du Grand Océan. Quelques Aeliséens y sont allés, et encore moins en sont revenus. D'après ces voyageurs, d'énormes idoles en obsidienne représentant une créature bouffie à la peau écailleuse et dotée d'ailes sont érigées un peu partout par les autochtones. Les scientifiques de Ter Aelis se contredisent sur leur signification originelle. Certains pensent que c'est une preuve supplémentaire pour étayer l'existence des dragons mais les plus rationnels y voient la représentation déifiée d'une étrange créature : les "Serpents à plume", ou "Basilics bleus". On trouve cette espèce n'importe où en Ter Aelis, bien qu'elle semble préférer les endroits humides. C'est un monstrueux serpent d'une trentaine de mètres de longueur, d'un bleu turquoise. Ses yeux brillent d'un reflet malin et rusé, mais ne tuent pas d'un simple regard contrairement à ceux des vrais basilics. L'étrangeté de ces créatures réside dans le fait qu'elles sont les seuls reptiles connus à posséder des plumes. Ces dernières sont magnifiques : assez rugueuses, mais d'un bel or marin, et laissent derrière elles une petite trainée de poussière magique. Avant d'atteindre ce rang, un Artisencre ne peut afficher de signe ostensible de son statut, mais son élévation à ce niveau d'expérience lui permet enfin d'arborer une preuve de son talent d'écrivain. La plume de Quetzal Coalt vient orner sont couvre-chef ou son cou. Les artistes la portent avec prestance. • 25 COMMANDESPlume de Griffon Rigueur, ténacité, courage, intelligence et ingéniosité sont l'apanage des grands Artisencres. Les plus éminents d'entre eux se voient remettre une plume de griffon. Créature à l'esprit vif, mi-fauve mi-rapace, le griffon est la plus belle expression naturelle d'ambivalence. L'animal est d'un rare intellect, et sa compréhension dépasse celle de beaucoup d'humains ; il est noble et ne tue pas par plaisir, tout autant que son cœur est emprunt d'une honnêteté sans faille. A l'inverse, il reste sauvage et libre. Le griffon abhorre l'idée de servir un humain ou une autre créature. Son désir farouche d'indépendance n'a aucun équivalent. Il est donc extrêmement difficile d'en approcher un, encore plus de se lier d'amitié avec. Pourtant, quelques Aeliséens particulièrement patients et à l'âme pure peuvent y arriver. Après beaucoup de griffures, et un ou deux coups de bec, un réel lien est tissé entre la bête et son admirateur. Ce dernier persuade alors la créature, à grand renfort de viande et de compliments, d'accepter de se laisser prélever quelques plumes. Ces symboles à la couleur fauve sont extrêmement rares en Ter Aelis. Les Artisencres qui en possèdent un sont peu nombreux, et sagaces. Leur niveau d'écriture est indéniablement très poussé, et leur attitude tenace (bornée ?) est chantée par les bardes. Généralement, la fierté s'accompagne d'un zeste d'orgueil, qui fait sourire leur amis et tancer les critiques d'art. Les plus moqueurs sont à l'origine d'un proverbe devenu célèbre en Galvorn : "Plume de Griffon traverse rivière sans pont." • 30 COMMANDESPlume de Phœnix De merveilleuses légendes font état de l'existence d'animaux fantastiques en Ter Aelis. Des licornes vagabondant dans les forêts d'Adalerin, en passant par les Dragons des contrés du Nord, jusqu'aux gigantesques Krakens des mers. Mais il est une créature très rare, dont ne parlent que les plus beaux mythes : le Phœnix. Oiseau de feu, renaissant de ses cendres éternellement, le ramage de la créature serait capable de purifier l'âme et d'affiner, de perfectionner l'esprit. Lorsqu'un Artisencre arrive à remplir un nombre gargantuesque de commandes, il se doit de partir en pèlerinage dans les ravins désertiques et mortels du Sud-Est de Ter Aelis. Tous ne reviennent pas, mais ce qui y parviennent sont à leur retour au pays fatigués et fourbus. Ils s'endorment alors d'un sommeil long et profond. A leur réveil, une plume flamboyante se trouve à coté d'eux. Elle est personnelle, et ne reconnaît que la main de l'Artisencre qui la manie. Si quelqu'un d'autre tente de s'en emparer, la plume lui brûle les chairs, et se consume dans un crépitement d'étincelles avant de réapparaître dans la main de son propriétaire. Un Artisencre est autorisé à abandonner sa plume de hibou lors de la rédaction de ses écrits à partir de ce moment ; au profit de celle de Phœnix. Cependant, la plupart des écrivains la réservent pour les grandes occasions, et continuent d'user de leur fidèle plume : sobre et simple. • 40 COMMANDESPlume des Rêveurs La pensée est aussi vaste et infinie que l'univers. Elle n'a de limite que l'imagination de l'artiste. Très souvent, une simple feuille de papier et de l'encre ne permettent plus de traduire et d'exprimer toute la puissance et la profondeur de l'idée d'un écrivain. Ce dernier n'a alors d'autres choix que de peaufiner jusqu'à la quasi perfection son style personnel, et de s'ouvrir à tous les genres de littératures. L'Artisencre tente au plus haut niveau de comprendre et d'appréhender correctement la maîtrise de chaque composante de l'écriture. D'en saisir la substance, la quintessence. Lorsque cela se produit, après une quarantaine de commandes réussies, vient une période d'errance pour l'Artisencre. Il ressent une attirance de plus en plus prononcée pour sa plume de phœnix, qui semble souffrir de "ratés". Elle n'a plus la même lueur ardente que lors de son apparition, et l'Artisencre à un goût de déjà-vue lors de la rédaction de nouvelles créations. Il lui faut surmonter ce qui semble une impasse, et innover une ultime fois avant de recevoir le don de la Plume des Rêveurs. Une nuit d'intense travail, chaque Artisencre oubliera étrangement sa plume de hibou sacrée et de phœnix sur le même bureau, à l'équinoxe de printemps très exactement. Le lendemain, les deux outils auront disparu. L'écrivain devra alors, pendant la saison du renouveau, écrire avec de banales plumes, et prendre enfin conscience de la pleine mesure de son talent. Si sa foi est juste, lui sera offerte une Plume de Rêveur. Aucun Artisencre qui en possède une n'a jamais voulu révéler comment elle est entrée en sa possession mais les gardiens de l'Académie de Littérature ont émis l'hypothèse que la Plume d'un bleu éthéré était en réalité une fusion de la plume de hibou et de phœnix, chacune incarnant une partie de la volonté de l'Artisencre durant deux périodes de son apprentissage et de sa vie. La Plume des Rêveurs est la récompense ultime pour tout Artisencre volontaire, énergétique, serein et prolifique. C'est en se surpassant qu'on accroit notre potentiel !
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|  | | Dounette Âme damnée


 Age : 26 Inscrit le : 22 Nov 2007 Messages : 2194 Localisation : Belthil, mon ange.
 | Sujet: Re: DISTINCTIONS Plumes & Pinceaux Lun 30 Juin - 15:46 | |
| Les Pinceaux ...•Les Distinctions Pinceaux sont délivrées aux membres honorant les Commandes Graphiques (Bannières, Illustrations de textes, Grands Formats) des Ateliers.•Ils sont accessibles à toute personne souhaitant remplir une commande.• 5 POINTSPinceau de TurquoiseLe jeune Peintre, artiste dans l'âme, ne cesse de vagabonder à travers tout Ter Aelis pour rechercher d'éventuels paysages à peindre. Vient alors l'apogée de son bonheur en arrivant à Sûl-Nar. Là-bas, des centaines de mécènes se pressent dans l'espoir qu'une âme charitable et talentueuse accepte de remplir leur commande. Le futur peintre a tôt fait d'être engagé pour sa plus grande joie... qui est de courte durée. Il est enchaîné, engeôlé et fait prisonnier jusqu'à ce qu'il prouve qu'il est capable d'apporter sa pierre à l'édifice immense que sont les ateliers. Dans la pratique, la séquestration a été interdite par les Âmes Damnées depuis des lustres, mais les Gardiens ont la coutume difficile parfois... Quoi qu'il en soit, une fois les cinq points atteints, l'apprenti Peintre accompagne un mineur dans les étendues désertiques entourant Sûl-Nar. Riches en cuivre, les ravins et canyons regorgent en certains endroits de turquoise. La pierre est d'un bleu-vert magnifique, véritable appelle à la liberté : les espaces immenses tels le ciel, la forêt ou les plaines s'incarnent dans la gemme. A partir de cette dernière va être forgé le premier pinceau du Peintre. Peu usité, il reste surtout un outil décoratif, mais ô combien précieux pour un vieil artiste.• 15 POINTSPinceau d'AcajouChargé de grosses feuilles et toiles, un nez barbouillé de mille couleurs et des yeux cernés, voilà le portrait craché du Peintre encore inexpérimenté, titubant sous la fatigue. Son art l'enivre à tel point qu'il peint, qu'il peint et qu'il peint sans jamais s'arrêter. Ça lui plaît, certes, mais le corps ne suit plus. C'est durant cette période que quelques-uns se font de prématurés cheveux blancs. Lorsqu'un gardien ou un mentor graphiste s'aperçoit qu'un Peintre commence à réaliser des commandes sur un oreiller ou un siège de toilettes, il se dit que son état de fatigue nécessite de petites vacances. Le jeune artiste est donc emmené dans une oasis en plein désert, pour le sevrer quelque peu de sa passion. Seul et au calme, le Peintre apprend à se détendre et à apprécier le goût d'un futur travail demandant bien plus de patience que d'acharnement. Quand il est fin prêt, et qu'il veut peindre, il se crée un matériel de peinture avec ce qu'il a sous la main. Les couleurs sont faites à partir de substances naturelles, les gros rochers deviennent toiles et le pinceau... Le pinceau est taillé rapidement et avec dextérité dans le bois d'acajou. Ces arbres tropicaux fournissent un matériel souple et d'une agréable couleur rouge. Combiné à une petite touffe de poils arrachée à un Fennec, on obtient un très beau pinceau, prêt à l'emploi... Le Peintre peut finir d'honorer avec sa quinzième commande.• 30 POINTSPinceau de JaspeTrente points obtenus ! Voilà un chiffre important. Lorsqu'un Peintre atteint ce nombre, on prépare secrètement pour lui un pinceau digne de ce nom. En premier lieu, l'on ramène par bateau d'une contrée lointaine un quartz de couleur pourpre : le jaspe. C'est un gardien des Ateliers ou Ramrod lui-même qui va chercher la cargaison à Galvorn, avec discrétion. Aucune autre personne ne peut s'acquitter de cette tâche spécifique. Par la suite, la roche est ramenée à Echoriath. Là-bas, un des forgerons-tailleurs passent nuits et jours à donner un aspect poli et uniforme au jaspe. Très rapidement, l'on obtient la tige d'un pinceau : son corps. Mais reste à lui octroyer une âme. Pour cela, une gardienne s'en va pour trouver dans les montagnes un Tajau. Le Tajau est aux canidés ce que le Phénix est aux oiseaux : un loup à la fourrure de feu. Flamboyante, sa crinière ne peut être approchée que par une femme et c'est sous la caresse de cette dernière que la flamme qui anime chaque poil s'éteint. Avec douceur et prudence, la gardienne prélève quelques précieuses touffes de "ramage" puis laisse le Tajau s'en aller. Arrive enfin le moment le plus délicat. Avec une infinie précaution, on ceint les poils du loup de feu dans la tige de jaspe. Il faut faire attention car l'opération peut faire exploser la roche sous la chaleur dégagée mais le jeu en vaut la chandelle. Une fois assemblé, le pinceau créé est tout bonnement magnifique. Certains se plaisent à l'appeler "Le pinceau de marbre rouge" car il rayonne d'une aura étrangement apaisante. Armé de cet outil nouveau, le Peintre réalise alors commandes sur commandes à une vitesse folle. Ses talents sont décuplés par l'instrument qui évolue sur la toile avec grâce et majesté.• 50 POINTSPinceau de CuivreMaintenant confirmé, le Peintre qui approche de son cinquantième point se fait irascible et orgueilleux en général. Il grogne, peint, râle, peint, grommelle, peint et bougonne. Un des scientifiques de Ter Aelis eut l'idée saugrenue d'offrir à ces artistes un pinceau en cuivre. L'artefact est fait d'un métal aux propriétés étonnantes : en effet, le métal utilisé possède une conductivité électrique et thermique excellente. De ce fait, on canalise par cet outil le caractère grincheux du Peintre dans sa toile. En général, on admet communément parmi les Aéliséens que le résultat est mitigé. Quand on lui demande de réaliser une plaine ensoleillée, le Peintre grogne en peignant un paysage montagneux et brumeux. Là où il doit par sa main, incarner sur une toile le portrait d'une magnifique jeune femme ; la pauvre demoiselle finit en gouache avec trente ans de plus. Mais bon... La dextérité du Peintre s'affine durant cette période, et ce n'est qu'un "état passager", qu'on pardonne aisément. De toute façon, le pinceau de cuivre est tellement conducteur que l'artiste finit par se brûler et s'électrocuter à cause de son mauvais caractère. Les deux -le pinceau et le mauvais caractère- finissent en général dans une poubelle, avec l'assentiment général de tous.• 75 POINTSPinceau d'ArgentLe Peintre vétéran croule vite sous les commandes. Ayant acquis une légère réputation, et une renommée partielle, il prend grand plaisir à peindre pour les mécènes, et pour lui-même. Mais ce n'est pas ça qui fait vivre... Après plus de soixante dix commandes réussies, le Peintre part dans une énorme tournée et parcourt chaque ville de Ter Aelis en vendant ses œuvres. Généralement, on s'arrache de telles créations à prix d'or et c'est heureux que l'artiste voit très vite son rêve se réaliser : une villa personnelle au large d'Atalantë où peindre avec sérénité et calme. Toutefois, les vents marins portent assez vite un goût amer à notre dompteur de pinceau. En effet, il se rend compte qu'il a troqué des années de passion et de labeur contre du vulgaire argent. Pour cela, il décide de faire fondre toute sa fortune personnelle en une masse liquide énorme. Une grande partie est alors versée en plein océan, ce qui a pour conséquence de rendre les fonds marins autour d'Atalantë magnifiquement coruscants. Ce qui reste est utilisé pour forger à pinceau tout en argent que le Peintre fait ciseler à son nom. Ensuite, l'outil est déposé dans un coffret bouclé à tout jamais. Le regret éventé et une nouvelle passion animée dans son cœur, le Peintre se remet à arpenter joyeusement Ter Aelis en quête de commandes, heureux d'avoir une nouvelle galerie à remplir !• 100 POINTSPinceau de JadeLa volonté d'un Peintre croît au fil des commandes qu'ils réalisent. Aussi dur qu'un roc, son âme se fait sereine et calme. Ses proches lui offrent, de coutume, un pinceau de jade lorsqu'il réalise sa centième commande. Le jade est une pierre verte. On la trouve dans les alentours de Bethil, les pâturages entourant la cité en regorgent pour peu que l'on sache où chercher. Le jade incarne la finesse et le talent, mais aussi une certaine immuabilité : la pierre est quasiment insensibles aux intempéries et aux ravages du temps. En réalité, il n'est pas rare qu'un pinceau de jade survive à son propriétaire et qu'on se le transmette de père en fils, ou que l'artefact finisse avec une place d'honneur dans un musée. Quoi qu'il en soit, s'il n'est pas utilisé pour peindre car trop rigide, le pinceau de jade est une décoration de valeur. Les Peintres le déposent avec tendresse dans les endroits les plus exposés aux regards. C'est humbles et fiers que les artistes se remémorent dans ce vert étonnant chacune des œuvres qu'ils ont réalisé... Autant dire que la contemplation d'un pinceau de jade peut prendre des jours...• 125 POINTSPinceau d'OrLorsqu'un Peintre atteint son cent vingt cinquième point, il reçoit nombre de félicitations. La plupart des gens sont impressionnés, on le congratule, on l'adule, on l'admire. L'artiste est reconnaissant d'un telle démonstration de sympathie, mais une partie de lui aspire à un peu de solitude. Il sent, il sait qu'un vagabondage sur les routes s'impose. Son art et son talent sont arrivés à maturité. La perfection de son style n'est plus à démontrer. Ce n'est plus la technique qui lui fait défaut mais bien les modèles. Son imagination le travaille. Ses nuits sont hantés de paysages magnifiques qui chaque jour lui échappent, de scènes ou de portraits qui s'estompent au gré des passages... Il a tellement peint et abusé de ce qu'il voyait que le monde même autour de lui semble s'éroder. C'est une chasse maintenant, dont la proie est un modèle hors du commun, souvent croisé par hasard. Quelque part, lorsque temps et espace se joindront en un même lieu, il pourra à nouveau peindre quelque chose de magnifique, de splendide. Et cette concordance extraordinaire d'éternité et d'infinie, il n'a de meilleure chance que de la découvrir en parcourant sans cesse Ter Aelis de long en large.• 150 POINTSPinceau d'ÉbèneIl y a très longtemps, après une énorme tempête, la carcasse d'un navire inconnu est venue s'échouer dans le port de Galvorn. Faite de bois noir comme le jais, la coque semblait d'une résistance à toute épreuve, et d'une souplesse incroyable. L'on rechercha des survivants mais rien ne fut découvert. Même d'éventuels indices sur sa provenance ne furent jamais retrouvés. On pense qu'il s'agit d'un vaisseau ayant appartenu à une civilisation éteinte, ou presque... En attendant, le Comité Aéliséen de Recherche récupéra les morceaux de coque pour les étudier. Une grande partie était inutilisable, car le bois avait été rongé par les coquillages, le sel et les algues. Toutefois, la proue du navire était relativement intacte. Séchée et restaurée, elle fut transportée dans les ateliers de Sûl-Nar. On se sert très rarement de ce bois pour créer d'importantes tiges de pinceaux. Il récompense les peintres qui ont rempli assez de commandes afin d'obtenir cent cinquante points. Une fois que la base de l'outil est fini, on remarque que le bois d'ébène est parcourut de petits arcs électriques. Des grésillements miniatures évoluent à sa surface et font vibrer l'instrument. Pour canaliser cet étrange pouvoir, on utilise du crin de Licorne pour former le bout du pinceau. La blancheur éclatante des poils contraste étrangement avec le noir d'encre du manche. Une fois en main, c'est dans un enivrant ballet que le Peintre réalise de magnifiques œuvres et commandes. C'est une sorte de fusion qui s'opère entre l'artiste et son outil. Il est très rare qu'on voit dans Ter Aelis un peintre posséder un Pinceau d'ébène, et c'est un signe qui inspire respect. En général, de tels graphistes sont assaillis par les élèves désireux d'apprendre plus dans l'art de la peinture.• 200 POINTSPinceau Lapis-lazuliLorsque vient son deux centième point, on peut dire que le talent d'un Peintre a bien vécu. En récompense de son courage et de son dévouement immense, on lui offre un pinceau de lapis-lazuli. Le lapis-lazuli est la pierre la plus rare en Ter Aelis. En réalité, si l'on excepte les plumes de Phénix et les écailles de Dragon, c'est le matériau le plus précieux. Parsemée d'éclats dorés et jaunes de pyrite, la pierre est d'un bleu profond et magnifique. Elle possède des vertus apaisantes. On imagine qu'elle calme l'esprit et qu'elle efface les doutes, l'envie. Les fouilles réalisées sur le continent révèle quelques ruines anciennes, dont beaucoup ont la particularité d'être incrustées de lapis-lazuli. Apparemment, les civilisations pré-aéliséennes pensaient elles aussi que cette roche était thérapeutique. Quoi qu'il en soit, tout le monde perçoit une aura étrange qui émane des pinceaux de lapis-lazuli. Les mages leurs prêtent une capacité de négation. En fait, la pierre d'un bleu profond représente un gouffre insondable pour les maîtres des arcanes, un gouffre qui drainerait la magie hostile et les craintes. De ce fait, le détenteur d'un tel pinceau n'est plus sujet aux affres de la "toile blanche". Serein et reposé, le Peintre qui arrive à sa deux centième commande fait concorder talent technique et imagination dans chacune de ses œuvres. On ne voit presque jamais ces Peintres car ils sont très très peu. Et le fait qu'ils bougent sans cesse les rend quelque peu "fantômes". Les Aeliséens murmurent même que les pinceaux en lapis-lazuli aurait l'extraordinaire capacité de rendre leur porteur éthéré... mais ce fait n'a jamais été vérifié. _________________

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